Les Chroniques des Lames Perdues

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Les Chroniques des Lames Perdues

Message par Lena le Ven 26 Oct 2007 - 18:56

Arrow Synopsis

Dans le monde de cette histoire, au plus profond du vaste royaume de Karia, se tient une prophétie. Elle raconte qu'un jour un sorcier très puissant se réveillera, et menacera de détruire le monde.
Bien sur c'est le truc classique des prophéties, non, en fait, cette quête n'est qu'un prétexte pour que la destinée de plusieurs héros se rencontre, certains seront pour faire régner l'ordre et la justice, d'autres seront présents pour la récompense promise.
Ils ne le savent pas mais ils se rencontreront bientôt et formerons une équipe pendant des lunes....histoire de botter le cul de grands méchants pas bôs

Arrow Fiches

Marumushi

Nom : Gurdil
Surnom : Le nain
Poste : Nain
Apparence physique : Petit (mdr), chatain, avec une grosse barbe et un problême de cheveux qu'il cache constamment derrière un casque, il porte une cotte de maille plus un armure de torse et des gantelets.
Caractère : Gurdil est un nain, qui plus, il est le nain par excellence, il déteste les elfes, et a un humour vache ! Au début il peut paraître méchant, mais il a bon coeur.
Histoire : Gurdil est né dans les mines de Garettra, il a grandin dans une famille de miniers, mais cela ne le satisfint jamais et quitta la famille pour rejoindre une troupe de voyageurs qui l'entraina. Depuis l'arrestation de la troupe auquel il echappa, il erre seul comme mercenaire mais se casse avec l'argent dès qu'il se heurte a plus fort que lui, bien qu'il ne recule jamais tant qu'il a des chances de gagner.
Armement : il manie une ou deux hache moyenne selon les situation, ses techniques de combat sont très bourrines, il n'a peur de rien, ou plutôt pas grand chose, il en connait long aussi sur la construction d'armes lourdes tels que des trebuchets, ou bien la construction de mines et ses minerais.

***

Macros

Nom[u] : Reyan de Kercyan
[u]Surnom
: Rey
Âge : 23 ans

Poste : comment dire... Je vous laisse vous faire une idée ^^

Armes : une rapière, souvenir de son apprentissage de l’escrime acquise dans sa jeunesse, une dague à la ceinture et une autre dissimulée dans sa botte. Au cours de ses voyages, il a également fait l’acquisition d’une arbalète qu’il emporte souvent avec lui, même si ce n’est pas un tireur hors pair.

Apparence : jeune homme aux longs cheveux blonds généralement mis en queue de cheval, Rey accorde un certain souci à son apparence extérieure. Il porte souvent une cape légère et une tunique de bonne facture, sans pour autant adopter le faste d’un noble. Toutefois, en sa qualité d’acteur, et en raison des problèmes que sa mentalité lui attire régulièrement, Rey est un expert dans l’art de se déguiser. Il peut parfaitement simuler le mendiant le plus crasseux, tant dans l’apparence que dans l’attitude.

Caractère : Rey a une mentalité très individualiste, il ne perd que rarement de vue ou se trouve son propre intérêt. Si son enfance a été ponctuée des récits de hauts faits d’armes, de héros légendaires et d’hommes qui se sont sacrifiés pour une cause supérieure, lui-même considère que la seule cause essentielle est la survie, et si possible avec une bourse convenablement remplie. (même si la richesse n’a jamais été une fin en soi pour lui) Il est connu par beaucoup pour son cynisme et son irrévérence. Toutefois, il se montre souvent d’agréable compagnie, ponctuant ses dialogues de divers traits d’esprit et multipliant plaisanteries. Il adopte généralement des manières impeccables, mais à un goût pour la provocation et, parfois, les jurons. Rey a aussi une mentalité de charmeur, mais ne s’attache jamais longtemps à une même personne (il n’a d’ailleurs jamais prétendu à quiconque être fidèle). Enfin, si il a énormément voyagé malgré son jeune âge, Rey a une mentalité de pur citadin. Il ne se sent jamais plus à son aise qu’en ville, et a un certain dédain vis-à-vis de ce qui y est extérieur.

Histoire : Reyan de Kercyan appartient à une ancienne famille noble, ayant connu la disgrâce et la ruine. Il porte d’ailleurs le nom de ce noble déchu dans des circonstances obscures. Reyan a toutefois reçu une éducation bien plus poussée que les gens du commun, étudiant les textes anciens, les grands penseurs de son temps, les mythes et légendes du pays, les traités de stratégie militaire, l’art de l’héraldique, la pratique de l’escrime… Toutefois, bien que d’une intelligence au dessus de la moyenne, il s’est montré dans l’ensemble un piètre élève, ne cachant même pas l’ennui que lui inspiraient ces leçons. A l’âge de 15 ans, il quitte la demeure familiale et tente sa chance dans le monde extérieur. Il exerce différents métiers, tels que serveur, changeur, contrebandier, lanceur de couteaux, écrivain public, marin, acteur… C’est ce dernier métier qu’il exercera le plus longtemps, et dans lequel il eut le plus de succès (même si la plupart des triomphes devant les cours royales dont il aime à se vanter n’ont eu aucune existence tangible) Toutes ses expériences l’ont naturellement amené à effectuer de très nombreux voyages ; Rey parle à peu près couramment quatre langues, et parvient à baragouiner dans une demi douzaine d’autres dialectes. Il est également très au fait des us et coutumes des différents pays (du moins, ceux qu’il a eu l’occasion de traverser).

***

Mélanie Mustang

Nom : Alastar Atalasion
Age : 30 ans
Physique : Grand (environ 1,80 m) cheveux châtains mi longs, toujours détachés, yeux noirs
Arme : Epée droite accrochée au flanc, dague fine cachée dans sa botte
Particularité : porte un masque pour cacher son visage (là encore je vais en développer la raison plus bas) et une chevalière en argent au majeur droit avec un dragon gravé dessus. Il parle tous les dialectes du royaume de Karia et sait également les écrire.
Combat : Il connaît de nombreuses techniques qu'il a apprises durant ses séjours dans les différentes régions du royaune de Karia.

Histoire : Alastar est le fils de Geoffroy Atalasion, noble chevalier d’une ancienne cour. Il est le fils illégitime de son union avec la Reine Adarielle. Geoffroy Atalasion fut renvoyé de la cour et condamné à vivre en hermite dans la forêt. Quant à son fils, le Roi Daïsidor ordonna au mage Barwald de le maudire. Quant à la Reine, le roi décida de l’enfermer dans sa demeure et elle finit par mourir de chagrin après qu’il ait prétendu avoir fait tuer Geoffroy et son fils. Le roi mourut à son tour quelques années plus tard. Quant au mage Barwald, il s'exila de lui-même, mais personne ne sut jamais où, ni ce qu'il était devenu.
Ainsi, Atalasion vit sous le coup d’une malédiction depuis sa naissance. Lorsqu’il éprouve des sentiments trop forts pour une femme, il risque de lui faire du mal sans le vouloir. Il se peut qu’il la blesse aussi bien physiquement que moralement.
A la mort de son père lorsqu’il avait 15 ans, Alastar décida de quitter la forêt dans laquelle son père avait été obligé de vivre et parcourut le monde. Il voyagea dans nombre de pays et régions, toujours en solitaire et sans informer les gens qu'il croisait de son nom, faisant parfois l’expérience de sa malédiction. A 25 ans, il décida de porter un masque de fer cachant son visage de son nez jusqu’à son menton, avec seulement une ouverture pour la bouche et les narines.
Il a en partie commencé ce voyage afin de retrouver le mage Barwald pour que celui-ci l’aide à trouver la solution pour rompre la malédiction qui pèse sur lui.

Caractère : D'un naturel solitaire du fait de la malédiction qui pèse sur lui, Alastar n'a pas de proches, ni d'amis. Il est froid et distant et se méfie de tout et de tout le monde. Il est donc difficile d'obtenir sa confiance mais une fois cela fait, on peut toujours compter sur lui.

***

Yoko

Nom elfe : Astarielle
Nom Moredhel : Liallan
Age : 224 ans
Poste : Elfe (quoi c’était pas évident ? ^^)
Armes : Elle porte, pour voyager, une dague accrochée à sa ceinture.
Elle a été initiée très tôt à l’art du combat à l’épée, qu’elle maîtrise plutôt bien. Elle a également appris à se servir d’un arc, sans toutefois maîtriser parfaitement cette arme.

Apparence : Deux fines tresses partant de ses tempes retiennent en arrière ses longs cheveux noirs et laissent voir ses oreilles sans lobes, caractéristiques de ceux de sa race. De grands yeux bleus illuminent son visage aux traits fins et réguliers.
Pour voyager, elle porte généralement une tunique serrée à la taille par une ceinture. Elle assorti parfois cette tenue d’une longue cape bleue sombre.

Histoire :
Petit prologue…
En des temps immémoriaux, les elfes ne formaient pas un peuple libre. Ils étaient les serviteurs de ceux qu’on appelle aujourd’hui les Anciens Dieux. Mais lors des Guerres du Chaos, les Dieux d’aujourd’hui prirent la place des Anciens Dieux et les elfes furent libérés.
Hélas, l’influence néfaste de ces divinités maléfiques ne disparue pas avec eux. Et les elfes qui leurs étaient les plus proches choisirent de suivre le même chemin que leurs maîtres : la voie des Ténèbres. Ces elfes prirent le nom de Moredhels et commencèrent à vouer une haine sans nom aux autres qui, moins soumis à cette influence, formèrent un peuple d’une grande Sagesse : les Elfes ou Elhedels.

Quelques millénaires plus tard…
Liallan est issue d’une puissante famille de guerriers Moredhels.
Pendant les premières années de sa vie, elle vécu pour la voie des Ténèbres, participant à cette lutte incessante pour le Pouvoir, et semant autour d’elle, comme ses frères, la mort et la destruction. Mais peu à peu, un sentiment étranger s’insinua en elle. Elle commençait à voir les choses autrement. Le Pouvoir tendait doucement à perdre de son attrait, tandis que les cris de ses victimes passées résonnaient de plus en plus fort à ses oreilles.
Puis elle compris. Comme d’autres avant elles, elle était en train de se détourner de la voie des Ténèbres. Et il lui fallait, pour renoncer définitivement à cette quête du Pouvoir, rejoindre Elvardein, la cité des elfes, et devenir à son tour une Elhedels. Elle savait qu’elle n’avait plus le choix.
Mais les Moredhels n’acceptent pas si facilement de laisser l’un des leurs rejoindre ces cousins Elfes qu’ils haïssent tant. De nombreuses fois pendant son long voyage vers Elvardein, Liallan fut confronté à des Moredhels qui tentaient de l’empêcher d’atteindre son but.
Malgré tout, elle réussi à gagner la cité Elhedels où elle fut accueillie à bras ouverts par ses cousins. Rebaptisée Astarielle, elle vécu pendant plus de cent ans entre la cité d’Elvardein et de longs voyages à travers le royaume de Karia.

Caractère :
Capable de garder son calme en toute circonstance, ou presque, Astarielle est également dotée d’une grande force de caractère.
Elle possède un sens de l’humour assez particulier, très caractéristique de ceux de sa race.
Elle apprécie généralement la compagnie des humains, même si elle ne les comprend pas toujours. Son avis est plus réservé en ce qui concerne les nains, avec qui elle n'a généralement pas d'affinité particulière.

Toute ressemblance avec des personnages ou des lieux déjà créés est totalement fortuite.

***

Emma Stanton

Nom : Liniya Nemesia
Age : 24 ans

[u]Physique
: Jeune fille grande et maigre, Linyia possède de longs cheveux roux, lachés sur ses épaules, la plupart du temps.
Elle est toujours vetue de tuniques amples, qui cachent ses formes, et porte de grosses bottes montant jusqu'aux genoux.

Histoire : Capitale du Royaume de Taban, la ville portuaire de Benetra est un lieu de débauche et d'abus, où s'agglutine une population toujours plus nombreuse, venant des quatre coins du pays.
C'est ici qu'est née Linyia. Elle est la fille des propriétaires d'une taverne miteuse et délabrée, où viennent se saouler les voyageurs de passage, les artisans du quartier, et la quasi totalité de la vermine de la ville.
Tout d'abord simple serveuse, Linyia est rapidemment employée afin de satisfaire les desirs de ces messieurs en mal d'amour. Elle va d'ailleurs s'enfuir avec l'un d'entre eux, un brigand nommé Garwalf, qui lui apprendra les ficelles du métier en l'acceptant dans sa troupe.
Linyia voyagera en leur compagnie un bref momment, avant de profiter d'une nuit sombre pour les détrousser. Rattrapée alors par Garwalf, elle se verra obligée de le tuer.
Elle voyage désormais seule, vivant de ses larcins, et arrive ainsi à Karia.

Caractère : d'apparence joyeuse, extravertie, un tantinet exentrique et exubérante, elle est en réalité peu sure d'elle, et se referme dès qu'elle se sent menacée. Ainsi, elle ne supporte pas qu'un homme la touche, et peut devenir très violente.
Elle peut aussi se montrer mesquine, traitre, et a parfois du mal à se controler, ou rester maitresse d'elle meme.


Poste : euh...je pense qu'on peut dire voleur.

***

Arya

Nom : Arya Tylanhnem
Poste : Elfe bien sur !
Age : 19 ans
Apparence physique :
avec des yeux d'un bleu/vert profond de taille moyenne, une silouette fine et souple. Habillé d'une tunique vert/marron et du cape de voyage.
Caractère : Personnage réserver t assez timide,reflechi et calme qui n'est pas du genreà foncé tête baissé dans un combat suite aux enseignements qu'on lui a donné,elle a aussi horreur des sarcasmes. Arya aime mettre du coeur dans tout ce quelle entrepend et ne recule jamais devant l'ennemi.
Histoire : Arya est de naissance elfique, née dans une famille noble, elle possède aussi du sang royale de sa tribu en tant que nièce de Ellaëna reine de sa tribu. Depuis tout petite Arya recue un enseignement digne de son rang : maniment des armes et tout l'éducation qu'une ou un elfe doit recevoir. Elle s'entendait généralement bien avec tout le monde mais ne connaissait rien du monde extérieur, jusqu'au jour ou elle décida de changer de bord. En effet, Arya avait été promise en mariage à un de ses cousins mais comme on peut le savoir chez les elfes l'amour ne s'obtient qu'une seule fois et doit être sincère ! Arya ne connaissait rien de ce cousin, elle refusa nette mais fut forcé par les propres membres de ca famille et même la reine en personne. Pour fuir cette responsabilité, elle décida de s'enfuir à travers le royaume où elle fit après plusieurs mois de fuite dans la forêt la rencontre d'un étrange groupe de voyageur qui allait changer sa vie et sa destinée à jamais.
Armement : une épée, son arc magique "Lliandril" c'est un arc ayant la capacité de ne pas avoir besoin d'une carquois.

***

Starman81

Nom : Aaron Von Kinterheim
Classe : Rôdeur et archer
Particularité : aveugle, mais a rencontré un magicien qui lui a appris à se servir de la magie pour se repérer. Il peut "voir" dans toutes les directions en même temps.
Histoire : fils illégitime d'un noble, il a failli être éliminé par sa famille car il aurait pu prendre le controle des terres de son père. Il y a perdu ses yeux. Il s'est réfugié dans une forêt (celle où vous êtes) et y a rencontré un homme qui l'a aidé à maîtriser son handicap. Depuis, il n'a pas quitté la forêt.
Caractère : Taciturne, contemplatif, semble nostalgique de son passé.


Dernière édition par Lena le Mer 6 Juil 2011 - 22:23, édité 3 fois
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[Fanfic collective] Les Chroniques des Lames Perdues

Message par Lena le Ven 26 Oct 2007 - 19:04

Prologue

Maru : Woooaaaaah (un bâillement quoi !) je suis ou déjà moi ? ah ouais c’est la taverne du coin, j’ai du m’assoupir, je regarde a droite a gauche, il fait jour maintenant, eh galère ! vu comment e me suis saoulé hier soir ca va casquer pour ma bourse ! bon, on est dans quel bled déjà ? en plus j’ai une bonne geule de bois moi !
__Hep, toi là le barman, on est ou ici ?
__Hmph, tu te réveille toi, tu t’es pris une sacrée cuite pour demander ca,
__Je te demande pas de raconter ma vie dis moi juste ou on est !
__On est a Jay Harla, la cité des guildes, le point central des compagnies d’aventuriers…
Ca y est il va me sortir le guide touristique le con. Après tout son monologue une idée me vient, surprenant avec ce mal de crane.
Après avoir maté un peu quelques belles plantes humaines, ouais je m’interesse au humains, faut dire que chez les naines c’est peu l’hystérie parmi les gonzesses, et là je vois une elfe qui entre, une brune, argh, je déteste ces mangeurs de salade ! ils se la racontent trop et en plus ils ont une trop bonne hygiène de vie, c’est pas normal ça !
Je prend ma hache la fait trébucher avec en la posant devant son pied,
__Hahaha quelle conne je le crois pas !
__Dis donc le nabot puant, tu devrait pas me faire chier comme ca !
__Ou quoi noreilles pointues ? tu va ma bastonner avec de la laitue ?
__Je te couperait bien la tête, si elle sortait un peu plus du sol !
__Tu me cherche pouf**sse ? je descend de mon tabouret,
__Hmph, t’a besoin d’un périscope pour me regarder en face ou quoi ?
Là elle m’a bien eut la conne, la honte, me faire vanner par une elfe ! j’me casse si c’est comme ca, mais je finit en lui fesant un bras d’honeur, elle détourne le regard et je me tire. Au moins la bonne nouvelle dans l’histoire c’est que ca ma permet de partir sans….
__Eh, arrêtez le il se casse sans payer !!
__Eh merde, nom d’un nain pédé ! je cours vite dans les rues, coursé par deux molosses du bar. J’ai pas l’habitude de fuir mais quand les gars font 1m90 et ont des muscles gros comme mon estomac ca me calme tout de suite.
Au fur et a mesure des rues et de la foule où je me faufile facilement, après dix minutes ils arrêtent de me chercher, ou plutot ils vont plus loin, et je sors de ma caisse en bois que j’ai trouvé, ha ! dans le c*l ! hein, ho merde jai parlé trop fort !
Donc je recommence ma course, mais je me prend un type en pleine poire, un blond avec une queue de cheval,
__Eh steuplait sauve moi l’ami, son geste est bizarre, mais il me plaque contre le mur, me couvre d’une couverture et s’assoit sur moi, eh putain mon dos !!
__Toi là ! t’a pas vu un nain passer, il nous doit 100 pieces de bronze en bière
__Mmh ? pas vu les gars, mais je crois que j’ai vu quelque chose qui y ressemble en fait, il est parti par là !
__Allons-y !!
J’entends les bruits de pas qui s’eloignent
__C’est bon, ils sont partis ! sors de là,
__Ben lève toi alors !
__Ah….
__Pfiou, j’ai eut chaud, t’es sympa mon pote !
__Ouais ouais,
C’est qu’il a l’air balèze ce gars là ! ca serait bien d’en faire un allié,
__Alors c’est quoi ton nom ?
__Moi c’est Rey
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Re: Les Chroniques des Lames Perdues

Message par Lena le Ven 26 Oct 2007 - 19:22

Macros
La nuit tombait sur la cité marchande d’Athakla. La soirée avait été profitable, j’avais agréablement arrondi ma bourse en quelques parties de cartes. Après tout, le salaire d’un acteur est parfois insuffisant pour pouvoir faire ce que l’on désire… A présent, je me dirigeais d’un pas tranquille vers la caravane de Barle, le chef de la troupe d’acteurs que j’avais rejointe il y a deux ans. Nous étions censés reprendre la route demain à l’aube, et mieux valait que je puisse profiter d’une dernière nuit calme avant les deux semaines de voyage qui nous attendaient. En arrivant, je suis surpris par le calme ambiant. Il n’est pourtant pas si tard… pourtant, toutes les lumières sont éteintes. Etrange… Plutôt que de me diriger vers ma roulotte, je décide de passer d’abord dans celle de Barle, histoire de vérifier que tout va bien. Le vieux risque de me tailler les oreilles en pointe si je le réveille, mais on n’est jamais trop prudent…
Mes yeux mettent quelques temps à s’accoutumer aux ténèbres. Mais au bout de quelques secondes, je peux clairement distinguer le corps de Barle au sol, visiblement inconscient… ou mort. La seconde hypothèse se confirme dès que je suis prêt de lui. Apparemment il a reçu un coup de dague en pleine gorge… Qui a bien pu faire ça ? Déjà, l’odeur de la mort commençait à envahir l’espace exigu de la roulotte… Je me redressai soudain d’un bond en captant un mouvement du coin de l’œil. Une silhouette était apparue dans l’embrasure de la porte. Un homme de haute stature, vêtu d’une robe écarlate à la capuche rabattue, le visage tatoué par des symboles étranges, et une fine dague dans sa main… J’avais suffisamment voyagé pour savoir à quoi j’avais affaire. Un membre de la secte de Talos. Un maudit assassin fanatique. Je maudis la mauvaise fortune qui m’avait fait sortir sans ma rapière ce soir… L’homme ouvrit la bouche.
-Es tu prêt à comparaître devant notre Dieu ?
Je ne perdis pas de temps à répondre et je chargeai en direction de la porte, lui jetant ma cape au visage. Je le bouscule, lui faisant perdre l’équilibre, profitant de l’instant pour sortir de la roulotte. Une pensée me vient à l’esprit. Sa dague. Sa dague empoisonnée. Est-ce qu’il m’a touché ? Non, on ne dirait pas… Sinon, je serais sans doute mort à cet instant. J’avais entendu dire qu’une simple éraflure suffisait à envoyer au sol l’homme le plus robuste en moins de dix secondes… Ma roulotte était trop loin pour que je puisse la joindre à temps, le fou furieux était déjà à ma poursuite. Je courus vers le pavillon central, qui n’était pas encore démonté. Je savais que j’avais une chance d’y trouver des armes… Si on ne les avait pas déjà rangées. J’entre sous le chapiteau, et repère en un coup d’œil le sabre servant à l’exercice de l’acrobate de notre troupe… Je m’en saisis et frappe au moment même ou le tueur pénètre à son tour dans ces lieux. Malheureusement, il parvient au dernier moment à éviter la lame d’un rapide bond en arrière.
Nous nous mettons tous deux en garde, en s’efforçant de lire au mieux les mouvements de l’autre malgré l’obscurité. Il ne me faut pas longtemps pour voir que je fais face à un adversaire expérimenté… Et qui plus est capable de me tuer en un seul coup. Nous enchaînons les passes d’armes, sans parvenir à trouver d’ouverture. Je profite de l’un des moments où nous reprenons tous deux notre souffle pour analyser la situation. A ce train là, je suis quasi-condamné. Très bien, le tout pour le tout. Je lance un assaut facilement déjoué, le tueur contre-attaque instantanément, effleurant ma tunique… je tombe à genoux, lâchant mon arme. L’assassin est déjà sur moi, brandissant haut sa dague pour m’achever… Il n’a pas le temps de me voir sortir la mienne de ma botte et ne la remarque qu’au moment où je la lui enfonce dans le cœur. L’homme se raidit avant de s’effondrer sans un bruit.
Je reste assis cinq minutes, m’efforçant de reprendre mon souffle. Mon cœur bat la chamade, je sais que je viens de passer à deux doigts de la mort… Je parviens finalement à rassembler mes esprits, et je commence à fouiller avec répugnance le cadavre de celui qui voulait ma mort. L’homme ne possédait pas grand-chose digne d’intérêt… A l’exception d’un rouleau de parchemin. J’allume une bougie pour lire ce qui est écrit. Une liste. Et pas n’importe quelle liste… Elle contient tous les noms de la troupe à laquelle j’appartiens, moi y compris… Et mon nom est le seul à ne pas être barré. Merde. Merde. Merde ! Je l’avais prévenu, cet idiot ! Mais noooon, le vieux Barle a fait la sourde oreille quand je l’ai averti qu’écrire et jouer une pièce critiquant ouvertement le souverain du Cormyr était une mauvaise idée… « T’inquiète pas, Rey, il osera rien faire tant que nous ne sommes pas sur ses frontières… » Mon œil ! Nul doute que c’est lui qui a engagé le tueur, histoire de montrer à tous qu’on ne se moque pas de lui impunément… Je ne peux m’empêcher de donner un violent coup de pied au cadavre. Ca ne sert à rien, mais ça me permet d’évacuer une partie de ma frustration. J’adresse une malédiction collective aux dieux, à l’univers, au destin et à tout ce qui est censé régir l’existence d’un homme pour la tournure des évènements. En tout cas, je ne peux plus rester ici, sinon d’autres risquent de venir pour achever leur sinistre besogne. Il va falloir faire le mort quelques temps…

***

-Rey! Eh, Rey, c’est toi ? Rey !
Je ne parviens pas à réprimer un juron à voix basse. J’étais presque parvenu à quitter la ville après avoir récupéré mes affaires ainsi que l’argent de la troupe qui pourrait toujours servir, et voilà qu’un idiot se mettait à hurler mon nom en pleine rue… Zut, c’est quoi son nom déjà ? Et d’où est-ce que je le connais ? J’avais discuté avec des centaines de visages au cours de mes voyages, et j’éprouvais les plus grandes difficultés à resituer celui là… Je le laisse revenir à ma hauteur en grognant d’une voix acerbe.
-Pas besoin de crier comme ça, je suis pas sourd…
Il me fait un sourire auquel il manque de nombreuses dents.
-Besoin de discrétion, mon pote ? Je sais c’que c’est. La Guilde offre une belle récompense pour des infos t’concernant.
La Guilde ? La Guilde des voleurs ? Alors là c’est le bouquet. Les tueurs de Talos, c’est une chose, mais au moins eux sont peu nombreux… Mais si ils ont fait appel aux services de la Guilde, quitter la ville ne suffira pas, c’est le pays que je vais devoir quitter… En espérant qu’ils mettent le plus longtemps possible à me retrouver.
-Mais t’as pas à t’en faire, je vais pas vendre un pote, même pour tout c’t’or. Tu m’connais.
Pas assez justement. J’te connais pas assez, « mon pote ». Tu bosses pour la Guilde.
-Bon alors tu comprendras que je ne traîne pas trop dans le coin. Allez, ciao.
-Attend deux s’condes ! Tu pourrais m’dire où tu vas, comme ça j’les envoie dans l’aut’ direction…
Il ne me faut que quelques instants pour réfléchir.
-Je vais dans les territoires de Rashémanie, dans les montagnes du nord. Essaie de t’arranger pour les orienter vers l’empire Goranais.
-Ok mon pote, j’vais l’faire ! Bonne chance, eh !
C’est ça… Que je sois pendu si je vais dans l’un des deux territoires que je lui ai mentionné. Mon choix est déjà fait depuis un moment. Le royaume de Karia présente comme principaux avantages que je parle assez bien leur langue, que je ne connais pour ainsi dire personne là bas et que le territoire est suffisamment vaste pour qu’y retrouver quelqu’un soit une tâche quasi-impossible. Si je parviens à me faire embaucher comme mercenaire ou aventurier quelconque, je pourrais passer inaperçu plusieurs mois durant, le temps que les choses se tassent…

Deux semaines plus tard…
J’étais enfin arrivé à Jay Harla, l’une des plus grandes cités du royaume de Karia. L’endroit idéal pour se perdre dans la foule, et le cas échéant, trouver du boulot. Je parcours les rues en me demandant par où commencer quand je suis percuté de plein fouet par un enfant… Ah non, ce n’est pas un enfant, un nain. Par tous les dieux et leurs putains, il pue ! Remarque, je ne sens pas la rose moi-même, deux semaines de voyages, ça laisse des traces.
-Eh, steuplait, sauve moi l’ami !
Je n’hésite qu’un instant avant de saisir une vieille couverture, de l’en recouvrir et de m’en servir comme siège improvisé. Juste à temps, deux brutes avinées et visiblement de fort méchante humeur surgissent, regardent les passants, avant de m’accoster directement.
-Toi là ! T’as pas vu un nain passer, il nous doit 100 pièces de bronze en bière.
Je reconnais bien là la légendaire capacité des nains à absorber des quantités faramineuses de cette boisson comme si il s’agissait d’eau… Je prends ma tête la plus innocente avant de répondre.
-Mmh ? Pas vu les gars… Mais je crois que j’ai vu quelque chose qui y ressemble en fait, il est parti par là !
-Allons y !
Je les regarde s’éloigner. Ah, si seulement je pouvais échapper si simplement à mes poursuivants… Je me souviens tout d’un coup sur quoi je suis assis.
-C’est bon, ils sont partis ! Sors de là.
-Ben lève toi alors !
-Ah…
J’obtempère, laissant le nain sortir de sa cachette improvisée… Je l’ai aidé sans même y penser, sans doute par solidarité avec les fugitifs…
-Pfiou, j’ai eu chaud, t’es sympa mon pote !
-Ouais, ouais…
Faudrait que je pense à m’éloigner, j’ai pas envie de me faire remarquer maintenant…
-Alors, c’est quoi ton nom ?
-Moi c’est Rey.
J’imagine que je ne risque pas grand-chose à donner mon vrai nom ici.
-Rey, pigé. Moi c’est Gurdil. Ca te dirait qu’on fasse un bout de chemin ensemble ?
Hmmmm... La proposition est intéressante. Les assassins à mes trousses recherchent un homme seul, pas un duo. Je fais tout de même mine d’hésiter.
-Ca dépend… Tu as quelque chose en vue ?
-Ca s’pourrait. Mais je préfère pas en parler tant que j’suis pas sûr.
-Ma foi, si ça paye bien… Je crois que je vais accepter ton offre.
Advienne que pourra.

Mélanie
La forêt était calme… Le matin se levait à peine, il faisait encore sombre et pourtant, j’étais déjà en chemin… Ou plutôt devrais-je dire que j’étais encore en chemin. Je ne m’étais pas arrêté de marcher depuis trois jours, depuis que j’étais entré dans la forêt… Je n’aimais pas m’arrêter dans ce genre d’endroit. Les êtres facétieux des bois et les brigands étaient toujours nombreux à y résider.
Et pourtant, même si cela faisait trois jours que je marchais, je ne ressentais pas la fatigue, du moins pas encore…
Finalement, je parvins à sortir et me retrouvai à l’entrée d’un village. Il était petit, mais semblait accueillant. Je m’avançai et entrai. Il semblait y avoir de l’ambiance. D’après ce que je pouvais voir, il s’agissait d’une fête, mais laquelle, là était la question.
Je m’approchai d’un des villageois, un vieil homme maigre au visage souriant.
-Bonjour étranger.
-Bonjour. Quelle est la raison de cette fête ?
-Ah, c’est pour le mariage de l’une des filles de notre village. Elle va épouser un homme de Jay Harla.
-Je vois… C’est une grande occasion alors.
-Oui.
Le cortège passa devant nous, la jeune femme était voilée, mais le vent souleva légèrement son voile et je pus apercevoir son visage, fin, blanc, des lèvres rosées et des yeux bleus. Elle était très belle. Le voile retomba, cachant sa beauté que personne ne devait pouvoir contempler avant le mariage.
Cela me rappela avec douleur que je ne pourrais peut-être jamais partager le bonheur d’être deux… Mais à quoi bon y repenser… Je le savais, ce n’était pas la peine de m’apitoyer sur mon sort…
-Ce sera une très belle fête. Y viendras-tu étranger ?
-Je ne raffole pas des festivités.
-C’est bien dommage…
-Sais-tu où je pourrais trouver une chambre pour la nuit ? J’ai beaucoup marché et je voudrais me reposer jusqu’à demain.
-Ah tu ne trouveras rien en ce moment. Toutes les chambres de l’auberge sont prises.
-Le prochain village est-il loin ?
-Oui, il est à quatre jours de marche, et il s’agit de Jay Harla.
-Hum…
-Si tu veux, je peux t’offrir l’hospitalité pour cette nuit.
-Tu ne me connais même pas, vieil homme.
-Il faut s’entre-aider dans la vie. C’est ce que les Dieux nous enseignent.
-Encore faut-il croire en eux… dis-je en le suivant jusque chez lui.
Le vieil homme ne répondit pas et me guida à travers le village, commentant ce qui avait le mérite de devoir être commenté, comme la taverne ou l’épicerie. Enfin, nous arrivâmes chez lui.
-Entre, je m’appelle Equidor Abrarus. Et toi ?
-Alastar, dis-je en regardant autour de moi le mobilier de la petite maison.
Tout était bien ordonné, propre… Et pourtant, il n’y avait aucun signe d’une femme.
-C’est tout ? Tu n’as pas de nom ?
-Vous ne gagneriez rien à le connaître.
-Bien, comme tu le souhaites. Mais je dois cependant te prévenir que le marié va arriver dans l’après-midi. Une fois que son cortège sera dans les enceintes, toutes les portes seront fermées jusqu’à la fin de la cérémonie.
-Quand aura-t-elle lieu ?
-Dans deux jours. Cela te permettra de te reposer un peu plus. Tu pourras rester ici.
-Merci.
Le vieil homme me servit à manger sans que je le lui demande. Il me parla de son village avec passion et des coutumes d’ici. Je m’y intéressais assez, connaître les us et coutumes d’un lieu se révélait souvent utile.
Dans l’après-midi, le cortège masculin arriva dans le village, et ce fut une nouvelle fête. Mais dedans, je pus remarquer deux personnes qui ne semblaient pas venir du même endroit… Ou du moins qui faisaient semblant.
Il y avait un homme qui devait faire à peu près ma taille, les cheveux blonds attachés en queue de cheval, un air assez hautain sur le visage. Il était accompagné d’un nain qui comme ses congénères ne semblait pas accorder beaucoup d’importance à son hygiène de vie.
Je ne faisais pas partie du village, mais la présence de ces deux personnages ne me plaisait guère. J’espérais pour les villageois qu’ils ne tenteraient pas de troubler le calme qui régnait ici… ou de saboter la cérémonie. Je décidai de garder un œil sur eux. Ce serait mon paiement pour l’accueil qui m’avait été fait…
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Re: Les Chroniques des Lames Perdues

Message par Lena le Ven 26 Oct 2007 - 19:26

Macros
Mais qu'est-ce que je faisais dans ce trou paumé? Cela faisait quatre jours que nous voyagions, à pieds qui plus est, rejoignant un groupe de gens se rendant sur les lieux pour un mariage, à ce qu'ils nous ont dit. Au moins, ça diminuait les chances de me faire repérer. Et nous voilà à présent dans un village assez miteux... Apparemment, ils étaient en pleins préparatifs.
-Eh, le nain! On va vraiment passer la nuit ici?
-Bah ouais, sauf si tu trouve quequ'chose de mieux...
Merveilleux. Enfin, j'ai connu pire... Mon regard est attiré dans une direction. Un homme masqué semble nous observer à quelques mètres de distance. Merde. Un autre assassin? Il ne leur ressemble pas, mais ça ne veut rien dire... Je m'éloigne tranquillement, m'attendant d'un instant à l'autre à l'entendre se ruer dans mon dos... Mais il semblerait que ce ne soit pas dans ses plans. Mais ce n'est pas une raison pour se relâcher, il attend peut-être juste une meilleure occasion...
-Eh l'ami! J'vais voir si y a moyen de trouver d'la bière dans ce bled! Avec cette fête, ça s'rait lamentable qu'ils en aient pas, pas vrai?
J'acquiesce.
-Très bien, je me charge de trouver où dormir. A tout à l'heure...
Je me suis retenu d'ajouter "le nabot". Je savais que les nains étaient assez susceptibles au sujet de leur taille, mais c'était dur de voyager avec quelqu'un qui m'arrivait à la ceinture et de faire comme si de rien n'était! J'arrive bientôt devant la taverne du village. Ma foi, l'endroit n'a pas l'air trop mal. J'entre dans la salle et me dirige vers le comptoir. L'endroit n'est pas aussi animé qu'en ville, mais l'ambiance est suffisamment familière pour me mettre à l'aise. Je réserve deux chambres pour la nuit, avant de m'asseoir à une table et de commander un verre de vin du royaume. Pas mal. Les villageois semblent produire une piquette pas trop mauvaise. Je suis assis depuis dix minutes quand je vois trois hommes s'approcher de moi. Ils n'ont pas l'air agressif, mais sait on jamais...
-Eh l'ami! Ca te dirait de jouer?
Une lueur mauvaise s'allume dans mes yeux, mais je conserve une expression soigneusement neutre.
-Jouer?
L'homme au centre produit un paquet de cartes.
-Bah, tu sais, le Bezat, le Pashawa, le Pokiir... Jouer!
Je prends ma tête la plus innocente avant de répondre.
-Oh. Il va falloir m'expliquer comment on fait.

