Les Chroniques des Lames Perdues 2

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Les Chroniques des Lames Perdues 2

Message par Mélanie Mustang le Lun 9 Juin 2008 - 19:01

Puisque nous avons terminé la première saison des chroniques des lames perdues...

Enfin, soupirent des gens dans mon dos...

Hum... Hum... Voici donc la seconde saison, avec l'apparition d'un mystérieux personnage dont nous ferons la connaissance plus tard... Pour information, cette saison se passe environ 6 mois après la fin de la première.




INTRODUCTION


Capitale du Royaume de Karia

Il faisait sombre dans cette taverne de la capitale du royaume de Karia. Il était tard. La nuit était tombée depuis plusieurs heures déjà. Il restait quelques personnes qui buvaient leur dernier pichet de bière. Ceux-là étaient trop souls pour prêter attention à l’homme encapuchonné qui venait d’entrer.
Son nez fin fut tout de suite agressé par l’odeur désagréable de l’alcool et de la saleté qui régnaient ici. Il détestait venir dans ce genre d’endroits, mais c’était nécessaire pour la suite des évènements. Il lui fallait faire appel à cet homme peu digne de confiance pour permettre à son plan de fonctionner. Assez paradoxal, il fallait l’avouer…
Il ne mit pas longtemps à le repérer. Il était assis seul, à une table écartée des autres. Une vieille pipe aux lèvres, il observait les différents clients de ses yeux pâles. C’était un homme d’une soixantaine d’années qui pouvait paraître sans aucun intérêt. Mais il connaissait mieux que quiconque la mentalité et le monde des aventuriers.
C’était pour ça qu’il avait fait appel à lui.
Il alla le rejoindre tranquillement et s’assit en face de lui, sans retirer son capuchon. Le serveur s’approcha mais il le renvoya aussitôt sans rien commander, le faisant ronchonner.
-Je n’aime pas traiter avec des gens dont je ne vois pas le visage.
Le vieil homme avait encore une voix ferme. Il ne tremblait pas. Il était plus en forme qu’il n’y paraissait.
-Je paye bien, répondit l’homme au capuchon en sortant une bourse bien remplie.
Le vieil homme sourit.
-C’est tout de suite plus intéressant. Que voulez-vous ?
-J’ai besoin de trouver un objet. Mais je ne peux pas m’absenter. Il paraît que vous connaissez bien les aventuriers du pays.
-Vous voulez les lancer à la recherche de l’objet en question, si je comprends bien ?
-C’est exact. Et je voudrais les mettre en concurrence pour l’obtenir au plus vite.
-Une récompense à la clé ?
-100 000 pièces d’or.
-C’est énorme.
-J’ai les moyens. Je vous l’ai dit.
-Bien. Je ferai passer le message dans les villages où on trouve le plus d’aventuriers. Quel est cet objet ?

* * *

A quelques centaines de kilomètres de là, à l’orée d’un bois, deux jours plus tard.

-Tu n’es pas forcée de me suivre, si tu n’es pas contente.
-Je t’ai dit qu’il n’était pas question que j’abandonne.
-Jorel d’accord…
-Ca suffit, m’écriai-je en me tournant vers Linyia. Ne te fais pas d’illusions ! Je n’arriverai probablement jamais à me débarrasser de cette malédiction, je te l’ai déjà dit. Et maintenant qu’Anaëlya est partie il y a encore moins de chances que j’y arrive. Alors cesse de t’accrocher à moi et à tes illusions !
-Mais je t’aime, Alastar !
-Trouve quelqu’un d’autre à aimer ! Quelqu’un qui pourra t’aimer sans soucis et qui ne risquera pas de devenir violent dès qu’il t’effleurera.
-C’est hors de question.
Je détournai le regard, agacé par son entêtement. Je ne pouvais pourtant pas dire que je regrettais qu’elle me suive… J’aimais sa présence… Je l’aimais… Mais la voir si près de moi en sachant que je ne pouvais pas l’aimer comme elle le méritait me mettait hors de moi… Et pourtant, je n’avais aucun moyen de trouver comment faire pour me guérir de ça…
Je soupirai.
-Laissons ça de côté. Nous sommes presque arrivés au prochain village. Nous pourrons nous y reposer.

__________________________________________________________________

MES PERSONNAGES

Nom : Atalasion
Prénom : Alastar
Age : 31 ans
Poste : héros/rôdeur
Physique : Grand (environ 1,80 m) cheveux châtains mi longs, toujours détachés, yeux noirs
Arme : Epée droite accrochée au flanc, dague fine cachée dans sa botte
Histoire : Alastar est le fils de Geoffroy Atalasion, noble chevalier d’une ancienne cour. Il est le fils illégitime de son union avec la Reine Adarielle. Geoffroy Atalasion fut renvoyé de la cour et condamné à vivre en hermite dans la forêt. Le Roi Daïsidor ordonna au mage Barwald de maudire son fils pour punir le père. Quant à la Reine, le roi décida de l’enfermer dans sa demeure et elle finit par mourir de chagrin après qu’il ait prétendu avoir fait tuer Geoffroy et son fils.
Ainsi, Alastar vit sous le coup d’une malédiction depuis sa naissance. Lorsqu’il éprouve des sentiments trop forts pour une femme, il risque de lui faire du mal sans le vouloir. Il se peut qu’il la blesse aussi bien physiquement que moralement.
A la mort de son père lorsqu’il avait 15 ans, Alastar décida de quitter la forêt dans laquelle son père avait été obligé de vivre et parcourut le monde. Il voyagea dans nombre de pays et régions, toujours en solitaire et sans informer les gens qu'il croisait de son nom, faisant une fois l’expérience de sa malédiction, à 18 ans. Il décida par la suite de porter un masque cachant son visage de son nez jusqu’à son menton, avec seulement une ouverture pour la bouche et les narines.
Il a en partie commencé ce voyage afin de retrouver le mage Barwald pour que celui-ci l’aide à trouver la solution pour rompre la malédiction qui pèse sur lui.


Nom : Nemesia
Prénom : Linyia
Age : 25 ans
Physique : Jeune fille grande et maigre, Linyia possède de longs cheveux roux, lâchés sur ses épaules, la plupart du temps.
Elle est toujours vêtue de tuniques amples, qui cachent ses formes, et porte de grosses bottes montant jusqu'aux genoux.
Histoire : Capitale du Royaume de Taban, la ville de Benetra est un lieu de débauche et d'abus, où s'agglutine une population toujours plus nombreuse, venant des quatre coins du pays.
C'est ici qu'est née Linyia. Elle est la fille des propriétaires d'une taverne miteuse et délabrée, où viennent se saouler les voyageurs de passage, les artisans du quartier, et la quasi totalité de la vermine de la ville.
Tout d'abord simple serveuse, Linyia est rapidement employée afin de satisfaire les désirs de ces messieurs en mal d'amour. Elle va d'ailleurs s'enfuir avec l'un d'entre eux, un brigand nommé Garwalf, qui lui apprendra les ficelles du métiers en l'acceptant dans sa troupe.
Linyia voyagera en leur compagnie un bref moment, jusqu'au jour où, ne supportant plus les attouchements fréquents de Garwalf, elle le tuera en retournant contre lui le couteau avec lequel il la menaçait.
Elle partit donc seule, vivant de ses larcins, et arrive ainsi à Karia.
Caractère : D'apparence joyeuse, extravertie, un tantinet excentrique et exubérante, elle est en réalité peu sûre d'elle, et se referme dès qu'elle se sent menacée. Suite à son passé, elle ne supporte pas qu'un homme la touche, et peut devenir très violente. Elle a parfois du mal à se contrôler, et à rester maîtresse d'elle-même.
Poste : Voleuse

Information complémentaire: Alastar et Linyia se sont rencontrés au cours de la saison 1 et sont tombés amoureux l’un de l’autre. Mais Alastar ne peut malheureusement pas l’aimer comme il le voudrait du fait de sa malédiction. A la fin de leur aventure, ils ont décidé de poursuivre leur chemin ensemble (du moins Linyia n’a pas laissé le choix à Alastar). Ils sont accompagnés d’une étrange créature aux pouvoirs encore majoritairement inconnus du nom de Jorel.