Emma
-Un mariage, tu dis??
-Ouaip! Le mariage d'un noble, en plus. Tous les pétés d'tunes du royaume seront là! Si c'est pas un beau terrain d'chasse...
Je regarde le petit bonhomme miteux assis face à moi. il fait vraiment pitié, avec son bonnet troué qui ne dissimule en rien sa calvitie, ses vêtements plus que crasseux, et sa barbe jaunâtre incrustée de saletés.
Il boit une large gorgée de bière, et me regarde.
-Alors?
-Alors, j'les connais, tes plans foireux. La dernière fois, tu m'as parlé d'un château rempli d'or, et j'me suis retrouvée au milieu de ruines datant de la première guerre des Royaumes!
-Ouais, ouais, ok, j’me suis planté. Mais là, on est dans le putain d'royaume de Karia, damoiselle! Que des riches, j'te dis!
-Mouais... Comment il s'appelle, ton patelin, déjà?

J't'en foutrais, moi, des damoiselles, et des nobles gorgés d'or! Il s'est bien foutu d'ma gueule, cet imbécile de Torel. Un village de paysans, oui! Pas un seul château, ou même demeure en pierre à des dizaines de lieues à la ronde! Que du bois, et de la chaume!
Enfin. Je me suis pas tapée trois jours de marche pour repartir aussi sec, et les poches vides, qui plus est.
Je me promène donc un peu dans le village, jusqu'à arriver devant une espèce de buvette plein air, à côté d'une grand place où les ménestrels du coin entonnent les chansons du pays. Ca m'a tout l'air d'être la place principale du village, et je m'apprête à en faire le tour, lorsque je repère un nabot barbu au comptoir. Marrant, c'est pas courant de trouver un nain dans cette région. Il est occupé à descendre bière sur bière, et m'a l'air déjà saoul comme une bourrique, lorsque je m'approche de lui. Mon regard descend jusqu'à la bouse plutôt bien garnie qu'il porte à la ceinture, puis revient à hauteur de sa figure.
-Hey! fait gaffe où tu marches, ma jolie !
-Désolée...
Je me relève rapidement, et commence à traverser la place. Je croise alors le regard d'un homme particulièrement étrange, dont le visage est entièrement couvert d'un masque. Je suis sûre qu'il m'a vue faire.
-Eh! Ma bourse!! Au voleur!
Merde, alors! D'habitude, ils sont plutôt lourdeaux les nains. Il a fallu que je tombe sur le seul de sa race qui ne soit pas complètement débile.
-La rouquine! Chuis sûr que c'est cette conasse de rouquine qui m'a bousculé!
Saleté de nain! J'accélère le pas, et m'engouffre dans la rue devant moi, puis je tourne au hasard dans plusieurs ruelles. Je m'arrête pour respirer un moment, et me retrouve dans un silence complet. Je lève les yeux : un cul de sac. Y a pas à dire, c'est pas mon jour.
J'escalade donc la palissade qui me fait face, pour me retrouver dans une sorte de cour fermée, et avec devant moi l'homme au masque.

Mélanie
J’allai donc m’asseoir dans une taverne, histoire d’observer un peu les gens du village. C’était déjà la fête, et l’alcool, surtout la bière, coulait à flot dans les gosiers. J’aperçus le nain qui était arrivé avec l’équipée. Il était en train de boire également… comme à l’habitude des nains… Il viderait sûrement un bon tonneau avant de s’endormir complètement ivre…
Soudain, une jeune femme à la chevelure rousse entra dans mon champ de vision… Elle bouscula le nain… et je vis l’une de ses mains glisser doucement vers le nain puis revenir vers elle en tenant la bourse qu’il avait accrochée à sa ceinture… Quelle imprudence de la part des nains… Mais la présence de voleurs ici n’était pas trop pour me plaire…
Elle se tourna vers moi et nos regards se croisèrent… Puis, elle continua son chemin. Soudain, le nain se mit à hurler… Et c’est la course poursuite. Elle était bien plus rapide que lui… Hum… J’avais eu un peu le temps de faire le tour du village, je savais où elle se dirigeait. Je m’approchai rapidement du nain.
-Suis moi le nain, lui dis-je.
-Tu vas me parler autrement grand dadet !
-Si tu veux récupérer ton argent fait ce que je te dis.
Cette fois, il acquiesça et nous nous dirigeâmes vers une petite arrière cours. Juste au moment où nous arrivions, une silhouette sauta par-dessus une palissade et se redressa.
La jeune femme parut étonnée de me trouver sur son chemin.
-Laisse-moi passer, dit-elle.
-Ca, hors de question, répondit le nain. Tu vas me rendre ma bourse espèce de sale voleuse !
-Et pourquoi ferai-je cela ? dit-elle fièrement.
-Parce que je ne voudrais pas devoir couper d’aussi jolies mains, fis-je remarquer en sortant mon épée de son fourreau.
Son visage perdit toute sa fierté et refléta même une légère crainte.
-Comment ça ?
-La loi de Karia pour les délits est simple. A un violeur, on coupe l’attribut ; à un meurtrier, on coupe la tête ; et à un voleur, on coupe les mains, expliquai-je.
Elle déglutit avec difficultés.
-Tu oserais t’en prendre à une femme ?
-Pour moi tu n’es rien d’autre qu’une voleuse.
Elle tenta alors de s’enfuir, mais je la plaquai contre la palissade, mon épée sous sa gorge. Elle était bloquée. Elle essaya de se dégager, mais j’étais beaucoup plus fort qu’elle.
-Laisse-moi partir !
-Rend lui sa bourse et tu es libre.
De mauvaise grâce, elle rendit sa bourse au nain, puis, je la lâchai et elle s’enfuit en courant.
-Merci l’ami ! dit le nain.
-Fait plus attention la prochaine fois, dis-je en rengainant mon épée.
-Tu t’appelles comment ? demanda-t-il en me suivant dans les rues.
-Ca ne te regarde pas.
-Je voudrais quand même connaître le nom de celui qui m’a aidé !
-Je m’appelle Alastar.
-Est-ce que…
-Nos chemins se séparent ici, dis-je en rentrant chez le vieil homme qui m’accueillait.
Je regardai par la fenêtre, le nain s’en alla penaud. Je n’avais nullement besoin de m’encombrer d’un tel individu…
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Re: Les Chroniques des Lames Perdues

Message par Lena le Ven 26 Oct 2007 - 19:26

Maru
Je laisse le type au masque s'éloigner, c'est dommage qu'il puisse pas venir avec moi, mais bon j'ai déjà un autre garde du corps, faut que je le retrouve d'ailleurs.
Après une vingtaine de minutes à errer dans les rues, je tombe sur lui à peu près par hasard,
-Ah ben tient je te cherchais le nain, ça m'étonne que tu sois pas en train de boire, qu'est-ce qu'il y a ? Ils urinent dans leurs bières ou quoi ?
-Non, non, c'est pas ça ! Je me suis fait avoir par une voleuse, mais là t'as un gars avec un masque sur le bas du visage super zarb qui lui a cloué le bec à la connasse héhé.
-T'avais trop les jetons ?
-Peuh, toi même d'abord c'est lui qui s'en est occupé avant moi, sinon je lui aurais bien mis mon pied au cul à celle là !
-Mouais.
-Au lieu de te foutre de ma gueule, t'as trouvé l'auberge de ce bled pourri ou quoi ?
-Ouais, ouais t'inquiète ! T'as parlé d'un gars avec un masque ?
-Hinhin, pourquoi c'est quoi le malaise ?
-Il nous observait tout à l'heure, il faudra se méfier de lui, bon, pour la chambre c'est par là mais à trois conditions !
-Quoi encore ?!
-Un: tu te laves ! Au moins une fois par mois à compter d'aujourd'hui ! Je sais que les nains se lavent pas souvent mais là je crois que ça ira.
-Eh putain !
-Deux: pas de bagarres générales ou de trucs qui pourrait attirer l'attention sur nous !
-Ouais, ouais !
-Et trois: range ta bourse ! T'es vraiment idiot de te laisser voler comme ça, j'ai pas envie que les autres voleurs te repèrent et me repèrent donc !
-Dis donc, t'es parano ou bien t'es un fugitif ?
-Ca... t'as pas besoin de le savoir !
-Ok !
Donc on a fait tout ce qu'il m'a dit, je me suis lavé, ça caillait dans la rivière, et on est allé se coucher après une soirée sans histoire.
Demain on reprend la route, peut être.

Macros
-T'expliquer comment on fait, hein? Je m'en souviendrai, de celle là.
La phrase venait de l'homme situé en face de moi à la table où se déroulait maintenant depuis une heure la partie. Je lui fis un petit sourire, auquel il répondit par une grimace désabusée.
-Comme quoi il ne faut pas croire tout ce que les gens racontent...
Il éclata de rire.
-Bien vrai! La prochaine fois que quelqu'un prétendra ne pas savoir jouer avant de débuter une partie, je me souviendrai que j'ai entendu ça la première fois que j'ai perdu.
-Allez l'ami, c'est ma tournée, pour me faire pardonner d'avoir abusé de votre bonne foi!
Nous échangeons un dernier verre, avant de nous quitter. Cette partie m'avait rappelée l'époque où c'était ce que je faisais pour vivre... J'avais vécu une année entière en jouant à divers jeux dit "de hasard"... Même si mon expérience m'avait appris que bien souvent, la part du hasard était plus que limitée...
En tout cas, je n'ai pas perdu la journée... J'avais gagné environ deux fois le prix des chambres en une heure autour d'une table. Et maintenant... Pourquoi ne pas sortir profiter un peu des festivités? Mon compagnon court sur patte devait sûrement être ivre-mort à l'heure qu'il est, et de toute façon, il ne devrait pas venir ici avant quelques heures au moins.

Finalement j'étais tombé sur lui plus vite que je le pensais. Apparemment, il lui était arrivé quelques mésaventures... Mais surtout, il semblerait qu'il ait parlé avec ce mystérieux homme masqué... Ce type... Est ce qu'il cherche à se renseigner sur moi par mon camarade de voyage? Est ce que c'était vraiment un assassin? Je devais à tout prix trouver un moyen de m'en assurer... Et si c'en était un, découvrir s’il était seul. Et ensuite... et ensuite on verra bien, chaque chose en son temps. Déjà, il fallait que je le retrouve, même dans un village aussi petit, ça risquait de ne pas être chose facile. J'aurais sans doute pu interroger les habitants, mais il y avait un risque qu'il l'apprenne... Ce qui était la dernière chose dont j'avais besoin. Bon, j'imagine que si je me poste sur la place du village, j'aurai des chances de l'apercevoir...
Je raccompagne le nain à l'auberge, puis fais mine d'aller me coucher tandis que lui même rejoint sa chambre. Finalement, je quitte l'auberge, afin d'aller en avoir enfin le coeur net... En fin de soirée, mon calcul se révéla être exact. L'homme au masque venait d'arriver, semblant errer sans but... Bon... J'avais réfléchi à plusieurs moyens de chercher à m'assurer de son identité, mais le mieux semblait encore être l'approche directe. Au bout de deux minutes, je commence à me diriger d'un pas nonchalant vers lui.
-Salut l'ami! Belle soirée n'est-ce pas?
Si il est surpris de voir sa cible lui adresser la parole, il n'en montre aucun signe... Mais c'est vrai que ce n'est pas évident de deviner les pensées de quelqu'un dont le visage est couvert par un masque...
-Désolé, je n'ai pas envie de parler pour le moment.
-Allez, ça ne peut pas faire de mal! Je me suis dis que puisque ni l'un ni l'autre ne semblons être du coin, ça ne ferait pas de mal d'échanger un brin de causette, non?
Allez... Regarde, ton objectif est juste sous ton nez... Je n'aurais pas le temps de tirer ma rapière si tu attaques maintenant... Je suis pratiquement à ta mercie à présent.... L'homme n'esquisse pas le moindre geste, mais répond d'une voix glaciale.
-Pour être franc, je n'en vois pas l'utilité. Maintenant partez, je vous prie.
-Tu es dur... J'espérais juste trouver quelqu'un avec qui causer des nouvelles du monde extérieur, c'est tout...
Tu es sûr de ne pas vouloir y aller? Une occasion en or comme celle ci, elle ne se reproduira pas deux fois...
-Eh bien trouvez quelqu'un d'autre. Et veuillez ne plus me tutoyer à l'avenir, nous ne sommes pas si proche, que je sache!
-Eh, t'es un peu coincé comme type, pas vrai? Tu devrais songer, je ne sais pas, moi, à te détendre... Tiens, et si je te trouvais une nana?
Il réagit si vite que j'ai à peine le temps de le voir venir. Il dégaine son épée en une fraction de seconde et me la colle sous la gorge. Beaucoup plus rapide que je le pensais...
-Vous semblez être long à la détente... Suis-je assez clair maintenant?
Je fais un sourire insolent.
-Oh, très joli! Toutefois, si vous voulez bien vous donner la peine de regarder plus bas...
Il jette un rapide coup d'oeil vers le bas... Et remarque la dague pointée vers son abdomen. Je l'avais gardée dans ma manche tout au long de l'entretien, prêt à la sortir en un geste... Toutefois, je pensais pouvoir être plus rapide que ça. Au moins, maintenant, j'allais être fixé...
-Bon, qu'est-ce qu'on fait, maintenant? Ca serait un drôle de spectacle si les jeunes mariés nous trouvaient dans cette position, tu ne crois pas?
Il reste silencieux, mais ses yeux semblent luire d'une colère froide. Si c'est un assassin... Les tueurs du culte de Talos étaient connus pour n'accorder aucune valeur à leur propre existence. Si il en faisait partie... Eh bien c'était la fin de la route pour moi comme pour lui. Mais je serais sans doute celui qui le regretterait le plus. En revanche, si ça n'en est pas un... Je gardai un visage calme et reflétant la confiance en soi, mais intérieurement, j'étais presque pétrifié. Je vais mourir comme ça? Je commençais à penser que j'avais peut-être tenté la chance une fois de trop...
Au bout d'un moment qui me parut une éternité, la lame se retira. Je poussai un soupir de soulagement intérieur en écartant ma dague, sans laisser voir à l'autre à quel point j'étais soulagé. On dirait que la Dame de la Chance m'avait encore en sa garde, finalement...
-Eh bien, eh bien, menacer les gens sans prévenir... J'ai l'impression que vous ne m'aimez pas beaucoup, vous!
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Re: Les Chroniques des Lames Perdues

Message par Lena le Ven 26 Oct 2007 - 19:27

Mélanie
Le soir était arrivé et je me promenai tranquillement dans la ville. Le soir était le moment de la journée que je préférais. Une transition entre l’activité de la journée et le calme de la nuit. Mais lorsque j’arrivai sur la place, cette tranquillité que j’appréciais tant fut brisée par un inconnu… Du moins pas un parfait inconnu. Il s’agissait de l’homme que j’avais vu arriver en compagnie du nain. A croire qu’il était impossible d’éviter l’un ou l’autre du duo stupide…
-Salut l'ami! Belle soirée n'est-ce pas?
-Désolé, je n'ai pas envie de parler pour le moment.
-Allez, ça ne peut pas faire de mal! Je me suis dit que puisque ni l'un ni l'autre ne semblons être du coin, ça ne ferait pas de mal d'échanger un brin de causette, non?
Mais il était pire que le nain ce type… Et de quel droit se permettait-il de me tutoyer ?
-Pour être franc, je n'en vois pas l'utilité. Maintenant partez, je vous prie.
-Tu es dur... J'espérais juste trouver quelqu'un avec qui causer des nouvelles du monde extérieur, c'est tout...
Le principal était de rester calme, comme avec les guêpes. Si on les ignorait ou qu’on ne faisait pas de geste brusque, elle repartaient…
-Eh bien trouvez quelqu'un d'autre. Et veuillez ne plus me tutoyer à l'avenir, nous ne sommes pas si proche, que je sache!
-Eh, t'es un peu coincé comme type, pas vrai? Tu devrais songer, je ne sais pas, moi, à te détendre... Tiens, et si je te trouvais une nana?
Mon sang ne fit qu’un tour. Avant même que ce type ait pu esquisser le moindre geste, je dégainai mon épée et lui mis sous la gorge, le tenant en même temps par le haut de sa chemise. S’il avait su à quel point ce sujet était pour moi le pire à aborder, il n’aurait pas fait cette erreur.
-Vous semblez être long à la détente... Suis-je assez clair maintenant?
-Oh, très joli! Toutefois, si vous voulez bien vous donner la peine de regarder plus bas... dit-il avec un sourire insolent.
Je baissai le visage et découvris qu’il avait sorti une dague sans que je m’en rende compte. Ma colère m’avait aveuglée et je n’avais pas fait attention à mes défenses…
-Bon, qu'est-ce qu'on fait, maintenant? Ca serait un drôle de spectacle si les jeunes mariés nous trouvaient dans cette position, tu ne crois pas?
Je le regardai avec colère. Un moment j’hésitai à lui trancher réellement la gorge, cela me libèrerait d’un poids de partir… Mais j’avais trop de courage pour cela. Je tenais à vivre encore, au moins pour LE retrouver…
Mon adversaire avait l’air d’avoir confiance en lui… Juste l’air… Il devait être mort de peur en vérité vu la vitesse à laquelle je l’avais attaqué. Finalement, je retirai mon épée de sous sa gorge et la rengainai.
-Eh bien, eh bien, menacer les gens sans prévenir... J'ai l'impression que vous ne m'aimez pas beaucoup, vous!
-Vous l’aviez cherché. Maintenant, je vous prierai de me laisser seul.
-Pas question, tu me dois un verre pour m’avoir menacé.
-Va te faire voir, dis-je en décidant d’adopter le même ton. Je n’ai pas de temps à perdre avec un type dans ton genre.
-Je peux au moins savoir pourquoi tu t’es énervé sans raison ?
-Si tu continues à me déranger, je crois que tu ne vivras pas bien vieux, étranger.
-Et c’est moi que tu appelles étranger ? Moi au moins j’essaye d’être sympa avec toi qui n’es visiblement pas d’ici non plus. Dis-moi au moins quel est ton nom ?
-Tu m’as abordé, c’est à toi de te présenter en premier, dis-je en reprenant mon chemin à travers le village et en espérant qu’il laisse tomber.
-Bien, je me nomme Reyan de Kercyan. Mais tu peux m’appeler Rey. Et toi, qui es-tu alors ?
-Je m’appelle Alastar.
-Et tu n’as pas de nom ?
-C’est tout ce que tu as besoin de savoir sur moi. Maintenant tu m’excuseras mais tu m’as fatigué. Je vais me reposer.
-Eh…
-Et ne t’avises pas de me suivre ou je te tranche la gorge pour de bon.
Son visage se mit à pâlir et je retournai chez le vieil homme pour me coucher. Décidément, il devenait impossible d’être tranquille ne serait-ce qu’une journée dans ce village. Et dire que j’étais bloqué ici pendant encore quatre jours, le temps que les festivités se terminent… Et si moi j’étais bloqué, cela signifiait que le nain, la voleuse et ce Reyan de Kercyan l’étaient aussi… Et j’allais probablement les croiser à nouveau…

Yoko
Après des jours et des jours de marche, j’arrive enfin en vue de Jay Harla, dernière grande étape de mon voyage. J’atteints les portes de la ville alors que la matinée touche à sa fin. A cette heure du jour, les rues sont pleines d’échoppes de marchands essayant d’écouler leur marchandise, au meilleur prix. Les passants, des humains majoritairement, flânent le long des ruelles, s’arrêtant de temps à autre pour acheter quelques produits.
J’avance tranquillement quand soudain, je vois un nain passer en courant juste sous mon nez, manquant de me renverser. Il ne me faut que quelques instants avant de voir quelle menace il semble fuir désespérément. Plusieurs hommes, manifestement assez remontés, lui courent après en lui promettant un sort des plus pénibles s’il ne les paie pas immédiatement. Je comprends qu’il ne s’arrête pas…
Avec cette foule, il a encore une chance de s’en tirer, si aucun obstacle ne vient arrêter sa course…Manque de chance, le fugitif se heurte à un passant. Voilà qui risque fort de mettre fin à son escapade. Et pourtant... Contre toute attente, le jeune homme que notre fugitif vient de heurter assez violemment semble accepter de lui apporter son aide. Il saisit rapidement une grosse couverture pour en recouvrir le nain dont il se sert comme d’un siège, avant de désigner aux poursuivants qui arrivent quelques secondes plus tard une direction aléatoire. Voilà qui devrait laisser un peu de répits au fuyard. Je ne peux m’empêcher de sourire avant de repartir. Jolie diversion…
Quelques minutes plus tard, j’arrive devant une auberge, dans laquelle les poursuivants viennent de rentrer, manifestement bredouilles.
L’heure s’y prêtant, je décide de rentrer manger un morceau avant de repartir. Alors que je m’approche de l’entrée, je vois sortir une moredhel, de ma connaissance. Heureusement pour moi, un passant la bouscule par inadvertance. Trop occupée à le maudire, lui et tous ceux de sa race, elle ne fait pas attention à moi. J’en profite pour repartir dans la direction opposée, mon repas attendra. Je ne sais que trop ce qui arrivera si jamais elle me reconnaît…

***

Au bout de quatre longues journées de marche, j’arrive enfin dans le petit village de Medalia. C’est l’un des derniers sur ma route avant la grande cité d’Osyhria, but de mon voyage. En approchant, je remarque assez rapidement que ce village est particulièrement animé.
Je m’approche d’un passant pour le questionner sur les raisons de cette agitation. L’homme me regarde avec de grands yeux ébahits, sans penser une seule seconde que je pourrais vouloir une réponse… Il finit tout de même par me répondre, d’un ton excessivement respectueux. Il s’agit d’un mariage… Il m’apprend également que la procession accompagnant le futur marié est attendue d’un instant à l’autre, et que cette arrivée marquera la fermeture des portes de la ville pendant quatre jours. Je suppose que je peux me permettre de passer quatre jours ici... J’espère au moins que je trouverais une chambre. Je remercie poliment l’homme avant de continuer mon chemin.
J’entre dans la première auberge qui croise ma route et demande une chambre pour quelques nuits. D’après les dires de l’aubergiste, c’est l’une des dernières qui reste dans tout le village. Ce mariage a l’air d’attirer beaucoup de monde.
Plus tard dans la soirée, tandis que les villageois commencent tranquillement à rentrer chez eux, je décide de sortir de l'auberge, histoire de prendre un peu l'air...

Macros
Je rentrai d'un pas calme vers l'auberge, satisfait du déroulement de la soirée. Finalement, les chances que l'homme au masque fasse partie des hommes à ma poursuite était quasi-nulles... Même si il était aussi dépourvu d'humour que ces fanatiques. Tssssss, si tu ne peux plus rire, tu n'es qu'un mort qui marche, vieux. Enfin, ça n'était plus mes affaires, je ne reverrais probablement jamais cet homme. Maintenant, il est temps d'aller prendre une bonne nuit de sommeil, histoire d'être en forme lorsque nous reprendrons la route.
Je croise une elfe sur le chemin du retour. Tiens, c'est rare d'en voir par ici... Je me contente de faire un petit salut de la main avant de rentrer dans l'auberge. Traiter avec les nains n'était pas toujours facile, mais leur caractère était facilement cerné. En revanche, la race elfique aimait à conserver une aura de mystère autour d'eux, ce qui était loin de faciliter les rapports inter-raciaux. D'aucuns les considéraient comme arrogants et prétentieux. En ce qui me concernait, ils étaient juste... différents. Ils avaient probablement autant de mal à nous comprendre que nous en avions à les comprendre.
En montant l'escalier, je tombe sur le nain. Apparemment, il n'était pas endormi, non plus...
-Eh, t'étais passé où?
Je me contente de hausser les épaules.
-Juste un peu de mal à dormir, j'ai fait une petite balade pour me détendre... Mais cette fois, je crois qu'il n'y aura pas de problème.
-Ouais, ok... Bonne nuit alors!
-C'est ça, fais de beaux rêves...
J'entre dans ma chambre, avant de tomber sur mon lit et de m'endormir comme une souche.
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Re: Les Chroniques des Lames Perdues

Message par Lena le Ven 26 Oct 2007 - 19:28

Maru
Trois jours, trois jours de merde à se faire chier, c'est pas marrant putain !!
Je vais cuire moi ! Et puis qui est le débile qui a fermé les portes !!
-Qu'est-ce que t'as encore ? me demande l'autre blond qui me sert de compagnon.
-Il y a que j'en ai ma claque de ce village ! A force de me promener je le connais par cœur c't'endroit ! Et j'ai fait le tour des forges et des boutiques trois fois au moins !!
-Alors il te reste quelque chose à faire !
-?
-La fermer !
-Rooh, je me barre moi !
-Et te tape pas la tête contre les cailloux !
Enfoiré !
J'arrive près d'un repas avec toute la smala de ce mariage ultra chiant, et il y a pas une naine ou autre humaine digne de ce nom !
Mais soudain j'entends comme un bruit de fond, bizarre, je me dirige vers la grande porte qui est juste derrière le rassemblement qui bouffe, je grimpe à l'échelle et au nid de pie délaissé aujourd'hui, les cons !
Ah, je me faufile, et là je vois un truc qui me terrorise et qui me réjouit en même temps.
-Alerte !!! Que tout le monde se barre tout de suite !!
Ils me regardent et ensuite c'est trop tard, trois trolls de combats ont déjà défoncé la porte et font entrer des tas d'orques armés, je sors ma hache à deux mains et dans un élan de folie je saute sur un des troll en lui plantant ma hache dans la tête par la même occasion, je descends et tape dans le tas ! Et hop, une décapitation ! Et tient mange moi ce coup là, et toi ha ha ! T'as peur de moi hein ! ha ha Quelle fiotte, mais je me retourne et aperçois un des trolls brandir sa massue contre moi, c'est fini ! Mais soudain il gémit et s'immobilise une seconde, il s'est prit une flèche dans l'œil, j'en profite pour sauter entre ses jambes, et me balancer au bout de ma hache plantée dans ses partie, ce qui le met au sol.
Après quelques coups bien mis où il faut, je vois une sorte de piaf géant qui vole au-dessus de nous, et il saisit dans ses griffes la mariée, tant pis pour elle moi je bastonne !

Après tout ce carnage, et après que tout le monde ait empilé tout les cadavres, auquel les quelques aventuriers du coins ont dû participer, il se rendent compte de la bourde qu'ils ont fait et le mobile des orques, un kidnapping, pourtant à ce que j'y connais, ce n'est pas dans leurs habitudes.
-Ce n'était pas un oiseau ordinaire, c'est le compagnon d'un puissant sorcier, il s'est réveillé ! Et maintenant il veut se venger de nous.
-Ouais c'est ça pépé c'est ça ! dis-je tout bas.
Il finit son monologue débile pendant que je rejoints Rey.
-Alors t'es satisfait ? T'as eu de la baston.
-Je dois dire que ça m'a dégourdit !
-Ouais c'est ça.

Le lendemain une rançon fut établie pour ceux qui rapporteraient la nana, mon compagnon et moi conclûmes donc que c'était une bonne occase à saisir de se faire 10 milles pièces d'or !

Mélanie
Quel gâchis. Tout avait bien commencé… Mais ces trolls et ces orques n’avaient pas attaqué par hasard. Je l’avais compris lorsque j’avais vu l’aigle géant descendre et enlever la jeune mariée. Le pauvre époux était complètement abattu.
-Ce n’était pas un oiseau ordinaire, dit alors un homme après le combat. C’est le compagnon d’un puissant sorcier, il s’est réveillé ! Et maintenant, il veut se venger de nous !
Oui, j’avais entendu parler de cette légende… Un sorcier maléfique qui ne se réveillerait que dans un certain nombre d’années… Et apparemment, le moment était arrivé.
J’aidai les villageois à nettoyer le village. Il y avait eu des morts malheureusement. Puis, je rentrai avec le vieil homme qui m’hébergeait.
-C’est inquiétant si ce sorcier est réveillé.
-Oui, mais je ne réalise pas vraiment l’importance que cela a. Je n’étais pas de la dernière guerre.
-Ce sorcier est très puissant. Son réveil signifie que nous devons nous préparer à de nouveaux combats… Des combats qui décideront de notre avenir à tous.
-Ces gens ne pourront jamais se défendre, rigolai-je. Ce ne sont que des fermiers.
-Oui, c’est vrai, mais tu sais, pour protéger ce à quoi nous tenons, notre vie n’a que peu d’importance.
Les phrases du vieil homme restèrent dans mon esprit lorsque j’allai me coucher… Des villageois, oui, mais ils avaient du courage. Même s’ils n’avaient pas les moyens de se défendre, ils le feraient par honneur.

Le lendemain, lorsque j’allai sur la grande place, un homme lisait un parchemin à haute voix.
-Voilà ! Vous avez entendu ! Tous ceux qui sont partants sont les bienvenus ! Le premier qui ramènera la mariée saine et sauve sera récompensé de 10 mille pièces d’or !
Le premier… Rien de tel pour engager un combat entre les différents chasseurs de primes des environs. Mais bon, ils n’avaient pas grand-chose d’autre comme solution. Je voyais mal à vrai dire des paysans aller combattre le sorcier pour récupérer la jeune femme, même avec leur courage.
Je soupesai ma bourse… Hum, elle était légère… 10 mille pièces d’or ne seraient pas de refus, ou alors je ne pourrais pas me coucher dans un vrai lit avant quelques temps…
J’allai donc saluer le vieil homme et le remercier.
-Tiens, prends ceci, dit-il en me tendant un petit sachet. Il s’agit d’herbes médicinales. Elles agissent sur les blessures et contre les poisons. Mâche les et met les sur la plaie, puis repose toi. Tu guériras en un rien de temps. C’est une petite spécialité de ma famille.
-Merci beaucoup.
-Bon courage dans ta quête.
Je partis donc, mettant le sachet au fond de l’une de mes poches pour être sûr de ne pas le perdre.
La nuit tomba, et je décidai contrairement à mon habitude d’installer un petit campement. Durant toute la journée, j’avais senti une présence me suivre. Et malgré mon sens de la sécurité, ma curiosité l’avait emportée. Je mangeai un peu et m’allongeai, éteignant le feu. Je me glissai sous une fine couverture, restant assis contre un tronc d’arbre, les yeux à demi clos.
Après un petit instant, une silhouette se faufila près de moi. Je ne bougeai pas et la laissai s’approcher. Sa main s’avança pour glisser sous ma couverture et je la saisis immédiatement. Je bloquai rapidement son autre main armée d’une dague et plaquai l’intrus au sol… sans aucune difficulté. Je jetai une graine de braise sur le tas de bois qui m’avait servit pour le feu et retournai la personne sur qui j’étais à cheval.
Je fus assez surpris de découvrir la jeune voleuse que j’avais rencontré au village.
-Lâche-moi espèce de brute ! s’écria-t-elle.
-Donne-moi une bonne raison de le faire, dis-je sévèrement. Tu viens d’essayer de me voler ma bourse. Je pourrais te couper la main si je voulais, personne d’autre que toi ne s’en plaindrait.
Elle resta silencieuse, les sourcils froncés de colère. Je la sentais trembler sous moi… Cela me troubla quelque peu mais je ne le montrai pas. Finalement, je me relevai et elle se releva immédiatement, s’éloignant de moi, dague relevée. Je me rassis et commençai à faire chauffer un peu de nourriture.
-Tu ne m’attaques pas ? s’étonna-t-elle.
-Je n’ai aucune raison de le faire, dis-je simplement.
-Mais il y a à peine une minute tu menaçais de me couper la main !
-Tu préfères peut-être que je mette ma menace à exécution ? Je n’aurai aucun mal et aucun remord à le faire.
-Non, je préfère garder mes deux mains.
-Alors assieds-toi et mange ça, dis-je en lui tendant un morceau de viande cuit.
-Pourquoi tu me donnes à manger ?
-Parce tu as passé la journée à me suivre et que je ne me suis pas arrêté. Et ça m’étonnerait que tu te sois arrêtée pour manger, tu aurais perdu ma trace sinon.

Macros
Le calme et paisible village était à présent sans dessus-dessous. L'attaque et le kidnapping avaient provoqué un désordre indescriptible, les villageois n'avaient pas encore fini d'enterrer leurs morts. Le village était parcouru de rumeurs touchant à un ancien sorcier qui aurait fait son retour... Je n'arrivais pas à croire qu'il y avait des gens assez crédules pour avaler ces sornettes. Depuis quand les sorciers font enlever les filles de paysannes de manière aussi voyante? Non, à mon avis, il s'agissait sûrement d'un chef orque plus malin que ses congénères ayant l'intention de demander une rançon conséquente au village en échange de la fille... Il devait avoir quelques talents de dressage, en tout cas, je n'avais jamais vu un oiseau pareil.

Le lendemain, mon camarade court sur patte revient tout excité, les yeux brillants.
-Eh vieux! Ils offrent dix mille pièces à ceux qui récupéreront la donzelle! Ca te branche?
Dix mille? Ils n'ont pas lésiné à la dépense... Je n'ai jamais été excessivement cupide, mais je n'ai jamais craché sur l'or non plus, et même le dixième de cette somme me serait très utile pour ma fuite. Bon, sorcier ou pas sorcier, c'est une offre qui ne se refuse pas. Toutefois, pas question d'y aller la fleur au fusil, les orques et les trolls peuvent être assez redoutables à eux seuls. J'entreprends de me réarmer de pieds en cap. Un long poignard à mon côté gauche, ma rapière, héritage familial, à ma droite... Je revérifie également l'état de mon arbalète, avant de la mettre dans mon dos. Enfin, je range précautionneusement une dague dans ma botte... au cas où. Cette habitude m'avait sauvé la vie il y a peu, après tout... j'enfile également un pourpoint de cuir, ça n'arrêtera jamais une lame, mais c'est suffisant pour dévier un coup pas trop ajusté ou arrêter une flèche en fin de course... Et puis, c'est assez léger pour ne pas me ralentir aussi bien en voyage qu'en combat.
Bon, il faut aussi que j'aille faire quelques courses pour la nourriture, dieu sait combien de temps s'écoulera avant de pouvoir rejoindre la civilisation... Quand je reviens à l'auberge, le nain est déjà prêt, piaffant d'impatience. Nous nous mettons en route, suivant la direction indiquée par les villageois, étant censée être la demeure de ce sorcier, probablement inexistant. Toutefois, l'oiseau et les orques venaient de cette direction, il était fort possible qu'ils aient élu domicile dans les restes de sa demeure.
Le début du voyage est assez lent. Si seulement j'avais acheté un cheval... Mais évidemment, le nain est absolument incapable de rester assis sur une selle, et je n'avais pas la moindre envie de le prendre en croupe. J'aurais pu passer outre, si au moins il n'arrêtait pas de se plaindre toutes les cinq minutes.... "Tain, j'ai mal aux pieds!", "Saleté d'forêt, c'est pas un coin pour un nain, ça!", "J'en ai ma claque de marcher!".... Par tous les dieux et leurs putains, il va la fermer, oui? Je commence à regretter les tueurs de Talos... Néanmoins, je garde le silence, et prends mon mal en patience. La nuit finit par tomber.
-Eh vieux, on a assez marché comme ça, on dors ici?
Je suis sur le point d'acquiescer, lorsqu'une lueur attire mon attention. Apparemment, il y a déjà quelqu'un qui campe dans les parages... Nous devrions peut-être aller voir de quoi il s'agit...
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Re: Les Chroniques des Lames Perdues

Message par Lena le Ven 26 Oct 2007 - 19:29

Emma
Réveillée par la lumière du soleil, je me lève rapidement, et commençai à rassembler mes affaires, tout en repensant aux deux jours qui venaient de s'écouler. C'était vraiment une idée merdique de venir ici! La seule fois où j'aurais pu glaner quelques pièces, il a fallu que ce type masqué se mêle de mes affaires. Et puis l'attaque du village, hier, n'a pas arrangé les choses. Enfin, cette histoire est finie, aujourd'hui, les portes de la ville se rouvrent, et je me barre!
Le village est bien triste, ce matin. Les habitants sont tous préoccupés, inquiets, renfermés sur eux-mêmes, offrant un contraste frappant avec l'ambiance qui régnait le jour de mon arrivée.
D'après les bribes de conversation qui me parviennent, il semblerait que les villageois expliquent l'enlèvement de leur mariée par une malédiction, et l'existence d'un sorcier. Faut vraiment être complètement débile, ou désespéré pour croire un truc pareil! En tout, cas, moi, je quitte ce village de cinglés!
C'est alors qu'un homme, sur la grande place, annonce qu'on offre dix mille pièces d'or à celui qui retrouvera la jeunette.
Dix mille pièces d'or, plutôt tentant comme quête! Je peux toujours farfouiller un peu dans les parages, et avec un brin de chance... Enfin, on verra bien.
En sortant du village, j'aperçois l'homme au masque devant moi. J'suis sûre que lui aussi est parti à la pêche aux pièces d'or. Et puis c'est bien son style de jouer les justiciers. Je décide alors de le suivre, il est certainement beaucoup plus renseigné que moi sur cette histoire, et puis on a un petit compte à régler tous les deux.

La nuit tombée, il installa un campement, et fit un feu. Bizarre, j'aurais pas pensé qu'il était du genre à faire des manières. Ca sent le piège à plein nez son truc, mais, après tout, je l'ai suivi pour le rencontrer un jour ou l'autre. J'attends donc qu'il soit couché pour me précipiter sur lui, mais il réagit rapidement et me plaque au sol. Je lis un certain étonnement sur son visage lorsqu'il me reconnaît. Il ne s'attendait probablement pas à me revoir un jour. Il se leva brusquement, me laissant libre de mes mouvements. Je me relève alors à mon tour, me préparant à un combat, mais il ne bougea pas.
-Tu ne m'attaque pas?
-Je n'ai aucune raison de le faire.
Y a pas à dire, ce type est vraiment bizarre. On échange alors quelques mots, puis il me donne un morceau de viande.
-Pourquoi tu me donnes à manger ?
-Parce tu as passé la journée à me suivre et que je ne me suis pas arrêté. Et ça m’étonnerait que tu te sois arrêtée pour manger, tu aurais perdu ma trace sinon.
-Hé! Mais c’est qu'en plus d'être costaud t'es intelligent, dis moi!
-Pourquoi tu m'as suivi?
-Par curiosité. Et puis, à cause de toi, j'ai dû squatter une vielle grange, au lieu d'avoir un bon lit à la taverne.
-Tu n'as qu'a gagner ta vie honnêtement. Mais tu ne m'as pas suivi seulement pour ça. Que veux tu?
J'allais l'interroger sur l'enlèvement de la mariée, mais nous sommes interrompus par l'arrivée de deux silhouettes. Je reconnais l'une d'entre elles.
-Merdouille! Le nain!

Mélanie
-Que veux-tu ? lui demandai-je quelque peu agacé.
Mais elle n’eut pas le temps de me répondre. Deux silhouettes apparurent et je me levai rapidement, épée à la main. Mais je découvris avec un certain mécontentement que les silhouettes n’étaient autres que le nain et ce Reyan que j’avais rencontrés au village.
-Ah ! Mais que voilà donc une belle compagnie ! s’exclama Reyan. Dire que mon cher compagnon ici présent pensait qu’il s’agissait de trolls !
-Arrête de débiter des trucs comme ça, tu me… Eh !!! Mais c’est la voleuse !!! hurla-t-il en reconnaissant la jeune femme.
-Ah y a un nain ! Désolée, je n’avais pas vu que tu étais là le nain… T’arrives pas à la hauteur de mon champ visuel.
-Toi, tu vas le regretter, espèce de…
Je l’arrêtai alors qu’il s’apprêtait à se jeter sur elle pour lui régler son compte, lui glissant ma lame sous sa barbe nauséabonde. Je le soulevai de terre.
-Lâche-moi ! Repose-moi par terre !
-Tu vas te calmer, dis-je. Ou je me fais une joie de te trancher la gorge tout de suite.
Le nain pâlit et se calma. Je le reposai au sol gardant mon épée sortie.
-A crier comme ça vous aller finir par attirer le genre de créatures que je ne suis pas pressé de rencontrer, dis-je.
-C’est compris, dit Reyan. Nous resterons calmes. Mais je ne me suis pas présenté, dit-il en s’avançant vers la jeune voleuse. Je suis Reyan de Kercyan.
Il tenta de s’emparer de la fine main pour lui faire un baise-main, mais elle pointa tout de suite sa dague vers la gorge de son « assaillant ».
-Tu me touches et tu auras la même taille que le champignon qui te sert de compagnon.
Le nain commençait à bouillir de rage mais un seul de mes regards lui suffit pour se calmer.
-Eh bien… dit Reyan quelque peu décontenancé. Voilà une jeune femme avec du caractère, comme je les aime ! Je ne voulais pas vous faire peur…
Et voilà, il avait fallu que je tombe encore sur un de ces Don Juan de pacotilles… Mais ce qui me rassurait, c’était que la jeune femme ne semblait pas vouloir se laisser faire. D’ailleurs, je me demandais bien pourquoi j’étais rassuré par cela… Mes réactions étaient étranges depuis quelques temps…
-Parce que tu crois que tu me fais peur ? répliqua-t-elle. Tu ressembles plus à un nobliau qu’à un dangereux guerrier.
-L’habit ne fait pas le moine… Tu en es la preuve parfaite…
-Si ce n’est pas trop vous demander à tous les deux, intervins-je, je peux savoir ce que vous faites ici ?
-Ah… Eh bien on avait vu de la lumière par là alors on s’est approché pour voir de quoi il s’agissait. Et quand on a vu que c’était toi, on s’est dit qu’on pouvait venir faire un brin de causette. Mais comme tu n’es pas seul…
Pas seul… Je n’aimais guère son insinuation, d’autant plus avec le ton de voix qu’il avait utilisé. La jeune femme semblait du même avis que moi, étant donné le ton rouge que prenait la peau de ses joues.
-Au fait, tu ne t’es pas présentée, jeune damoiselle, dit Reyan en souriant.
Quel sourire insupportable… Mais pourquoi ce type me mettait-il autant hors de moi ?
-Et si je n’ai pas envie de te dire mon nom ?

Macros
-Et si je n'ai pas envie de te dire mon nom?
-Eh bien, je peux difficilement t'y forcer, donc j'imagine que je devrais vivre en sachant qu'un autre mystère de l'univers ne sera jamais résolu. Tout le monde est si froid, ces temps-ci...
Pourquoi je suis incapable de rencontrer la moindre personne ayant un minimum d'ouverture d'esprit, ces temps-ci? J'ai vraiment pas de bol, récemment... D'abord les assassins, puis un nabot puant en guise de compagnon (le bain ayant à peine arrangé les choses, à croire que l'odeur était génétique chez eux), ensuite le coincé au masque, et maintenant...
-Linyia Nemesia.
-Plait-il?
-C'est mon nom. Ne me le faites pas répéter deux fois.
-On s'en fout d'son nom! C'est rien qu'une voleuse!
Mais pourquoi il hurle tout le temps? Apparemment, ce type au masque le trouvait aussi bruyant... Bien la seule chose sur laquelle nous semblions être d'accord! En tout cas, la situation était... Tendue. La jeune femme et l'homme au masque avaient déjà leurs armes sorties, et mon compagnon semblait bien prêt d'en faire autant. Je donnais une petite tape sur l'épaule du nain avant de faire volte face.
-Navré pour le dérangement, mademoiselle, monsieur... Nous partons de ce pas!
-Ouais, j'me casse, j'en ai marre de vous deux!
Le "couple" reste silencieux. Je me prépare à quitter la clairière lorsque je me fige soudainement, stoppant le nain en même temps. Je scrute la pénombre, avant de me retourner vers Alastar et Linyia.
-Désolé, mais j'ai bien peur que nous ne devions rester ensemble encore quelques minutes.
-Et pourquoi donc?
Le ton était franchement hostile. Je poussai un soupir.
-Parce que nous sommes encerclés.
Au même moment, une dizaine d'orques, peut-être plus, firent irruption dans le campement...
Je m'emparai de mon arbalète, logeant un carreau dans la tête du plus proche, avant de jeter l'arme devenue inutile au visage du suivant, profitant de sa confusion momentanée pour lui passer ma rapière en travers du corps. Mais déjà deux autres viennent sur moi, j'ai tout juste le temps de me dégager d'une roulade, me mettant en garde. Les autres aussi semblent être assaillis de toutes parts. Je me retrouve dos à dos avec cet Alastar, et prends à peine le temps de lui faire un sourire forcé.
-Je pense que nous allons devoir mettre nos différents de côté un moment, non?
-Pas le choix.
Laconique, hein? L'heure n'est pas aux discussions, c'est vrai... Les attaquants semblent de plus en plus nombreux. Pas bon...
Soudain, un orque s'effondre, une flèche plantée dans le dos. L'elfe de l'auberge. Apparemment, elle aussi est en vadrouille... Ces bois sont vraiment surpeuplés. Nos assaillants n'hésitent qu'un petit instant, avant de hurler un cri de guerre et de remonter à l'assaut. Espérons que ce renfort inattendu fera pencher la balance...

Maru
Eh merde !!
On est encerclé maintenant !!
Je sors ma grosse Hache (je mets une majuscule parce qu'elle est trop belle !!), et je cours vers mes adversaires donc, en criant mon chant de guerre, le "BASTONNNNN !!!", je plante ma hache dans le coeur, je fous un croche patte puis attaque sautée, et je vais tuer un orque par derrière quand il s'effondre, de peu sur moi je dois dire, argh !!
Qui a osé ? Merde, il s'est fait avoir par une flèche, eh, cette flèche !! Je relève la tête et vois une putain d'elfe l'arc à la main, NOOOOOOOOOOOON !!! Pas eux !! Bien sûr je m'excite encore plus sur ces bestioles afin d'en foutre plein la vue à la bouffeuse de salade !
Et ça recommence de plus belle, une décapitation, une attaque basse, un marteau pilon, bref, je leur fais leur fête à ces cons !!
-Arf !! IL Y A PLUS PERSONNE OU QUOI !! Allez merde il m'en reste encore un ou deux à buter j'en suis sûr !!
Mais là tout le monde me regarde comme un con, la bave aux lèvres, eh moi quand je fais une overdose je devient méchant ! Et à la fin même Berserk, mais bon mes potes se défendent toujours d'habitudes, enfin, quand j'en ai, enfin bref, on est sorti de ce mauvais pas, et je m'écarte un peu du groupe, afin d'aller voir ces gobelins voir s'il n'ont pas quelque chose à refourguer !
-Pfiou, quelle bataille, s'exclame le blondinet.
Son enthousiasme n'étant partagé que très peu par le reste du groupe.
-C'est pas tout ça mais il faut qu'on se mette en route ! dit la voleuse.
-Mais, euh, vous êtes qui d'abord ? demande l'elfe.
-Eh bien moi je me nomme Reyan de...
-Ecrase !! interrompt la voleuse. On a compris !
-Bon eh ben on est des aventuriers qui partent à la recherche d'un sorcier.
-C'est noble ça...
-Pour 10 000 pièces aussi ! reprend la voleuse.
-Ah ben ouais je me disais aussi ! dit l'elfe d'un ton rigolard.
-D'ailleurs on doit partir ! C'est qu'il est tard aussi !
-Aha !! m'exclamai-je.
-Qu'est-ce qu'il a le broute gazon ! demande la voleuse.
-Tu feras moins la maligne quand tu sauras ce que le broute gazon a trouvé pétasse !
Ils s'avancent tous vers moi, je me sens comme observé.
-Eh ! Je parle pas aux tarés désolé !!
-Tu pourrais faire un effort quand même !
-Toi la fausse brune tu la fermes !
-Mmf.
-Allez !
-Non !!
-Tu veux vraiment nos poings sur la tronche ?!
-Je veux des excuses !!
-Pourquoi ?
-Pasque !
-Pff
-Ouais c'est bon on s'excuse là t'es content ?!
-Et à genoux pour me parler je vais me faire un torticolis à force.
-Si il faut qu'on soit face à face ! ajoute la voleuse.
-Bon, eh ben je fouillais les orques, et j'ai trouvé... un parchemin !
-Ouais, ouais et...
-Pas si vite, le suspense merde ! Cette langue, c'est du gobelin !
-Ca nous arrange bien ça !
-Pssh ! Ne me coupe pas ! En plus, je connais cette langue !
-Comment ça tu la connais ?
-Bien sûr, les gobelins sont mes pires ennemis.
-J'aurai pas cru qu'il dise ça un jour.
-T'inquiète Face de laitue ! Toi et tes potes vous êtes seconds sur ma liste !
-Bon abrège enfin quoi !! Ca dit quoi ?!!
-Eh ben... Je vous passe le blabla, en gros ça dit qu'il allaient au village d'où on vient de passer quatre jours supers chiants !! Et ensuite qu'ils allaient aller à Gnorbard, dans les montagnes.
-QUOI ?!! Mais c'est à l'autre bout de Karia !
-(soupir) Il faut croire qu'on en a pas fini avec cette "aventure".
-On pourrait aller dormir maintenant si ce n'est pas trop demander, pour l'instant j'ai envie de dormir, s’exclame le masqué.
-On peut squatter alors ? demande mon compagnon.
-Fais ce que tu veux mais le nain sors du tas.
-Merci c'est super sympa les gars !
-De rien, au revoir ! s'exclame la voleuse avec un rictus.
Je me casse alors sur la colline, un peu plus loin.
-Il y a pas dire je suis super soutenu ! ronchonnai-je. Et vas-y que je te trouve la destination et que personne ne me dit merci ! Ca c'est super ! Demain si ça continue je me casse et puis tant pis pour eux, surtout que je vais les baiser en beauté sur la VRAIE destination ! Hé hé hé !
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Re: Les Chroniques des Lames Perdues

Message par Lena le Ven 26 Oct 2007 - 19:31

Mélanie
Le nain était parti à l’écart… La puanteur des orques et des gobelins morts était déjà assez répugnante sans ajouter celle du nain… Finalement, nous nous retrouvions à quatre, assis par terre, autour du feu… Mais comment en étais-je arrivé là ? Dire que jusqu’ici j’avais toujours voyagé seul… Et voilà que je me retrouvai en compagnie d’un homme, d’un nain, d’une elfe et d’une femme… Cette dernière étant probablement la personne avec qui j’aurais le moins voulu voyager en raison de certains problèmes personnels… A quoi bon penser à cela maintenant… Vu son bon caractère et le mien, il y avait peu de risques que nous devenions… proches… Du moins je l’espérais…
-Peut-être que notre amie du royaume des elfes va se présenter, proposa Reyan.
-Je me nomme Astarielle, dit-elle d’une voix profonde.
Reyan commença à se présenter, comme à son habitude… Mais cette elfe ne m’inspirait guère confiance… Son physique était bien loin de l’habituelle pâleur de ses congénères… Quant à ses cheveux, ils étaient d’un brun bien rare pour cette race… Il n’y avait pas dix mille explications à cette différence de morphologie… Elle n’était pas une elfe comme ceux que j’avais eu l’occasion de rencontrer. Elle faisait partie de la race de Moredhels, les elfes qui avaient choisi une voie moins pacifique que leurs cousins. Si elle nous avait aidé, c’était qu’elle devait attendre quelque chose de nous…
-Peut-être que tu vas rester avec nous si…
-Une minute Reyan, intervins-je.
-Qu’est-ce qu’il y a ? s’étonna-t-il.
-Elle n’est pas une elfe comme les autres.
-Ca je l’avais remarqué… C’est la première fois que je rencontre une créature aussi séduisante…
-Et dire que quand il est arrivé ici, il a failli se jeter sur moi, rigola Linyia devant la mauvaise foi de Reyan.
-Je suis sérieux, dis-je d’un ton grave en regardant l’elfe. Je n’aime pas la présence de Moredhel ici. Surtout avec ce qui se passe en ce moment.
-Une Moredhel ? répéta Linyia.
-Un elfe maléfique, expliqua Reyan en redevenant sérieux. Comment peux-tu être si sûr de toi ? me demanda-t-il.
-A cause de son physique, répondis-je. Les Elhedels sont blancs de peau avec des cheveux blonds, presque blancs.
Comme par réflexe, Linyia s’éloigna d’elle et se rapprocha de moi, serrant sa dague dans sa main. L’elfe était restée muette durant notre petit exposé.
-Dis-nous qui tu es et ce que tu nous veux, ordonnai-je, tenant toujours mon épée.

Astarielle
J’avais écouté leur petite discussion sans prononcer le moindre mot.
En quelques secondes, j’étais passée du statut d’amie, à celui d’ennemie potentielle, de celui d’Eldhel à celui de Moredhel…
Pour l’homme au masque, il ne semblait d’ailleurs même pas y avoir le moindre doute possible quant à mon appartenance à la race des elfes noirs, j’aurais du mal à lui faire entendre raison…
La main crispée sur son épée, il attend une réponse à sa question… ou une réaction de ma part qui lui prouverait le bien fondé de sa théorie.
-Je suis une Eldhel.
L’homme masqué n’en desserre pas sa main de la garde de son épée… Il ouvre la bouche pour me répondre, mais la jeune fille le devance.
-Ah ouais ? Alors pourquoi tu ressembles tellement à une Moredhel ?
Je me tourne vers elle, et lui réponds avec le plus grand calme.
-Si vous avez un jour l’occasion de discuter avec d’autres elfes que moi, sachez qu’il serait préférable pour vous d’éviter de tenir ce genre de propos.
Le ton que je venais d’employer était bien plus froid que ce que j’avais voulu. Elle baisse les yeux vers son épée, visiblement mal à l’aise. Je me radoucis.
-Ne vous méprenez pas, ce n’était qu’une recommandation. Certains sujets ne doivent pas être abordés, et d’autres pourraient prendre cette remarque moins bien que moi…
Les yeux rivés vers le sol, la jeune fille ne dit plus un mot. Le dénommé Reyan semble attendre de voir la tournure que prendront les événements. Je réfléchis quelques instants à la meilleure façon de leur présenter mon identité sans déclencher de réaction disproportionnée. L’homme au masque rompt le silence.
-Tu dis être une Eldhel… Alors explique nous pourquoi tu es si… différente.
Je laisse passer quelques secondes avant de répondre.
-Avez-vous déjà entendu parler des renonçants ?
Il me fait signe que non. La fille me répond également par la négative. Je suis sur le point de poursuivre mes explications, quand le voix de Reyan s’élève.
-Ce sont d’anciens Moredhels, devenus elfes non ?
Je souris. Son intervention m’aidera peut être à convaincre les autres…
-Précisément… Il arrive parfois que certains Moredhels choisissent de quitter la voie des ténèbres. On pourrait appeler ça une… prise de conscience. C’est ce qui m’est arrivé.
L’homme masqué, toujours sceptique, me répond.
-Qu’est-ce qui nous dit que tu es vraiment une renonçante ?
-Si vous ne vous décidez pas à me faire un tout petit peu confiance, je ne pourrais pas vous convaincre. Mais je ne vois pas pourquoi je vous aurais aidé à repousser l’attaque des orques si j’avais été une Moredhel…
-Pour gagner notre confiance…
Une vague de souvenirs afflue dans mon esprit, tandis qu’un sourire sans joie passe sur mon visage.
-Croyez moi, les elfes noirs sont beaucoup moins subtils que ça... Si vous les aviez gênés en quoique ce soit, ils vous auraient tous tué au lieu d'essayer de se servir de vous...
L’homme semble réfléchir quelques instants, avant de relâcher la main de son épée. Il ne me confiera probablement pas sa vie, mais il n’a plus l’air de me considérer comme un danger immédiat, c’est un progrès…

Macros
Décidemment, la soirée était plutôt tumultueuse... D'abord des orques, puis une Morhedel repentie... Du moins nous l'espérions. Sans compter l'annonce de notre prochaine destination... Gnorgard. Mais par tous les démons de l'enfer, qui est l'idiot qui irait enlever quelqu'un à l'autre bout du pays! C'est totalement absurde! A pieds, le voyage pouvait nous prendre des semaines... Mais comment j'en étais arrivé là? Il y a une lune encore, ma vie était tellement plus simple... Et maintenant, je suis traqué par une bande de tueurs totalement cinglés, coincé avec des types qui apparemment n'ont que faire de ma compagnie, à l'exception du nain, qui quant à lui est loin d'être le compagnon de voyage idéal... Sans compter cette elfe, qui disait être une renonçante... Je ne savais pas quoi en penser, mais je n'avais nulle envie d'échapper aux assassins pour finir poignardé par les elfes noirs. Et tout ça pour aller sauver une paysanne des griffes d'une bande d'orques vivant à l'autre bout du royaume? Quelque chose ne devait pas tourner rond dans ma tête. Je me lève pour aller faire quelques pas...
-Eh, Reyan, où allez vous comme ça?
Manquait plus que lui, mon cher ami masqué...
-C'est Rey, bon sang! Et cesses donc de me vouvoyer, j'ai l'air si vieux ou si coincé, pour mériter ça?
-...
-Enfin, je vais faire un tour, je reviens dans quelques minutes.
Il se contenta de grogner quelque chose que je pris pour un acquiescement.
Je marchai un moment dans la nuit, profitant du calme pour essayer de réfléchir à ma situation. Il allait falloir faire contre mauvaise fortune bon coeur, plus le groupe était nombreux, plus les chances que je sois repéré diminuaient. Pour le moment, les suivre était la meilleure chose à faire. Et si ça se passait mal... eh bien je me débrouillerais seul, comme toujours.
Mais... Combien de temps est-ce que ça durera? Est-ce que les tueurs finiront par abandonner, ou bien continueront-ils leur oeuvre jusqu'à son accomplissement? Est-ce que je ne devrais pas plutôt trouver un moyen de régler cette affaire? Mais comment? C'était vraiment déprimant. J'allais devoir vivre comme ça, pour le restant de mes jours, regardant toujours par dessus mon épaule si une dague ne s'y trouve pas? Jusqu'à ce qu'un jour, le culte de Talos accomplisse enfin sa besogne? Je donnai un coup de poing rageur à l'arbre le plus proche. Je ne pouvais pas me laisser tuer comme ça!
Du calme. Pour l'instant, faire le mort. Même si ils n'abandonnent pas, leurs recherches seront plus relâchées avec le temps. Et une fois qu'une période suffisante se sera écoulée, je retournerai là bas et règlerai ceci une bonne fois pour toutes. Je trouverai un moyen. Il fallait que j'en trouve un. Je reviens tranquillement vers le campement.
-Me revoilà, j'espère ne pas vous avoir trop manqué?
Seul le silence me répondit.
-Toujours aussi bavards, à ce que je vois... Bon, je vais me coucher, moi, bonne nuit!

Je me réveille en début de matinée. Après un moment passé à émerger, je me lève et sors du campement. Je me demande si les autres dorment encore ou pas? Soudain, je me souviens que le nain dormait ailleurs... je devrais peut-être aller voir comment ça se passait pour lui? J'arrive bientôt à l'endroit où il avait monté sa tente... Pour voir que l'emplacement est vide. Je sens que cette histoire va être galère jusqu'au bout. Je retourne au campement annoncer la nouvelle.
-Eh, je sais que ça ne pas faire beaucoup de peine à la plupart d'entre vous, mais il semblerait que notre ami nain nous ai faussé compagnie... On fait quoi?
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Re: Les Chroniques des Lames Perdues

Message par Lena le Ven 26 Oct 2007 - 19:32

Maru
Ah ah ah ! Enfin libre, je suis pas mécontent de m'être enfin débarrassé de ces débiles ! Même si l'homme masqué et le voleur avaient l'air forts, mais ce dernier commençait à être chiant !
Quand je pense qu'ils doivent tous en train de se diriger vers pétaouchnok pendant que je trace la route devant tout le monde ! Bon, direction, l'Est !!
Euuh, mais, c'est où l'Est ? Merde j'ai pas de boussole moi ! C'est le voleur qui l'avait ! Alors, je sais que le lever du soleil c'est l'une des directions, je crois que c'est le... nord ! ARGH MAIS ON EST LE MATIN OU L'APRES MIDI ?!!
Reste calme ! Reste calme ! Il suffit d'aller au prochain village acheter une boussole, et de toute facon, dans ces conditions il faut toujours avoir son... CAILLOU MAGIQUE !! Sans vouloir faire trop de pub je dirais que c'est un des cailloux du jardin d'une fée du troisième âge ! Enfin... C'est ce que mon pépé m'a dit avant de quitter la maison, bon, l'heure de vérité ! On va vers la montagne.

Deux heures passent, et je suis toujours pas en vue d'un village ! Rien ! Mais, tient qu'est-ce que c'est que ça ? Une tanière dans une colline, en gros une motte avec une sorte de grotte, et un gobelin ! Evidemment j'aurais dû m'en douter.
Il charge vers moi, bien excité, mais j'esquive son coup et lui fous ma hache dans le dos, ce qui l'met KO. Maintenant que le gardien est dans les vapes, allons voir ce qu’il y a là-dedans ! Wouhou ! Une boussole ! Merci le caillou magique ! Ah et qu'est-ce que c'est que ça, sur la table, un coffret ! Trop cool ! Mais euh, oh merde, wahaAAAAAAAH !! Ah ben je suis bien dans la merde moi maintenant, accroché par les pieds dans un foutu piège à la con !
Mmh, un bruit ! Sûrement du people !
-Eeeeeeeh ! A l'aide ! Pitié !!
-Oh non !
Une voix d'homme, bon signe ça !
-Quoi oh non, ben quoi venez m'aider quoi merde !
-Eh ben dis donc, j'espère que tu profites de la vue !
-Oh non ! Rey ! Qu'est-ce que tu fous dans le coin ?!
-Eh ben je suivais ta trace quand j'ai entendu tes cris ! Pas malin d'être revenu tu sais !
Ah ben je suis retourné en arrière, merci le caillou magique !
-Ouais, ouais, c'est ça ! Et pourquoi tu me suivais d'abord ?
-Parce que tu nous as indiqué la mauvaise route ! Je suis un acteur, donc je connais les menteurs ! C'est pas au vieux singe qu'on apprend à faire la grimace !
-(soupir) Allez détache moi !
-Donne moi une bonne raison de te détacher ! Tu sais que tu fais très bien en décoration ?
-Je connais la vraie direction, et je ferai le chemin avec toi si ça peut te rassurer de ma bonne foi !
-Ca me parais juste !
Aïe ! Ca fait mal de tomber !
-Aaah, ben c'est mieux comme... que-que-quoi !!! Qu'est-ce qu'elle fait là l'elfe !!
-Disons que son aide nous sera utile !

Mélanie
Reyan revint de son petit tour du côté de son compagnon le nain…
-Eh, je sais que ça ne pas faire beaucoup de peine à la plupart d'entre vous, mais il semblerait que notre ami nain nous ai faussé compagnie... On fait quoi?
-Comment ça il nous a faussé compagnie ? s’exclama Linyia.
-Bah il y a plus rien là haut. Il est parti avec la carte.
-Bah de toute manière, on sait où il faut aller, dit-elle. Si il croit…
-Il ne nous a pas donné la bonne direction, dis-je.
-Quoi ? s’exclama-t-elle de nouveau.
-Exactement, dit Reyan. Il faut que tu apprennes des choses sur les nains. Ils sont les créatures les plus hypocrites du monde.
-Et on fait quoi donc ? demanda-t-elle.
-On va suivre les traces qu’il a laissé, dis-je.
-C’est ce que j’allais proposer, dit Reyan. Les nains sont pas très doués pour éviter de laisser des traces de leur passage.
Nous prîmes donc la route et après une demie journée de marche silencieuse, nous entendîmes des cris.
-Eeeeeeeh ! A l'aide ! Pitié !!
-Oh non, s’exclama Reyan.
Nous continuâmes d’avancer et nous rendîmes compte qu’il s’agissait du nain. Il était attaché dans les airs par les pieds… Ce qui amusa grandement Linyia qui tenta de se retenir de rire.
-Quoi oh non, ben quoi venez m'aider quoi merde !
-Eh ben dis donc, j'espère que tu profites de la vue !
-Oh non ! Rey ! Qu'est-ce que tu fous dans le coin ?!
-Eh ben je suivais ta trace quand j'ai entendu tes cris ! Pas malin d'être revenu tu sais !
-Ouais ouais, c'est ça ! Et pourquoi tu me suivais d'abord ?
-Parce que tu nous a indiqué la mauvaise route ! Je suis un acteur, donc je connais les menteurs ! C'est pas au vieux singe qu'on apprend à faire la grimace !
-Allez détache moi !
-Donne-moi une bonne raison de te détacher ! Tu sais que tu fais très bien en décoration ?
-Je connais la vraie direction, et je ferai le chemin avec toi si ça peut te rassurer de ma bonne foi !
-Ca me paraît juste ! dit-il en se tournant légèrement vers moi.
J’acquiesçai légèrement et Reyan coupa la corde qui retenait le nain prisonnier. Celui-ci tomba à terre et se releva aussitôt en se massant le crâne.
-Aaah, ben c'est mieux comme... que que quoi !!! Qu'est-ce qu'elle fait là l'elfe !!
-Disons que son aide nous sera utile ! répondit Reyan.
-Et les deux autres zigotos ?
-Les deux zigotos comme tu dis, ils vont faire le chemin avec vous aussi, dit Linyia.
-Bon, maintenant qu’on a retrouvé le nain, je crois qu’il serait juste que nous jetions un coup d’œil au parchemin dérobé aux orques, dis-je. Histoire de vérifier que notre compagnon la demie-portion ne cherche pas à nous doubler une fois de plus.
-Toi l’épouvantail, c’est pas à toi de décider ! rétorqua-t-il.
-Tu préfères peut-être voir mon épée en travers de ta gorge ? menaçai-je en sortant légèrement la lame de mon fourreau.
-OK OK ! Voilà le parchemin, dit-il en nous le tendant.
Nous regardâmes le parchemin attentivement. Il avait essayé de nous envoyer dans la direction opposée… Pas étonnant…
-Bon, nous devrions reprendre la route, dis-je. Inutile de perdre plus de temps.
Nous reprîmes donc la route. Avant la tombée de la nuit, nous arrivâmes près d’une cascade au pied de laquelle se trouvait un étang. L’eau était clair.
-On va se mettre un peu plus loin, dis-je.
-Pourquoi on ne reste pas près de la cascade ? demanda Linyia.
-Tu préfères peut-être que Reyan se rince l’œil si tu as envie de te rafraîchir ?
-He ! Je suis pas ce genre de type !
-Non, je préfère pas… T’as raison, on va un peu plus loin…
-Je vois que la confiance règne… Merci beaucoup !
Nous marchâmes pendant encore un instant puis installâmes le campement. Pendant que Reyan s’occupait du feu, j’allai à la cascade sans me faire remarquer. L’eau était incroyablement limpide. Je me déshabillai complètement et retirai mon masque. Je sentis l’air frais me frôler le visage… Ce que ça faisait du bien…
Je plongeai dans l’eau et nageai jusqu’à la cascade. J’avais toujours aimé nager… C’était si agréable… Dans l’eau, j’oubliais tout… A croire que j’aurais dû être un triton et non un humain… Je montai sur un rocher sous la cascade et laissai l’eau couler sur moi. Elle était incroyablement fraîche. Je la sentais glisser le long de mon corps, sur mes muscles qui se détendaient au fur et à mesure.
Après un quart d’heure, je plongeai de nouveau et retournai vers mes affaires. Je sortis de mon sac une serviette et m’essuyai avant de me rhabiller. Finalement, je remis mon masque…
Crac…
Je me retournai vivement. Une silhouette s’enfuyait… Je la poursuivis et la rattrapai rapidement. Je la plaquai contre un arbre en posant ma main sur sa bouche pour qu’elle ne crie pas… Je reconnus Linyia tout de suite.
-Hum…
-Tu as vu ? demandai-je.
-…
-Est-ce que tu as vu mon visage ?
Elle fit un léger signe d’acquiescement, de la peur dans les yeux.
-Si jamais tu le dis à quelqu’un, je te tue. Tu m’as bien compris ?
De nouveau elle acquiesça. Je la lâchai et m’éloignai de quelques pas.
-Pourquoi tu caches ton visage ? Tu n’as pourtant pas à en avoir honte.
-C’est une longue histoire…
-J’ai tout mon temps…
-Qui ne te regarde pas ! dis-je d’un ton plus dur que je ne l’aurais voulu.

Emma
-Qui ne te regarde pas !
Son ton dur, et agressif me fit mal, mais je n’en laissai rien paraître. Ou du moins, j’essayai.
-Bon, tu me laisses, maintenant ? J’aimerais pouvoir me baigner, moi aussi.
Alastar me regarda avec étonnement, semblant sur le point de dire quelque chose, mais il tourna les talons, et se dirigea vers le campement. Décidemment, j’avais vraiment du mal à cerner cet homme, et à le comprendre : un instant il s’ouvrait, et me paraissait proche, mais c’était pour mieux se refermer l’instant d’après. Et puis pourquoi cachait-il son visage? Mieux valait ne plus y penser, vu l’état dans lequel il s’était mis…
Un peu plus tard, alors que je me rhabillais, mon œil fut attiré par une ombre singulière se déplaçant à travers le bois. Comme elle se rapprochait, je reconnus une silhouette humaine, et me précipitai vers elle, mais ne pus la rattraper. Des traces de sang jonchaient le sol : plutôt rapide pour un mourrant ! Mais il réapparaîtra forcément un jour ou l’autre…
Je retournai donc au campement, appréhendant quelque peu mes retrouvailles avec Alastar. Au fond, j’avais violé son secret, et n’aurais pas dû agir ainsi. Je m’étais montrée beaucoup trop curieuse. Je voulais lui présenter mes excuses, mais il ne se trouvait pas avec les autres. Je m’installai alors près du feu, et repensai à l’intrus du lac.
-Alors, cette baignade romantique, dans l’eau claire de la cascade ?
Je sursautai : je n’avais pas vu Reyan, assis lui aussi devant le feu, et dévorant un morceau de viande grillée. Je lui lançai un regard noir, espérant qu’il comprendrait que je n’étais pas d’humeur à bavarder. Peine perdue.
-Quoi, tu t’es disputée avec ton amoureux ? Mais t’inquiète pas, ça arrive à tous les couples !
-En parlant de couple, ça marche avec ta chère Elfe ?
Je désignai Astarielle du menton. Elle était assise seule, un peu plus haut, à l’exact opposé du nain. Rey sourit, et haussa les épaules. Ce type avait beau être un nobliau prétentieux et maniéré, il m’était tout de même sympathique. A cet instant, le nain se leva, et se dirigea vers la forêt.
-Tu crois qu’on peut lui faire confiance ?
-Même pour un nain, il n’est pas débile au point de tenter deux fois le même coup foireux. Et puis ça l’avancerait à rien, maintenant qu’on connaît la vraie destination des orques.
-Mouais… N’empêche, je me méfie de lui…
-Mais y a-t-il quelqu’un ici dont tu ne te méfie pas ?
Sa question ambiguë, et le regard qu’il me lança me mirent mal à l’aise. Mais mon mystérieux observateur du lac me sauva la mise : c’est le moment qu’il choisit pour sortir du bois, et venir s’effondrer à nos pieds.
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Re: Les Chroniques des Lames Perdues

Message par Lena le Ven 26 Oct 2007 - 19:33

Macros
J'étais en train de discuter au coin du feu avec Linyia, lorsqu'un inconnu fit irruption dans la clairière... pour s'effondrer comme une masse. Allons bon, voilà autre chose. A en juger par le sang qu'il perdait, il devait être sacrément mal en point... Je me penche vers lui et commence à l'examiner, vite suivi par Linyia et l'elfe, le nain et Alastar restant invisibles. Je ne suis pas un expert en premiers soins, mais je savais reconnaître une blessure par lame quand j'en voyais une... Et cet homme n'en avait pas qu'une. L'elfe semblant la plus compétente de nous trois pour gérer ce genre de cas d'urgence, elle prend le commandement des opérations, s'efforçant de faire des bandages improvisés tandis que je me charge de nettoyer certaines plaies. Au bout de quelques minutes, il apparaît évident que nous ne pouvons pas faire beaucoup plus. Nous l'allongeons près du feu, sans connaissance, en espérant que cela suffise...
D'où sort ce type? Rien dans son apparence ne permettait de l'identifier. Ses habits étaient de bonne facture, sans pour autant le classer parmi les couches les plus aisées de la société, il avait le teint légèrement bronzé des habitants de Karia, une taille moyenne, sans doute pas beaucoup plus d'1 mètre 70... Et ses possessions semblaient être réduites à la portion congrue. Il allait sans doute falloir attendre son réveil pour en apprendre davantage... Qui avait pu vouloir le tuer, et pourquoi? Une chose est sûre - et cela ne me rassurait que modérément - il ne s'agissait sans doute pas de mes propres poursuivants. Les dagues des tueurs de Talos étaient connues pour tuer en quelques instants. Toutefois, ils ont de l'aide de la guilde des vol....
Une pensée me traverse l'esprit. Et elle est loin d'être agréable. Linyia. Si elle a des contacts avec la guilde des voleurs, et qu'elle apprend qu'une récompense est offerte pour toute information sur un dénommé Reyan de Kercyan... Merde. Qu'est-ce qui m'a pris de donner si facilement mon vrai nom! Est-ce que le fait de changer de royaume m'avait trop mis en confiance? Génial, voilà que je mâche le travail à ceux qui veulent ma peau, maintenant. Je n'avais plus qu'à espérer que Linyia travaillait en indépendante, sans contacts avec la guilde... Ou que l'information me concernant ne lui soit jamais transmise. Il semblait que ma survie allait entièrement dépendre de la chance, et je détestais ça.
-Rey? Tu vas bien?
Je m'efforce de faire bonne figure.
-Oui, oui, c'est l'odeur... Par tous les dieux et leurs putains, ce type pue!
-Je ne pense pas que ce soit entièrement de sa faute...
-Oui, sans doute. Bon, je vais chercher nos deux brebis égarées, histoire de les mettre au courant de tout ce ramdam...
Quelle galère, cette histoire...