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Re: Les Chroniques des Lames Perdues 2

Message par Macros le Lun 9 Juin 2008 - 19:23

Ok, voici donc la fiche du joyeux luron qui se joint à l'aventure... Quand tout le monde sera prêt, je posterais l'intro de Von Ridikulus pour donner le coup d'envoi. Sur ce...




Nom : Jansen
Prénom : Arkanis
Race : Gnome
Age : 147 ans
Poste : touche-à-tout. Inventeur amateur, alchimiste, contrebandier, escroc notoire et affabulateur réputé… du moins, c’est ce que les gens préfèrent penser…
Armes : au niveau des armes « classiques », une simple dague. Dont il se sert rarement (et mal). Au niveau des armes « fait maison », l’arsenal est plus conséquent. Il possède notamment une série de globes dans lesquels il transporte des mélanges de poudres de sa propre composition et aux effets divers et variés, incluant très souvent des explosions à un moment ou à un autre. Le problème étant que les effets escomptés et ceux obtenus tendent à varier sensiblement…

Apparence : mesurant 1,05 mètre, portant une courte barbe noire et un monocle, il a les traits distinctifs de sa race : nez épais, assez mince, traits anguleux… Vêtu d’une armure de cuir de sa propre conception, dotée de quoi ranger tout le bazar qu’il trimballe toujours avec lui, il a tendance à porter des tuniques aux couleurs aussi criardes que voyantes (seul un esprit dérangé pourrait comme lui mélanger avec allégresse le violet avec l’orange vif…)

Caractère : à première vue, Arkanis a une case en moins. Ceux qui apprennent à le connaître, quant à eux, disent qu’il s’agit d’un constat optimiste. Extrêmement bavard, sa grande passion est de raconter des histoires sans queues ni têtes, dont il oublie le début la moitié du temps, le tout censé être basé sur des histoires arrivées à sa famille. (qui doit être nombreuse, vu qu’il ne reprend jamais deux fois le même membre, et qu’il doit approcher de la centaine de récits à son actif…) Autre trait qui a tendance à exaspérer ses interlocuteurs : un talent certain pour répondre totalement hors sujet à une question, à déformer ce qu’on lui dit (ou bien simplement à l’oublier en vingt secondes)… Il donne également des surnoms à ses compagnons de route dont le rapport avec le vrai nom n’est… pas toujours évident ! (voir carrément inexistant). Enfin, il semblerait que chaque personne qu’il rencontre lui rappelle un membre de sa très nombreuse famille… membre qui, comme de bien entendu, est affligé de défauts tels qu’il doit être maudit des dieux… Trait particulier : semble éprouver beaucoup d’affinités pour les navets : il est rare qu’il ouvre la bouche sans que le mot ne soit prononcé au moins une fois….

Histoire : Arkanis s’est lancé sur les routes alors qu’il était encore un tout jeune gnome d’à peine 40 ans, perpétuant ainsi la glorieuse tradition aventureuse de la famille Jansen. Très vite, il découvre que la vie est dure pour les personnes dont le nez à naturellement tendance à se trouver à hauteur de la taille des « grandes-gens ». Pas désemparé pour autant, Arkanis mit à profit son imagination débordante pour échaffauder mille et unes combines à la légalité assez variable d’un jour à l’autre, et dont le but premier semble davantage être le frisson de la nouveauté que l’enrichissement personnel. Ce qui ne l’empêchera pas de vous sucer jusqu’à la dernière pièce de bronze si vous le laissez faire. Contraint de voyager de villes en villes après être éjecté des précédentes à grands coups de pied dans l’arrière train. Pour l’heure, il a fait halte dans le petit village de Sondarf, dans une province reculée de Karia, dans lequel il a entamé un lucratif commerce d’élixir favorisant la pousse de cheveux… Du moins, c’est ce qu’indique sa réclame. Mais un œil observateur pourra remarquer qu’Arkanis l’expérimenté a toujours ses affaires empaquetées, un départ précipité n’étant jamais à exclure…

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Re: Les Chroniques des Lames Perdues 2

Message par Starman le Lun 9 Juin 2008 - 19:25

Bon, ben , quand faut y aller, faut y aller^^.

Nom: Kandor/De Cimer
Prénom: Norris/ Korgul
Âge: 22 ans/35 à sa mort
Poste: nécromancien/barbare
Arme: un livre de nécromancie hérité de sa famille nomme le Nécronomicon /une hache à deux mains
Physique: Plutôt frêle, les yeux marrons etles cheveux noirs, d'apparence fragile et plutôt faible.
Caractère: plutôt cynique, désabusé, il n'aime pas vraiment les vivants qu'il juge bruyants et stupides, rejetant ce qu'ils ne comprennent pas/ Jovial, aime boire et manger, raconter ses exploits antérieurs et, bien entendu, fracasser le crâne de ceux dont la tête ne lui revient pas(peut passer de l'un à l'autre sans raison apparente).
Histoire: Issue d'une lignée de puissants nécromanciens, Norris a très tôt maîtriser les subtilitées de cet art occulte et interdit dans la plupart des civilations. A l'âge adulte, il fera la rencontre de Kara, unejeune tenancière de bar, avec qui il entretiendra une relation amoureuse, tout en lui cachant ses talents nécromantiques. Mais cette dernière sera emportée par une épidémie de peste (il est à noter que les nécromanciens sont immunisés de par leurs pouvoirs aux maladies contagieuses). Terrassé par le chagrin (ce qui aura une certaine incidence sur sa santé déjà fragile), il se mettra en tête de la rammener à la vie. Utilisant un antique sortilège datant de l'aube des âges, il invoquera Ulyaoth, le démoniaque Seigneur des Trois Portes, et passera un pacte avec lui. Ce dernier lui donnera la puissance nécessaire pour ramener sa bien-aimée dans le monde des vivants, en échange de quoi il devra lui sacrifier 1000 âmes humaines. Mais le sortilège lancè par Norris ne fonctionne pas comme prévu, et au lieu de rammener l'âme de Tara dans son corps,il emprisonnera celle d'un guerrier barbare des temps anciens, Korgul de Cimer, dans l'enveloppe charnelle du jeune nécromancien. Depuis lors, Norris voyage afin de récupérer les âmes nécessaires au pacte passé, afin d'éviter que la sienne se retrouve dans les Portes infernales et ne subissent mille tourments, tout en devant gérer la volonté du guerrier barbare de dominer le corps, parfois sans succès.

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Re: Les Chroniques des Lames Perdues 2

Message par Lena le Mar 10 Juin 2008 - 13:26

Et à mon tour me voilà...

Nom : Wylde
Prénom : Tyana
Age : 40 ans (l’équivalent d’une vingtaine d’année pour un humain)
Race : Semi-elfe
Poste : Barde
Armes : Elle porte toujours sur elle une rapière dont elle sait, a priori, se servir. Néanmoins, l’arme est plus là pour décourager d’éventuels agresseurs que pour être réellement utilisée…
Instrument : Une lyre, achetée au cours d'un voyage, et dont elle ne se sépare pour ainsi dire jamais.
Apparence : De taille moyenne (environ 1,60m), mince, cheveux mi-longs d'un brun tirant légèrement sur le roux (ou, plus simplement, auburn), yeux bleus, elle a hérité de son père une certaine finesse des traits et des oreilles légèrement pointues.
Elle s'habille de robes à la fois simples et confortables sans être toutefois dénuées de goût, qu'elle complète par une cape d'un bleu sombre.
Caractère : Si on devait lui associer une devise, ce serait sans nul doute « Courage, fuyons ». Plus maligne qu’intelligente, Tyana peut être particulièrement inventive, dès lors qu’il s’agit d’éviter un affrontement direct. Son instinct de survie surdéveloppée ne l’empêche cependant pas d’être plutôt sociable, qualité des plus utiles pour une barde. Elle accepte ainsi souvent la compagnie des autres lorsqu’elle voyage de ville en ville. D’autant plus facilement qu’il est de notoriété publique que, plus on est nombreux, moins on risque de se faire attaquer par des brigands sur la route…

Histoire : Tyana vit le jour à Sarban, petite bourgade sympathique du nord du royaume de Karia. Elle n’a jamais connu son père. Mais beaucoup dans le village s'accordaient à dire qu'il s'agissait de cet elfe, qui s’arrêta un soir d’orage dans l’auberge où Inrys Wylde, la mère de Tyana, travaillait comme simple servante. Les deux jeunes gens avaient parait-il passé la soirée et la nuit ensembles. Puis l'elfe était parti, et quelques temps plus tard, le ventre d'Inrys commençait à s'arrondir.
Les premières années de la vie de Tyana furent on ne peut plus classiques, et ne méritent sans doute pas d'être mentionnées ici. Le premier évènement notable survint alors que Tyana approchait de sa sixième année : sa mère bien-aimée mourut, probablement emportée par le chagrin de n’avoir jamais pu revoir le père de Tyana, son premier et seul amour (en vérité, elle s'étouffa avec un morceau de pomme bêtement avalé de travers, mais l’histoire plairait sans doute moins racontée comme ça).
Toujours est-il que Tyana fut alors recueillie par son oncle, Jon Wylde, barde de son état. Il inculqua à sa nièce les bases de son métier, lui apprenant ainsi à chanter, raconter des histoires, jouer de la lyre (son instrument de prédilection), mais également à manier une arme et quelques autres subtilités du métier de barde qui n’ont pas à être évoquées ici.
Lorsque Tyana atteint sa quarantième année (ce qui pour une semi-elfe, rappelons le, est encore très jeune), son oncle commença à lui répéter de plus en plus régulièrement qu’il était temps pour elle de vivre sa vie, arguant qu’il se faisait vieux et qu’il n’avait désormais plus rien à lui apprendre.
L’idée ne plut guère à Tyana, qui du néanmoins s’y plier quand elle découvrit le corps sans vie de son oncle en se réveillant un beau matin. Bon gré, mal gré, Tyana commença alors à parcourir le royaume de Karia, réalisant très rapidement qu’il lui était des plus difficile de vivre uniquement de son art…


***

Et le nouveau personnage...sans l'histoire mais bon, tout ce que vous avez besoin de savoir c'est qu'elle est issue d'une famille noble, qu'elle a toujours été considérée comme la cinquième merveille du monde et qu'elle possédait des pouvoirs puissants avant d'être transformée en statue par un rival qui, forcément, était juste jaloux...

Nom : de Lethirian
Prénom : Aenerys
Age : 437 ans (apparence d’une jeune femme d’environ 24 ans)
Race : Humaine
Poste : Prêtresse
Divinité : Anator (ou Anathor...)
Dieu de la magie. Il fut dépossédé de ses pouvoirs puis tué par sa rivale de toujours, Ellyndia, près de deux siècles après la pétrification d’Aenerys.
Armes : Elle possède un long bâton noir décoré de symboles étranges, mais ne s’en est jusqu’à présent jamais servi comme d’une arme.
Apparence : assez petite, plutôt mince. Yeux gris, cheveux roux tressés et relevés en une coiffure compliquée. Lors de son « réveil », elle porte une longue robe vert sombre et or, richement décorée, et un manteau noir.
Caractère : Aenerys est l’une des plus grandes prêtresses d’Anator. La puissance que lui confère son dieu est légendaire. Evidemment, cela suffit à susciter la jalousie de nombre de ses contemporains, mais quelle importance ? Elle leur est tellement supérieure...
Bref, vous l’aurez compris...Aenerys souffre d’un léger complexe de supériorité. Un rien arrogante, sûre d’elle et de son pouvoir, elle ne conçoit même pas que l’on puisse lui refuser quelque chose, ayant été depuis sa plus tendre enfance toujours obéie au doigt et à l’œil. Elle n’est pas méchante au fond, juste particulièrement égocentrique. Mais qui sait, peut-être que de se retrouver sans pouvoir dans un environnement où elle est parfaitement inconnue finira par avoir un impact sur son caractère ? Positif, ou négatif...


Dernière édition par Yoko le Ven 25 Sep 2009 - 6:29, édité 4 fois

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Re: Les Chroniques des Lames Perdues 2

Message par Macros le Mer 25 Juin 2008 - 17:10

Allez, je pense qu'il est temps de poster l'introduction... Si d'autres personnes veulent rejoindre l'aventure, elles restent bien entendu les bienvenues!


Dans un pays, il y avait une forêt. Dans cette forêt, il y avait une tour. Et dans cette tour, vivait une puissante liche, un ancien mage noir ayant accédé à l’immortalité en découvrant les secrets de la non-vie. Il était redouté et craint de tous. Ses pouvoirs étaient sans égal. Et ils lui permettraient un jour de dominer le moooooooon….

-Ach ! Gut !

Stanislas Hauptman von Ridikulus se frotta les mains, visiblement satisfait de son effet d’annonce. Habillé d’une robe noire ornée de motifs ésotériques, son visage était désormais celui d’un crâne blanchi, deux lueurs rouges brillant au fond de ses orbites autrement vides… Agitant une main squelettique blanche comme l'ivoire, il s’exclama.

-Ja, ja ! Ach, ils font foir, ces aprutis te collègues… Tes années te moqueries, te sarcasmes… mais che tiens ma fengeance !
-Euh, maaaaaaître ?
-« Von Ridikulus n’arrifera jamais à rien ! » « Von Ridikulus n’est qu’un itiot !» Ahah ! Mais maintenant, fous ramperez à mes pieds le moment fenus ! Et che pourrais alors…
-Maaaaaaaaaaître ?

Un gobelin vêtu d’un ample manteau brun, faisant office de conseiller –et, le cas échéant, de faire-valoir – à Von Ridukulus, s’efforçait d’attirer son attention sur un détail. Il savait qu’il était très difficile d’interrompre la liche lorsqu’elle était lancée dans un de ses discours-clichés comme tout bon méchant qui se respecte, mais il avait gagné une certaine expertise dans ce domaine… Il fallait dire que depuis 20 ans à son service, il avait gagné de l'expérience.

-Was…
-C’était pas fini…
-Was ?
-Le jingle. Il n’était pas fini.
-Donnerweter ! Che me tisais pien que c’était un peu court. Ach, ce n’est pas grave, che me le repasserais tout à l’heure.

Von Ridikulus lissa sa robe, fit craquer quelques articulations pour le plaisir des oreilles, avant de se pencher sur sa boule de cristal achetée 15.000 pièces d’or sur E-Bay. Les finances du donjon en avaient soufferts un moment, mais dans ce métier, on ne vous prend pas au sérieux si vous n’avez pas de boule de cristal.

-Pon, il fa falloir que che trafaille sur l’imache, maintenant. Ainsi tout ces impéciles tefront s’incliner tefant mon talent, tont la preufe sera apporté aussi pien par leurs oreilles que par les yeux.
-Euh… maaaaaaaître ?
-Was !
-Comment comptez vous conquérir le monde, au juste ?
-Ahah !