Mélanie
Je m’éloignai de la cascade… J’aurais dû me montrer plus prudent… Maintenant, elle avait vu mon visage… Tout ce que je souhaitais, c’était qu’elle l’oublie et qu’elle ne cherche plus avant la raison de tout… Je n’avais guère envie de partager mes sentiments et ma vie avec quelqu’un d’autre que moi-même…
En entendant la voix de Reyan dans le camp, je décidai d’aller d’un autre côté. J’avais besoin de solitude… Qu’est-ce qui m’avait pris de commencer ce voyage avec tous ces gens… Un visage apparut devant mes yeux ouverts, comme un songe éveillé… Je me secouai la tête avant d’avoir deviné à qui appartenait ce visage… Je m’étais promis… Plus jamais… Pas avant de l’avoir retrouvé et de savoir comment…
Je ne savais pas depuis combien de temps j’avais quitté le camp, mais la voix de Reyan me ramena à la réalité.
-Eh ! Alastar !
Je me retournai, et fus surpris en découvrant un Reyan tout essoufflé.
-Que se passe-t-il ?
-Il faut que tu reviennes au camp. Il y a un truc qui est arrivé…
-Un truc ? Quel truc ? dis-je inquiet sans vraiment savoir pourquoi.
-Quelqu’un est blessé…
Mon sang ne fit qu’un tour… Je me mis à courir vers le camp… Qui était blessé ? Je ne savais pas, mais je n’aimais pas ça… Reyan ne me suivait pas… Je ne savais pas ce qu’il faisait et je m’en moquais un peu à vrai dire…
J’arrivai au camp. Linyia et l’elfe étaient affairées autour d’un corps… Pas celui du nain en tout cas. Je m’approchai, rassuré sans savoir pourquoi encore une fois…
-Qui est-ce ? demandai-je en regardant le corps.
-On ne sait pas, dit Linyia. Pour savoir, il faut attendre qu’il se réveille.
-Hum…
Je m’accroupis près du corps. L’homme respirait calmement… Mais il portait de sacrées blessures. Des lames, sans aucun doute… Mais de qui ?
Je me relevai et allai m’asseoir sur un tronc tombé en attendant que Reyan revienne. A plusieurs reprises, je remarquai le regard de Linyia se poser sur moi puis se détourner… Puis, après un moment de visible hésitation, elle vint vers moi et se planta droite devant moi.
-Ecoute, je voulais m’excuser pour tout à l’heure… Je me suis mêlée de ce qui ne me regardait pas.
-Content que tu t’en sois rendu compte, dis-je simplement.
-Sans rancune ? demanda-t-elle en tendant la main.
-Oublie tout, c’est tout ce que je te demande, dis-je en me relevant pour m’éloigner sans prendre sa main.
-Ah non alors ! dit une voix en s’élevant. Encore un plouc en plus.
Je m’approchai du nain qui venait d’arriver avec Reyan.
-Je croyais t’avoir dit que je ne voulais plus t’entendre hurler dans la forêt ?
-Ouais, ouais… Mais c’est quoi encore ce truc ? se plaignit-il.
-On en sait autant que toi, alors tu ferais mieux de te taire, et de te rendre utile, dit Linyia agacée.

Arya
Cela faisait plusieurs jours, voir 6 mois que j'avais fui ma patrie, il avait essayer de me rattraper mais je fus plus rusée, je n'aurais pu dire où j'étais et pourquoi je m'étais autant emportée envers ma tante, ce qui est sur jamais je ne retournerais là-bas !
Cela faisait 6 mois que Arya marchait sans s’arrêter malheureusement elle était seule et perdue. Elle avait manqué de se faire attaquer par des brigands de passage, où de se faire dévorer par les animaux féroces qui hantent les bois sombrent. Pour elle vivre devait être la seule chose qui lui restait elle n'avait rien d'autre, épuisée et se nourrissant de ce qu’elle pouvait ceci l'avait mise dans un piteux état...
Soudain elle entendit les bruits d'un campement et décida d'aller voir, elle vit différentes personnes qui parlaient fort, elle se dit qu’elle pourrait leur demander de l'aide, elle s'approcha sans faire de bruit mais elle fit craquer une branche et toutes les personnes regardèrent dans sa direction.
-OUPS!

Macros
Nous tenions un conciliabule concernant la suite des évènements. Notre ami moribond n'avait toujours pas repris connaissance, mais nous étions incertains de la conduite à tenir. Toutefois, l'elfe semblait assez pessimiste sur ses chances de rétablissement si il était laissé ainsi.
-Vous connaissez le pays mieux que moi, j'imagine. Il n'y a pas un village ou une ville, pas trop loin?
Linya me regarda d'un air surpris.
-Tiens, tu ne viens pas de Karia? C'est vrai que j'avais cru entendre un très léger accent...
La gaffe. Continue comme ça, Rey, tu pourrais même leur faciliter la tâche en te passant une corde autour du cou...
-Non, je suis Lorélien. Mais je voyage beaucoup. Alors, vous savez, ou pas?
Alastar prit la parole.
-Je crois qu'il y a une petite ville à une demi-journée de marche. Je ne me souviens plus du nom.
-On perd du temps, on a qu'à le laisser là s'débrouiller, ce type!
-Suggestion rejetée!
Tout à coup, un craquement de bois mort se fit entendre. Alastar dégaina sa lame en un éclair tandis que l'elfe bandait son arc en direction des fourrés. Encore des orques? Ou peut-être les agresseurs de l'homme venus finir le travail... Une silhouette solitaire apparut, suivie de près par un braillement bien caractéristique.
-'Tain, c'est pas vrai, encore une bouffeuse de salade!
Je devais admettre que ces bois devenaient surpeuplés. Je commençai à croire tous ceux qui m'avaient répété dans ma jeunesse que j'avais un don pour attirer les ennuis...
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Re: Les Chroniques des Lames Perdues

Message par Lena le Ven 26 Oct 2007 - 19:34

Mélanie
Un craquement de branche… Sans même réfléchir je dégainai mon épée et l’elfe banda son arc. Une silhouette apparut alors… Une autre elfe. Mais pas une Moredhel à première vue… Je gardai cependant mon épée sortie.
-‘Tain ! s’écria le nain. C’est pas vrai, encore une bouffeuse de salade !
-Qui es-tu ? demandai-je à la nouvelle venue d’un ton brusque.
-Je suis désolée de vous importuner… Je me nomme Arya Yukié Tylanhnem. Je n’avais pas l’intention de vous effrayer… Je cherchais juste un endroit où me reposer lorsque j’ai entendu vos voix et vu votre feu…
-Et tu crois quand même pas qu’on va t’accueillir les bras ouverts, s’insurgea le nain.
-Toi tu ferais mieux de te taire, dit Reyan. Apprend à être plus aimable avec la gente féminine.
-Je… commença l’elfe.
-Ne vous en faites pas ma chère, dit Reyan. Vous êtes la bienvenue dans notre petit groupe.
-Merci beaucoup…
Un grognement s’éleva doucement derrière nous. Nous nous retournâmes et découvrîmes que l’inconnu s’était redressé se tenant la tête dans les mains.
-Ah bah il est réveillé celui-là ! dit le nain.
-Qui êtes-vous ? demanda Reyan alors que le jeune homme relevait la tête.
-Je…
Mais il s’arrêta net dans sa phrase en posant son regard sur Linyia. Je fronçai les sourcils.
-Qu’est-ce qu’il y a ? Tu veux mon portrait peut-être ? s’agaça la jeune voleuse.
-Tu ne me reconnais pas Linyia ? C’est moi Philius !
Je vis Reyan pâlir alors que le jeune homme tentait de se relever. Linyia mit ses mains devant sa bouche pour étouffer un cri avant d’aller se jeter dans les bras du jeune homme qui se retrouva de nouveau assis. Et sans que je sache pourquoi, cela me déplut profondément.
Je n’arrivais pas à savoir pourquoi je ressentais toutes ces sensations, mais cela m’agaçait au plus haut point de ne pas me comprendre moi-même…
-On pourrait nous expliquer, dit le nain.
-Pardonnez-moi, dit Linyia en se détachant du jeune homme, un air gêné au visage. Je vous présente Philius Garvinor. C’est un ami d’enfance… Mon Dieu, mais je n’aurais jamais pensé te revoir…
-Moi non plus… Quand tu as quitté le village, j’étais désespéré…
-Tout ça est bien joli, dis-je en rangeant finalement mon épée, mais pourrait-on savoir ce que tu faisais dans la forêt et d’où te viennent toutes ces blessures ?
-Je me suis fait attaquer par des orques… J’ai réussi à m’enfuir, mais ils m’ont poursuivi un moment avant d’abandonner…
-D’abandonner ? dis-je surpris. Les orques n’abandonnent jamais une proie.
-En tout cas ils ont cessé de me poursuivre.
-Bah, il a pas l’air trop mal en point en tout cas… dit Reyan.
-Bon, on y va. On a du chemin à faire jusqu’au prochain village.
-C’est vrai, acquiesça Reyan.
Nous partîmes donc, emmenant avec nous nos deux nouveaux compagnons. Je pris la tête de la marche, comme la fois précédente. J’entendais des bribes de conversations de Linyia et de son ami et serrai le poing sans m’en apercevoir… Mais qu’est-ce qui m’arrivait… D’où me venaient ces réactions complètement stupides…
Durant notre marche, Reyan vint près de moi.
-Dis-donc, tu lui fais confiance toi à ce nouveau ?
-Pas plus qu’à toi, dis-je simplement.
-Bah je te remercie…

Macros
Après plusieurs heures de marche, notre petit groupe arriva au village indiqué par Alastar. Nous avions décidé d’être là-bas pour discuter plus avant avec notre nouveau compagnon de route… (et savoir si accessoirement, celle-ci allait continuer à nous suivre) Quant à l’ami de Linyia, malgré l’amélioration de sa santé, il nécessitait encore des soins. Notre troupe hétéroclite fit son entrée dans le bourg. Tandis que Linya s’enquérait de l’emplacement de la maison de soins, je m’éloignai du groupe.
-Où allez-vous, Reyan ?
-Trouver une taverne accueillante, quelle question. Je ne pense pas que vous ayez besoin de moi immédiatement, et je ne pense pas non plus énormément vous manquer, n’est-ce pas ?
Alastar haussa les épaules et me laissa aller.
J’avais décidé de m’éloigner un peu des autres membres du groupe. Ils pourraient bien survivre sans moi quelques heures, et nul doute que pour certains, moins ils me voyaient, mieux ils se portaient. De plus, cet endroit semblait posséder une taverne à l’allure engageante. Je pénétrai dans le bâtiment et commandai un verre de vin, avant d’observer les environs. Je repérai assez vite quelque chose de fort intéressant. Trois hommes à une table disputaient une partie de Bezat. Je me levai et allai les accoster.
-Pardon de mon intervention, mais seriez-vous disposé à accueillir un joueur supplémentaire ?
L’homme à qui je m’étais adressé sourit et me désigna une chaise. Je remarquai un détail peu commun : ses oreilles étaient celles d’un elfe. Toutefois, il portait aussi une barbe de quelque jours, alors que cette race était réputée imberbe… L’homme répondit à ma question muette.
-Mon père était un humain et ma mère une elfe. J’ai donc des attributs propres aux deux races… Au fait, je me nomme Aidan. Et vous ?
-Rey. Enchanté.
Un demi-elfe… plutôt rare. Mais le courant n’avait pas mis longtemps à passer. Ce n’était pas pour rien que la plupart de mes amis à Athakla avaient été rencontrés dans une taverne… Il me désigna les deux autres joueurs, à l’aspect moins engageant, me faisant penser aux videurs des lieux mal famés.
-Voici Werb. Et lui, c’est Micaeyr. Nous nous sommes rencontrés il y a quelques heures et avons découvert une passion commune pour les cartes…
Le dénommé Werb grogna.
-Bon, on continue, oui ou non ?
Je me carrai contre ma chaise et vidai mon verre. Ca va être intéressant…

***

-Par les dieux, que quelqu’un fasse quelque chose, ou il nous mettra tous sur la paille !
La remarque, mi-amusée, mi-résignée, venait du dénommé Aidan. Le fait était qu’aucun des trois hommes n’était un joueur professionnel, et que j’avais déjà pu engranger une somme suffisante pour me payer l’auberge pour toute la semaine. Finalement, l’un des hommes quitta la table d’un air dégoûté, suivi peu après par son comparse, me laissant seul avec Aidan. Je battis le paquet de cartes.
-Une nouvelle partie ?
L’autre déclina en riant.
-Je préfère m’arrêter tant que j’ai encore de quoi me payer une chambre ! Mais que diriez-vous de faire plus ample connaissance autour d’un verre de vin ?
J’eus un petit sourire.
-C’est un programme qui me va parfaitement.
Le demi-elfe sortit une bouteille de son sac, et nous trinquâmes. J’avais le sentiment que lui et moi étions du même monde, je me sentais bien plus à l’aise avec cet homme qu’avec mes compagnons de route. L’homme engagea la conversation.
-Vous n’êtes pas d’ici, n’est-ce pas ? Vous êtes en voyage ?
-On peut dire ça. Disons que je suis ici pour raisons personnelles.
Je restais le plus vague possible sur ce point. Mieux valait rester prudent, tout de même…
-Mais vous-même, vous devez être dans le même cas que moi ?
-Bien vu. En ce qui me concerne, c’est plus par raisons professionnelles.
Je me resservis un verre avant de l’interroger.
-Quel est votre métier ?
-Je suis chasseur de trésors, dirons nous. Karia est une terre pleine d’opportunités, de ce point de vue, les ruines abondent, dans la région.
-Un métier intéressant.
-Plus que vous ne le croyez. Et vous-même ?
Je haussais les épaules.
-Actuellement, je travaille comme simple mercenaire… il faut bien gagner son pain, n’est-ce pas ? Même si les parties de cartes font un bon complément…
Aidan éclata de rire.
-Il me semble que vous pourriez gagner votre vie uniquement de cette manière !
Je lui retournai un sourire. Le fait est que ça avait été le cas, par le passé…
-Néanmoins, vous n’avez pas l’apparence d’un mercenaire, Kercyan… Je ne sais pas, vous semblez trop… citadin, pour ce genre de vie…
-Les circonstances…
Je me raidis soudain.
-Je ne vous ai pas donné mon nom…
Aidan sourit, mais cette fois, il me paraissait dépourvu de toute chaleur.
-Oh, vraiment ? Vous avez raison, il m’a été donné par un ami commun…
Merde ! Je n’ai pas été suffisamment sur mes gardes… Mais il est seul, je peux le tuer, au besoin… Je conservai une façade de calme.
-Ah ? Et quel est donc cet « ami commun » ?
L’autre fit mine de réfléchir.
-Voyons… Il me semble que c’est le duc de Cormyr qui m’a parlé de vous… Il aimerait beaucoup vous rencontrer, vous savez ?
Mon cœur se glaça. Je commençai à ressentir une étrange torpeur…
-Vous… vous n’êtes pas un serviteur de Talos. Ce n’est…
-Allons… Je ne suis pas un homme croyant, mais je suis un homme cupide. Mon véritable métier est chasseur de primes, Reyan de Kercyan.
Je déplaçai légèrement ma chaise de façon à pouvoir dégainer ma rapière plus facilement. Toujours cette torpeur ! Je secouai la tête pour m’éclaircir les idées.
-Je croyais que seul le culte de Talos en voulait à ma tête…
-A l’origine, c’était vrai. Mais quand il a appris que vous étiez le seul survivant, notre ami duc a offert une prime assez conséquente pour vous avoir vivant. Bien sûr, il est impossible d’annuler le contrat proposé aux membres du culte, c’était donc à qui vous trouverait le premier… Vous avez de la chance, vous vivrez plus longtemps que si vous aviez été rattrapé par les fanatiques…
Je renversai la table d’un coup de pied avant de dégainer ma rapière, mais… si lent… Mes mouvements étaient bien plus lents que d’ordinaire. Le demi-elfe me saisit le poignet avant de le tordre, me faisant lâcher l’arme.
-Allons, vous devez bien vous douter que j’ai pris des précautions… Vous valez bien plus vivant que mort, je devais donc m’assurer que vous soyez calme pour le début du voyage…
Le vin… Le vin était drogué… Je commençai à voir flou. Merde !
-Vous allez dormir une journée entière. Quand vous vous réveillerez, nous serons déjà en route vers Cormyr… Le duc prendra soin de vous, ne vous inquiétez pas…
Ordure… Je tenais à peine sur mes jambes. Je bougeai légèrement le poignet. Encore un peu… Il est si proche…
-Vous pourrez méditer sur les risques du métier d’acteur dans vos rêves, Kercyan. Je ne préfère pas imaginer ce que mon employeur va vous faire…
Mon poignard sortit de ma manche et je bondis sur lui, poussant un cri de rage inarticulé. Je vois la surprise dans ses yeux. Il devait penser que je n’avais plus la force pour une telle action. Mais au moment où je m’apprête à lui plonger ma dague dans le cœur, je suis ceinturé par quatre bras robustes. Je reçois un coup de poing en plein estomac, qui me fait tomber à genoux. La voix d’Aidan atteint mes oreilles, semblant venir de très loin…
-Au fait, Werb et Micaeyr sont mes… assistants. Dommage, de Kercyan, vous y étiez presque. Faites de beaux…
Je perdis connaissance avant la fin de la phrase.
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Re: Les Chroniques des Lames Perdues

Message par Lena le Ven 26 Oct 2007 - 19:37

Mélanie
Une fois que nous fûmes arrivés en ville, nous nous séparâmes. Reyan alla dans une taverne, le nain alla se promener. Je ne sais pas où allèrent les elfes. Mais je décidai cependant d’accompagner Linyia et son ami à la maison de soins… Linyia en fut étonnée mais je ne répondis rien à son regard interrogateur… Que répondre lorsque moi-même je ne savais pourquoi j’agissais ainsi ?
Vraiment, cela m’agaçait au plus haut point de ne pas me comprendre…
-Que puis-je faire pour vous ? demanda une vieille femme alors que nous entrions tous les trois.
-Mon ami est blessé, dit Linyia. Est-ce que vous pouvez le soigner ?
-Montrez-moi ces blessures…
La vieille femme examina Philius et l’emmena s’asseoir sur un lit.
-Je vais le garder ici pendant quelques heures, dit-elle. Le temps de lui apposer quelques onguent et ensuite vous pourrez revenir le chercher, il sera en pleine forme.
-D’accord, dit Linyia. Merci.
-Linyia ! dit Philius. Promet-moi de revenir me chercher. Maintenant que je t’ai retrouvé, je te lâche plus.
-Promis, dit-elle en souriant.
Nous sortîmes sous le regard amusé et attendri de la vieille femme. Un instant, Linyia et moi marchâmes silencieusement dans les petites rues de la ville. Nous arrivâmes enfin à l’orée d’un petit bois.
-Je peux savoir pourquoi tu nous as accompagnés ? demanda soudain Linyia.
Je ne répondis pas tout de suite… Je cherchais mes mots… Pour la première fois, je ne savais pas vraiment comment répondre…
-Pourquoi ? Ca t’as dérangé ?
-Non… Mais je me posais juste la question… Tu es toujours si solitaire et là tu m’accompagnes avec mon ami. Tu es vraiment difficile à cerner.
-Tu n’as pas besoin de me comprendre, dis-je agacé.
-Tu… Tu es vraiment agaçant, murmura-t-elle pour n’être entendu que de moi seul. Chaque fois qu’on essaye de te comprendre, tu te refermes sur toi-même. Ca ne te fatigue pas de jouer ce rôle ? Tu n’as pas envie de te rapprocher des autres ? C’est comme ce masque que tu portes tout le temps. A quoi il te sert ? Tu n’as pourtant pas le visage défiguré ou laid.
-Tu ne pourrais pas comprendre…
-Qu’est-ce que tu en sais ? Comment peux-tu le savoir sans me dire pourquoi tu fais tout ça ?
-Je ne veux pas mêler d’autres personnes à ma vie.
-Et pourtant tu ne pourras pas faire autrement. En voyageant tu rencontres des gens que tu mêles forcément à ta vie. Il n’y a qu’à regarder le petit groupe que nous formons. En quelques jours à peine nous nous sommes tous réunis. Et finalement tu t’habitues bien à notre présence, non ?
-Je n’ai pas fait ce groupe volontairement.
-Non, c’est vrai, mais tu ne t’en écartes pas non plus, parce que ça te plaît finalement de ne pas être seul.
Je m’arrêtai et la regardai dans les yeux… Est-ce que ça me plaisait ? Etait-ce pour ça que je restais avec eux ? Est-ce qu’elle avait raison ? J’étais resté près de 15 ans seul, à errer dans le royaume… Ca ne m’avait pas dérangé… Mais maintenant, il était vrai que de voyager accompagné de ces personnes ne me dérangeait pas non plus… Y prenais-je pourtant du plaisir ? Je n’en savais rien…
-Quel âge as-tu ? demandai-je alors.
Linyia parut étonnée par ma question.
-24 ans, pourquoi ?
-Comment est-ce que tu peux dire des choses si… si… de telles choses alors que tu n’as que 24 ans ?
La jeune femme détourna le regard en continuant de marcher. Elle avait rougit et ses yeux reflétaient désormais un étrange mélange de tristesse et de dégoût.
-Ce n’est pas parce que je suis jeune que je n’ai pas vécu, dit-elle simplement.
Elle n’eut pas besoin d’aller plus loin, j’avais bien compris qu’elle avait vécu des moments difficiles… Mais je ne pouvais pourtant pas deviner quoi…
-Tu veux que je te parle de moi, dis-je. Mais tu restes tout aussi mystérieuse sur toi-même que moi.
-Je sais… ce n’est pas logique… Mais…
Elle croisa ses bras autour de ses épaules et je la vis frissonner. Je m’approchai d’elle et la tournai vers moi. Ses yeux étaient emplis de larmes. Sans plus réfléchir, je l’entourai de mes bras et la serrai contre moi. Je sentis ses larmes couler sur mes vêtements. Pourtant, elle restait silencieuse… Je ne savais pas ce qu’elle avait pu endurer, mais ce qui était certain, c’était que cela lui avait appris à pleurer sans le montrer…
Nous restâmes un moment ainsi, serrés l’un contre l’autre… Mais je sentis monter en moi quelque chose… Cette fois, je savais ce qui m’arrivait… Je m’écartai de Linyia et allait appuyer mes mains sur un tronc pour essayer de me ressaisir… Je respirai calmement en fermant les yeux pour essayer de garder le contrôle de moi-même… Non…
-Alastar ? dit Linyia en s’approchant. Ca ne va pas ?
-Ne t’approches pas de moi… balbutiai-je.
-Mais… Qu’est-ce que tu…
-Je ne veux pas te faire de mal, alors éloigne-toi de moi.
-Je ne comprends pas…
Se calmer… Rester maître de soi-même… Oublier ce qu’il y avait autour de moi… Une main se posa sur mon bras… Je tremblai…
-Je t’en prie… dis-je. Eloigne-toi de moi…
-Mais…
-Fais ce que je te dis, dis-je en tournant le visage vers elle.
Elle recula en voyant mon regard et s’enfuit en courant. Je fermai de nouveau les yeux et appuyai mon visage contre le tronc… Rester calme… Je comprenais enfin ce qui m’arrivait… Ces sentiments si étranges que je ressentais envers elle… Je l’aimais… Je n’en avais pas le droit… Je le savais pourtant… Pourquoi l’aimais-je ? Ca ne ferait que la faire souffrir… Je le savais pourtant…
Il fallait que je le retrouve… Avant de commettre l’irréparable…
Je m’assis contre le tronc d’arbre, finalement calmé… Heureusement qu’elle était partie… Je ne voulais pas lui faire de mal… Je ne supportais pas cette idée…
Trois hommes sortirent de la ville, portant un lourd paquet… duquel dépassait un bras… Au vêtement, je reconnus le corps de Reyan… Cela ne me disait rien, d’autant plus que les hommes s’enfonçaient dans la forêt…
Je les suivis un moment, jusqu’à ce qu’ils s’arrêtent. Ils posèrent leur paquet par terre.
-Bon Dieu ce qu’il est lourd !
-Il fait pas son poids le bougre !
-Reprenez-le sur vos épaules et on repart, dit un barbu aux oreilles pointues.
Un demi elfe… Et celui-là, je le connaissais… C’était Aidan, un chasseur de prime… Je dégainai mon épée et avançai.
-Désolé, Aidan, mais je ne peux pas te laisser aller plus loin.
-Alastar ! En voilà une surprise… Tu cherchais Reyan aussi ?
-Qu’est-ce qui te fait dire ça ?
-Eh bien, ce ne doit pas être une coïncidence que tu sois justement à l’endroit où il est.
-Tu as raison, et c’est bien pour ça que je ne peux pas te laisser l’emmener.
-Alors, tu vas devoir te battre, mon ami.
Je me mis en position. J’avais besoin de me défouler. Ces types tombaient bien…
Je ne mis pourtant pas longtemps à m’en défaire et ils furent expédiés en Enfer en moins de trois minutes. Quant à Aidan, voyant que ses hommes ne faisaient pas le poids, il décida de prendre la fuite. Grand bien lui en prit pour sa vie.
Après avoir fouillé les deux corps pour prendre ce qui pourrait se révéler nécessaire, je pris le corps de Reyan qui était bien lourd, et le ramenai en ville. Je pris une chambre avec l’argent que j’avais trouvé sur les hommes et l’y amenai. Je le couchai sur le lit et allai chercher un grand bac d’eau glacée pour le réveiller.

Macros
Une sensation de froid m’envahit. Je mis un instant à me rendre compte de quoi il s’agissait. De l’eau. Ma tête tournait, ma vision était trouble… Tout à coup ma situation actuelle me revint. Je ne perdis pas de temps à réfléchir. Je lançai mon pied en direction de la silhouette penchée sur moi. Il heurta sa cible de plein fouet. L’homme poussa un grognement de douleur, mêlé à la surprise de cet assaut soudain. J’effectuai une roulade en arrière, trouvant ma dague à la ceinture. Tiens, ils ne m’ont pas désarmé ? Une voix familière me parvint aux oreilles.
-Refaites ça encore une fois et je vous coupe la jambe, Reyan.
Alastar ? Je secouai la tête pour éclaircir ma vision. De fait, c’était bien lui, en train de réajuster son masque et se frottant la mâchoire. Je me relâchai, retrouvant la position allongée.
-Ah, c’est toi. Je m’attendais à quelqu’un de moins amical… Si la chose est possible.
-Pas sûr. Je commence à regretter de m’être mêlé de cette affaire…
Tu risques de le regretter encore plus si tu sais de quoi il s’agit… Ma tête me faisait un mal de chien. Les drogues ne m’avaient jamais réussi.
-Qu’est-ce que tu as fait de mes « gardes du corps » ?
Alastar se releva.
-Deux morts. Leur chef s’est enfuit. Dis moi Reyan… Pourquoi un chasseur de prime s’intéresse-t-il à toi ?
-Qui sait ? La rançon du succès…
-Répond à ma question !
Malgré mon état, je parvins à sourire.
-Je ne plaisantais qu’à moitié. Lorsque qu’on exerce le métier d’acteur, il arrive qu’on puisse contrarier certaines personnes à l’esprit un tant soit peu étroit…
Le regard d’Alastar était glacial.
-Au point de lancer un chasseur de primes à tes trousses ?
-Je n’ai jamais dit que je contrariais des gens pauvres.
-Ce n’est pas ce que je veux dire !
Même dans l’état où j’étais, j’arrivais encore à prendre du plaisir en le faisant tourner en bourrique. Toutefois la situation était assez embarrassante. Qu’est-ce que je pouvais me permettre de dire ?
-Reyan. Qu’est-ce que vous avez fait ?
-J’ai tué le comte de Kolimine. Et son chien.
-Hein ???
-Je regrette beaucoup. Pour le chien.
Il mit quelques instants à comprendre. Apparemment, il goûtait moyennement ma plaisanterie… Je vis au dernier moment un poing arriver sur ma gauche. J’encaissai le direct de plein fouet. Je secouai la tête.
-Merci, ça remet les idées en place.
-A ton service. Et maintenant une réponse franche.
-La vérité, c’est que je n’en sais rien. Je pense que tu auras remarqué qu’avec mon caractère, j’ai tendance à m’attirer pas mal d’inimitiés… Le type de tout à l’heure peut avoir été envoyé par n’importe lequel d’entre eux…
La réponse n’avait pas l’air de le satisfaire.
-Tu me tapes sur les nerfs, mais de là à payer un chasseur de primes…
-Tu auras peut-être changé d’avis dans une ou deux semaines…
Il poussa un grognement exaspéré.
-En ce qui me concerne, tu peux aller te faire pendre, si tu veux. Mais c’est la sécurité des autres qui m’intéresse.
Cette fois, je pris un air sérieux.
-Dans ce cas tu n’aurais jamais dû te mêler de ça.
Nous nous dévisageons tous deux en silence. Alastar finit par le rompre.
-Tu ne diras rien d’autre, hein ?
Je répondis par une autre question.
-Tu crois donc que j’ai quelque chose d’autre à dire ?
Il poussa un profond soupir.
-Très bien, je vais aller informer les autres de ce qui s’est passé. Mais si l’un de nous se fait tuer par le prochain chasseur de primes que l’on croise, je t’en tiendrais pour personnellement responsable.
Si il n’y avait que les chasseurs de primes… Alastar se dirigea vers la porte de la chambre.
-Alastar.
Il se retourna sur le seuil, l’air perplexe.
-Merci.
Impossible de déchiffrer son expression derrière le masque. Il me dévisagea un moment, avant de quitter la pièce, me laissant seul avec mes pensées. J’avais eu beaucoup de chance. Mais c’était la dernière fois que je relâchais si facilement ma vigilance. Ce chasseur de primes était toujours en vie… Et nul doute qu’il ferait une nouvelle tentative. Sans compter que si lui avait pu me retrouver, d’autres pouvaient en faire autant. Très bien. Si ils espéraient trouver une proie facile, je comptais bien les décevoir. Quoi qu’il arrive, je survivrais. Je survivrais !
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Re: Les Chroniques des Lames Perdues

Message par Lena le Ven 26 Oct 2007 - 19:38

Maru
Ca y est ! Enfin une bourgade ! Un bled ! Une cité civilisée ! Je me sépare vite de la bande à Nono qui ne s'apercevra même pas que je suis parti si ce n'est l'odeur, pour me diriger vers le centre ville, avec ma petite bourse assez bien remplie je pourrai faire un peu de shopping et pas de la dentelle !
La lame brisée, c'est une forge magasin qui vend des lames, ça a pas l'air trop cher et pas trop miteux à la fois, bonnes affaires en perspectives. J'entre et vois un homme, plutôt un jeunot, la vingtaine, pas plus, derrière le comptoir, il a de la chance je suis de bonne humeur.
-Bonjour, bonjour ! Bienvenue noble étranger ! Qu'est-ce que je peux faire pour vous ?
-Eh ben déjà, tagazoc à toi ! Le noble étranger te salue !
-...
Le gars vient de réaliser que j'étais un nain, merde.
-Bon je cherche une hache bien affûtée à deux mains pour nain de classe 2 !
-T'as de la chance il m'en reste une ou deux en magasin, mais d'abords...
-Ouais j'ai du flouse t'inquiète !
-Non en fait je me demandais si t'avais une plume sur toi, la mienne est HS !
-HS ?
-Hors Service l'ami ! Tu connais pas les nouvelles expressions qui courent ?
-Non, bon c'est combien la lame ?
-Eh ben c'est 60 pièces, mais pour 70 j'te propose la hache plus pointe de lance au bout.
-Ouais c'est bon aboule je suis de bon pied !
-…
-Ben ouais de bonne humeur quoi tu connais pas les expressions intelligentes ?
Il se casse chercher la hache sans dire un mot après que je l'ai cassé, niark niark niark. J'adore faire chier le monde, mais soudain je vois une affiche derrière le comptoir, un gars que je connais, une queue de cheval, blond, l'air con, par la barbe de mon engin mais c'est Rey !
-Dites ! C'est qui le gars sur l'affiche ?
-Lui ? C'est un criminel, il aurait assassiné du monde dans un royaume voisin, et là il y a un type fortuné de chais pas quoi qui met une rançon sur sa tronche.
Intéressant !
-Combien la récompense ?
-Cinq milles pièces d'or ! On peut dire que c'est pas de la gnognotte !
-Alors là t'as pas idée !
-Papier cadeau ?
En sortant je me met à réfléchir, je suis pas une balance, surtout avec un gars qui m'a secouru avant, mais il faudrait savoir avec Rey pour éclaircir l'affaire, si tenté qu'il me parle, ça m'énerve au plus haut point d'être mis à l'écart par le groupe comme ça !
Je m'essuie les yeux et bombe le torse pour me redonner du courage, après tout, les nains sont des êtres fiers ! Alors pas question de se dégonfler ! Ces idiots se rendront bien compte de mes talents un de ces jours.
Après avoir traîné dans la ville et m'être acheté une carte et une boussole digne de ce nom, j'aperçois les deux elfes du groupe, pour une fois, je ne m'énerve pas, je suis pas d'humeur pour ça.
-Tient qu'est-ce que vous faites là vous deux ?
-Ben on fait des emplettes tient !
-Et toi ? T'es pas à la taverne ?
-Nan, j'avais d'autres choses à faire !
-Tu es malade ? demande l'ex Moredhel.
-Toi même d'abord !
-Je te sens plus calme, moins énervé, tu progresses dans la voie de la raison !
-Ehhooh ! Me touche pas ! Je les connais vos trucs magiques d'elfe, un instant on est tranquille peinard, et l'autre instant tu te retrouves endormi dans un lit et sans ta bourse !
-Quelle méfiance ! s'exclame l'autre.
-Nih !
-Bon ben on se reverra sûrement plus tard.
-…
-Ah, et pendant que j'y pense !
-?
-Alastar a récupéré Rey, ils sont à l'auberge, pour le soigner.
-Qu'est-ce qui s'est passé ?
-Il a eu affaire à des mercenaires c'est tout.
-…
Bizarre c't'histoire, il faut que j'aille lui parler moi, mais qu'est-ce que je dis moi, ils ne veulent même pas me parler ! Tant pis pour eux, je suis le seul à savoir la direction alors ils auront besoin de moi, je vais aller pêcher un peu dans un coin isolé de la ville, ils pourront me parler quand ils auront plus de considération !
Je fais bien attention à ne pas me faire repérer par les mangeuses de salades et pars de mon côté.