Von Ridikulus s’anima encore davantage, gesticulant à travers la pièce exiguë, manquant à plusieurs reprises de faire tomber au sol diverses fioles. Passionné, il se lança dans un grand exposé.

-Toute ma fie – et ma non-fie aussi, t’ailleurs, les gens se sont ris te moi et te mes itées. Mais à présent, ils font rire, oh oui, ils font rire ! Che suis sur le point te finir la préparation te mon gaz hilarant, ke che répantrais sur la planète entière ! Et grâce à mon antitote, moi et mes fitèles serfiteurs seront les seuls à poufoir achir à leur guise, et che serai le maître tu monte !
-Le maître tu quoi ?
-Tu monte, sompre itiot, tu monte !
-Ah, du monde…
-Ja, c’est ce que je t’ai tit ! Mon plan est apsolument infailliple. Pien sûr, il reste touchours l’hypothèse selon laquelle tes afenturiers en mal te sensastions fientraient ici et tétruiraient tout mes prochets, mais la propapilité est tellement faiple que che ne prend même pas la peine de l’envisacher. Pientôt, l’unifers tientra tan la paume te ma main !

Le fidèle gobelin comprit que c’était le moment d’accomplir ce que tout bon méchant doit faire après une telle phrase.

-Bouahahahaha !!!

Puis il fronça les sourcils avant de regarder son maître d’un regard curieux.

-Hum… Vous n’allez pas m’accompagner pour pousser un joyeux rire maléfique, maître ?
-Ah, Ja… C’est un peu emparassant, fois tu… Mais tepuis que che suis une liche, mon rire manque un peu te profonteur… Ch’imachine que c’est parce que techniquement, che n’ai plus te cortes focales…
-Ah, évidemment…
-Allons, maintenant ! La chemin qui mène au poufoir est encore long à parcourir !

Et sur ces mots, le maléfique méchant ténébreux Von Ridikulus retourna à ses expériences tout aussi maléfiques, méchantes et ténébreuses que lui…


Dernière édition par Macros le Dim 26 Juil 2009 - 17:16, édité 2 fois

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Re: Les Chroniques des Lames Perdues 2

Message par Invité le Mer 2 Juil 2008 - 9:30

Fiche Abandonée >_< (et a refaire !)


Dernière édition par Arya le Sam 20 Mar 2010 - 9:17, édité 8 fois

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Re: Les Chroniques des Lames Perdues 2

Message par Heg le Jeu 10 Juil 2008 - 16:44

Nom : Inconnu
Prénom : Inconnu
Age : A vue de nez, entre 10 et 12 ans.
Race : Humain
Sexe : Masculin
Poste : Vagabond

Armes : Branchages, pierres, un peu tout ce qui lui tombe sous la main, même, éventuellement, quelques dagues subtilisées à ces rares compagnons de route. (Aptitude au vol, mais ce n’est pas sa profession.)

Apparence : Un gamin noiraud et noueux, dont il est au départ difficile de déterminer la taille car il ne se tient jamais tout à fait droit debout. Le dessous de ses ongles déchirés est noir de crasse, mais le plus impressionnant reste encore son incroyable tignasse. Noirs à l’origine, c’est cheveux ne sont plus qu’un bloc informe de nœuds, de crasse et de boue, et même quelques lichens et champignons. Sous la saleté collée sur son visage brunâtre, on distingue difficilement deux yeux noirs. De multiples cicatrices parcourent son corps d’un réseau dense et étrange. Et en plus, il pue.
Bien qu'il n'aie pas de problèmes particuliers avec la nudité, le gamin se promène vêtu de quelques hardes qui le protègent du froid et des insectes. Cependant, les haillons en questions ne sont pas tout à fait étrangers à l'odeur pestilentielle qui le suit partout.

Caractère : Complètement imprévisible, capable du meilleur comme du pire, de l’adresse la plus impressionnante comme des pires gaffes, il vit au jour le jour – si ce n’est à la minute la minute. Son seul but est une vague recherche de nourriture pour sa subsistance. Le reste du temps il rêvasse, mais les yeux si perdus dans le vide que c’est à ce demander s’il a vraiment quelque chose entre les deux oreilles. Il essaye parfois de parler mais éprouve de grandes difficultés.

Histoire : Lui-même l’ignore. Quelques rares observateurs ont cru remarquer que son teint brun semblait trahir une origine étrangère au royaume de Karia, sans doute un des barbares du sud, un de ces hommes qui parcourent les grandes plaines arides pour vivre de quelques tours de passe-passe et de beaucoup de menus larcins. (Et on sait ce que ces gens là font à leurs bâtards quand les mioches deviennent trop nombreux, hein, pas vrai ? Ils les abandonnent au milieu du chemin, pile poil là où qu’ils sont nés. Comme j’vous l’dit, ma bonne dame, des sauvages.)
Il n’a jamais été élevé par quiconque, mais sa survie semble indiquer qu’il s’est retrouvé seul assez âgé pour pouvoir se nourrir seul. Il sort d’on ne sait où, et ne sait pas d’avantage où il va.
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Re: Les Chroniques des Lames Perdues 2

Message par Macros le Ven 11 Juil 2008 - 8:18

Et nous sommes parti pour le premier "vrai" post de la saison! cad la constitution de notre joyeuse équipe de frappés.... Sur ce.... Actioooooon!!!!

-Approchez mesdames et messieurs ! Venez contempler les produits révolutionnaires mis au point au fil des siècles par la célèbre famille Jansen ! Ils seront le remède à tous vos soucis !

Un gnome se tenait au centre de la grande place de Sondarf, produisant devant la foule de badauds et de curieux s’étant rassemblés une série de fioles et d’élixirs aux couleurs étranges, à l’odeur nauséabonde et au goût douteux. Avec son monocle, sa tenue aux couleurs criardes et sa seule taille plus que réduite, le nouveau venu représentait une attraction peu commune dans cette bourgade reculée de Karia…

-Tenez, ma bonne dame ! Cette pommade miracle rendra votre peau aussi luisante que le soleil ! A tel point que même les insectes ne pourront s’empêcher d’être éblouis par votre éclat et viendront s’approcher de votre flamme ! Ce qui pourrait être un problème si je ne vendais pas également un excellent répulsif éprouvé par des années d’usage. Les insectes sont peut être très malins, mais ils semblent éprouver une étrange phobie pour les navets. Quel dommage… Enfin, je suppose que personne n’est parfait.

La passante l’observa, interloquée, en train de déterminer si elle avait été insultée, avant de plutôt opter pour la solution la plus simple : le gnome était plus que probablement fou. Néanmoins, tout le monde ne fit pas preuve d’autant de bon sens et s’approcha pour contempler de plus près les articles exotiques du camelot itinérant, qui continuait sa réclame sur un ton volubile, passant d’un échantillon à l’autre sans discontinuer.

-Voyez donc, braves gens, cette potion regarnira vos crânes meurtris par la calvitie plus vite qu’un bourgeon ne fleurit au printemps ! C’est également un très bon engrais pour favoriser vos récoltes, d’ailleurs. Et certains de mes clients sont également venus me dire qu’il guérissait des cors aux pieds, même si j’avoue ne pas vraiment comprendre le pourquoi du comment. Enfin, comme disait mon cousin Peregrin, les choses sont parfois bien trop simples pour qu’on puisse y trouver une explication logique. Du moins, c’est ce qu’il disait avant de rencontrer cette manticore… Malheureusement pour lui, c’était plus simple pour elle d’en faire son en-cas que d’écouter sa philosophie. Aaaaah, un si grand penseur… Il nous manquera à tous. Tout ça pour dire que les globes RapelNavetoGnomes sont d’une qualité bien supérieure à tous les globes de lumières dont vous aurez besoin pour explorer un donjon, ou à défaut votre cave.