Arya
-Qu’il est pénible lui ! répond Astarielle.
Je lui souris cela fait peu de temps que je suis dans cet étrange petit groupe !
-Je ne trouve pas, il est très rigolo !
-Rigolo ? D'où tu sors toi ? Depuis quand les nains sont rigolos ? Prétentieux et fiers oui mais rigolo...
-C'est la première fois que je vois un nain et il a du caractère, je l'aime bien, la première fois je croyais que c'était un petit garçon qui avait pris un sacré coup de vieux !
Elle laissa un petit gloussement s'échapper et finit par dire :
-On a besoin de lui après on verra...
J'ai passé toute la journée avec ma camarade, le fait qu’elle soit un elfe sûrement… Nous avions fait le plein de provision et j'avais pris la peine de prendre quelques plantes pour préparer des soins. Je n'avais croisé personne de notre groupe cela m'inquiétait un peu...
Astarielle me proposa d'aller explorer la forêt au alentour et je n'allais pas refuser ! Je marchai de bon train, me disant ma vie est bien faite il ne me manque qu'un truc... l'amour ! Niark pourquoi je pense à ça moi la vache ! C'est pas bon du tout ! Ce qui m'intriguait le plus c'était pourquoi tous les membres de ce groupe étaient réunis, il faudrait que je pose quelques questions sans me faire passer pour une débile en particulier au nain et je pourrais faire plus connaissance avec eux !
Nous arrivâmes près d'un lac, l'eau transparente et les petits canards qui faisait coin, coin sur l'eau c'était tout simplement magnifique, qui pourrait penser qu'avec de tels paysages la terre possède aussi un côté obscur ?
Je m'assis tout en remontant mes genoux jusqu' à ma tête. Astarielle mit ses pieds dans l'eau.
-Tu vas attraper froid, lui dis je.
-Bien sûr que non elle est super bonne !
-On devrait rejoindre les autres ?
-Pourquoi ?
-Heu... je ne sais pas...
Elle ne se souciait pas vraiment des autres cela me surprit mais enfin bon je n'allais pas la vexer. Pendant que nous étions allongées dans l'herbe sèche, les yeux fermés à écouter les bruits qui nous entoure, Astarielle se leva et pointa sa dague en direction de sapins sombres.
-Qu'est-ce qui se passe ? lui dis-je en me plaçant derrière elle.
-Chut ! Je perçois quelque chose, il y a quelqu'un ! Sortez de là qui que vous soyez ! cria-t-elle.
Tout à coup deux masses de quatre mètres sortirent de derrière les sapins horriblement laids à l 'odeur qui pouvait réveiller un mort l'un tenant une hache et l'autre une massue à piques.
-Génial, pensa Astarielle, deux loups garous !
-C'est quoi ces machins immondes ? lui dis-je.
-Des loups garous ! Et ils sont connus pour être les créatures les plus moches depuis des années !
-Je ne crois pas que ce soit drôle !
-Hum, vous dites-nous où il est ?
-Qui ça ? demanda Astarielle. Je ne vois pas de quoi vous parlez ?
-D'un vagabond que l'on doit ramener à notre maître avant demain et qui s'est échappé ma p’tite, grogna l'autre. Il est passé par ici !
-Il n'y avait personne alors allez vous en !
-Ne nous cherche pas d'ennuis ou toi et ta copine vous allez voir de quoi on se chauffe !
-Venez vous ne me faites pas peur mais laissez la en dehors de tout ça !
-Heu Astarielle on devrait pas les provoquer !
-T'as peur la mioche on bouffe pas de viande mais on peut te découper en morceau donc dis nous où est passé l'avorton !
-ON A VU PERSONNE ALORS CASSEZ VOUS LES DEUX AFFREUX ! lança Astarielle.
-Ouha elle nous cherche l'autre lapine !
-Vous l'aurez voulu !
D'une vitesse hors du commun elle fonça sur celui qui était borgne et lui enfonça sa dague dans les côtes pour la retirer.
Je sortis mon épée et un combat commença.
C'était la première fois mais ces deux pas beau m'avaient mis en pétard !
-Arya Attention !
Astarielle envoya sa dague se planter dans la patte griffue de l'autre animal juste avant que celui-ci ne m'assomme !
-Merci à toi !
-Va t'en ne reste pas je vais m'en occuper !
-Nan je reste avec toi, je ne veux pas que tu crois que je ne peux pas t'aider !
Les deux bêtes se remirent sur pattes, plus menaçantes que jamais.
-Vous allez nous payez ça, dirent-ils.

Starman
Voilà longtemps que j'avais élu domicile dans cette forêt. Quand au juste? Je ne saurais le dire. Cela semblait si loin. C'était chez moi ici. Pour la plupart des gens, ma forêt arborait une magnifique teinte verte, agrémentée de quelques feuilles mortes orangeâtes. Ce n'est pas mon cas. Car je suis aveugle, j'ai perdu mes yeux. Et même si il m'était possible de l'oublier, mon bandeau qui me grattait le nez était là pour me le rappeler. Pour moi, le monde est de couleur bleuâtre, couleur par excellence de la magie. Je ne m'en plains pas particulièrement, mais il m'arrive de songer que tout aurait pu être différent. Soudain, des bruits sourds, diffus, inaudibles pour un humain normal. Mais un aveugle perçoit mieux ce que lui disent ses autres sens. Qu'est-ce donc? Intrigué, je me rapproche de la source de ces bruits. Il semblerait que ce soit des bruits de combat. A présent, ma "vision magique" parvient à les distinguer. Deux femmes elfes sont en train de se battre contre des loups garous. Voila qui est inhabituel. Je n'avais jamais vu de telles créatures ici. Discrètement, je sors une flèche de mon carquois et me prépare à tirer. En me concentrant, je perçois la jugulaire de ma cible. Le tout est de ne pas manquer. La flèche part et touche le point précis que j'avais visé. Le loup garou s'effondre dans un râle, ses yeux, j'imagine, exprimant de l'incompréhension. L'autre créature se retourne, cherchant l'origine de ce tir. Mais les deux elfes en profitent pour l'attaquer. Débordé, il ne tarde pas à subir deux blessures graves au ventre. Il va riposter, mais je tire une flèche dans sa patte. Hurlant de douleur, il ne peut esquiver le coup mortel de l'une des elfes qui envoie valser son crâne au loin. Le combat est fini. Cependant, je suis intrigué par ces deux personnes. Sont-elles venues seules? Font-elles partie d'un groupe? Je sors de ma cachette et m'approche.
-Qui es-tu ? demande l'une, méfiante.
-Attend, il vient de nous aider, intervint l'autre.
-Je m'appelle Aaron Von Kinterheim. Je ne cherche pas à vous nuire. Que faites-vous dans ma forêt?
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Re: Les Chroniques des Lames Perdues

Message par Lena le Ven 26 Oct 2007 - 19:39

Macros
Après quelques heures de repos, je me sentais suffisamment en forme pour quitter le lit où j'étais resté allongé. Je décidai d'aller marcher le long de la rivière. J'avais besoin d'être au calme pour décider de ma prochaine manœuvre. Je n'avais déjà plus le droit à l'erreur... La première chose à faire, c'était de se débarrasser de cet Aidan, ou quel que soit son nom. Si j'étais assez rapide, il resterait le seul à avoir retrouvé ma trace. Mais plus le temps passait, plus d'autres chasseurs de primes risqueraient de venir... Me débarrasser de lui... Plus facile à dire qu'à faire, c'est moi le chassé, dans l'histoire... Est-ce que je ne pourrais pas retourner ça à mon avantage?
Je fus interrompu dans mes pensées à la vue d'une silhouette familière, pêchant à quelques mètres. Il ne m'avait pas vu approcher. Je le contemplai durant une ou deux minutes avant de l'apostropher.
-T'auras de la chance si ça mord, avec une ligne comme ça, Gurdil!
Il se retourne, l'air surpris, avant de me reconnaître.
-Ah, c'est toi... Tu tombes bien d'ailleurs...
Allons bon. Est-ce qu'il veut partager avec moi encore une de ses combines foireuses? Je le vois sortir du sac posé à côté de lui un morceau de papier, qu'il me tend. Je le déplie, et mon visage se met soudainement à pâlir. Reyan de Kercyan, recherché pour le meurtre d'une troupe de théâtre dans la cité d'Athakla. Récompense de 5000 pièces d'or, mort uniquement. Et le tout avec un portrait particulièrement ressemblant... L'enfoiré! Il me met ses propres crimes sur le dos! Et si je suis recherché mort uniquement, c'est parce qu'un procès aurait tôt fait de prouver mon innocence... Les tueurs de Talos sont fort peu discrets dans leurs meurtre, au contraire ils préfèrent que tous sachent de qui il s'agit.
-Alors, t'as rien à m'dire?
Je l'avais presque oublié, lui...
-Eh bien... Il me ressemble étrangement...
-Evidemment, vu qu'c'est toi!
-C'est mon frère jumeau duquel j'ai été séparé à ma naissance... Je n'aurais jamais cru le revoir dans de telles circonstances.
-J'suis pas totalement débile, vieux. Tu l'as fait, ou pas?
Je pousse un profond soupir.
-Si je te dis que je ne l'ai pas fait, tu me croirais?
-Faut voir, ptêt bien.
J'eus un sourire sarcastique.
-Tu ferais confiance à un acteur professionnel que tu connais à peine et qui passe son temps à te mentir?
-Bof... Au moins on dirait que tu m'as donné ton vrai nom...
Je n'aurais peut-être pas dû, d'ailleurs... Enfin, le mal est fait.
-Bon... Le fait que je ne sois pas encerclé de gardes ou que je n'ai pas été décapité par une hache de nain durant mon sommeil signifie-t-il que tu n'es pas intéressé par cette prime?
Il haussa les épaules.
-5000 pièces, c'est une sacrée somme, c'est sûr. Mais bon, j't'en dois une depuis Jay Harla, et de toute façon, nous autres nains, on a de l'honneur, quoi qu'en disent les elfes. Je vends pas un compagnon.
Je le reconsidérais. Peut-être l'avais-je jugé un peu hâtivement, au départ...
-Eh bien, si c'est le cas, on dirait que c'est moi qui t'en dois une, maintenant...
Il eut un sourire mauvais.
-Ca, ça peut se solder facilement.
J'eus un mauvais pressentiment.
-Ah? Comment?
-Tu payes la tournée de bière!
-...
Finalement, ma première impression était correcte.... Au fait, ou sont passées les elfes?

Mélanie
Je quittai la chambre de Reyan et le laissai se reposer. Il fallait maintenant que je trouve tous les autres pour leur demander de me rejoindre à l’auberge ce soir. Nous devions discuter de cette affaire ensemble puisque nous formions un groupe.
Les elfes marchaient dans la ville, presque silencieusement. Je les rejoignis.
-Que se passe-t-il ? me demanda celle aux cheveux noirs.
-Ce soir, je voudrais que vous veniez toutes les deux à l’auberge. Il faut parler de Rey.
-Il est arrivé quelque chose ? demanda l’autre.
-Il s’est fait attaquer par des mercenaires. Mais je vous en dirai plus ce soir.
-C’est d’accord, répondirent-elles.
Je repartis en quête des autres.
Je trouvai rapidement le nain, dans une taverne, cherchant à se décider sur la bière qu’il voulait boire. Je m’approchai de lui et mis une main sur sa tête.
-Qu’est-ce que… commença-t-il en se retournant.
-Il faudra que tu me viennes à l’auberge dans la soirée, avec les autres, nous devons discuter…
-De Rey ? Je sais, les elfes me l’ont dit.
-Bien. Je compte sur toi.
Il ne me restait plus que deux personnes à aller voir… Je redoutais ce nouveau face à face, mais je devais aller les prévenir.
J’allai donc jusqu’au dispensaire et entrai. Philius était allongé sur un lit, se reposant. Quand il m’entendit entrer, il ouvrit les yeux et tourna la tête vers moi, et me regarda sévèrement.
-Qu’est-ce qui s’est passé avec Linyia ? demanda-t-il en essayant de se relever.
-Rien qui ne te regarde.
-Mais…
-Je ne suis pas là pour parler de ça. Si tu es assez en forme ce soir, rejoints-nous à l’auberge. Nous devons parler de Reyan.
-Le type qui ressemble à un noble ?
-Lui-même.
-D’accord… Mais…
-Où est Linyia ?
-Elle se repose dans la pièce à côté. Qu’est-ce qui s’est passé ? Quand elle revenue, elle était bouleversée.
-Ne t’en mêle pas, c’est un conseil, dis-je en avançant.
-Je suis son ami… dit-il en me prenant le bras pour me retenir.
-Alors si tu es son ami, suis mon conseil, dis-je sans le regarder.
Il me lâcha et j’entrai dans la salle attenante. Linyia était assise sur le rebord d’une fenêtre, regardant le ciel. Ses yeux étaient légèrement rouges et elle gardait les bras croisés contre elle.
-Linyia…
Elle se retourna vivement et descendit de la fenêtre. Je sentis son inquiétude et ça me fit mal.
-Ce soir, nous devons tous nous retrouver à l’auberge. Pour parler de Reyan. Je voulais te prévenir.
Je me retournai pour partir et commençai à avancer vers la porte.
-Alastar !
Je m’immobilisai.
-Qu’est-ce qui s’est passé tout à l’heure ?
-Je ne tiens pas à en parler.
-Et si je…
-Non, dis-je me retournant. Même si tu me parles de toi, je ne te dirai rien à mon sujet. Ne va pas faire quelque chose que tu regretterais sans rien y gagner.
-Mais… Est-ce que… est-ce que j’ai dit ou fait…
-Ca n’est pas de ta faute… C’est moi…
-Alors pourquoi…
-Je ne peux pas t’en parler…
-Tu ne peux pas… Ou tu ne veux pas ?
-Tu as raison, je ne le veux pas.
Ce fut le silence pendant un moment.
-Je compte sur toi pour ce soir. Ainsi que Philius. Je lui ai dit.
Je sortis, sans jeter un regarda à Philius qui se laissait dispenser des soins par la vieille femme. Puis, pour me changer les idées, j’allai marcher un peu… Je ne mis pourtant pas longtemps à revenir aux réalités… Sur le mur d’une maison, je fus attiré par une affiche… La tête de Reyan figurait dessus, on annonçait qu’il était recherché pour le meurtre d’une troupe de théâtre et on offrait une récompense pour le ramener mort… Une belle récompense… Je n’étais plus très étonné d’avoir vu Aidan rechercher Reyan… C’était le genre de personnage à se déplacer uniquement pour les grosses sommes… Je le savais parfaitement… J’avais été comme lui à un moment… Mais c’était loin…
J’allai marcher vers la forêt et y pénétrai pour vérifier que l’intéressé ne traînait pas dans le coin. Je vis un peu plus loin arriver en marchant les deux elfes, accompagnées par un homme que je n’avais jamais vu… Ses yeux étaient couverts d’un bandeau, mais ça ne l’empêchait pas de porter un arc et un carquois, à mon grand étonnement.

Yoko
L’homme avait finalement décidé de nous suivre. Peut-être attendait-il quelque chose en échange de son aide ? Sur le chemin du retour, Arya tentait d’engager la conversation avec lui alors qu'il semblait plutôt enclin à garder le silence. J’écoutais d’une oreille distraite, perdue dans mes pensées. J’ai probablement perdu assez de temps comme cela.
Il m’a demandé de le rejoindre à Dustari au plus vite, je partirai demain sans faute.
Alors que nous arrivons à l’orée de la forêt, l’homme au masque, Alastar me semble-t-il, se dirige vers nous. Ses yeux reflètent une certaine curiosité à la vue de l’archer. Méfiant, il demande.
-Qui est-ce ?
L’homme répond.
-Je me nomme Aaron Von Kinterheim.
Alastar attend une suite qui ne vient pas. Jusqu’à ce qu’Arya juge bon de poursuivre.
-Nous avons été attaquées par des loups garous. Ils en voulaient à… cet homme qui était avec nous tout à l’heure
-Reyan ?!
-C’est l’homme blessé ?
-Non, lui c’est Philius.
-Alors je pense que ces loups en avaient après Philius.
Alastar continue en désignant l’archer.
-Et qu’a à voir cet homme avec ça ?
Je continue.
-Il nous a aidées à nous débarrasser de ces créatures…
Après un vague « décidément… » Alastar nous rappelle le rendez-vous de ce soir avant de repartir vers la forêt.

***

La nuit est tombée depuis un petit moment déjà quand Arya et moi entrons dans l’auberge. Le groupe s’est installé dans un coin de la pièce principale, quasiment vide. Le nain est le premier à nous accueillir, avec sa bonne humeur et son enthousiasme coutumiers.
-Ah ben vous voilà quand même ! On a failli attendre !
-Contente aussi de te revoir le nain…
-Oh ta gueule bouffeuse de salade.
Il ne va pas me manquer celui là…
Je m’assois en bout de table, aussitôt imitée par Arya. Puis, la dénommée Linyia se tourne vers l’homme au masque pour demander :
-Bon, maintenant que les elfes sont là, tu nous expliques pourquoi tu nous as fait venir ?
Le silence se fait autour de la table tandis qu’Alastar prend la parole.
-J’ai jugé préférable de tous vous prévenir que Reyan risquait fort de nous attirer des ennuis à tous…
-Je te trouve particulièrement négatif…
-Alors allez y, racontez leur ce qu’il s’est passé, on verra bien quel sera leur avis…
Reyan prend une inspiration avant d’ouvrir la bouche, aussitôt interrompu par un Alastar quasi menaçant.
-Et pas de fioriture, une histoire simple, compréhensible et véridique.
Coupé dans son élan, l’interpellé esquisse un sourire.
-Quel intérêt ?
Puis, semblant reprendre son sérieux, il poursuit.
-Bien… comme vous devez le savoir, j’ai exercé le métier d’acteur. Il se trouve tout simplement que l’une des pièces jouées par ma troupe a… légèrement contrarié quelqu’un... qu’il vaut mieux éviter de se mettre à dos…
-Quelqu’un offre 5000 pièces d’or pour que des chasseurs de primes tuent une personne qui l’a juste un peu… vexé ?!
Tous les regards se tournent vers le nain qui hausse les épaules, semblant regretter quelque peu ses dernières paroles.
-Bah quoi ? Tout le monde aurait fini par l’apprendre de toute façon…
-Apprendre quoi ?
Le nain sort une feuille de son sac et la fait circuler autour de la table. Je la lis rapidement. Et bien, certaines personnes sont vraiment susceptibles…
Arya intervient timidement pour demander :
-Vous avez vraiment tué tout ces gens ?
-Est-ce que vous me croirez si je vous dis que ce n’est pas le cas ?
Personne ne répond. Je décide finalement d’intervenir.
-J’imagine qu’on peut lui laisser le bénéfice du doute. D’autant plus que, l’affiche confirme déjà plus ou moins sa version.
Arya me lance un regard interrogatif. Je poursuis.
-Une récompense de 5000 pièces d’or… pour un mort ? Bien pratique…
Un murmure d’approbation se fait entendre. Linyia prend la parole à son tour.
-Alors qu’est-ce qu’on fait ?
Après une seconde d’hésitation, Alastar répond.
-Je suis d’accord pour lui accorder le bénéfice du doute… pour le moment. Nous aviserons en temps voulu. Et nous devrons bien évidemment redoubler de vigilance…
Bien, ce problème-ci semble être réglé. Je crois que c’est le moment… Je prends la parole une nouvelle fois.
-Il semblerait que vous ayez choisi de poursuivre cette aventure ensemble.
J'attends quelques secondes avant de poursuivre.
-Pour moi cependant, elle s’achèvera ici. Je pars dès demain matin pour Dustari...
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Re: Les Chroniques des Lames Perdues

Message par Lena le Ven 26 Oct 2007 - 19:42

Starman
Je suis assis à l'extérieur de l'auberge, profitant de la brise fraîche. Je n'ai pas à écouter leur conversation, ils ont des choses à dire entre eux. Et puis, qui suis-je pour me mêler de ce qui ne me regarde pas? Je me demande toujours pourquoi j'ai décidé de les suivre à l'auberge. Je devrais savoir que le monde extérieur ne signifie que souffrance pour moi. Cependant, j'ai beau ne pas chercher à écouter, certains fragments de la conversation parviennent jusqu'à mes oreilles. Il semblerait que l'un d'entre eux soit recherché, j'ignore pourquoi. Et une des elfes que j'ai aidées semble décidée à partir de son côté. Sage décision, je devrais faire de même. Il me semble également entendre une moquerie du nain. Soudain, tout cela passe au second plan. Car j'entends des bruits. Des bruits anormalement près, que j'aurais déjà repéré si je n'avais pas été distrait. Il y a des hommes qui approchent. Beaucoup. Tout autour de l'auberge. Décidément, la journée est agitée. Je rentre dans la bâtisse.
-Pardon de vous déranger, dis-je, mais des hommes viennent dans cette direction. Et je ne pense pas qu'ils soient amicaux.
Les réactions sont diverses. Le nain sautille de joie, le "voleur" semble soupirer, l'homme au masque et l'elfe dissidente ne montrent guère leurs émotions. A cet instant, j'en "distingue" un par la fenêtre. Sans plus attendre, je décoche une de mes flèches. Un bref râle m'indique que j'ai touché ma cible. A présent, je peux compter les assaillants. Il y en a dix à l'avant, et autant à l'arrière. Bruit de corde qui se relâche. L'un d'entre eux a une arbalète. Le nain et l'homme masqué se tiennent prêts à intervenir. Le carreau passe à quelques centimètres d'une des elfes que je nommerais " la bavarde" en attente d'un meilleur non, qui est surprise par la proximité. Cet homme est un arbalétrier d'exception. C'est alors que les hommes enfoncent la porte. Ce sont visiblement des assassins, portant cagoules et épées courtes. Les membres du groupe chargent, décidés à bloquer les ennemis au niveau de la porte. Pour ma part, je vise entre mes "alliés"et fauche quelques cibles. Mais un autre bruit d'arbalète se fait entendre. Le tir est pour moi. J'ai juste le temps de plonger pour esquiver. Le carreau se plante sur une poutre. Le nain pousse des cris de guerre et de jouissance. Cela me casse les oreilles. Ils semblent maîtriser l'assaut. Je passe par une fenêtre m'occuper de l'homme à l'arbalète. Un autre carreau me frôle, cadeau de bienvenue de la part de mon adversaire. Il est doué. Mais il tire trop vite. Cela laisse trop d'ouvertures. A condition que je le trouve. Les bruits de combat à l'intérieur me distraient, et je suis un instant tenté de leur demandé le silence. Soudain, je distingue mon adversaire. Autre carreau, autre raté. Je prends mon temps. Je vise longtemps, calmement. Un carreau m'atteint à la jambe. Oublie la douleur. Là! Je l'ai dans ma ligne de mire. Je tire. Je le sens s'effondrer. Je m'approche pour vérifier qu'il est bien mort. Pas de problème. Je commence à le fouiller, voir s'il a quelque chose d'utile. Soudain, je trouve quelque chose qui me glace le sang. Ce pendentif, c'est la marque des... Qui cherchent-ils? Le voleur? L'homme blessé? En un instant, ma décision est prise. Je vais accompagner ce groupe, afin que ces hommes et moi nous revoyons de nouveau. Je me lève et me dirige vers l'auberge, déterminé à exterminer les rescapés.

Macros
Nous étions en plein conciliabule lorsque l'aveugle qui était revenu avec les deux elfes nous avertit de l'approche d'inconnus. Qu'est-ce que ça veut dire... Nous le vîmes soudain empoigner son arc et décocher une flèche dans la nuit. Comme pour lui répondre, un carreau d'arbalète vint se ficher près de l'elfe fraîchement arrivée. Puis une vague d'assaillants fut sur nous. Pendant un moment, je crus qu'il s'agissait des tueurs de Talos. Toutefois, j'étais vite "rassuré" sur ce point. Leurs robes étaient de couleur brune, et non écarlate, et ils avaient pour arme de prédilection l'épée courte, et non la sinistre dague empoisonnée. De plus, ils n'arboraient pas le crâne rasé propre aux fanatiques de Talos, pas plus que les symboles tatoués sur le visage.
Toutefois, il ne s'agissait que d'une piètre consolation. Ces gens étaient des Zentharim, non moins fanatiques que les Talonites, bien que bien moins influents. Et ces gens avaient pour charmant passe temps d'effectuer des sacrifices humains... Les voyageurs, vagabonds et mercenaires étaient des cibles de choix, car ils ne manquaient généralement à personne. On dirait que ma chance légendaire était encore à l'oeuvre...
Je parai le coup du premier sur moi, avant de le transpercer de part en part d'un coup de rapière. Apparemment, ce type connaissait mal son affaire... Néanmoins, si ces types ne semblaient pas être des experts dans le maniement des armes, ils compensaient par une supériorité numérique écrasante. Si nous avions été en terrain dégagé, ils nous auraient balayé au premier assaut. Néanmoins, dans cet espace exigu, ils ne pouvaient pleinement faire jouer la force du nombre.
Je jetai un coup d'oeil à mes compagnons d'armes. Le nain taillait des coups clairs dans leurs rangs, sa hache les fauchant comme des blés. Alastar avait déjà disposé de trois assaillants, mais était pris à partie par autant d'entre eux. Linyia avait fiché une dague dans l'oeil de l'un de ses adversaires, s'efforçant de marquer la distance avec les suivants. Les deux elfes combattaient côte à côte, l'épée sortie, n'ayant pas l'espace pour utiliser leurs arcs. Quand à l'aveugle... Banath seul savait où il était. Probablement dehors, à en juger par les bruits de cordes que je parvenais parfois à percevoir au milieu des tintements de l'acier.
Au bout de quelques minutes, les attaquants commencèrent à refluer. Sans doute jugeaient ils que le jeu n'en valait plus la chandelle... Je me laissais tomber sur la chaise la plus proche, indifférent au carnage tout autour. Une douzaine de corps gisaient là, et l'intérieur de l'auberge était dévastée. Nulle trace du gérant, ou d'éventuels clients. Je commençais à me demander si l'aubergiste n'était pas de mèche avec les Zentharim... Peut-être en leur fournissant des voyageurs en sacrifice... Oui, plus j'y pensais, plus cela semblait plausible.
Toutefois, est-ce qu'il n'y avait que ça? Enlever des individus isolés, c'était une chose. Attaquer une compagnie en arme en était une autre. Ils me paraissaient trop déterminés... Ils devaient chercher quelque chose... ou quelqu'un. J'eus une pensée amusée à l'idée que quelqu'un parmi nous semblait avoir autant d'ennuis que moi... Philius, peut-être? Décidément, rejoindre ce groupe avait été pure folie...

Arya
Je pensais être la seule à avoir des problèmes, mais quand j'ouvre mieux les yeux, je vois que c'est moi qui en ai le moins...
Depuis notre conversation à l'auberge je me sentais un peu déroutée, j'avais du mal à croire que l'homme appelé Rey puisse avoir tué quelqu'un, il n'avait pas l'air d'un tueur selon moi, je le voyait sous mes yeux d'enfant...
Astarielle était partie au petit matin, je fus triste de la voir s'en aller.
Je l'avais accompagnée sur trois lieues puis elle m'a laissée là, perdue dans mes pensées. Tout ce que je s'avais c'est que parmi nous il y en avait qui étaient traqués et j'en faisais bien sûr partie...
Je redescendis au village le midi, le nain me vit et m'appela.
-Hé Arya ta copine est partie enfin après ça sera la bonne plus d'elfe !!! Ouha fais pas cette tête là elle reviendra, décidément les elfes vous êtes introvertis ! Incapables de parler avec d'autres personnes t'en fais pas je suis là si t'as besoin d'aide !
Il me fit un clin d'oeil.
-Merci à toi, lui répondis-je avec le sourire.
-On se casse d'ici dans quelques heures, rendez-vous à l'entrée du village et sois pas en retard je t'attendrais pas !
Il partit me laissant seule...

***

Linyia et Philius étaient assis sur un banc dans le village . Ils semblaient être en grande conversation, Philius écoutait ça compagne les sourcils froncés.
-Liniya si tu as besoin de quoi que ce soit…
-T'en fais pas pour moi, je sais me débrouiller seule.
Elle tourna la tête pour ne pas croiser son regard, décidément ils se disputent. Son regard croisa le mien, gênée je baissai la tête...
-Hé petite viens par ici !
Je m'approchai tout en m'asseyant près de Linyia.
-J'ai complètement oublié ton nom tu sais...
-C'est... Arya, lui dis-je.
-Comme c'est joli dis moi quel âge as-tu ?
Philus se leva.
-Hé bien je vous laisse mesdemoiselles, vous avez beaucoup de chose à vous dire...
-Mr Philus se soyez pas gêné, par ma présence.
-Ne t'en fais pas ma toute belle, je vais aller voir le reste de notre petite troupe le nain a dit qu'il voulait me parler.
-Ouf ! On peut dire que tu tombes à pic ma petite.
-Arya, ajoutai-je.
-Oui désolée ! Il ne fait que de s'inquiéter pour moi alors que c'est plutôt à lui de s'inquiéter, il est pas en forme !
-Votre ami est robuste il s'en tirera!
-Alors tu n'as pas répondu à ma question.
-J'ai 19 ans mais...
-19 ANS ! Hé bien t'es bien jeune pour une elfe, par rapport à l'autre… au fait elle est partie ?
-Oui...
-Tu avais l'air de bien t'entendre avec elle.
-C'est que je n'ai jamais eu d'autre contact que les elfes...
-Faut pas que tu te crois seule, tu sais tu peux rester avec moi, comme ça on se protégera !
Ceci me réchauffa le cœur, Liniya m'avait dit ces mots avec autant de conviction. Je sus que je pouvais compter sur elle. Nous étions assises là depuis un bon bout de temps, elle me racontait quelques anecdotes que j'écoutais sans me lasser, j'avais pris Liniya comme une amie.
Alastar arriva, je remarquai qu'il était moins pensif qu'hier, s'approchant je me levai pensant qu'il était juste de le laissait avec Liniya mais celle-ci me retins par la main et me fit rasseoir à mon grand étonnement.
-Bonjour tu as bien dormis ?lui demanda-t-il.
--On peut dire ça comme ça...
-Pourtant tu as l'air de meilleure humeur.
Je sentis ces mains se crisper, alors je répondis.
-Mr Alsatar il est l'heure de partir ?
-Je crois bien, suivez moi, on risque d'être en retard.

Mélanie
Nous marchions depuis deux heures sur la route qui quittait le village. J’étais en tête de notre petite troupe, avec Reyan. Nous restions tous les deux silencieux… L’aveugle nommé Aaron était également devant avec nous… Je devais admettre que j’étais assez curieux vis-à-vis de lui… Il était aveugle et pourtant, il tirait à l’arc aussi bien, si ce n’était mieux qu’un voyant…
Ma curiosité me fit repenser à ce que Linyia m’avait dit… Je disais aimer la solitude, mais je ne cherchais pas particulièrement à m’éloigner de ces gens que j’avais rencontrés…
La seule personne qui m’avait mise mal à l’aise était cette elfe aux cheveux noirs… Mais son départ m’avait quelque peu soulagé… Je n’aimais pas trop voir ces créatures, ces Moredhel qui disaient vouloir se repentir… je n’avais aucune confiance en eux… Qui nous assurait qu’ils disaient la vérité ? Ils étaient bien assez fourbes pour nous jouer ce genre de tour…
-Heu… Alastar, dit Reyan.
-Quoi ?
-Je… Je voulais te remercier de ne pas me laisser seul…
-Je dois avouer que je ne crois pas que tu aies tué tous ces gens… Mais tout le monde peut se tromper, alors je réserve encore mon jugement.
-D’accord…
-Mais si jamais tu nous fais un sal coup, je n’hésiterai pas à t’enfoncer moi-même mon épée dans le cœur, murmurai-je pour que lui-seul m’entende.
-Je comprends…
-Dites, nous coupa Aaron. Je ne devrais peut-être pas posé de question… Mais qu’est-ce qui vous réuni tous ? D’après ce que j’ai pu constater, vous n’avez rien d’un groupe très… soudé…
-Nous nous sommes trouvés par hasard, répondis-je. Un sorcier a enlevé une jeune femme qui venait de se marier et l’époux a offert une forte somme d’argent à celui qui la retrouverait. Nous sommes partis chacun de notre côté et finalement, nous sommes tombés les uns sur les autres…
-Hum… répondit seulement Aaron qui semblait songeur.
Pourtant, sa question me fit réfléchir à un point auquel je n’avais pas pensé… Une fois la mariée retrouvée… Nous devrons rentrer… Mais la somme offerte… Nous devrons la partager… Certaines personnes pourraient risquer de vouloir nous doubler…
Pas besoin de s’inquiéter de ça maintenant, me dis-je. Nous avions déjà assez de problèmes. Avec ces tueurs qui étaient à la recherche de Rey, nous aurions bien assez à faire… Ce qui me rassurait, c’était que nous savions tous nous battre. Donc, nous pourrions sans trop de problème nous défendre…
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Re: Les Chroniques des Lames Perdues

Message par Lena le Ven 26 Oct 2007 - 19:42

Emma
J'avais passé la journée à marcher seule, à l'arrière de la troupe, j'avais besoin de réfléchir. Je me posais tellement de questions! Sur Alastar, et surtout sur Philius. Pourquoi n'a-t-il pas voulu me dire par qui il était poursuivi?
J'étais allée le voir, hier, après l'attaque de l'auberge, et lui ai demandé des explications… mais il a refusé de répondre. Il a simplement dit qu'il avait "trahi" son patron. Qu'il était une sorte de mercenaire, et qu'il n'avait pas mené son dernier contrat à bout. Est-ce que ça pourrait avoir un rapport avec notre mariée? Je n'en savais rien...
-Linyia? T'es bien rêveuse, à quoi tu penses?
Je n'avais pas vu la jeune elfe s'approcher.
-Alors, pas trop fatiguée?
-Non, non! Mais quand même j'espère qu'on va bientôt faire une pause!
-Ah ça! Dis-moi, fallait que j’te demande un truc...
-Oui?
-Quand les loups vous ont attaquées, toi et l'autre elfe, ils vous ont dit quoi exactement? J’veux dire, sur Philius?
-Ben... euh ils ont parlé d'un vagabond, j’crois! Un vagabond qui aurait échappé à leur maître, ou un truc comme ça! Pourquoi, t'as des doutes sur lui? Tu crois qu'il nous ment?
Je repensais à ce que m'avait dit la guérisseuse, pendant que Philius rassemblait ses affaires : « J’peux vous garantir que ces blessures n'ont pas été causées par des orques… »
-J’en sais trop rien…
Malgré les protestations du nain, nous ne nous arrêtâmes pas à la tombée de la nuit. Alastar et Rey voulaient mettre le plus de distance possible entre nous et nos poursuivants éventuels, et je ne pouvais pas leur donner tort. Notre groupe continua donc son avancée jusqu’au lendemain, et s’arrêta finalement à la fin de la matinée, à l’orée d’un bois.
-Encore des arbres ! J’commence à en avoir marre d’c’te verdure !
-Eh, le nain j’te signale que c’est pour ta poire qu’on s’arrête, alors tu fais l’effort de pas râler !
-Grmmmphh.
Y avait vraiment une ambiance particulière. On était tous assis, plus ou moins en cercle, mais personne ne parlait. C’est Arya qui brisa la première le silence.
-Alors, on fait quoi maintenant ? Vous croyez qu’ils nous cherchent toujours ?
-Vu la prime offerte pour ma tête, je pense pas qu’ils aient abandonné… mais ils ont peut-être perdu notre trace.
-Surtout que visiblement, t’es pas le seul à être poursuivi…
Mon regard se posa sur Philius, mais il ne dit rien. Les autres non plus.
-Dites… Je crois bien qu’on est encerclés...
Nous regardâmes tous l’aveugle avec étonnement, puis Alastar se leva, et dégaina son épée.
-Je ne vois rien. Ils doivent être dans le bois.
Et effectivement, une horde de brigands se précipita sur nous. J’eus à peine le temps de me saisir de mon poignard lorsque le premier d’entre eux se jeta sur moi.
-Hé ho !! Revenez un peu bande de laaaaaaaaaaaaaaaaches !! J’ai pas fini, moi !! Battez-vous, battez-vous !!!
-La ferme, le nain ! Tu vois bien que c’est fini !
-Aaah c’est toujours pareil ! Pas moyen de s’amuser, personne ne me résiste !
Je laissai Gurdil à ses fanfaronnades, et jetai un œil aux cadavres.
-Ca va ?
-C’est bon, Philius, j’suis pas en sucre !
-Hé ! Venez voir ici !
Rey tenait un des brigands sous la menace de sa rapière, et nous montrait un morceau de parchemin. La carte qui y figurait était la même que celle qu’avait trouvé le nain lors de l’attaque des orques, le premier jour de notre rencontre.
-Notre cher ami que voici vient de m’expliquer comment ce splendide parchemin est entré en sa possession. Ils sont tombé sur un groupe d’orques il y a 5 jours…
-Au moins, ça veut dire qu’on est sur la bonne direction.