Plusieurs personnes s’éloignèrent d’un haussement d’épaules, mais d’autres, sans doute impressionnés par le flot de paroles qui submergeaient leurs oreilles, commençaient à sortir leurs bourses pour se porter acquéreur de précieux produits dont ils ne connaissaient pas l’existence, mais dont ils avaient de toute évidence besoin. En une dizaine de minutes, le gnome fut submergé de demandes, bien qu’il trouvât malgré tout le moyen de poursuivre sa logorrhée tout en enregistrant les commandes et en encaissant les pièces d’or. Arkanis Jansen songea au dernier moment ou il n’avait plus fait d’aussi bonnes affaires… Sans doute il y a trois jours à Gandelerm. Et avant ça, il y a une semaine au bourg de Terminsar. Il savait malgré tout par expérience comment les choses avaient tendance à se terminer… Il en venait même parfois à douter que le monde soit prêt pour les produits Jansen. Fort heureusement, le son de sa propre voix suffisait généralement à balayer ces faibles doutes.

-Inutile de vous bousculer, bonnes gens, il y en aura pour tout le monde ! A moins bien sûr qu’un dragon rouge ne vienne mettre à mal mon réseau de distribution comme en l’An 1024, mais je suis à peu près sûr que ce genre de malchance ne se produit qu’une seule fois dans la vie d’un gnome normalement constitué. Du moins c’était l’avis de mon grand-oncle Durilm à l’époque, même si il a été attaqué 48 fois au même endroit lors de ses trajets commerciaux. Quand l’histoire aime à se répéter…

Quelques gens parmi les plus attentifs et crédules levèrent un œil inquiet vers le ciel, mais nul dragon ne semblait devoir apparaître dans un avenir immédiat, et ils purent reprendre d’un esprit apaisé leurs emplettes. Arkanis poursuivait la tournée des demandeurs, passant d’un client à l’autre avec une rapidité presque surnaturelle et développée par des années dans le commerce ambulant. Au sein de la masse compacte de paysans, roturiers et marginaux, une figure retint l’attention d’Arkanis un tout petit plus longtemps que l’ordinaire –soit un dixième de seconde supplémentaire : il s’agissait d’une jeune femme aux vêtements exotiques, aux cheveux châtains teintés de traces de roux, aux oreilles légèrement pointues, une harpe suspendue à la ceinture. Le gnome prit l’air intéressé du marchand compatissant aux problèmes d’autrui afin d’écouter la requête, exposée à la hâte.

-J’ai cru vous entendre parler d’un élixir pour la voix et je voulais en savoir davan …
-Bien sûr, bien sûr, l’élixir magique de Gontorf l’Erudit, qu’il utilisa pour discourir pendant 47 heures d’affilée devant le Parlement de Wallipur ! Ca n’a pas sauvé sa tête, mais au moins sa langue a été donnée à la science. Un excellent choix, soyez certaine qu’un tel achat rendra vos représentations inoubliables pour tout être vivant à cent lieues à la ronde ! Je vois d’ici la noblesse de Karia… que dis-je, de Karia, de tout le continent ! Je la vois, disais-je, se presser devant votre scène, les plus grands rois restant bouche bée devant votre talent à nul autre pareil. Quoiqu’il sera difficile d’égaler mon arrière arrière grand-mère Magda. Je veux dire, effrayer une banshee par le seul son de sa voix, c’est quelque chose qui n’est pas donné à tout le monde…

Une lueur s’était allumée dans les yeux de la jeune barde à l’énonciation des hypothétiques succès à venir, qui semblait anticiper avec une satisfaction non dissimulée la suite de sa carrière, et versa les quinze pièces d’or dans la paume du petit homme, qui en échange lui confia une fiole contenant un liquide d’un vert translucide. Elle en contempla le contenu d’un air incertain, mais préféra se taire, craignant sans doute un brusque éclat du marchand intarissable. Quant à ce dernier, il avait déjà oublié la femme, tout occupé à enchaîner les commandes, et à mettre à l’abri les pièces qui gonflaient ses poches. Si son expérience ne le trompait pas, l’heure de courir allait survenir d’une minute à l’autre…

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Re: Les Chroniques des Lames Perdues 2

Message par Starman le Ven 11 Juil 2008 - 10:17

Norris.
Je pénètre dans la ville de Sondarf, avec une certaine appréhension. J'espère un moment arriver à une heure suffisamment matinale pour éviter la foule, mais je me rend vite à l'évidence: il va encore falloir que paie ma tranquilité à coup de pièces d'or, et je commence à manquer, de matière première.

Halala,pourquoi éviter les gens comme ça? Regarde-moi cette saine agitation, je suis sur que tu peux trouver un cadavre à qui faire les poches pour me payer une bonne bière et un bon morceau de viande.

N'importe quoi. Comme si j'allaisfairequoi que ce soit pour lui faire plaisir. En plus, la bière me fait vomir, mais ca il s'en moque , ce n'est pas son corps après tout. Ceci dit, un petit cadavre serait plutôt apréciable, surtout s'il est frais, cela augmentera mon compte. Voyons, pour l'instant j'en suis à...350, je crois. Bon, je n'ai pas vraiment de date limite, mais il est préférable de ne jamais trop tarder dans ce genre d'affaires, si l'on veut éviter les ennuis.

Ha, ca, tu en sais quelque chose n'est-ce pas? Mais si tu veux, si tu ne trouves aucun cadavre, je te t'en faire quelques uns. Et arrêtes de faire comme si je ne t'entendais pas, cela m'énerve.

Oui, bien sur, je te laisse faire, comme ca tu massacre la moitié de la ville, avant que l'autre moitié nous pende , c'est ca? Quelle idée géniale, bravo on se demande d'où tu la sors.
Je le sens qui s'apprête à répliquer, quand notre attention à tous deux est attirée par un gnome, qui vante à tue-tête la qualité de ses produits dans la grande place.
"Approchez, approchez! Fertilisants pour chevaux, lotions pour cheveux, coktails contre l'impuissance, tout ceci se trouve ici, et mainteant. Produits rares, et exceptionnels. Il n'y en aura pas pour tout le monde! Approchez, approchez!"

Tout cela m'a l'air bien. Si on allait jeter un coup d'oeil?

Non, c'est un escroc.

Je le vois bien. Je veux juste voir si ses potions le font exploser, si le force à en boire.

Je n'ai pas de temps à perdre avec tes idioties. On fait le plein de vivres, et on prend la route jusqu'à ce qu'on trouve une guerre où l'on pourra ramasser les cadavres avec le meilleur rendement.

C'est vrai que ca a si bien marché jusqu'ici. Sois réaliste. On a traversé la moitié du pays, et la seule guerre qu'on a eu se faisait à coup d'affiches électorales. C'est triste, je m'encroute. Comme si cela ne suffisait pas d'avoir un corps de gringalet. Tu aurais du rester avec cette guilde d'assassins.

Elle voulait nous liquider parceque tu as massacré le fils du chef dans une rixe stupide pour savoir si oui ou non, les hommes-lézards de Nercie existaient bel et bien.

Il ne voulaitpas me croire , l'imbécile. Maintenant, Crom a prouvé que j'avais raison, en me faisant sortir victorieux de ce défi.

Ca nous fait une belle jambe. Avec eux, au moins, on avait de la matière sur quoi travailler. Tandis que là...
"Hola, mon bon monsieur. j'ai comme l'impression que vous avez envie de vous découvrir un corps d'athlète. Vous tombez à la perfection! J'ai ici une potion inventé par mon arrière grand oncle, Origrim, le célèbre lutteur gnome, qui a affronté des ogres sur leur terrain de prédilection: le duel d'arrachage de tête. Du moins jusquà ce que l'âge lui fasse perdre raison , et qu'il défie un troll dans un de ses affrontements. En tout cas, une fiole d'élixir par semaine et en moins d'un mois, vous vous retrouver avec un corps à la muculature impressionnante."
je met quelques instant pour remarquer que c'est à moi que ce gnome s'addresse. Décidément, à force de me disputer sans cesse avecv celui-là, je perds le sens des réalités. Quelle plaie! En plus, je le sens lutter sans arrêt, comme un parasite...