Yoko
Je marchais depuis plusieurs heures déjà, et malgré le couvert des arbres, je pouvais voir que le soleil atteindrait bientôt son apogée. Mon estomac ne tarda d’ailleurs pas à me le confirmer. Mon dernier vrai repas remontait déjà à la veille au soir, et je m’étais contentée ce matin là d’un peu d’eau avant de reprendre la route. En ralentissant le pas, je jette un coup d’œil dans mon sac. Un peu de pain… quelques fruits… ça devrait suffire. Je m’apprêtais à m’arrêter quand des éclats de voix, un peu plus loin dans la forêt, attirent mon attention. Serait-ce… ?
Après quelques secondes, je décidais d’aller observer de plus près la source de tout ce bruit.
J’oblique et avance sur quelques dizaines de mètres, avant d’arriver à l’orée d’une petite clairière. J’observe la scène pendant quelques secondes, avec une discrétion toute relative. Mais ils semblent suffisamment occupés pour ne pas faire attention à moi…
A en juger par les corps gisant au sol, le coin devait être plutôt animé quelques minutes plus tôt...
-Relevez-vous ! Venez tâter de ma hache bande de lâches !
Affichant un air plus que satisfait, un nain balaye les alentours du regard, prêt à bondir sur le prochain intrus arrivant dans la clairière. Hmm… je devrais pouvoir le désarmer assez facilement, mais mieux vaudrait tout de même qu’il ne s’approche pas trop… Enfin, il est à l’autre bout de la clairière pour le moment, j’ai le temps de voir venir…
Je me désintéresse assez rapidement de la question pour observer les autres personnages présents. Mon regard s’arrête ensuite sur un homme portant un masque. Voilà qui semble confirmer mes suppositions précédentes… je suis plus que probablement en présence de ce groupe… d’aventuriers parti libérer cette jeune femme… J’ai une pensée amusée : avec la promesse de recevoir 10 mille pièces d’or. Quel dévouement exceptionnel…
-Notre cher ami que voici vient de m’expliquer comment ce splendide parchemin est entré en sa possession. Ils sont tombé sur un groupe d’orques il y a 5 jours…
Des orques ? Charmant…
Je me tourne vers la personne qui vient de prononcer ces mots. Tiens c’est étrange… j’ai la vague impression d’avoir déjà vu son visage quelque part…
La réponse d’une jeune femme rousse m’empêche de me pencher davantage sur la question.
-Au moins, ça veut dire qu’on est sur la bonne direction.
Les autres commençaient à s'approcher pour voir le parchemin, je choisis ce moment pour signaler ma présence.
Je fais un pas en avant quand un craquement se fait entendre. Je baisse les yeux vers le sol où mon pied vient d’écraser une branche morte, puis je relève la tête, juste à temps pour voir le nain se précipiter vers moi, brandissant sa hache.
Je me concentre rapidement sur l’arme, qui glisse de ses mains pour aller se planter dans le sol. Le choc me fait perdre contact avec la réalité pendant une fraction de seconde. Quand je relève la tête, tous les membres de cette petite communauté ont leurs armes sorties, ou du moins prêtes à être dégainées.
L’homme au masque, la main sur la garde de son épée me demande, menaçant.
-Qui êtes vous ?
J’esquisse un vague sourire.
-Vous accueillez toujours les voyageurs avec autant d’amabilité ?
Désignant les corps allongés au sol, je poursuis.
-Je n'ai rien à voir avec ces personnes, si c'est ce qui vous inquiète...
-Dites-nous qui vous êtes.
-Je suis… impressionnée par votre courage. Vous êtes sûr que vous aurez l’avantage à sept contre une ?
-C’est bon, il n’y a personne d’autre !
Je regarde l’homme qui vient de parler. Tiens, curieux… comment peut-il voir quoique ce soit avec un bandeau sur les yeux ?
L’homme masqué relâche sa garde. Les autres abaissent également leurs armes. J’incline ma tête et affiche mon plus beau sourire.
-Je me prénomme Anaëlya.
-Vous n’avez pas de nom ?
Avec un haussement d’épaules, je réponds.
-Vous avez vraiment l’intention de m’appeler par mon nom ?
Jugeant manifestement que la question n’a pas vraiment d’importance, l’homme poursuit.
-Et que faites vous ici ?
J’avais déjà décidé de ne pas leur dire toute la vérité. Non pas que j’ai quelque chose de particulier à cacher… mais j’estimais que les réelles raisons qui m’avaient poussées à entreprendre ce voyage, ne concernaient que moi.
-Oh… je suis en voyage d’agrément… le royaume de Karia est si beau à cette époque de l’année…
Devant le visage incrédule de mes interlocuteurs, je prends une expression des plus sérieuses pour finalement répondre.
-En réalité… j’ai promis à un ami… que je ferais tout ce que je peux pour retrouver sa sœur.
Après une courte pause, je poursuis.
-Elle a été enlevée dans un village près d’ici…
L’elfe du groupe s’empresse de me demander.
-La jeune mariée de Medalia ?
-Elle-même…
-Nous sommes aussi à sa recherche !
J’esquisse un sourire avant de répondre
-Je m’en doutais…
Devant les regards interrogatifs, je continue.
-L’intuition féminine…
Un peu de vérité ne ferait pas de mal... Je me tourne vers l’homme au masque.
-Plus sérieusement… on m’a dit que plusieurs personnes étaient déjà parties à sa recherche, dont un homme correspondant à votre signalement… Si je puis me permettre, pourquoi portez vous un masque ?
La jeune fille aux cheveux roux s’était tendue à cette question. Et le regard de l’homme concerné m’empêcha d’approfondir mes interrogations. Visiblement, ce n’était pas un sujet à aborder… J’adopte un visage gêné avant de continuer.
-Je suis désolée, ça ne me concerne pas…
Après quelques secondes, l’homme semble finir par accepter mes excuses. Puis l’elfe prend la parole une nouvelle fois.
-Pourquoi ne viendrait-elle pas avec nous ? Puisque nous allons au même endroit…

Starman
La découverte d'une carte orque fut mise en second plan par l'arrivée d'une autre personne. Décidément, ces bois deviennent très peuplés ces temps-ci. Elle se présente sous le nom d'Anaëlya, et nous raconte qu'elle part au secours d'une amie enlevée par un sorcier. Tiens donc! Quel heureux hasard! Durant la conversation, je me focalise (moi et ma "vision magique") sur elle. Tout son être m'apparaît aussi clairement que si j'avais son cadavre écorché sur une table d'opération devant moi. A plusieurs reprises, le rythme de son corps s'accélère, généralement après des hésitations imperceptibles. Elle ment, ou du moins, elle cache une partie de la vérité. Dois-je en faire par aux autres? J'hésite. Sans preuves tangibles, ils n'ont aucune raison de s'inquiéter outre mesure. Et puis, qui suis-je pour la juger? Je repense à ce que m'a dit l'homme masqué (Alastar, ce me semble). Etait-ce le hasard qui réunissait tous ces gens à la poursuite d'une même quête? Cela semblait étrange, et je ne suis pas du genre à croire aux interventions divines.
-Pourquoi ne viendrait-elle pas avec nous? Puisque nous allons au même endroit?
Le proposition de l'elfe aux cheveux roux (Arya, me semble-t-il) est accueillie plutôt favorablement (excepté le nain qui jure parce qu'il devra partager la récompense). Pour ma part, je reste silencieux, et acquiesce silencieusement. Après tout, tout le monde a ses secrets. Elle ne sera pas la seule ici.
-Puisque c'est décidé, dis-je, je pars chasser. Je suppose que vous ne souhaitez jeûner, aujourd'hui?
Puis je pars.

La chasse a été bonne. J'ai récupéré suffisamment de viande pour tout le monde (sauf peut-être le nain). Je réfléchis sur l'attaque de l'auberge. Le groupe avait conclu à une attaque de Zentharims. Cependant, j'ai trouvé sur l'un d'eux le symbole des "Panthères Noires", un groupe de mercenaires très réputé. Leur déguisement n'avait pour but que de détourner les pistes. Cela signifie qu'ils sont sur un gibier très important. Il me semble d'ailleurs avoir été présomptueux lorsque j'ai pensé qu'il s'en prenaient à un membre du groupe. Peut-être est-ce après moi qu'ils sont? Normalement, ils doivent croire que je suis mort, mais il n'est pas impossible qu'ils m'aient retrouvé. Cela change-t-il quelque chose au sujet de ma présence dans cette troupe? Je ne pense pas. S'ils s'en prennent encore à moi, je préfèrerais ne pas être seul. Je leur ai échappé une fois, rien ne dit que cela arrivera encore. Je retrouve le camp et distribue mes "trouvailles". Rapidement des petits groupes se forment. Le nain et le "voleur" se retrouvent ensemble (malgré le fait que celui-ci aurait préféré être avec les demoiselles). La nouvelle se retrouve avec l'elfe, et le blessé. Pour ma part, je m'assis dans un coin, me rendant compte que je suis à côté d'Alastar. Celui-ci, tout en mangeant, regarde l'elfe du coin de l'oeil.
-Si tu continues à la regarder ainsi, tu ne la verras plus, dis-je.
-Pardon, répondit-il, surpris.
-Rien. Une vieille plaisanterie de là d'où je viens. Pas très amusante, j'en conviens.
-Hmm.
-La nouvelle.
-Oui?
-Elle cache quelque chose. Je ne dis pas qu'elle est dangereuse, mais il serait peut-être bon de la surveiller du coin de l'oeil.
-Toi aussi, tu nous caches des choses.
-Les réponses vendraient si vous posiez les bonnes questions.
Après quoi, je continue mon repas.
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Re: Les Chroniques des Lames Perdues

Message par Lena le Ven 26 Oct 2007 - 19:43

Mélanie
-Nous avons tous des choses à cacher… Plus ou moins personnelles, dis-je en continuant de manger. Mais… Tu es plus intriguant que les autres… dis-je en baissant la voix.
-Pourquoi cela ?
-Tu poses la question ? Tu dis être aveugle… Mais tu te déplaces et tu agis comme si tu voyais. Qu’est-ce qui te permet ça ?
-Moi-même, tout simplement. Ou plutôt la magie qui est en moi. Je crois que tu vois de quoi je parle.
-Qu’entends-tu par là ?
-Toi aussi tu as de la magie en toi. Même si je ne sais pas comment tu t’en sers, je l’ai senti… Ou plutôt vu… A ma manière.
-Tu as raison… Mais moi, cette magie ne me sert à rien… C’est une entrave à ma vie. Rien d’autre. Mais ne t’avises pas de parler de ça à qui que ce soit… Et surtout pas à…
Je me tus, conscient que j’avais failli donner le nom de Linyia. Aaron resta silencieux, continuant de manger un moment.
-Je ne dirais rien, tu peux compter sur moi.
-Si tu dis quoi que ce soit à quiconque, je te tuerai.
-Encore faudrait-il que tu y arrives. Je me bats plutôt bien comme tu as pu le remarquer.
-Ca ne me fait pas peur.
-Je n’en doute pas une seconde.
Nous restâmes de nouveau silencieux. Me sentant épié, je jetai un rapide coup d’œil vers Linyia qui détourna le regard en croisant le mien. Elle me jetait souvent de rapides coups d’œil… Tout ce que j’espérais, c’était que je n’étais plus très loin de lui… Une fois que je l’aurais retrouvé… Il pourrait me débarrasser de ma chaîne… Et je pourrai vivre librement…
-Elle te regarde souvent, murmura Aaron.
Je restai un instant muet… Alors il avait remarqué malgré tout… Non, c’était peut-être un coup de bol.
-De qui parles-tu ?
-Anaëlya. Depuis qu’elle a rejoint notre groupe, elle ne cesse pas de te jeter des regards… Tu l’intéresses.
-Ce n’est pas réciproque, en tout cas, dis-je quelque peu soulagé.
-Je sais, mais je ne parlais pas de ce genre d’intérêt.
-Développe ta pensée, fis-je agacé.
-Désolé, mais je n’en sais pas plus. Tu devras le découvrir toi-même…
Aaron retomba dans son mutisme et continua à manger. Jetant un regard rapide vers la nouvelle, elle détourna le regard. Je me demandais s’il avait raison… Je continuai de l’observer un instant, mais elle ne tourna plus le regard vers moi.
Je décidai de rester désormais plus attentif à cette Anaëlya… et vis-à-vis de Aaron également. Le fait qu’il ait ce genre de pouvoir n’était pas totalement pour me rassurer. S’il venait à lancer des sors sur nous… nous ne pourrions pas faire grand chose…
Je regardai rapidement mes autres compagnons, les paroles de Linyia continuaient de me trotter dans la tête… J’aimais être avec eux… Peut-être… Je n’en étais pas sûr…
Je remarquai alors que Philius posait un drôle de regard sur Reyan… un regard malsain… C’était mon impression, mais je pouvais me tromper. Il retourna à sa gamelle, sans plus s’occuper de Reyan alors que Linyia venait s’asseoir à côté de lui.
Je retournai également à ma gamelle…

Macros
Le groupe marchait en silence, chacun étant perdu dans ses pensées. J’avais entamé seul mon voyage, et voilà que je parcourais le royaume de Karia avec une compagnie hétéroclite de sept autres personnes, dont je ne connaissais rien il y a moins d’une lune… Et même maintenant, chacun semblait garder ses secrets… Tout comme je le faisais.
Je me grattais la barbe vieille de deux jours que j’avais commencé à faire pousser. Etant donné les charmantes affichettes qui semblaient se multiplier dans les bourgs, c’était une précaution utile. J’avais également troqué ma tunique contre un pourpoint de cuir, plus inconfortable, mais offrant au moins un meilleur degré de protection, et me rendant plus crédible dans le rôle de mercenaire itinérant. J’avais également hésité à échanger ma rapière contre une arme plus commune, mais j’avais finalement décidé de la garder dans un élan de sentimentalité. Après tout, c’était le seul objet que j’avais emporté avec moi lors de ma fuite du domaine des Kercyan, il y a plusieurs années de cela… Je m’étais contenté d’enrouler un morceau de tissu sur la garde, afin de dissimuler les armoiries familiales. Bien sûr, quelqu’un qui me connaissait me reconnaîtrait au premier coup d’œil, mais c’était un déguisement suffisant pour échapper aux recherches les moins approfondies.
Ce qui me laissait avec le problème de cet Aidan… Lui m’avait vu, et nul doute qu’il devait attendre une nouvelle opportunité. Il n’aurait aucun mal à suivre notre compagnie à la trace, il était impossible pour un groupe aussi important de masquer toute trace de son passage. Toutefois, il n’attaquerait sans doute pas en rase campagne. Il attendrait plutôt notre prochaine halte dans un village, là où il aurait une chance de me séparer des autres. Ca serait donc à ce moment que je devrais lui régler son compte.
Mais pour l’heure, nous avions d’autres choses à régler. Nous suivions toujours la piste des orques, mais ils avaient, au dire des « experts » du groupe, plusieurs jours d’avance sur nous. J’essayais toujours de trouver un sens à tout ça. Qu’est-ce que les orques voulaient faire de leur captive, et pourquoi aller aussi loin pour la chercher ? Je ne croyais pas un seul instant à cet histoire de sorcier annoncé par une ancienne prophétie qui se serait réveillé pour déclencher l’apocalypse, ect, ect… Des racontars pour les gamins et les vieilles femmes, tout ça ! Toutefois, il est vrai que ces peaux vertes se comportaient bizarrement. Nous aurions sûrement une explication une fois arrivés sur place… d’ailleurs, à ce propos…
-Eh, Gurdil ! C’est encore loin, l’endroit où ils vont ?
-Bah… J’dirais, une bonne semaine de marche… Ptêt’ plus.
Je poussais intérieurement un profond soupir à l’idée des souffrances qui attendaient encore mes jambes. Sans compter que le poids de mon sac à dos commençait à se faire sentir... Je décidai qu’un brin de causette pouvait contribuer à rendre ce voyage plus supportable. Je me mettais au niveau de la nouvelle arrivante.
-Alors, qu’est-ce qui vous amène dans une région aussi reculée ?
La femme me jette un regard surpris avant de sourire.
-Je suis vexée que vous n’ayez pas pris la peine d’écouter mes explications… Cherchiez vous à m’ignorer ?
-Loin de moi cette idée ! Bien au contraire, j’ai été extrêmement attentif à vos paroles… Mais vous nous avez expliqué pourquoi vous vous êtes lancée sur les traces de notre infortunée mariée… Pas pourquoi vous vous trouviez dans la région. A votre accent et vos vêtements, je devine que vous êtes loin de chez vous, non ?
Elle me jette un regard amusé.
-Disons que je suis en voyage d’étude. Il y a quelques… opportunités, par ici.
Je haussai un sourcil.
-Vous vous intéressez à l’histoire ?
-Si l’on veut. Dites moi… Nous serions nous déjà rencontrés, par hasard ?
Décidément…
-J’en serais fort surpris, il me serait impossible d’oublier un si charmant visage !
Anaëlya étouffa un petit rire.
-Flatteur. Mais je pense avoir déjà vu le vôtre, bien que je ne parvienne pas à me rappeler en quelle occasion…
Je pris un ton théâtral.
-Nous autres acteurs devons parfois vivre avec le terrible fardeau de la célébrité… Toutefois… - je sortis un exemplaire de l’avis de recherche me concernant - … j’avoue que ces morceaux de papier ont plus fait pour ma réputation que mes éblouissantes performances sur les planches.
C’était inutile de le cacher, à partir du moment où tous les autres étaient au courant, elle aurait bien fini par le découvrir un jour ou l’autre. Elle eut un petit sifflement admiratif.
-Effectivement, vous êtes aimé. Je voyagerais donc avec un meurtrier notoire ?
-Ah ça, je vous laisse le soin de vous faire une idée sur la question…
Mu par une sorte de réflexe, je tournai la tête, pour croiser l’espace d’un instant le regard de ce… Philius, je crois. Je n’eus pas le temps de lire son expression avant qu’il ne regarde dans une autre direction, mais un frisson me parcourut l’échine.
-Hmm, vous allez bien, Reyan ? On dirait que quelque chose vous tracasse…
Je me retournai vers Anaëlya en souriant.
-Quelque chose me tracasse, effectivement. Vous ne pouvez vraiment pas m’appeler Rey ?

Maru
Pff, on s'ennuie ! Aucun orque, aucune baston, et une bande de niouques dont seulement deux semblent m'apprécier, Rey et Arya !
Arya je l'aime bien, même si c'est une elfe, elle est gentille et me repousse pas en plus.
Soudain, je m'aperçois de quelque chose dans tout ce vacarme.
-Eh, regardez !
Ils tournent tous la tête devant nous et voient ce que je leur montrais.
-C'est un village !
-Ben ouais, euh il commence à faire nuit et il faudrait que vous… QUE je me repose !

Arrivés au niveau de l'endroit en question, un frisson me parcoure.
-Brrr !Iil fait froid ici c'est bizarre.
-Il a raison mais l'endroit est d'autant plus sinistre car il n'y a personne ! s'exclame Rey.
-Ca fait peur ! dit Arya. Vous croyez qu'il y a des fantômes ?
-Hanté ? Qu'ils s'approchent donc ces bouseux moi je les détruirai d'un bon coup de hache ! Heu, c'est quoi des fatômes ?
-Des FANtômes ! corrige Anaëlya. Ce sont des morts sans corps, des esprits qui n'ont pas encore trouvé le repos et qui reviennent prendre possession de ton AME !!
-BOUH !! me fait Linya derrière moi.
-AAAAH !! C'est pas drôle sérieux !
-Non sérieusement, reprend Anaëlya, il n'y a pas de fantômes, je ne détecte rien de ce genre par contre je ressens une créature puissante aux alentours, il vaudrait mieux organiser des tours de gardes au cas où !

Plus tard, nous avions trouvé une ancienne auberge encore en bonne état, nous nous apprêtions à dormir dans un pièce avec beaucoup de lit quand...
-STOP !! me fit Linya.
-Quoi encore ?
-Je sens que t'as pas pris de douche ! Alors tu ne dors pas dans la même pièce que nous !
Je sors sans résistance en grommelant un "toi un jour !".
C'est vrai quoi de quel droit me jugent-ils sans raison ? Je leur suis utile pourtant !
-Gurdil ?
Hein ? Arya ?
-Qu'est-ce que tu fais là toi tu ne pues pas !
-J'ai demandé à avoir le premier tour de garde.
Arya...
-Pourquoi tu es si gentille avec moi ?
-Parce que tu n'es pas méchant, tu es un être humain !
-Pas pour eux apparemment...
-Ils s'en apercevront bien un jour ne t'en fais pas. Tu sais, je sais que tu es gentil, tu as aperçu ce village et tu as tenu à ce qu'on s'arrête là plutôt que sur la colline, tu t'inquiètes pour nous et si moi je l'ai compris alors eux sûrement réfléchiront.
J'étais tout rouge, un peu comme quand j'ai bu mais là j'étais sobre, qu'est-ce qu'il m'arrive ?
-Euh... merci Arya, tu es la seule amie que j'ai eue depuis très longtemps et je... Arya ?
Elle s'était mise debout, et fixait vaguement le bout du couloir devenu noir et sombre, elle semblait figée.
-Eh oh ! Tu m'entends ? On se réveille ! Qu'est-ce que tu regardes ? Oh !
Je m'étais mis à regarder, et soudain... je n'étais plus à l'auberge, j'étais comme sur une plaine mais sauf que tout n'était que brume noire autour de moi, et soudain, j'aperçus une créature massive.
-AAAAAAAAH !!!
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Re: Les Chroniques des Lames Perdues

Message par Lena le Ven 26 Oct 2007 - 19:44

Mélanie
Nous étions finalement arrivés dans un village fantôme… Ca ne me disait rien qui vaille… Et Aaron avait la même sensation que moi… Un froid profond… Un froid qui n’avait rien de naturel… Comme si ce village était sous l’emprise de quelque chose de malsain…
-Brrr ! Il fait froid ici c'est bizarre, dit le nain.
-Il a raison mais l'endroit est d'autant plus sinistre car il n'y a personne ! s'exclama Rey.
-Ca fait peur ! dit Arya. Vous croyez qu'il y a des fantômes ?
-Hanté ? Qu'ils s'approchent donc ces bouseux moi je les détruirai d'un bon coup de hache ! Heu, c'est quoi des fatômes ?
-Des FANtômes ! corrigea Anaëlya. Ce sont des morts sans corps, des esprits qui n'ont pas encore trouvé le repos et qui reviennent prendre possession de ton AME !!
-BOUH !! hurla Linyia dans le dos du nain pour lui faire peur.
Je souris légèrement devant la farce de la jeune femme mais me repris aussitôt pour que personne ne s’en aperçoive.
-AAAAH !! C'est pas drôle sérieux ! se plaignit le nain.
-Non sérieusement, reprit Anaëlya, il n'y a pas de fantômes, je ne détecte rien de ce genre par contre je ressens une créature puissante aux alentours, il vaudrait mieux organiser des tours de gardes au cas où !
Une créature puissante… Voilà qui expliquait ma sensation de mal aise… Je ne savais pas si cette créature était pacifique ou non… Mais le fait qu’elle soit puissante me posait plus de problème… D’autant plus qu’on ne savait pas à quoi on avait à faire… Le tour de garde me sembla donc une parfaite et merveilleuse idée…
Nous fîmes un rapide tour de l’auberge que nous trouvâmes et après nous être assurés qu’il ne semblait y avoir aucun danger, nous choisîmes la plus grande chambre pour la nuit. Inutile de nous séparer et de risquer de faire des proies plus faciles en cas d’attaque. Nous devions être prêts à toute éventualité. La jeune Arya avait demandé à assurer le premier tour de garde et les autres avaient accepté… ce qui n’était pas trop pour me plaire.
J’allai regarder par l’une des fenêtres de la chambre. Au dehors, la nuit était rapidement tombée… Trop rapidement à mon goût.
-Ca vous inquiète, n’est-ce pas ? demanda une voix derrière moi.
Je me retournai. Anaëlya m’avait rejoint près de la fenêtre.
-Oui… Plutôt… Je me demande ce qui a bien pu se passer ici pour que les habitants partent… s’ils sont partis…
-Vous croyez qu’ils sont toujours ici ?
-Pas à proprement parlé…
-Mort ? demanda-t-elle en baissant la voix.
-C’est une possibilité que je n’écarte pas… Surtout que vous avez parlé d’une créature puissante…
-C’est vrai… Mais je ne sais pas si elle est si maléfique que ça…
-Qu’est-ce qui vous fait dire ça ?
-L’intuition féminine, si j’ose dire… prétendit-elle.
L’intuition féminine… Mais bien sûr…
-Puis-je vous poser une question, Alastar ?
-Allez-y.
-Pourquoi portez-vous un masque ?
-Pour une raison qui me regarde.
-AAAAAAAAH !!!
Nous nous retournâmes tous vers la porte. Ce cri… C’était celui du nain… Je tirai mon épée de son fourreau et sortis le premier de la chambre. Les autres me suivirent. Nous cherchâmes le nain et le découvrîmes en compagnie de Arya… Tous les deux semblaient effrayés…
-Gurdil ? dit Reyan. Arya ?
Nos deux compagnons ne répondirent pas. Linyia s’approcha et s’apprêta à poser une main sur l’épaule de la jeune elfe, mais je l’arrêtai avant qu’elle ne la touche.
-Qu’est-ce que…
-Inutile de prendre des risques. Il ne vaut mieux pas les toucher avant de savoir ce qu’ils ont.
Vraiment, tout ceci ne me disait rien qui vaille…

Yoko
J’avais finalement décidé d’insister un peu à propos de ce masque. Une intuition... J’étais persuadée que la réponse à ma question pourrait s’avérer très intéressante. Mais encore une fois je me heurtai à un mur. Avant même que j’ai eu le temps de protester devant ce manque évident de coopération, un hurlement se fit entendre en bas de l’auberge.
Qu’est-ce que…
L’homme au masque, Alastar me semble-t-il, se précipita hors de la chambre, l’épée à la main. Malin, très malin… Il se passe ici quelque chose d’anormal, et agir sans réfléchir pourrait bien nous rendre les choses encore plus faciles. Enfin…
Je soupirai, et décidai finalement de le suivre.
En arrivant en bas, j’aperçois les silhouettes du nain et de l’elfe immobiles et Linyia approcher sa main de l’épaule de l’elfe, geste interrompu par Alastar.
-Qu’est-ce que…
-Inutile de prendre des risques. Il ne vaut mieux pas les toucher avant de savoir ce qu’ils ont.
Ah, un peu de bon sens, quand même…
Je m’approchai à mon tour pour observer la scène de plus près. Le nain et l’elfe étaient vraiment figés, les yeux grands ouverts, fixant quelque chose qui avait dû les remplir de terreur. Je me décidai à intervenir.
-C’est… décidément un coin particulièrement sympathique vous ne trouvez pas ?
Liniya et Alastar me lancèrent un regard particulièrement froid. Reyan esquissa un sourire, mais lui non plus ne semblait pas particulièrement rassuré. Je haussai les épaules.
-Inutile de dramatiser. On va bien finir par trouver ce qui les a mis dans cet état…
-Oui, quand nous serons sur le point de nous retrouver dans le même état.
Je me tournai vers l’homme au masque qui venait de parler.
-Je vous trouve bien négatif…
Celui-ci semblait sur le point d’exploser. Trop de tension accumulée peut-être…
-Négatif ? Vous vous moquez de moi ?! Deux de nos compagnons se sont retrouvés figés, on ne sait pas par quoi, on ne sait pas s’il est seulement possible de se défendre contre ça, et vous trouvez que je suis négatif ?!
-Calmez vous je vous prie, s’énerver ne servira à rien. Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir non ? Nous allons bien trouver une solution…
Pendant ce débat fort instructif, Linyia approcha une nouvelle fois sa main de l’elfe. Et avant qu’Alastar ait pu réaliser ce qu’il se passait, elle avait touché son épaule.
-Pourquoi est-ce que tu as fait ça !?
Linyia haussa les épaules.
-Ca nous aidera peut-être à comprendre ce qu’il s’est passé. Et puis tu vois bien que je suis toujours là, il ne m’est rien arrivé…
L’homme masqué allait protester quand les yeux de la jeune femme se remplirent d’horreur.
-N’approchez pas !
Elle commençait à reculer tandis nous regardions en direction de ce qui effrayait la jeune femme. Il n’y avait rien. Pourtant Linyia continuait à reculer, prise de terreur.
-Non ! Je vous interdis d’approcher ! Noooon !!

Macros
Notre séjour dans ce village abandonné commençait à prendre un tour déplaisant. J'avais ricané lorsque mes "compagnons" avaient évoqués fantômes et créatures mystiques, mais il semblait bien qu'il y avait "quelque chose" dans cet endroit. Qu'est-ce qui avait pu mettre Arya et Gurdil dans un tel état... Et à présent, Linyia s'y mettait aussi... Anaëlya et Alastar tentaient vainement de la calmer. Qu'est-ce qui pouvait provoquer ce genre d'hallucinations? J'avais entendu parler de poudres pouvant provoquer ce genre d'effet lorsqu'elles étaient inhalées, mais...
Je fis une grimace.
-Je suis partisan de quitter cet endroit le plus rapidement possible. Nous n'avons rien à gagner en restant plus longtemps ici.
-On ne peut pas partir tant qu'on aura pas trouvé un moyen de les ramener à leur état normal, ou au moins de les toucher sans risque!
Tch. Si il y avait un puit ici, j'aurais été partisan du seau d'eau au visage. Mais nous risquions de ne pas avoir ce luxe. Dans ce cas, une seule solution...
Je me dirigeai vers l'escalier menant au rez-de-chaussé.
-Reyan! Où allez-vous?
-Trouver l'auteur de cette charmante comédie et lui dire ma façon de penser, qu'il soit mort ou pas.
-Ne soyez pas stupide! Il faut rester groupés et...
Je ne prenais même pas la peine d'écouter la suite et descendis les marches. Ils se débrouilleraient bien sans moi, de toute façon, je ne pouvais pas faire grand chose de plus là haut. Tandis que si je pouvais trouver un indice sur la source de ce phénomène... Pour le moment, tout semblait "normal". Une auberge en ruines classique. Et pas âme qui vive. Restait la cave. Si quelqu'un était caché dans le bâtiment, c'était le seul endroit ou il pouvait se trouver. Si il n'était pas ailleurs dans le village, bien sûr. Je descendis l'escalier, pour me retrouver dans une cave à vin particulièrement vaste, soutenue par des piliers de pierre. Pas mal d'endroits où se cacher...
Le silence qui régnait sur ces lieux était assourdissant. Tellement différent de ce à quoi j'étais habitué, du bruit et de l'animation des villes. Ici... C'était comme si nous étions dans la demeure de la Mort elle même. De ma mort.
Reyan...
Je me retournai d'un seul coup. Quelqu'un vient juste de murmurer mon nom, je n'ai pas rêvé! Et pourtant, j'étais seul dans la pièce...
Reyan...
Encore! Cette fois, je tirai ma rapière, prêt à me défendre contre un agresseur inexistant.
-Montrez vous!
Ma voix résonna dans la cave sans aucune réponse. Je continuai d'avancer, persuadé d'approcher de la clé de toute cette folie... Néanmoins, je n'en menais pas large. Des gouttes de sueur coulaient sur mon visage, et je serrais mon arme comme si il s'agissait de la seule chose qui maintenait une fine barrière entre ma survie et mon trépas.
Es-tu prêt à comparaître devant Talos?
Impossible! Ils ne peuvent pas être ici! Cette fois, je n'étais plus très loin de la panique, fouillant chaque recoin de la salle du regard, cherchant désespérément une explication... Sans en trouver aucune.
C'est l'heure du Jugement, hérétique...
Cette fois je le vis. Un homme se tenait à l'entrée de l'escalier, portant robe rouge et fine dague... Son visage était couvert de symboles macabres et son regard semblait détailler le plus profond de mon âme. Si semblable à l'homme que j'avais tué cette nuit là... Mais en bien plus terrifiant.
Du calme, Rey... Du calme... Il est seul... Tu peux y arriver... Tu peux le faire...
Malgré cela, chaque pas que je faisais me paraissait incroyablement difficile à réaliser. J'étais comme paralysé par une sorte de torpeur, qui ralentissait le moindre de mes gestes... Soudain un mouvement capta mon attention. Il y en avait un autre! Un second tueur se tenait derrière moi, presque identique au premier, s'avançant lentement vers moi... Puis un troisième... Puis un quatrième. Bientôt, je me retrouvai encerclé par une armée de tueurs au regard dément.
Ce n'est pas possible. C'est un cauchemar... Je réfléchis désespérément à ce que je pouvais faire. J'avais envie de crier, mais aucun son ne franchit ma gorge. Une partie de mon cerveau me disait que ça ne pouvait pas être réel, que c'était forcément une illusion, mais la terreur menaçait de me submerger totalement d'un instant à l'autre. J'avais lâché ma rapière sans même m'en rendre compte, et je ne parvenais pas à trouver la volonté de la ramasser.
Bouge, Rey! Bouge! Bouge! Ma main se dirigea lentement vers ma botte. Bien trop lentement. Et pendant ce temps, les fanatiques se rapprochaient... Et derrière eux semblait se trouver une présence... maléfique. Comme si leur dieu lui même venait se rendre au Jugement... Je parvins finalement à saisir ma dague, me redressant en tremblant de tous mes membres. Toujours cette... lenteur... Rassemblant mes dernières forces mentales, je levais mon arme... et me la plongeas dans la jambe gauche.
Le hurlement de douleur dut être entendu dans tout le village. Je restai au sol, me tenant ma jambe à deux mains. Au moins, j'avais obtenu l'effet escompté... La salle était vide à nouveau. Je captai néanmoins du coin de l'oeil un mouvement vers l'escalier, comme si une créature de petite taille fuyait les lieux. Pas étonnant vu le cri que je venais de pousser... Me mordant les lèvres, j'arrachai un morceau de ma cape, me faisant un garrot rudimentaire. Mourir d'une hémorragie maintenant serait particulièrement stupide.
J'entendis un bruit de cavalcade dans l'escalier. Alastar et Anaëlya arrivèrent dans la cave au moment où je finissais de nouer mes bandages improvisés.
-Reyan! Qu'est-ce qui s'est passé?
Je grimaçai.
-J'ai eu une soudaine envie de vérifier si ma dague était correctement affûtée...
Je poussais un grognement de douleur. Ma jambe se rappelait à mon bon souvenir... Renonçant – provisoirement - à plaisanter, je commençai à leur narrer mon expérience... en omettant le détail superflu: ils n'avaient pas besoin de savoir quelle vision m'avait mis dans cet état... Et surtout qu'il se pouvait qu'elle devienne bientôt réalité.
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Re: Les Chroniques des Lames Perdues

Message par Lena le Ven 26 Oct 2007 - 19:45

Mélanie
Nous retournâmes près de nos compagnons. Si mes conclusions étaient justes, les trois personnes qui avaient été touchées par la créature faisaient face à ce dont elles avaient le plus peur… Avec de la volonté, elles auraient pu s’en sortir elles-mêmes, mais apparemment, ça n’était pas le cas.
Je me postai devant Linyia. Nos compagnons avaient besoin d’aide, pas question de les laisser comme ça. Je m’apprêtai à poser une main sur l’épaule tremblante de la jeune femme quand Anaëlya arrêta mon geste, comme j’avais arrêté celui de Linyia un peu plus tôt.
-Que comptez-vous faire au juste ?
-Il faut les aider. Apparemment, ils n’arrivent pas à sortir de leurs cauchemars seuls. Alors je vais les aider.
-Mais…
Je ne la laissai pas parler davantage et posai ma main sur l’épaule de Linyia.
-Bonne chance, entendis-je avant de quitter l’auberge.
Tout était différent. C’était une auberge, mais différente. Il n’y avait personne… Je ne savais pas vraiment où j’étais…
-Bonjour Alastar, dit une voix derrière moi.
Je me retournai, épée en main. Devant moi se tenait un homme grand et maigre, vêtu d’une grande toge bleue. Il avait une longue barbe blanche et de longs cheveux de la même couleur.
-Qui êtes-vous ?
-Tu sais qui je suis.
Nos voix résonnaient dans l’auberge… Tout cela n’était pas réel… Il leva un bras vers moi.
-Je suis celui que tu recherches.
-Alors dites-moi comment arrêter ma malédiction.
-Malheureusement, il n’y en a pas. Tu es condamné à vivre ainsi. Pour punir le pêché de tes parents.
Je me détournai. Je savais parfaitement que c’était là ma plus grande peur. Et tout cela n’était pas vrai. Inutile de perdre du temps à converser avec une illusion. Il fallait que je retrouve Linyia.
-AHHH !!!
Je courus vers l’escalier qui se trouvait un peu plus loin et montai les marches quatre à quatre. Il n’y avait qu’une seule porte. Je l’enfonçai et trouvai Linyia, assise sur le sol, les genoux repliés devant elle pour se protéger d’une menace invisible.
-Non… Laissez-moi… Je vous en prie… Je ne veux plus… sanglotait-elle.
Je m’approchai d’elle, épée en main et m’agenouillait devant la jeune femme, posant une main sur ses bras.
-Linyia, dis-je doucement. C’est moi. Regarde-moi. Je suis là.
Doucement, Liniya releva la tête et ses yeux s’embuèrent davantage de larmes.
-Alastar… C’est vraiment toi ?
-Oui. C’est vraiment moi.
Elle se jeta dans mes bras, pleurant à chaudes larmes.
-Oh Alastar, j’ai si peur… Je t’en prie… Aide-moi à m’enfuir… Je ne veux plus vivre ça… Empêche-les…
-C’est fini, je suis là… Ecoute-moi Linyia, dis-je en la forçant à me regarder. Tout ça n’est pas réel. Ce n’est qu’une illusion qui te fait voir ce dont tu as le plus peur. Tu comprends ?
-Oui… Je crois… Mais ça semble si réel…
-Je sais. J’ai vu aussi quelque chose... Il faut qu’on sorte d’ici. Il n’y a que toi qui peux nous faire sortir tous les deux de ton cauchemar. Tout ça n’est pas réel, il faut que tu réussisses à t’en convaincre.
-Je vais essayer.
-Je suis là pour t’aider. Ne t’en fais pas. Je ne te laisserai pas tomber.
Linyia ferma les yeux et après un petit moment, nous revînmes à l’auberge où nos amis nous attendaient. La jeune femme avait les mains crispées sur mes bras, les yeux toujours fermés.
-C’est fini, Linyia, dis-je doucement. Nous sommes revenus à la réalité.
Elle ouvrit les yeux et regarda autour d’elle. Les autres avaient l’air rassuré. Apparemment, Gurdil et Arya avaient également réussi à sortir de leur cauchemar.
Linyia se jeta dans mes bras, pleurant de nouveau. Je la serrai dans mes bras pour la rassurer et la réconforter… fermant les yeux de soulagement. Je ne savais pas ce qui lui avait fait si peur, mais c’était probablement quelque chose qu’elle avait caché et fuit. Ce qui l’avait déjà fait pleurer lorsque nous attendions la remise en forme de Philius.
-C’est fini, murmurai-je en lui caressant les cheveux. Tu n’as plus à avoir peur…

Starman
Le groupe semble sous le joug d'une sorte de malédiction collective. D'abord le nain (dont le nom m'échappe toujours) et Arya, puis beaucoup d'autres. Je n'aime pas l'atmosphère autour de moi, je la trouve... angoissante. Quelque chose se trame. Quelque chose de terrible.
Soudain, la forêt me semble si grande. Sauf que je ne suis pas censé être dans une forêt. C'est alors seulement que je me rend compte. Je VOIS. Soudain une silhouette familière apparaît.
-Salut, frangin, me dit-elle.
-Elise, répondis-je. Tu es... morte.
-Pourquoi t'as dit ça?
Soudain, une flèche se plante dans son dos. Et elle tombe dans la rivière.
-Non!
Je plonge pour la ramener sur le rivage. Mais je ne suis qu'un petit garçon et le courant va tellement vite pour elle, mais si lentement pour moi. Chacun de mes membres est douloureux. Je m'évanouis.
Quand je me réveille, ma sœur gît à côté de moi. Elle est morte. Et c'est moi qui l'ai tué. J'aurais dû la rattraper. Mais le courant était trop fort. C'était toi qui ne l'étais pas assez. Garde-fou, garde-fou. On fait la ronde, grand frère. Non. Au secours! La flèche. Le courant. Garde fou, garde-fou.
Assez
Comme dans un rêve, mes mains se saisissent de mes yeux. Des yeux... qui ne verront plus. Un bruit dégoûtant arrive à mes oreilles, tandis que la dernière lumière de mon monde disparaît.
Ce n'est qu'un rêve. Tu l'as déjà vécu une fois. Respire, vieux débris. Reprend ton souffle. Ne te laisse pas dominer. Tu ne vois pas . Tu es aveugle. Aveugle. Aveugle. Un infirme. Arrêtes. Réfléchis. Garde fou, garde... LA FERME!
Soudain, tout redevient calme. Je retrouve le monde que j'étais censé retrouver. Mais je sens une présence. Elle joue, s'amuse de nous. Mais je ne suis pas un jouet. Hors de question de me laisser manipuler.
-Montre-toi!
Ma voix est emplie de ma fureur et de ma frustration.


Dernière édition par Yoko le Ven 4 Avr 2008 - 20:46, édité 1 fois
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Re: Les Chroniques des Lames Perdues

Message par Lena le Ven 26 Oct 2007 - 19:46

Mélanie
Linyia était affaiblie par son hallucination. Elle n’arrivait plus à tenir sur ses jambes. Alors je la pris dans mes bras et, accompagné des autres, je l’emmenai dans la chambre que nous avions choisi pour dormir avant d’être… attaqué… par ces visions.
Je déposai la jeune femme sur l’un des lits et restai debout près d’elle alors qu’elle se recroquevillait en chien de fusil, tremblant toujours de ce qu’elle avait vu. Je m’assis près d’elle, posant une main sur son épaule. Les autres restaient un peu à l’écart, encore inquiets de ce qui nous arrivait.
-Linyia. Je suis là, dis-je doucement.
-Merci Alastar… Merci d’être venu me chercher…
-De rien.
J’hésitai un instant à lui poser la question qui me trottait dans la tête. Mais la curiosité fut la plus forte.
-Ce que tu as vu dans ton cauchemar… Ca avait un rapport avec ce que tu avais évoqué l’autre fois ?
-Oui… Je me sens si idiote, Alastar…
-Tu n’étais pas censée savoir que c’était une hallucination.
-Je ne parle pas de ça… Je… Je pensais que j’en avais terminé avec tout ça… Que… Que ça ne m’arriverait plus… Mais quand… Quand j’ai eu cette vision… Je me suis rendue compte que j’avais toujours peur…
-C’est normal… Liniya, je ne sais pas ce que tu as vécu, et je ne te demande pas de me le dire. Mais tu ne dois pas t’en vouloir d’être touchée par ça. Certaines blessures ne se referment jamais.
-Alastar… Quand tu es venu me chercher… Tu as dit que… tu avais vu quelque chose toi aussi… Est-ce que… Est-ce que ça avait un rapport avec ton masque et tout ce que tu caches ?
-Oui… Mais je ne suis pas prêt à en parler. C’est quelque chose de personnel que je dois régler moi-même.
-Je comprends… Mais… Si un jour… Tu veux en parler, je serai là…
Je la regardai, étonné qu’elle puisse penser à quelqu’un d’autre qu’à elle dans un moment pareil. Elle était étonnante… Et déroutante également. Je me relevai.
-C’est promis, dis-je. Mais tu dois me promettre la même chose en retour. Si tu veux en parler un jour, je serai là.
-Promis.
-Bien. Tu devrais dormir maintenant, tu as eu une journée chargée en émotions, comme nous tous.

Le lendemain, nous nous préparâmes à repartir.
Avant que tout le monde se couche, ça avait été au tour de Aaron d’être affecté par les hallucinations. Et dans la nuit, j’avais été réveillé par des sanglots qui, je l’avais découvert avant de pouvoir agir, venaient de Anaëlya. Elle avait réussi à se sortir de son cauchemar peu après que je sois réveillé. Puis elle était retournée se coucher. Je n’avais pas fait le moindre signe pour montrer que j’étais réveillé, parfois les gens n’avaient pas envie qu’on voit leurs faiblesses.
D’ailleurs, une intuition – bonne ou mauvaise j’aurais bien été en peine de le dire – me conseillait de ne pas trop m’approcher de cette femme. Sans que je sache pourquoi, son regard me donnait des frissons…

Arya
Le silence... le noir... seule...
-Arya... Arya... réponds-moi, sais-tu qui je suis ?
Je repensai aux hallucinations que j'avais pu avoir lors de notre passage dans le village hanté...
-Arya... Arya réponds-moi...
-Oui et non à la fois...
-Dans ce cas tu ne méritais pas de savoir... rien à tes questions...
-NAN attends ne...
-Je te l'ai dit assume-toi, oblige-toi à prendre tes responsabilités, prend-toi en main avant qu’elle ne te dévore...
-NAN ne me laisse pas, je ne veux plus être seule, je t'en prie... gran... gran... frère...
J'avais beau poursuive cette ombre transparente, je ne parvenais pas à la rattraper elle me fuyait, j'étais épuisée de lui courir après... Voilà à quoi s'était résumé mes hallucinations, ce que je redoutais, mes peurs, mes devoirs, et lui cet inconnu qui était déjà apparut dans un rêve pour me questionner mais qui était-il pourquoi, faisait-il tout ça ? Pourquoi me hantait-il ?
-Hé Arya, c'est pas le moment de rêver, bouge toi !
Je relevai la tête tandis que Gurdil me secouait gentiment l'épaule.
-Allez ne restons pas ici, je hais cet endroit !
-Tu n'es pas le seul.
Nous quittions donc cet étrange village, désert et hanté...

***

Nous marchions pendant au moins, une journée sous le soleil, le soir fatigués, près d'une forêt nous nous arrêtions pour camper ici même. Je me questionnais beaucoup sur ce qui avait bien pu se passer lors des hallucinations de mes autres camarades, se pouvait-il qu'ils aient subit le même genre de transe ? J'en parviens donc à certaines conclusions, ce village pouvaient bien être habiter par des esprits, ceux-ci revenaient sûrement pour effrayer les vivants en leurs projetant des illusions ou en les soumettant à ceux qui leur faisait peur... en tout cas je ne parlai à personnes des miennes, de peur d'être gênée, et de faire ramer le groupe et aussi pour ne pas mettre dans l'embarras un de mes coéquipiers en lui posant des questions gênantes. Le repas se passa dans le calme le plus complet à part Gurdil se plaignant que le repas était froid !
Le lendemain matin, Alastar insista pour que nous partions plus tôt, et reprendre de l'avance sur le retard qu'il jugeait pris. En fin de matinée, nous nous arrêtions devant une pancarte indiquant le prochain village en vu, le nom du village était à mon goût tout à fait original du fait « le village Cocorico ».
-Pensez-vous que les poules sont populaires par ici ? dis-je sur le ton de la plaisanterie.
-Ouais même que le la spécialité maison doit être le poulet, répondit Reyan pris au jeu.
-Non mais c'est bien le moment ! Vous vous croyez drôle vous deux ? reprit Linyia mécontente.
-Il serait judicieux de s'arrêter pour demander des informations au villageois selon moi, répondit l'aveugle.
-Oui comme par exemple, sur l'autre village que nous avons croisé... dis-je alors.
-Il serait aussi préférable de rester discret et de ne pas trop tirer les vers du nez à ces habitants, cela risque de leur déplaire, répondit Alastar.
-Ha bas ! Là tu marques un point mon gars, dit Gurdil. On en aura bien b'soin ! Ha enfin la civilisation ! Marre de la verdure !!!
Arrivés une fois au village, chacun prit un chemin différent dans le village, je vis Gurdil partir dans une direction, au dernier instant je l'interpellai.
-Gurdil attends moi !
-Hein ? Qui a-t-il Arya ?
-Je peux me joindre à toi ?
-Heu… tu risques de t'ennuyer !
-Non voyons... ne me prends pas pour une môme !
Il resta un instant muet puis dit :
-Ok mais ne traîne pas car je ne m'arrêterais pas pour t'attendre !!!
Lors de notre escale dans le village, l'envie d'interroger les autres villageois me prit, mais Gurdil m'en dissuada disant que les êtres humains détestaient que les étrangers se mêlent de se qui ne les regardent pas et en particulier ce qui pourrait être un point difficile. Ce qui me mit mal à l'aise dan sa phrase était plus le fait que je ne me considérais comme un être humain, qu'à moitié ! Il parvient à me convaincre d'aller manger un morceau dans une auberge, décidément, je partis alors en quête d'un repas pour soulager l'estomac de ce glouton.

***

Pendant que nous cherchions une auberge, je m'amusai à observer les différents bâtiments qui se dressaient devant moi, tout ceci était bien différent de là d'où je venais puis les maisons me semblaient bien plus hautes. Il y avait toutes sortes de commerces dans le coin, apparemment ce village n'était pas aussi petit qu'il pouvait le faire paraître, il possédait une population assez importante selon moi. Gurdil me fit un signe de main pendant que j'observais un apothicaire essayant de vendre à des dames de drôles de flacons.
-Arya ! Regarde la seule auberge du coin viens où je te laisse dehors, dit-il en souriant.
-Deux secondes, j'arrive !
Mon regard se posa alors sur deux uniformes qui portaient deux personnes juste à côté de l'auberge, deux sortes de soldats plutôt menus qui parlaient à un petit vieillard. L'un tenait une sorte de manuscrit dans la main droite tandis que l'autre croisait les bras. Le vieillard semblait obnubilé par le manuscrit, tandis que moi je fixai les deux épées que possédaient ces deux soldats, leurs uniformes avaient une couleur vert foncé mais ceci ne me choqua pas, je m'approchai un peu plus de Gurdil nous n'étions pas loin de l'auberge. Je continuai à observer les deux soldats lorsque mon corps se figea quand l'un deux releva ses cheveux et me fit découvrir une oreille pointue. Ohnon pensai-je.
-Hé Arya tu te bouges, me dit Gurdil.
-Heu en fait j'ai changé d'avis, je vais aller faire un tour, je n'ai pas très faim !!!
-Tu vas manquer quelque chose !
Je fis aussitôt demi-tour, m'éloignant loin des deux soldats qui se trouvaient être des elfes, mon dieu ! J'en suis sûre, ils sont bien là pour moi, il faudrait que je puisse voir mieux l'image mais je suis sûre que c'est ça !! Donc Ellaëna n'a pas renoncé à me chercher ! Elle est plus tenace que je le pensais comment je vais faire ? Je me retournai encore une fois vers eux, quand mon sang se glaça en voyant le vieillard s'éloigner et les deux elfes s'approcher du Gurdil !
-Oh non !
-Excusez-nous, monsieur, nous voudrions vous poser quelques questions.
-Ha mais c'est que j'ai faim moi, dit alors Gurdil.
Il resta silencieux observant alors ses deux interlocuteurs et le papier que tenait l'un deux.
-Je t'en prie Gurdil ne fais rien qui puisse les provoquer...
-Nous recherchons cette personne l'auriez-vous aperçue dans le coin ?
Alors Gurdil saisit le papier méfiant, puis fit les grands yeux en prononçant dans sa langue... Arya !!
-Cette jeune elfe a disparu depuis plus de trois mois, aucune récompense n'a encore été promise, cette demoiselle est la nièce de la reine Ellaëna qui devra sûrement lui succéder !
Dans le mille, pensai-je, c'est justement ça qu'ils voulaient ! Le nain tourna la tête dans ma direction, m'étant bien cachée pour suivre la conversation, celui-ci ne me vit pas.
-Alors qu'avez-vous à répondre à ceci ? dit l'elfe au manuscrit.
Le nain prit une grande inspiration puis mécontent, il répondit :
-Nan mais qu'est-ce que j'en ai à faire de vos histoires agaçantes, nan seulement, je suis pas du coin, mais en plus je me fiches totalement des histoires de bouffeurs de salades !!!!!
-Espèce de sot, dit l'autre elfe, je vais te faire ravaler tes paroles.
Il se mit à dégainer son épée, mais l'autre elfe l'en empêcha puis, répondit :
-Laisse tomber, on a mieux à faire que de s'occuper d'une demie-portion, occupons-nous de notre mission !
Les deux elfes partirent pendant que Gurdil tâtait sa hache du doigt en marmonnant.
-Je vous aurais bien tranché en deux si il y avait eu moins de monde, nan mais demi-portion, j'vous conseille de jamais me recroiser !
Il entra alors dans l'auberge.
J'ai eu chaud, pensai-je, mais j'aurais des comptes à rendre à Gurdil un jour ou l'autre.

Cela faisait au moins dix minutes que je longeais une ruelle seule, lorsque j'en vis le bout, je me rendis compte que j'étais arrivée à l'entrée du village, je fus surprise de revoir les deux elfes en train de monter à cheval, l'un deux tourna la tête dans ma direction, je fis alors marche arrière immédiatement. Dans la ruelle essayant de prendre de l'écart entre mes deux courseurs, je manquai de trébucher et en voulant me rattraper à une poignée de porte je l'ouvris malencontreusement, intriguée, je pénétrai dans la boutique...
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Re: Les Chroniques des Lames Perdues

Message par Lena le Ven 26 Oct 2007 - 19:47

Macros
Enfin la civilisation… Après notre séjour dans ce village fantôme, cet intermède était plus que bienvenu, malgré le nom passablement ridicule du lieu… Et j’avais une idée très précise de comment j’allais occuper mon temps… D’ailleurs, le destin faisait bien les choses : chacun partit dans une direction différente, sur la vague promesse de se retrouver au même endroit à une heure indéterminée… De toute façon, vu la taille du village, on pouvait difficilement se perdre. Bien. J’avais quelque chose à faire…

***

Aidan pénétra dans le village une demie heure après la compagnie. Le semi-elfe les avait suivi à bonne distance depuis tout ce temps, et l’heure était enfin venue de passer à l’action. Cette fois, il s’assurerait qu’Alastar ne le dérange pas… Comme il s’en était douté, le groupe s’était séparé, confiant dans la sécurité relative offerte par le village. Et Reyan, le plus individuel de la bande, n’avait pas manqué de faire cavalier seul… Il n’y avait plus qu’à le retrouver. Il avisa un mendiant crasseux adossé au mur d’une maison. La source d’information la plus fiable d’un endroit, d’après son expérience… Ces gens là avaient souvent une mémoire hors du commun dès lors qu’il s’agissait de gagner une ou deux pièces. Aidan alla à sa rencontre.
-Eh, toi !
L’homme se tourna vers lui, surpris, mais une lueur avide dans les yeux.
-Moi, m’sire ? Qu’est-ce qu’un elfe m’veut, au juste ?
Bon sang, qu’est-ce qu’il puait ! Aidan évita de s’approcher trop près pour échapper à l’odeur. L’homme avait le visage couvert de crasse, des cheveux gris longs et gras, et était vêtu de guenilles en lambeaux. Une large verrue se trouvait au milieu de son nez, et il avait une cicatrice qui lui barrait la joue. Aidan était un homme qui appréciait le raffinement et le luxe, malgré son dur métier, et préférait ne pas trop s’attarder à détailler le visage répugnant du mendiant.
-J’ai besoin d’informations sur un homme qui vient d’arriver dans ce village.
-Ah, y a bin des gens qui viennent dans l’coin…
-C’est un type blond, assez grand, avec une rapière, une cape rouge et une armure de cuir…
Le mendiant eut un sourire rusé.
-Ma pauv’ caboche m’joue des tours, m’sire… mais ptet bien qu’une ou deux pièces m’guériraient…
En soupirant, Aidan tira une pièce d’argent de sa bourse. Une fois qu’il aurait attrapé ce Kercyan, il réglerait son compte à ce pouilleux… Le mendiant se saisit de la pièce avant de faire un grand sourire.
-Ouais, j’vois d’quel type vous parlez. Y’s’planque dans un entrepôt, à la lisière du village.
Il se planque ? Donc il se douterait de quelque chose… Mais se cacher ne lui servira à rien.
-Très bien. Mène moi là bas. Maintenant.
-Ah, mes pauv’jambes sont plus ce qu’elles étaient… Mais bon, ptêt qu’elles pourraient guérir miraculeusement…
Réprimant un soupir, Aidan lui donna une autre pièce. Il n’en profiterait pas bien longtemps, de toute manière…
-Ok, v’nez avec moi !
Quelques minutes plus tard, ils étaient devant l’entrée d’un sombre bâtiment, paraissant à l’abandon. Aidan s’apprêta à pousser la porte lorsque le mendiant l’arrêta.
-Pas prudent, m’sire… Le gars qu’vous cherchez… Il attend avec une arbalète pour dézinguer l’premier qui rentre.
Aidan écarquilla les yeux.
-Comment sais-tu ça ?
-Y m’l’a dit.
-Hein ?
-Y’m’a payé pour vous m’ner là… mais maintenant, j’crois que vous pouvez me payer plus.
Aidan se rendait compte qu’il avait failli foncer tête baissée dans un piège… Sans l’avarice de ce mendiant, il aurait été condamné. Mais la chance de ce Kercyan avait tourné… Il lui tendit deux pièces d’argent.
-Tu as bien fait. Tu as une idée ?
-Y’a une porte derrière, il la connaît pas. Vous pourrez l’prendre de dos.
Aidan hésita. Devait-il se débarrasser du mendiant tout de suite. Non, mieux valait le faire à l’intérieur… Une fois que Reyan ne serait plus un problème. Il contourna l’entrepôt, le crasseux sur ses talons, avant de faire face à la porte.
-V’la, c’est ça.
Aidan poussa discrètement la porte, le plus silencieusement possible. La pièce était dans les ténèbres, difficile de percevoir le moindre mouvement… Il sentit soudain une piqûre dans le flanc. Il avait dû se prendre un clou mal planté… Réprimant un grognement, il jeta un coup d’œil… avant de pâlir. Une dague de Talos était coincée dans l’embrasure de la porte. Et il avait été blessé par elle.
-Vous avez aimé mon cadeau ?
La voix du mendiant avait totalement changé… Aidan réalisa qu’il avait été trompé. Reyan ôta sa perruque et commença à effacer son maquillage.
-Vous n’avez pas idée d’à quel point je puais… Même dix bains auront du mal à faire partir l’odeur !
Aidan sentait ses forces l’abandonner sous l’effet du poison, aux effets foudroyants.
-Vous… Comment…
-Oh, cette dague ? Un souvenir du tueur qui m’a rendu visite à Athakla. Bien sûr, j’ai dû le tuer un peu avant qu’il accepte de me la prêter…
Les yeux d’Aidan se fermèrent progressivement. La voix de Reyan lui parvint de loin, de très loin…
-Adieu, chasseur de primes. On aurait pu être amis, en d’autres circonstances…
Puis ce furent les ténèbres.

***

Je rentrai à l’auberge pour me débarbouiller. Ma propre odeur me donnait la nausée… Par tous les dieux et leurs putains, qu’est-ce qu’il ne faut pas faire pour être tranquille ! Plongé dans une bassine d’eau froide, je pouvais au moins être satisfait : le seul chasseur de primes à m’avoir retrouvé n’aurait plus l’occasion de le dire à quiconque… Après un quart d’heure, je me rhabillai et allai rejoindre les autres, satisfait d’avoir pu régler cette histoire en douceur…

Starman
Village Cocorico. Soit tout ce que je n'aime pas dans la civilisation. Bruits infernaux, promiscuité des gens, odeur de nourriture moisie... Comment pouvaient-ils supporter tout cela. Impossible de trouver un coin à peu près tranquille. Visiblement, Alastar n'a pas l'air d'être spécialement incommodé par tout cela. Décidément, il faut croire que ma cécité n'est pas mon seul décalage avec le reste de l'humanité. Je manque de percuter une vieille femme avec une sorte de panier. C'en est trop! J'ai besoin de boire quelque chose.
-Tu as un peu d'argent, demandai-je à Alastar.
-Oui, pourquoi?
-J'ai besoin de prendre un verre. Tout ce monde m'insupporte.
-Tu es étrange.
-Je sais.
Après avoir cherché pendant un bon quart d'heure, nous tombons sur une auberge: Au Poney Mal Dégrossi. Charmant. Mais qu'est-ce que je fais là? Nous entrons pour découvrir ce que l'on nomme communément un "taudis". C'est à se demander si ils lavent l'endroit de temps en temps. Je m'accoude au bar.
-Un verre, s'il vous plaît.
-Tu sais pas lire la pancarte? Il y a écrit: Interdit aux elfes, aux chiens et aux pouilleux.
-Mes excuses, je ne suis qu'un aveugle. Cependant, je ne suis pas un pouilleux, comme vous le dîtes si élégamment.
-Ben voyons. Et je suppose que tes fringues, c'est la dernière mode, p'tite tête?"
Il cherche à me saisir, mais je saisis sa main au vol, et je l'abat de toute mes forces sur le comptoir.
-Un verre, s'il vous plaît.
Le ton est légèrement plus menaçant. Je commence à en avoir assez d'être traité comme un crasseux.
-Que... Qu'est-ce que je vous sers?
-Un jus de fruit local fera l'affaire.
Je suis servi dans la minute. Je profite du fait que le serveur n'ait pas envie d'être en conflit avec moi pour en tirer des informations sur ce que nous avons vécu.
-Nous avons trouvé un village, il y a quelques lieues de cela. Il était désert, mais plusieurs d'entre nous ont été victimes d'hallucinations.
Je sens la plupart des cœurs de cette pièce marquer un bref arrêt. Apparemment , c'est un sujet qu'ils n'apprécient guère.
-Il ne faut pas en parler, messire, dit le serveur. Cet endroit est maudit.
-Ca je m'en doutais, mais par quoi?
-Un esprit maléfique. Une créature jadis enfermée par un puissant sorcier, et qui se venge de sa condition sur tous ceux qui font halte dans sa geôle.
-Pourquoi est-il enfermé?
-On raconte qu'il était un ancien serviteur de ce sorcier, mais qu'il a passé outre un de ses ordres. Et depuis, il est condamné à errer jusqu'à la fin de toute vie. C'est tout ce que je sais, je le jure!
Il est trop effrayé pour mentir. Visiblement, nombre d'entre eux ont été victimes de ce "démon". Sachez que le pire démon n'est aucune créature, plante ou bête. Le pire démon, c'est l'homme.

Mélanie
J’accompagnai donc Aaron jusqu’à l’auberge que nous avions trouvée… Si l’on pouvait appeler ça une auberge, tant la crasse s’entassait. Aaron s’assit près du bar et j’allai m’asseoir un peu à l’écart.
-Un verre, s'il vous plaît.
-Tu sais pas lire la pancarte? Il y a écrit: Interdit aux elfes, aux chiens et aux pouilleux.
-Mes excuses, je ne suis qu'un aveugle. Cependant, je ne suis pas un pouilleux, comme vous le dîtes si élégamment.
-Ben voyons. Et je suppose que tes fringues, c'est la dernière mode, p'tite tête?
Je n’eus pas le temps de faire le moindre geste que déjà Aaron saisissait le bras qui allait le frapper et l’abattit sur le bar.
-Un verre, s'il vous plaît, demanda-t-il d’un ton plus menaçant.
-Que... Qu'est-ce que je vous sers?
-Un jus de fruit local fera l'affaire.
Finalement, le barman le servit sans faire d’histoire et on m’amena également une boisson locale non alcoolisée.
-Nous avons trouvé un village, il y a quelques lieues de cela. Il était désert, mais plusieurs d'entre nous ont été victimes d'hallucinations, entendis-je Aaron demander.
Ce fut le silence dans la taverne et l’ambiance fut complètement refroidie par les paroles de mon compagnon. J’observai les hommes attablés, leurs visages étaient devenus pâles de peur et leurs yeux regardaient alentour, comme pour vérifier que des fantômes n’apparaissaient pas soudain à l’évocation de ce lieu.
-Il ne faut pas en parler, messire, dit le serveur. Cet endroit est maudit.
-Ca je m'en doutais, mais par quoi? Demanda Aaron.
-Un esprit maléfique. Une créature jadis enfermée par un puissant sorcier, et qui se venge de sa condition sur tous ceux qui font halte dans sa geôle.
Le mot sorcier m’avait frappé et je me levai doucement pour me rapprocher de Aaron et du barman. Peut-être que c’était lui le responsable encore une fois…
-Pourquoi est-il enfermé? Demanda Aaron.
-On raconte qu'il était un ancien serviteur de ce sorcier, mais qu'il a passé outre un de ses ordres. Et depuis, il est condamné à errer jusqu'à la fin de toute vie. C'est tout ce que je sais, je le jure!
Aaron semblait satisfait par la réponse du barman, d’autant plus qu’il était tellement effrayé qu’il n’oserait pas omettre le moindre détail. Mais j’avais encore une question pour cet homme.
-Et ce sorcier, demandai-je d’une voix plus forte en me mettant à côté de lui, comment s’appelait-il ?
Le barman me regarda un instant, de la crainte dans les yeux.
-Je sais pas… Son nom s’est perdu… Je ne sais pas du tout comment il s’appelait…
-Hum…
-On devrait retrouver les autres, proposa Aaron.
-Oui, ça pourrait les intéresser, acquiesçai-je.
Je donnai quelques pièces au barman pour les boissons et nous repartîmes dans le village à la recherche de nos compagnons.
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Re: Les Chroniques des Lames Perdues

Message par Lena le Ven 26 Oct 2007 - 19:48

Arya
-Tiens comme c'est... Étrange...
Après avoir malencontreusement ouvert la porte d'un habitat, je m'y étais fourrée la tête la première pour fuir deux elfes me recherchant. Je me demandais aussi ce que pouvaient bien faire les autres, en espérant qu'ils ne me laisseraient pas dans ce village pensant que j'avais pris la fuite. Je me concentrai sur la pièce, tout était sombre et j'avais du mal à voir ce qui il y avait, à plus d’un mètre. Lorsque plusieurs bougies s'allumèrent toutes seules, à moins que... Il y avait quelqu'un d'autre dans la pièce mais où ? Grâce aux bougies disposées sur les étagères et une table basse ainsi qu'un comptoir juste à côté de moi, je pus avancer sans percuter quoi que ce soit. La pièce sentait une odeur d'encens, sans être désagréable, de nombreuses étagères encombraient la pièce, sur certaines étaient disposés des bocaux, quelques livres très âgés et abîmés aussi, des animaux empaillés et pleins d'autres choses dont je n'avais pas la description. Je m'approchai de la table basse, en plein milieu de la salle, un grand tapis, et quelques cousins étaient disposés autour, l'ambiance était chaleureuse, je m'assis alors.
J'observai attentivement la table, dessus était déroulée une carte, un sac d’où dépassaient des os ainsi que des dés, c'était très spécial... A mon goût. Je n'avais jamais vu ça. J'allais me saisir d'un dé quand une voix m'interpella:
-Hé doucement jeune elfe, ne touche pas ça !
Je me retournai pour voir d'où venait la voix, mais je ne voyais personne, étais-je victime d'hallucinations ?
-Qui... Qui est là ? Montrez-vous !
Je me levai éraflant la poignée de mon épée.
-Tout doux l'elfe, je ne te veux aucun mal... hin, hin... je suppose que tu n'es pas là pour rien ?
Une femme apparut alors de derrière une armoire, le teint mate avec une longue chevelure blonde, elle était marquée par la vieillesse et pourtant, elle était restée magnifique, ceci impressionna l'elfe.
-Je te souhaite la bienvenue... dit-elle.
Elle fixa Arya puis reprit sur un ton calme.
-Alors mon enfant que viens-tu faire dans ma petite maison ?
-Qui... qui êtes-vous ? demanda Arya. Puis non je suis venue ici par accident, j'ai malencontreusement ouvert votre porte...
La femme ricana puis répondit.
-Allons, personne ne vient chez Olga - elle pointa un doigt sur elle - sans raison, tu es la pour quelque chose c'est évident... C'est le destin mon enfant !
-Je ne crois pas au destin...
-Vraiment ? Moi je suis là pour aider ceux qui veulent l'éclairer, assis-toi, mon enfant.
Arya vit la femme s'approcher d'elle avec le bruit de tous les bracelets quelle avait sur les bras, elle souleva sa robe et son foulard puis s'assit en face de l'elfe, qui fit pareil.
-Alors petite elfe ? Tu as fait une longue route jusqu'ici ?
- Primo je ne suis pas petite et...
Arya pointa un regard sur sa tunique qui était impeccable et souleva un bras pour voir si elle ne sentait pas... La regardant Olga rigola.
-Mais non ! Tu ne sens pas mauvais, jeune elfe. Dis-moi tu es bien jeune quelle âge as-tu ? Je ne te donne même pas 20 ans !
-C'est exact je n'ai que 19 ans depuis cette année, comment l'avez-vous su ?
-Pour la simple raison que j'ai rencontré beaucoup d'elfes bien plus âgés que toi, ayant plus d'un siècle, les voyages et l'expérience... et puis tu es bien loin de ton village cela paraît évident.
La femme venait de marquer un point puis elle reprit.
-Mais tu es très jolie... dit elle en plantant ses yeux bleu dans ceux de Arya. Alors dis moi ton nom...
-A... Arya... pourquoi me le demandez-vous ?
Arya ne voulait pas répondre aux questions de Olga, elle avait une certaine méfiance en cette femme qu’elle n'avait jamais rencontrée auparavant.
-Comme c'est joli... Tu sais Arya tu peux me tutoyer puis je sens en toi un certain potentiel, tu n'es pas n'importe qui, j'ai même l'impression de t'avoir déjà... Vue...
Arya avait du mal à déglutir, cette femme ne lui inspirait absolument pas confiance, malgré l'ambiance qui régnait dans la salle.
-Allons ne tire pas cette tête mon enfant, je ne te veux aucun mal, tu cherches à fuir quelque chose ?
-...
-Nan ? Dis6moi tu n'es pas seule ?
-...
La femme se tut dans son interrogatoire puis soupira.
-Ha ! Tu es bien méfiante ! Ne t'en fais pas ! Alors que veux-tu savoir, ça te dis que je te parle de ton destin, à condition que tu sois d'accord car cela pourrait à jamais changer ou bouleverser ta vie !
-Vous êtes voyante ?
-Arya à retrouvé sa langue ! Mais non! Je rigole, oui en quelque sorte j'ai cette faculté...
-Je suppose que si j'accepte, il faudra que je vous donne quelque chose en retour ?
-Absolument pas...
-Dans ce cas, vous pouvez y aller..
-Tu en es sûre ? Je tiens à t'avertir par la grâce de dieu, tu pourrais sombrer dans je ne sais quoi !
-Je ne crois pas en dieu, puis c'est vous qui m'avez forcé en quelque sorte la main.
-Oui vous les elfes ne croyez qu'aux esprits de la nature, vous n'êtes pas aussi superstitieux que de nombreux êtres qui peuplent ce monde. Elle prit quelque dés puis les secoua, lentement pendant plusieurs minutes et les laissa rouler sur la table six s'arrêtèrent puis un resta dix seconde de plus sa course, pour enfin s'arrêter.
-Comme c'est intéressant...
-Qu'est-ce qu'il y a...
-Par quoi veux-tu commencer, Arya ?
-Je ne sais pas moi, Olga...
-C'est bien ce que je me disais, elle montra un dés avec un point d'interrogation, ceci signifie que tu n'es pas sûre de toi, et que du douteras souvent tant tu ne sauras pas comment trouver la paix en toi, tu ne sais pas ce qu'il faut faire, tu hésites, tu te questionnes, tu te méfies, tu as besoin de faire le vide avec tout le stress qui pèse sur tes épaules.
-Hum...
-Bon... je continue... Ceci est le signe de la famille, et celui juste à côté un éclair, ceci signifie que tu as beaucoup de querelles avec ta famille ou des membres proches, et que tu devras faire un effort pour les résoudre par toi même... OH OH !
-Quoi ?
-Tu vois le cœur signifie... Que tu connaîtras l'amour, un beau garçon très débrouillard, il te plairas mais le fossé entre vous est trop grand, il te faudra faire un peu plus d'effort et lui faire confiance sinon tu souffriras, et puis tu risques d'en être jalouse ! Ha !!! Autre chose... Intéressant... Le signe du pouvoir j'ai rarement eu l'occasion de le voir... Tu seras une personne très importante... Olga s'arrêta regardant les traits sur le visage de l'elfe. Ce passage te gênes... tu as voulu savoir Arya mais je peux m'arrêter là car la suite, j'ai l'impression que tu la sais... Tiens ceci n'est pas mal non plus, tu seras liée à la même cause que d'autres, pour une quête qui te permettra de revoir quelqu'un et dans oublier une autre... Ceci est le symbole de l'amitié ceci signifie que tu seras très liée à d'autres personnes mais... - elle regarda Arya... - ce symbole ci... signifie... la mort... une des personnes avec qui tu engageras ta quête mourra mais en plus comme ce dé se trouve sur deux axe et pointe aussi le symbole de la famille une personne du même sang que toi mourra...
-Nan c'est impossible ! Qui ? Comment ? Pourquoi ?
-Ca je n'ai pas le droit de le dire, je ne parle du destin de chacun qu'à lui et lui seul, je dis tout ce que tu croiseras en fonction de ce que disent les dés ! Puis une fois le destin dit, il est impossible de le changer jeune elfe c'est dur mais c'est ainsi... Peut-être que parmi les personnes qui t'accompagnent beaucoup souffrent, d'autres te cachent leurs secrets et d'autres n'ont rien à te dire, pourquoi sont-elles toutes réunies à ton avis ? Ceci est le destin Arya et toi qui a dit ne pas y croire... Tu le fais. Mais ne te sens pas pour autant déstabilisée et perdue, je te l'ai dit tu as du potentiel et tu sembles bien résolue à poursuivre tes rêves donc continue à y croire !
-Une chose tout ce que vous m'avez dit est quand même flou, j'ai l'impression de marcher dans le noir sans jamais m'arrêter !
-C'est comme ça le destin...
La femme regarda aussi la main de l'elfe puis lui dit avec un sourire.
-Ta ligne de vie est longue... tu vivras au moins trois bon siècles sans prendre une rides ! Ha ha ha....
-Merci pour ces renseignements, je crois que je vais m'en aller ! Au revoir Olga !
-Attends une seconde ! Mon enfant, tu as sûrement autre chose à me demander ?
Arya se tut puis étrangement comme si la voyante avait lu dans ses pensées, Arya demanda.
-Pourriez-vous me renseigner sur le village désert avant celui-ci ? Qu'est-ce qui s'est passé pour qu'il soit déserté ainsi ? Quelle est la chose qui peut bien hanté ses lieux ?
-Tu as de la chance, d' être tombée sur quelqu'un qui puisse répondre à toutes tes questions ou presque, c'est plutôt un sujet tabou mais je vais faire au mieux pour te répondre.
-Vas y...
-Il y a quelques années de cela peut-être quatre ou trois ans, un esprit maléfique fut enfermé par un puissant sorcier. Il fit fuire alors toutes les personnes de ce village, la folie avait rendu un homme tellement fou qu'il avait tué sa femme et son fils, lui à son tour fut pendu. L'esprit, on raconte qu'il était un ancien serviteur de ce sorcier, mais qu'il a passé outre un de ses ordres. Et depuis, il fut condamné à errer jusqu'à la fin de toute vie, se vengeant de sa condition sur tous ceux qui font halte dans sa geôle . C'est ce que de nombreuses personnes assez courageuses te raconteront, moi au sujet du sorcier, je le savais peu bavard, il détestait être sous-estimé et qu'on le contre-dise, pour celui qui a fait l'erreur de le provoquer il était certes très charmant, je l'aurais bien sûr invité à dormir à mes côtés mais...
Olga se tut, elle s'assit puis sourit regardant l'elfe fermer la porte derrière elle.
-Sacré petite, sois prudente... car il serait malheureux que tu rencontres ce sorcier...