J'ai entendu.

"Navré, je ne veux rien du tout, répondis-je le plus froidement possible.
-Voyons, faut pas dire ça. Si vous n'êtes pas intéressé par le dommaine du physique, je suis sur que je peux trouver quelque chose qui vous fera plaisir. Vous savez, j'ai l'oeil pour deviner la nature de mes clients, et vous m'avez l'air un peu magicien, non?
-Vous vous trompez.
-Ha?
-Je ne suis pas votre client."
Et je m'éloigne le plus vite possible.

Allez je veux lui faire boire son truc qui rend musclé. Je suis sur que c'est un poison.

Non.

S'il te plaît, Norris. Tu vas voir ca va être amusant, il va gonfler comme cet orc à qui j'avais fait avaler de la poudre à canon avant de lui envoyer la mèche dans la narine.

Tu es pénible. De toute façon, ses potions ne sont que de l'eau avec du colorant.

Dans ce cas, ca ne te posera pas de problème.

Bon, j'en ai assez. Si tu y tiens à ce point, tu n'as qu'à le faire toi-même.
Et je lui cède la place. Pour un petit moment, juste.

Korgul.

Tiens, le petit nécromancien m'a laissé faire. Etrange, d'habitude je dois batailler pour reprendre le contrôle des jours durant. Se lasserait-il?

Je suis toujours là, imbécile. Dépêches-toi de faire ta plaisanterie idiote que l'on reprenne nos activités normal.

D'accord. Je me retourne, et me dirige vers l'échoppe du gnome. Je sens que l'on va bien rigoler.
"Finalement , mon brave, je suis intéressé par cette fameuse potion, començais-je."

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Re: Les Chroniques des Lames Perdues 2

Message par Elladan le Dim 13 Juil 2008 - 14:32

Me voila de retour ... désolé de l'absence assez longue .


Voila mon personnage :

Nom : Inconnu
Prénom : Exall
Age : 16 ans
Poste : manieur d’armes ( épée surtout )
Physique : Mesure à peut près 1m60 , il a les yeux marron avec un reflet rouge , les cheveux épais et noirs . Il porte une armure plutôt légère et dorée . Et une épée qu’il appelle Surion ( il lui arrive d’ailleurs assez fréquemment de parler avec ) , il la porte accrochée à son dos.
Histoire : Il y a fort longtemps la magie s’est installée dans Karia , et l’ordre des chevaliers l’utilisa pour protéger ces terres . Mais les créatures magiques telles que les dragons furent chassées et avaient disparu (enfin d’après les écrits et les légendes mais vous connaissez les légendes … ) . Exall se bat pour rétablir l’ordre des chevaliers de Karia . Son père ancien membre haut placé ayant été tué avec les derniers chevaliers laissant la place libre aux voleurs de trône et autres personnes de mauvaise augure . Grâce à l’aide de Surion ( son épée ) il compte retrouver quelque chose qui lui permettra de relever l’ordre des chevaliers . Sa mère étant une Haute elfe il en à reçu les trait du visage qui lui dessine un visage relativement fin . Il a également une soeur dont il ne se souvien pas qui elle à reçu toute la beauté des elfes .

Surion : Surion a été forgée par un dragon du même nom, mais ce dragon l’a forgée avec une goutte de son sang , une écaille de sa queue et une essence de sa flamme . Ce qui permet à Exall de rester en contact avec ce dragon qu’il n’a jamais vu . Surion devient parfois rouge quand Exall est en danger mais il n’a encore jamais vu son vrai pouvoir . Un détail important , Surion ne peut être portée que par une personne de la lignée d’Exall , cette épée est en fait très lourde et ne peut être soulevée que par lui . Sur le manche de l’épée se trouve le blason des chevaliers de Karia .( Surion est une épée a deux mains )


Autre : Exall est un acro café très sucré . Et il ne supporte pas être dérangé pendant qu'il en boit un .

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

La ville de Sondarf, ville où je suis né et où j’ai grandi . J’entrai et je croisai le tavernier , il me salua et me dit qu’un gnome était là et qu’il vendait de la camelote . ( Comme tout les gnomes à mon avis ) . Je passai chez moi , une petite maison collée à l’auberge . Et j’y pris un bon repas , des semaines que plus aucun contrat ne m’était proposé , ça devenait beaucoup trop long . J’allai au centre de la ville et je vis le gnome , je ne pus m’empêcher de rire en voyant les gens se précipiter pour acheter ces produits qui ne devaient que filer des boutons ou d’affreuse coliques … Je regardai autour de moi , la ville avait bien changé en quatre années de voyages . Puis je sentis de la chaleur dans mon dos , je m’éloignai de la foule et me cachai dans une ruelle . Surion était brulante , je la pris et commençai à parler :

-Pourquoi est-ce que tu m’appelles maintenant ?
-Tu es rentré à la maison n’est-ce pas … Evidemment tu vas passer au cimetière comme chaque fois que tu es de passage .
-Oui il le faut , tu le sais .
-Oui , oui jeune chevalier et je t’accompagnerai.


Quelqu’un arriva dans la ruelle, je reposai Surion sur mon dos et m’éloignai, j’allai alors me cacher derrière la taverne .

-Il y a une autre raison à ton appel ?
-Oui , effectivement tu vas vivre une aventure et un changement dans ta vie … Et il sera bientôt temps que je te rencontre, comme je l’ai fait avec ton père .
-Que va-t-il se passer ? Quand ? Comment le sais-tu ?
- Quoi et Quand je ne peux te le dire , mais comment … Grâce à la magie , j’étais là pour la créer ne l’oublie pas … Il est temps que je te laisse …
-A bientôt Surion .


Je retournai au centre ville , le gnome était toujours là , il faisait fortune . Comment les gens pouvaient être aussi stupides . Un homme me parut … comment dire bizarre , il venait de refuser les proposition du gnome et il fit demi tour pour acheter un produit ( encore une cible de conquis . ) Je me posai sur un banc non loin de la vente et je regardai tout autour de moi aucune affiche rien . Je passai au cimetière , et je m’approchai des deux tombes qui étaient collées ici . Hélio et Fela avec un blason , un dragon en argent sur les deux tombes mais aucun nom de famille . Je m’agenouillai , posai des fleurs et repartis . Surion chuchota en une langue que je ne connaissais pas, comme à chaque fois que je venais ici .
J’irais sûrement à la taverne dans la soirée pour savoir si il y a des contrats qui pourraient m’aider. Je retournai sur le centre et j’entrai dans la taverne et m’assis près d’une fenêtre . Comme d’habitude je regardai les annonces des contrats mais rien d’intéressant.


Dernière édition par Elladan le Jeu 2 Juil 2009 - 18:01, édité 3 fois
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Re: Les Chroniques des Lames Perdues 2

Message par Elysia le Dim 13 Juil 2008 - 18:47

Nom : Crakehall
Prénom : Shiera
Race : humaine
Age : 19 ans
Poste : Magicienne
Armes : Bâton de magie tout ce qu'il y de plus bidon avec un rond avec des ailes de chaque côté du rond en ornement

Apparence : Petite, ( environ 1m55) châtain avec une coupe au carré et une frange assez epaisse. Porte une cape de magicienne noire avec une doublure rouge. Complétement myope mais refuse de porter des lunettes

Caractère
: Maladroite de nature qui ne s'arrange pas avec sa myopie. Tête en l'air malgré son apparetenance à l'école de magie depuis l'âge de 16ans, elle ne connaît qu'un seul sort celui de transformer une être vivant en animal...seul probléme, on ignore qui va être transformer, combien de temps (en 2minutes et 48h) et en quel animal...et ne connait pas le contre-sort. Personne trés sociale, elle a justement voulu apprendre la magie pour aider les autres. Comme pour sa myopie, elle a malheureusement tendance à nier sa nullité en magie et insiste pour faire des sorts qu'elle ne maitrise pas.

Histoire : Venue de la campagne profonde menant une vie simple pendant des années (famille, étude, dodo), elle décide un jour de partir à l'école de magie de la capitale de Karia à l'âge de 16 ans. A force de redoubler sa première année, à 19 ans elle se fait virer de l''école et décide de partir à l'éventure pour apprendre la magie sur le tas et trouver un grand maître de magie pour un apprentissage individuel.
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Re: Les Chroniques des Lames Perdues 2

Message par tigrou66 le Mar 15 Juil 2008 - 12:58

Nom: Gelwin
Prénom: Caelina
Race: humaine
Age: 20 ans
Poste: rodeuse

Armes: Elle possède un arc rudimentaire avec une vingtaine de flèches à plume rouge dans son carquois. Une lanière de cuir entoure sa cuisse droite et permet de garder à disposition une dague courte.

Apparence: Caelina est une jeune femme au visage fin qui mesure 1m68. Sa peau clair et douce fait ressortir ses yeux verts envoutant. Cet effet est renforcé par ses cheveux chatain clair toujours attachés en tresse qui parcours son dos jusqu'à sa taille et qui se termine par une fine lanière de cuir beige décorée à ses extrêmités d'une perle rouge.
la jeune femme porte un corset de cuir marron foncé avec un laçage à l'avant, celui-ci laisse dépasser les manches et le bas de sa chemise blanche qui tombent sur sa cienture et son short unis avec la couleur du corset. A sa tenue s'ajoute des chaussures de marche et une cape verte foncée attachée simplement par deux ficelles.De plus Caelina ne se sépare jamais de son sac en bandoulière beige clair pour emporter ses affaires avec elle.

Caractère: Caelina est une amoureuse de la nature, elle adore se balader et rêvasser sur les étendues vertes et sauvages de sa région ou plutot de sa demeure car elle n'a aucun sens de l'orientation. Tête en l'air, elle oublit tous les objets essentiels à emporter lors d'une balade et finit par se perdre.Toute fois, cette jeune femme est toujours volontaire pour aider les gens même si des fois ils aimeraient mieux sans passer. Mais le plus gros handicap de Caelina est surement sa maladresse avec les armes et ses réactions face au sang. En effet, avec elle, il est plus facile de se recevoir une flèche dans les fesses que de chasser et la seule vu d'une goût de sang, même animal, lui fait tourner de l'oeil.

Histoire: Caelina provient d'une famille nombreuse composée de 8 frères et soeurs. Sa mère est une herboriste reconnue dans le village Dogonta qui aime transmettre son savoir à ses trois filles. Cependant malgrés ses efforts, Caelina mélange les plantes arômatiques et les plantes de soins, produisant des effets assez désagréables pour tout ceux qui ont le courage de lui faire confiance. Ses grandes frères aident tous son père sur son exploitation de blé mais cette labeur n'est pas recommandé pour les femmes, aussi Caelina passe t'elle le plus clair de son temps à flanner dans les prés en mordant un brin d'herbe. Allonger sur le sol, elle rêve, depuis qu'elle est petite de partir à l'aventure afin de trouver enfin sa place dans ce monde.
C'est à ses vingts ans qu'elle décide de quitter son village et sa vie paisible pour découvrir de nouveaux horizons.
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Re: Les Chroniques des Lames Perdues 2

Message par Mélanie Mustang le Dim 20 Juil 2008 - 8:38

Est-ce que tout le monde est là ou on attend encore des gens? Bon en attendant, voilà l'arrivée de Alastar, Linyia et Jorel à Sondarf...

Sondarf… L’une des rares villes que je n’avais pas encore visitées à Karia. C’était une ville qui semblait assez agréable. Les marchands ambulants étaient nombreux et ventaient les mérites de divers produits plus ou moins extravagants.
L’un d’eux surtout, se trouvant près de la place, était assez particulier. Tout comme ses produits… Un gnome hurlait aux passants les vertus de ses produits qui semblaient plus que douteux… Malgré tout, nombre de personnes s’étaient attroupées autour de lui et souhaitaient acheter ses produits…
-Quelle supercherie…
-Pourquoi tu dis ça ? Si ça se trouve, ses produits fonctionnent…
-Ca m’étonnerait, Linyia. Ce n’est qu’un charlatan. Ca se voit. Si ses produits étaient réellement efficaces, il ne les vendrait pas de cette manière. Il serait dans une boutique ou il aurait l’air beaucoup moins méfiant. Regarde-le… Il vérifie régulièrement autour de lui que personne ne vient lui faire grief de l’inefficacité de ses produits.
-Et si on s’approchait pour voir un peu ?
-Nous avons autre chose à faire. Allons plutôt chercher une auberge pour dormir cette nuit.
-Nous aurons aussi besoin de faire des provisions.
-Ca ne posera pas de problème. La ville semble avoir assez de commerces.
Nous marchâmes donc dans les rues jusqu’à ce que nous ayons trouvé une auberge. Lorsque j’entrai, l’ambiance semblait tout aussi agréable que dans le village. Des personnes étaient déjà assises au bar et buvaient un verre avant le dîner… Qui serait probablement servi d’ici quelques heures…
J’allai jusqu’à l’accueil accompagné de Linyia et de Jorel.
-Bonjour. Est-ce que vous une chambre pour trois ?
-Oui, j’en ai. C’est 100 pièces d’or la nuit.
-100 ? s’étonna Linyia.
-Nous la prenons.
-Je vais vous y conduire. Suivez-moi.
Nous suivîmes donc le gérant de l’auberge jusqu’à l’étage.
-Alastar… C’est cher…
-Nous ne sommes là que pour une nuit. Et je ne pense pas que nous trouverons moins cher. C’est une ville qui attire assez de monde. Les marchands ambulants y sont nombreux ce qui fait augmenter les prix. De toute manière, nous ne resterons pas longtemps. Deux jours seront suffisants pour nous reposer et faire le plein de provisions. Ensuite nous repartirons.
-On pourra prendre le temps de visiter quand même, non ?
-Oui… Si tu veux…
Nous entrâmes dans notre chambre et le gérant nous laissa seul. La chambre était plutôt simple mais comportait toutes les commodités possibles. Linyia alla s’allonger sur le lit tandis que Jorel observait avec curiosité ce qu’il avait autour de lui. La lumière du soleil éclairait le visage de Linyia qui avait fermé les yeux… Elle était belle… J’aurais pu continuer de la regarder, mais je préférais aller faire un tour en bas pour boire un verre.
-Alastar, où tu vas ?
-Boire un verre pour en apprendre un peu plus sur cette ville.
-Ah…
Je fermai la porte derrière moi et respirai profondément. Je descendis et m’installai au bar pour commander une boisson. Le barman me servit et repartit s’occuper des autres clients. Je regardai machinalement ma chevalière… Celle de mon père…
Les Chevaliers… Ils protégeaient le roi autrefois… Après ce qui s’était passé entre mon père et la reine, l’ordre avait été démantelé… Le dragon qui figurait dessus était plus symbolique qu’autre chose étant donné que ces créatures avaient disparu… Mais porter cet insigne était le plus important pour ces hommes à l’époque. Cela signifiait qu’ils étaient les plus fidèles qui soient… Les plus courageux…
Je bus une gorgée et regardai à nouveau ma chevalière. Les paroles de Reyan me revinrent à l’esprit. Tu pourrais réclamer ce royaume comme étant le tiens… Ce royaume entier t’appartient…
Quelles fadaises… Karia avait déjà un roi… Même si celui-ci n’était pas légitime, au mois, il ne faisait pas crouler les habitants sous des taxes inutiles… C’était un roi assez correct… Et je n’avais aucune raison de vouloir ce royaume… Après tout, mon père avait fait partie des chevaliers… Ma mère en était la reine… Mais je n’avais rien d’un roi…
Je fis légèrement tourner ma bague… Elle me gênait un peu… Une fois la gêne passée, je la remis en place et finis mon verre…

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Re: Les Chroniques des Lames Perdues 2

Message par Lena le Dim 20 Juil 2008 - 14:05

Sondarf. Fin d’après-midi (environs de 17h37).