Emma
-Je me demande comment on peut vivre au quotidien dans un trou perdu nommé " Cocorico " !
-Mmh…
Je n’écoutais Philius que très distraitement, mon regard fixé sur Alastar qui s’éloignait vers le centre du village en compagnie de l’aveugle. On ne s’était quasiment pas parlé depuis notre départ de ce fameux village, et je me demandais si je n’aurais pas dit, ou fait un geste pendant mon " cauchemar " qui lui aurait permis de deviner, de comprendre ce que je cachais.
-Non c’est vrai, quoi, non contents d’habiter un village de ploucs, faut qu’en plus ils choisissent un nom ridicule ! Les gens sont vraiment de plus en plus débiles !
-Eh, jamais t’arrêtes de râler, toi ?
-Attends, tu vas pas me dire que c’est un nom digne pour un village, quand même !
-Moi j’aime bien.
-Pfff… d’façon, t’as toujours eu des goûts déplorables. C’est comme pour les mecs, t’allais toujours te fourrer avec des paumés pas possibles… Genre cet Alastar, j’me demande bien ce que tu lui trouves !
-Philius… t’es lourd, là !
-Ouais… n’empêche…
Il continuait son refrain sur ma soi disant absence de jugement, mais je n’écoutais déjà plus. Philius avait beaucoup changé depuis notre enfance, et le souvenir que j’en avais gardé. il était devenu comme tous les types qui croisent habituellement ma route, et que j’essaie de fuir au maximum, un brigand de seconde zone, s’attaquant toujours à plus faible que soi et se croyant supérieur à tous.
-Bon, on fait quoi, maintenant ? Tes amis sont capables de nous dégotter un coin où dormir, ou faut qu’on s’en charge nous même ?
-…
-Franchement, j’me demande c’que tu fiches avec ces gens, des paumés, des minables… Tu vaut tellement mieux, Linyia…
-Hé, tu la fermes jamais, dis ? T’arrêtes de râler, un peu ?
-Moi, c’que j’en dis c’est pour toi, hein…
-N’empêche que ces minables, ils t’ont sauvé la vie j’te signale. Alors écrase.
-Ouais, mais tu vas pas rester toute ta vie avec eux, non ? Tu veux pas qu’on parte ensemble ? On les plante, ici, le temps qu’ils s’en rendent compte, et on se barre ! Et comme ça, pas besoin de partager la récompense…
-Partager la récompense ?
-Ben ouais, tu m’as bien dit que y avait dix mille pièces d’or si vous retrouviez une mariée, nan ?
-Si, si . Je n’avais jamais parlé à Philius des pièces d’or.
-Enfin, si tu préfères partager le magot en quinze part… eh, tu vas où ?
-Boire un coup. J’ai une folle envie de bière.
-Ouais, moi j’vais faire un tour, j’te rejoins après…
Comme Phillius s’éloignait, je repensai à ce qu’il avait dit… Soit il était lui aussi à la recherche de la mariée, et de la récompense, ce qui pourrait expliquer pourquoi il nous avait suivi, soit… soit il nous espionnait.
Les événements qui s’étaient produits un peu plus tôt avaient changé ma vision des choses. Est-ce que ce « sorcier » pouvait réellement exister ? J’avais du mal à l’accepter, en tout cas.
Arrivée sur ce qui semblait être la place principale du village, j'aperçus l'aveugle et Alastar sortant de la taverne. Je remis ma bière à plus tard, et me dirigeai vers eux.
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Re: Les Chroniques des Lames Perdues

Message par Lena le Ven 26 Oct 2007 - 19:49

Mélanie
Aaron et moi sortîmes de la taverne et arrivâmes près de la place. A peine y étions-nous que je vis Linyia se diriger vers nous.
-Tiens, voilà ton amie, murmura l’aveugle.
Je n’étais pas étonné qu’il ait vu – ou senti ? – sa présence, mais je me demandais tout de même comment il faisait.
-Alastar ! Aaron ! appela-t-elle.
Lorsqu’elle fut près de nous, je crus voir dans ses yeux une légère lueur de tristesse… Mais peut-être me trompais-je… Aussi, je décidai de ne rien dire… pour le moment… Elle n’apprécierait peut-être pas de devoir parler de sa vie privée en public…
-Tu nous cherchais ? demandai-je.
-Pas vraiment… Mais comme je vous ai vu… et que je suis toute seule… je me suis dit que je pourrais peut-être vous accompagner… un petit peu…
-Votre ami, il n’est pas avec vous ? s’étonna Aaron.
-Heu… Non… Il préfère faire un petit tour du village…
Elle s’arrêta un instant.
-Vous, vous avez découvert quelque chose, dit-elle après nous avoir regardé.
Je haussai un sourcil, surpris.
-Elle est maligne, dit Aaron en souriant légèrement.
Son sourire ne me plaisait pas beaucoup… Heureusement pour lui qu’il n’avait plus d’yeux… Sinon, ils auraient peut-être eu une lueur qui ne m’aurait pas plu davantage.
-En effet, dis-je. Allons nous asseoir, je vais t’expliquer.
Nous allâmes nous asseoir sur un banc sous un arbre et je lui expliquai ce que nous avions découvert. A l’évocation du village hanté, elle eut un frisson de dégoût et son regard se voila un instant, probablement au souvenir de l’illusion qu’elle avait eue… ou peut-être d’autre chose.
-Alors c’est pour ça qu’on a tous eu… enfin… ces visions, dit-elle.
-Oui. C’est probablement la créature qui nous a fait voir tout ça, dis-je.
-Et les autres, ils sont au courant ?
-Je ne pense pas, dit Aaron. On a découvert ça par hasard, en allant boire un coup.
-On voulait aller les prévenir… Faire… Une petite réunion de notre… groupe. Pour décider quoi faire.
-Pour décider quoi faire par rapport à cette créature ? demanda une voix derrière nous.
Nous nous retournâmes et découvrîmes Anaëlya qui nous observait calmement.
-Ca fait longtemps que tu es là ? demandai-je en fronçant les sourcils.
-Non, je viens d’arriver. Et pas la peine de faire les gros yeux comme ça.
-Qu’est-ce que vous en pensez ? demanda Aaron.
-Moi je serais assez pour y retourner… et voir ce qu’il en est vraiment. Je suis assez curieuse à vrai dire.
-Moi je suis assez de son avis, dit Aaron.
-Vous voulez vraiment y retourner ? demanda Linyia.
-Je pense en effet que ce serait une bonne idée, dis-je. Maintenant, il faut en parler aux autres. Ils pourraient être intéressés aussi.
-Oui, mais il faut les trouver pour ça, dit Anaëlya.
-Pas de problème, on va les trouver.
-D’accord, allons-y. Nous…
-Heu… Alastar… dit Linyia. Est-ce que je peux te parler un moment… en privé ?
Je restai muet un instant, étonné par la demande de Linyia. J’acquiesçai et Aaron et Anaëlya partirent devant.
-Qu’est-ce que tu veux me dire ? demandai-je.
-Je… Quand on était dans ce village… Quand j’étais… dans cette… illusion… est-ce que j’ai dit… ou fait quelque chose… enfin… quelque chose qui…
-Qui m’aurait donné un indice sur ton passé ? Non.
Elle sembla rassurée par ce que je venais de lui dire. Je me doutais qu’elle avait dû vivre peu de moments agréables dans sa vie… Mais elle n’était pas encore prête à en parler.
-Quand tu nous as rejoint, tout à l’heure, tu n’avais pas l’air… très bien, dis-je.
-Comment ça ?
-Je ne saurais pas l’expliquer… J’ai juste eu l’impression que tu étais déçue par quelque chose.
Elle baissa les yeux un instant et regarda ses mains.
-Je me mêle de ce qui ne me regarde pas, désolé…
-Non… C’est juste que… En fait… C’est Philius… Je le connais depuis que je suis petite, on est né dans le même village… Mais… Il a… Il a beaucoup changé. Et il n’est plus le même. Avant, c’était un garçon gentil et doux. Maintenant, il est devenu complètement différent. Il est froid et presque méchant dans ses paroles.
-Tout le monde change avec le temps.
-Oui…
-Mais je peux comprendre que tu sois déçue. Vous avez été très amis, non ?
-Oui…
-Ne t’en fais pas. Je suis sûr que ça s’arrangera.
Je relevai son visage vers moi et essuyai une larme solitaire qui coulait sur sa joue.
-Désolée de me montrer aussi idiote, murmura-t-elle.
Je ne répondis pas tout de suite… J’étais comme… hypnotisé par ses lèvres… J’avais envie de la serrer contre moi et l’embrasser pour qu’elle ne soit plus triste. Mais si je l’embrassais… Je ne pourrais pas me contrôler, et je lui ferais du mal au lieu de la réconforter…
Fermant les yeux et me concentrant de toutes mes forces pour oublier mon désir, je me relevai et respirai profondément.
-Ne t’excuse pas. C’est normal d’être déçu par ce genre de choses. Bon, on devrait aller trouver les autres.
Je me tournai.
-Alastar… Ca… Ca te gêne tant que ça de rester seul avec moi ?
-Je ne veux pas te faire de mal, Linyia. Je te l’ai déjà dit.
-Oui. Mais tu ne dis que ça.
-Allons-y.
Je pris l’un des chemins et Linyia me suivit, silencieusement. Si seulement je trouvais le moyen d’annuler cette malédiction… Les paroles de mon illusions me revenaient sans cesse en mémoire… Mais je ne devais pas les écouter… Il y avait forcément une solution…

Macros
Après avoir changé mes vêtements et m'être convenablement décrassé, j'eus la surprise de tomber sur le compagnon de Linyia en sortant de l'auberge. Je haussai un sourcil.
-Hmmm... Philius, c'est bien ça? Vous m'excuserez, mais je commence à m'embrouiller, avec toutes ses nouvelles têtes, ces derniers temps... Vous me cherchiez?
-Non, non, je faisais juste un tour... Histoire de me repérer.
-Ah, je vois...
Toutefois, j'avais senti une certaine tension dans sa voix, qu'il s'efforçait de dissimuler... Mais je ne parvenais pas à en deviner l'origine. Bah, ce ne sont pas mes affaires, de toute façon.
-Dites-moi, vous n'êtes pas avec Linyia?
-Non, on s'est séparé... mais tiens, quand on parle du loup...
Je me retournais pour voir arriver l'intéressée, flanquée d'Alastar, Anaëlya et Aaron. Je leur adressai un petit signe de la main. Alastar fut le premier à prendre la parole, d'une voix un peu sèche.
-Où vous étiez passé, Reyan?
Un sourire naquit sur mes lèvres, et je mis volontairement un peu de temps avant de répondre.
-Oh, un petit problème à résoudre, rien de bien important. Et vous, vous vous amusez bien, j'espère?
-Ce n'est sans doute pas le terme que j'aurais employé... Mais nous avons une idée concernant la suite des évènements...
-Eh, les glandus!
J'eus un soupir amusé en entendant la "douce" voix de Gurdil, une choppe à la main. Apparemment, il était parvenu à trouver une taverne dans ce trou paumé... Cocorico, il fallait le faire, tout de même.
-Alors, on cause sans moi?
-Plus maintenant, on dirait! Alastar allait justement nous parler de ses projets pour l'avenir...
Il me narra rapidement ce qu'ils avaient découvert à l'auberge, ainsi que leur désir de retourner au village fantôme afin d'en apprendre plus. Je pesais soigneusement mes mots avant de répondre.
-J'ai rarement entendu quelque chose d'aussi stupide.
Sans leur laisser le temps de réagir, je poursuivis.
-Franchement... Vous croyez vraiment à cette histoire de sorcier centenaire, de malédiction et de prophéties, à cette créature capable de créer des hallucinations? Que des vieilles femmes presque centenaires et des paysans à moitié ivres y prêtent foi, passe encore, mais vous!
Aaron intervint d'une voix calme.
-Dans ce cas, comment expliqueriez-vous ce qui s'est produit il y a quelques jours?
Je haussai les épaules.
-Ca peut être n'importe quoi... Tiens, à Athakla, des marchands venus d'Orient vendent à prix d'or de la poudre ayant pour effet secondaire de faire halluciner les gens... Un ami m'a juré avoir aperçu un éléphant rose volant, après en avoir respiré! C'est peut-être quelque chose du même genre...
-Pas très convaincant...
-Et même si cette histoire est vraie... Qu'est-ce que ça nous apportera de retourner là bas? Franchement, à part avoir droit à un second service de visions en tout genre, je ne vois pas ce qu'on pourra faire. Quelqu’un s'y connaît en magie, ici?
Un silence ponctua ma dernière remarque. Anaëlya fut la première à prendre la parole. Je repris.
-Non, franchement, laissons ces fadaises sur les magiciens pour ceux qui veulent bien y croire, et concentrons nous sur les orques.
Anaëlya intervint.
-Vous parlez comme si vous n'aviez jamais vu un magicien de votre vie... Il y en pourtant en Lorelia, comme partout ailleurs, non?
-Je ne suis pas fou. Dans le meilleur des cas, ce sont juste des charlatans avec des tours de passe-passe minables pour escroquer les badauds. Dans le pire, ils ont vraiment des pouvoirs, ce qui semble les rendre égocentriques et associables. Tenez, j'avais une, hmmm... connaissance, exerçant la profession de voleur. Particulièrement doué dans son métier, d'après ce que j'ai entendu dire. Sa discrétion lui avait valu le surnom du "Chat Gris" parmi ses collègues. Et puis un jour, il a eu la mauvaise idée de piquer une babiole à un magicien, qui a assez mal pris la chose...
Gurdil intervint.
-S'est passé quoi?
-Maintenant, c'est le chat gris.
Tout le monde éclata de rire. J'eus moi-même un petit sourire en me remémorant cette anecdote... Puis je repris un air plus sérieux.
-Enfin, je ne sais pas ce qu'en dira l'elfe de notre petite compagnie, mais en ce qui me concerne, retourner là-bas me parait inutile, voir dangereux...

Arya
Je ne sais pas par quel moyen, je réussis à trouver toute la troupe du premier coup, j'étais contente de les voir, je leur souris en faisant un signe de main.
-Oh hé c'est moi, j'arrive !
-Tu as fait vite ! dit Reyan.
-Les elfes vont toujours trop vite, dit mon ami nain. C'est pour ça que je m'endors en leur compagnie...
-Très drôle ! répondis je.
-Assez parlé Arya nous avons quelque chose d'important à te dire.
A cet instant je me tue et fixai Alastar qui me raconta ce qui s'était passé lors de son expédition dans le village Cocorico avec Aaron. Puis ce fut pour me proposer si on peut dire ça de retourner au village hanté.
Un souffle glacé me parcourut le dos, retourner là-bas curieuse idée.
-Mais pourquoi ? demandai-je d'une voix mal assurée.
Reyan intervint.
-Bonne question, va savoir !!!
-Nous te le proposons, dit alors Alastar. Tu n'es pas obligée de nous suivre...
Je restai muette, puis d'un grand sourire :
-Hors de question ! Je continue l'aventure avec vous ! Qui va surveiller Gurdil sinon !
Le nain voulut répondre mais, se renfrogna comme si j'avais marqué un point. Ceci décrocha un sourire à tout le monde.
-Et que voulez-vous faire une fois là-bas ?
Anaëlya intervint.
-Trouver le monstre qui a provoqué les hallucinations, nous pensons qu'il serait judicieux de le trouver !
-Vous êtes tous fous ! répondit Reyan.
-Peut-être, intervint l'aveugle, mais cette créature a des contes à nous rendre !
-Dans ce cas, dis-je avec de l'assurance dans la voix, ne perdons pas plus de temps ici retournons là-bas !
-Hé nous revoilà, repartis pour souffrir !!! dit Gurdil.
Un peu plus tard, nous trouvâmes une auberge où dormir pendant que nous mangions, Guidil ouvrit la porte à la volée en brandissant un parchemin.
-Regardez-moi ça mes gaillards !!! Quelqu’un dans le village engage des mercenaires pour qu’ils aillent tuer la créature du village hanté. Une récompense est promise soit disant écrit, si on ramène une preuve qu'on l’a tuée !
Reyan prit le papier puis regarda un à un les membres du groupe.
-Vous pensez vraiment qu'on doit y aller ?
-Pas le choix, dit Analeya, mais tu peux rester ici !
-Pas question !
-Dans ce cas allons dormir, proposa Alastar, demain une rude épreuve si on peut dire nous attend !
Reyan et Aaron restèrent dans la pièce puis Aaron prit la parole.
-Hum... il faudra rester sur nos gardes, tout de même les habitants de ce village ne sont pas très courageux...
-C'est laisser les autres faire le sale boulot...
Pendant que je rejoignais ma chambre, je croisai Gurdil qui m'arrêta et me demanda sur un ton calme.
-Hé Arya faut qu'on parle !
Je lui souris.
-Au sujet des soldats elfes ?
-Exact ! Raconte moi tout !
Nous restâmes dans le couloir, je lui racontai le comment du pourquoi j'avais déserté les elfes s'en me retourner, au bout d'un quart d'heure, le nain siffla d'admiration.
-Hé bah ! Si j'y aurais cru, tu parais pas comme ça ! C'est comme Reyan un autre qu'on recherche ça va nous gên...
-GURDIL ! Je te promets je ne serai pas un poids pour le groupe !
-Arya... tu sais quoi je te fais confiance, c'est ton choix et tu es courageuse, et quoi qu'il arrive je serai à tes côtés parole de nain !
-Merci !
-Au lit ! Ha... Je suis crevé !
Il partit en râlant. Certains disent que les elfes et les nains ne sont pas faits pour s'entendre alors que moi et Gurdil avions déjà tracé une amitié qui venait juste de commencer, comme quoi les préjugés ne sont pas à prendre au sérieux...
Nous repartîmes aussitôt le lendemain et sur la route, Philius dit qu'il souhaitait rester dans l'autre village personne ne fut contre et surtout pas Alastar. Nous marchions pendant une heure environ, je m'étais placée juste à côté de Linyia, elle était calme mais aussi tendue, et à ma grande surprise n'avait pas une seule fois adressé la parole à son ami Philius avant qu'il reparte dans le sens inverse. Je lui demandai :
-Tu as fais quoi dans le village Cocorico ?
-Pas grand chose... dit elle.
- Il y a quelque chose dont tu voudrais parler ?
-...
-Tu as raison tout cela ne me regarde pas.
J'allais partir quand elle me retint par le bras.
-Merci de t'inquiéter pour moi, Arya, mais je vais bien, le fait de combattre un monstre, ne me fait pas vraiment plaisir !
-Je comprends Linyia !
-Encore merci...
Je la laissai rejoindre Alastar puis je me joignis à Gurdil qui était en train de persuader Reyan que l'on pourrait assommer le monstre d'un simple coup de massue, une fois trouvé !
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Re: Les Chroniques des Lames Perdues

Message par Lena le Ven 26 Oct 2007 - 19:50

Starman
-Mais si, j'te dis, un bon coup de massue sur le crâne et on l'a, la bestiole.
-On ne sait même pas à quoi ça ressemble. Et si on s'approche de trop près, on va être victimes d'hallucinations de toutes sortes. Franchement, c'est de la folie.
Cela fait un petit moment que Gurdil et Reyan se disputent sur la méthode à employer contre le monstre. Enfin, surtout le nain, qui veut employer la manière forte. Arya avait rejoint la conversation , mais elle écoutait plus qu'elle ne parlait.
-L'important, (je décide d'intervenir), est de rassembler ce que nous savons déjà.
-Ho, j'oubliais, fit Reyan, que nous avons un vrai homme des bois ici. Faites-nous donc part de votre sagesse, messire.
Je le "regarde" (pour ainsi dire) droit dans les yeux. Les gens détestent quand je fais ça, ils n'ont pas l'habitude.
-Nous savons que cette créature s'en prend aux humanoïdes, et que visiblement, elle préfère s'en prendre à des individus isolés, vu que les illusions se sont multipliés quand nous sommes allés dans nos chambres. Et nous savons qu'elle est assez prudente pour rester cachée… particulièrement en présence de groupes.
-Et alors, reprit l'acteur, avec ironie. Que nous conseillez-vous?
-Si elle nous a attaqué dans nos chambres, c'est une créature assez petite.
-Sauf si elle emploie la magie, pour se rendre intangible par exemple.
Je me retourne vers Anaëlya, qui vient de parler.
-Si c'est le cas, je ne suis pas compétent. Mais cela fait partie des inconnues. Je pense que nous devrions nous servir de l'un d'entre nous comme appât, tandis que les autres se dissimulent, dans les maisons ou les arbres, tout en masquant leur odeur. Ainsi, la créature sera en confiance et s'en prendra à notre cible, et nous pourrons la prendre par surprise.
-Mais, c'est horrible pour celui qui servira de cible, fit Arya. C'est odieux d'infliger ça à un de nos compagnons.
-C'est ainsi. De toute façon, si nous chargeons en aveugle, nous serons tous victimes de ces hallucinations.
-Le plan me paraît bon, fit Alastar.
-Et qui fait l'appât, demande Reyan.
-Je suggère que nous laissions ce rôle à Gurdil, fis-je.
-Hein, quoi, fit l'intéressé. Pourquoi moi?
-Logique. Je ne veux pas te vexer, mais je risque de le faire. Tu es de loin le moins discret d'entre nous. Si tu te caches, j'ai peur que le piège ne se révèle inefficace. De plus, si tu sers d'appât, la créature sera attirée par ta forte présence. Ce n'est pas par hasard si tu as été sa première victime. Il doit aimer les nains.
-Mais je veux pas, moi.
-Allons, Gurdil, lui murmura Reyan. Pense à la récompense.
-Hmmmmm. D'accord. Mais vous ferez attention à moi, hein?
-Promis.
-Je tiens à vous prévenir, dis-je, que ce plan est loin d'être parfait, car nous ignorons beaucoup sur la créature. Mais si vous en avez un meilleur, n'hésitez pas.
Silence? J'en conclus que non.
Une fois arrivés, nous avons mis en oeuvre le plan. Gurdil s'est mis près de l'entrée du village, grommelant des "j'aurais pas dû", et des "toujours sur moi que ça tombe". Nous avons dissimulé notre odeur avec la chose la plus forte que nous avions trouvé, c'est à dire, du vin. Nous avons formé trois groupes. Alastar et Linya s'étaient cachés dans le bâtiment voisin au rez-de chaussé, de façon à pouvoir intervenir le plus vite possible. Anaeëya et Reyan sont cachés à l'opposé, au Sud. Le but étant de couper la retraite de la cible (le village étant dans l'axe Nord-Sud). Arya et moi étions cachés en hauteur, de façon à pouvoir faire pleuvoir sur lui une pluie de flèches. Tout est en place. Il ne reste plus qu'à attendre.

Mélanie
Finalement, même Reyan avait accepté de retourner au village hanté pour retrouver cette créature. Mais c’était probablement plus pour l’argent. Le seul de notre petit groupe qui avait refusé de se joindre à nous avait été Philius, ce dont je ne me plaignis pas trop… Les autres durent le remarquer également.
Nous étions arrivés aux abords du village et finalement nous nous étions arrêtés pour réfléchir à un plan. Je me mis un peu à l’écart des autres pour essayer de réfléchir. La compagnie ne me réussissait pas pour trouver des plans en général. J’avais toujours réfléchi avec plus de facilité seul.
Mais en étant seul, je repensai également davantage à moi-même… et à Linyia. Pourquoi avait-il fallu que je sois attiré par elle ? Ca n’était bon pour aucun de nous deux. Je le savais… Mais je n’avais pas pu m’empêcher d’être heureux de la décision de Philius de ne pas nous accompagner. Après tout, il lui faisait du mal en restant ainsi près d’elle alors qu’il avait tant changé comparé à ses souvenirs.
-Alastar, je peux m’asseoir près de toi ?
Je me retournai légèrement. Linyia était près de moi. Les autres étaient à proximité, si quelque chose tournait mal, ils pourraient intervenir… Mais j’étais bien décidé à tout faire pour que rien ne se passe.
-Oui, tu peux.
-A quoi est-ce que tu penses ?
-J’essaie de trouver une idée pour capturer cette créature sans la tuer. Mais ce n’est pas évident, surtout avec les pouvoirs qu’elle a.
Je regardai Linyia. Elle avait les yeux baissés et elle ne semblait pas très bien. Comme lorsqu’elle avait été déçue par son ami.
-Tu regrettes le choix de Philius ?
-Quoi ? demanda-t-elle en relevant le visage vers moi.
-Tu aurais préféré qu’il nous accompagne, n’est-ce pas ?
-Je n’en sais rien… D’un côté oui, parce qu’il a toujours été mon ami. Mais de l’autre côté, il est devenu tellement différent… Je ne sais pas si je dois regretter ou pas.
-Ne t’en fais pas. C’est un grand garçon, il se débrouillera pour te retrouver quand nous serons de retour au village.
-Alastar… Pourquoi est-ce que tu refuses de m’expliquer ?
Je restai un instant muet. J’avais redouté qu’elle arrive à me poser des questions sur ce sujet.
-Je te l’ai dit. C’est une affaire personnelle. Je dois régler certaines choses moi-même.
-Mais je pourrais peut-être t’aider ou…
-Personne ne peut m’aider, Liniya. Pas même toi. Personne.
-Tu as l’air bien sûr de toi.
-Parce que je sais de quoi je parle. Tu ne peux pas comprendre.
-Si tu m’expliquais, je pourrais comprendre…
-Nous en avons déjà parlé plusieurs fois, Linyia, soupirai-je. Je ne veux pas te mêler à ça. Alors oublie, s’il te plait.
-Mais je veux t’aider, Alastar. Parce que…
Elle se tut brusquement.
-Parce que quoi ? demandai-je en redoutant le pire.
Linyia ne répondit pas et se contenta de se mordre les lèvres. Je priai intérieurement pour qu’elle ne soit pas amoureuse de moi. Si elle restait loin de moi, tout serait plus facile pour moi.
-Nous devrions aller rejoindre les autres, dis-je pour tenter de dissiper sa gêne. Ils auront sûrement eu une idée pour la créature.
Linyia acquiesça et nous allâmes rejoindre les autres membres de notre groupe qui discutaient au sujet de la créature et de la manière de la capturer.
-Sauf si elle emploie la magie, pour se rendre intangible par exemple, dit Anäelya.
-Si c'est le cas, je ne suis pas compétent, répondit Aaron. Mais cela fait partie des inconnues. Je pense que nous devrions nous servir de l'un d'entre nous comme appât, tandis que les autres se dissimulent, dans les maisons ou les arbres, tout en masquant leur odeur. Ainsi, la créature sera en confiance et s'en prendra à notre cible, et nous pourrons la prendre par surprise.
-Mais, c'est horrible pour celui qui servira de cible, fit Arya. C'est odieux d'infliger ça à un de nos compagnons.
-C'est ainsi. De toute façon, si nous chargeons en aveugle, nous serons tous victimes de ces hallucinations.
-Le plan me paraît bon, dis-je.
-Et qui fait l'appât, demande Reyan.
J’étais prêt à me proposer, je savais comment sortir de là et j’avais un sang-froid parfait pour cette mission. Mais Aaron reprit la parole.
-Je suggère que nous laissions ce rôle à Gurdil.
-Hein, quoi, fit l'intéressé. Pourquoi moi?
-Logique. Je ne veux pas te vexer, mais je risque de le faire. Tu es de loin le moins discret d'entre nous. Si tu te caches, j'ai peur que le piège ne se révèle inefficace. De plus, si tu sers d'appât, la créature sera attirée par ta forte présence. Ce n'est pas par hasard si tu as été sa première victime. Il doit aimer les nains.
-Mais je veux pas, moi.
-Allons, Gurdil, lui murmura Reyan. Pense à la récompense.
-Hmmmmm. D'accord. Mais vous ferez attention à moi, hein?
-Promis.
-Je tiens à vous prévenir, dit Aaron, que ce plan est loin d'être parfait, car nous ignorons beaucoup sur la créature. Mais si vous en avez un meilleur, n'hésitez pas.
Personne ne répondit et il fut finalement décidé que nous agirions ainsi.

Le lendemain, nous étions de retour au village hanté. Afin de cacher notre odeur, nous avions décidé de nous servir de vin. Pas en le buvant mais en nous enduisant le corps avec. Nos vêtements avaient également eu le droit à ce traitement de faveur. Rien ne devait être laissé au hasard, mais j’avais hâte de retrouver un village digne de ce nom pour pouvoir me laver et me débarrasser de cette odeur que je détestais.
Nous nous étions divisés en trois groupes. Anaëlya et Reyan s’étaient cachés dans un bâtiment en face de Linyia et moi qui étions près de l’entrée du village. Quant à Arya et Aaron, ils étaient en hauteur pour pouvoir s’occuper de la créature à coups de flèches si ça se révélait nécessaire. Gurdil était à l’entrée du village, pestant contre nous et notre idée stupide de l’envoyer en première ligne.
Il ne nous restait plus qu’à attendre que la créature se montre et décide d’attaquer Gurdil. Mais une désagréable sensation me prit au ventre, comme si quelque chose allait mal tourner…
-Alastar, dit la voix de Linya derrière moi…
Je me retournai et restai muet lorsque je découvris une Linyia nue devant moi, dévoilant sans pudeur un corps sublime… Mais… Que faisait-elle… Elle s’approcha de moi… Je ne pouvais pas bouger… Je sentais cette sensation de violence monter en moi… Non… Linyia… Pourquoi fais-tu ça…
Je ne pouvais plus rien faire… J’étais devenu un simple spectateur de mes propres actes… Je saisis le corps de Linyia et la plaquait violemment contre moi, l’embrassant avec fougue. Mon esprit me disait de me reprendre, mais je n’y arrivais pas…
Soudain, je repoussai Linyia violemment, la giflant avec force. Elle tomba à terre et son visage se décomposa en celui d’une femme apeurée. Je m’approchai d’elle. Il fallait que je parvienne à me contrôler… Mais quelque chose clochait dans ce décor… Je ne savais pas quoi…
Soudain, le corps de Linyia qui se trouvait devant moi se brouilla légèrement… Une voix me parvint… Celle de Linyia… Mais pas la Linyia qui se trouvait devant moi… La voix était plus lointaine…
Une illusion… Ce n’était qu’une illusion… Tout ça n’était qu’une illusion… Je n’avais pas vraiment frappé Linyia, mais une illusion… Je me concentrai et parvins à sortir de ce cauchemar. Je vis près de moi une Linyia inquiète.
-Alastar ? demanda-t-elle doucement. Ca va ?
-Oui. Ca va, répondis-je précipitamment en m’éloignant d’elle de quelques pas.
La créature s’en était prise à moi… Je regardai pas l’une des fenêtres, Gurdil attendait toujours, se parlant fort à lui-même pour attirer la créature… Créature qui ne venait pas.
Soudain, une flèche se planta aux pieds du nain.
-Eh ! Tu pourrais pas faire un peu gaffe, l’aveugle !
Une seconde atterrit de nouveau tout près de lui.
-Eh ! Mais c’est qu’il veut vraiment m’embrocher !
Gurdil commença à courir pour trouver une planque, mais Aaron qui semblait devenu fou continuait de le tirer comme un lapin.
Je sortis de ma cachette avec Linyia et vis que Reyan et Anäelya avaient fait de même.
-La créature s’en prend à Aaron ! m’écriai-je. Elle a deviné notre plan. Il faut s’occuper de maîtriser Aaron…
Une flèche me frôla le bras.
-Ou il va finir par tous nous embrocher ! finis-je.
Deux fois plus de flèches étaient tirées désormais… La créature avait dû piéger également Arya.
Alors que je vis Anäelya et Reyan se diriger vers l’endroit où nos deux compagnons se trouvaient, une flèche me transperça le bras gauche, m’arrachant un cri de douleur.
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