Mon achat effectué, je m’étais prudemment éloignée de la foule hétéroclite qui se pressait de plus en plus autour de l’échoppe de fortune du marchand ambulant. Un mauvais coup était si vite arrivé…
En quelques pas, j’arrivai au centre de la place du village, juste à côté d'une statue d’un homme, revêtu d’une armure et brandissant une épée. Une représentation de quelque paladin sans doute, défiant de son épée quelque monstre effrayant. J'imaginai la pluie tombant à verse, quelques éclairs pour donner une dimension dramatique à la scène. Hmm…c’était sans doute là le meilleur moyen de finir foudroyé. Je réprimai un sourire amusé en imaginant la foudre tomber sur le chevalier. Voilà tout ce que l’on risquait à vouloir jouer les héros sans peur et sans cerveau. Ne jamais lever une épée pendant un orage…

Voilà qui pourrait faire une chanson intéressante. J’attrapai un parchemin dans mon sac, et commençai à noter quelques vers à la hâte. Hmm…peut-être devrais-je éviter d’y intégrer le coup de la foudre. Il fallait que le Bien triomphe du Mal, que le Courage vainque la Peur, ce genre de bêtises que toute personne douée d’un minimum de bon sens considérerait comme stupides.
Mon inspiration repartie, je rangeai le parchemin et débutai mon installation (qui se résumait finalement à monter sur le piédestal, ma lyre à la main, et à jouer quelques notes afin de faire venir quelques spectateurs).
Plusieurs personnes commencèrent à s’approcher, curieuses. J’en profitai pour redescendre, et boire une gorgée de la fameuse potion. Je réprimai aussitôt une grimace. Le goût en était atroce. Enfin, si au moins c’était efficace...

Tout en distribuant quelques sourires aux premiers arrivants, je passai en revu les quelques classiques de mon répertoire, avant de choisir une chanson qui, généralement, plaisait assez. Toutes ces histoires d’aventures, de voyages…allez savoir pourquoi, les gens en redemandaient toujours.
D’un œil circonspect, je balayais l’assistance du regard. Puis je commençai à pincer quelques cordes. Comment ça commence déjà…ah oui.

« La maison est derrière, le monde est devant,
De nombreux sentiers ainsi je prends
A travers l’omb… »


J’entendis avec un étonnement mêlé d’un soupçon d’inquiétude ma voix se briser. Je toussai, une fois ou deux, dans l’espoir de la faire revenir. Ce n’était guère le moment pour avoir une extinction de voix. A mon grand soulagement, ce ne semblait être qu’une fausse alerte. Elle revint, plus claire que jamais.

« A travers l’ombre, jusqu’à la fin de… »

La fin de la phrase se perdit dans un gargouillis tout sauf élégant et, après avoir tenté une fois ou deux de reprendre la parole, j’acquis brutalement la certitude que cette fois, ma voix ne reviendrait pas avec un ou deux toussotements.
Je réprimai une grimace en voyant mon public me jeter qui un regard interrogatif, qui un air étonné. Qui un vieux navet pourri. J’évitai le légume de justesse. Bon, réfléchi Tyana. Il doit bien y avoir un moyen de s’éclipser discrètement. Il en existe toujours un. Peut-être pouvais-je…
Heureusement pour moi, les spectateurs s’étaient rassemblés devant la statue, aussi eu-je le champ libre pour m’éloigner de la scène.
Je m’inclinai plusieurs fois en direction du public, tâchant de faire abstraction des quelques projectiles qui commençaient à pleuvoir. Puis j’attrapai mes affaires avant de me glisser rapidement derrière la statue. Après tout, les courageux paladins étaient là pour protéger les gens non ? Se sacrifier pour les autres, c’était un honneur. Il pouvait bien se prendre quelques tomates trop mûres à ma place…

A quelques mètres de là, une foule toujours plus compacte se pressait autour du marchand de potions. Elle m’offrirait sans doute une cachette plus que suffisante, le temps que ces maudits lanceurs de légumes se dispersent. D’un revers de la main, je chassais un morceau de…je ne voulais pas savoir quoi…qui s’était attardé sur mon épaule, avant de me glisser parmi les clients potentiels du gnome. Si je pouvais, en passant, me faire rembourser cette maudite potion –car nul doute que c’était elle qui m’avait fait perdre la voix-, j’aurai au moins gagné ça.
Trop absorbée par mes réflexions sur la manière dont j'allais bien pouvoir m'y prendre pour me faire comprendre sans prononcer un seul mot, il me fallut quelques secondes, après être arrivée au milieu de la foule, pour réaliser que le sentiment dominant de tout ce beau monde n’était plus l’enthousiasme ni la curiosité, mais la colère…

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Re: Les Chroniques des Lames Perdues 2

Message par Heg le Mer 23 Juil 2008 - 10:52

Il y avait beaucoup de sacs de jute empilés à l’arrière de la petite carriole, et de chacun d’entre eux montait une odeur délicieuse. L’enfant, sentit les gargouillements de son ventre redoubler d’intensité, et se hissa silencieusement dans le véhicule. Le poney ne réagit pas, se contentant de battre l’air de ses oreilles mitées.

Avec ses dents, il perça un grand trou dans le premier sac qui lui passa sous la main, l’un de ceux qui sentaient le plus fort. Il remarqua qu’une de ses dents, déjà branlante, était restée accrochée dans la toile. Pas de raison de s’en faire, les autres avaient repoussé. Son crâne le démangeait furieusement, et il gratta, gratta pendant plusieurs minutes avant de découvrir ce qui n’allait pas. Perdu dans la forêt de ses cheveux noirs, un gros mille-pattes, presque aussi long que ça main, avait fait son nid. Ces bestioles dérangeaient la peau, mais pas la langue. Il n’en fit qu’une bouchée.
Puis l’enfant reporta son attention vers le sac. Il prit une des fioles contenant une sorte de mêlasse blanchâtre et la brisa contre un des essieux. L’odeur était encore plus forte, plus appétissante à présent. Il glissa sa main entre les éclats de verre et prit sur ses doigts une grande quantité de substance, qu’il ramena à sa bouche. Aussitôt, il poussa de petits gémissements de contentement : voilà bien longtemps qu’il n’avait pas goûté quelque chose d’aussi délicieux. Le poney frappa ses sabots contre le sol pavé de la ruelle.

Le festin dura longtemps. Le gamin vida plusieurs fioles avant de reporter son attention sur un autre sac, qui contenait de drôles de fruits roses et blancs. Il en mangea plusieurs, puis attaqua le contenu d’une séries de bouteilles multicolores vraiment très jolies. Malheureusement, tous les liquides, malgré leur différence d’aspect, de couleurs ou de texture, avaient le même goût.
Résolument absorbé par sa dégustation, l’enfant ne fit pas attention au poney qui s’agitait de plus en plus, ni à la clameur qui montait entre les vieilles maisons de pierre.
Tout à coup, une foule de gens déboula dans la ruelle, avec en tête un drôle de tout petit monsieur dont les vêtements avaient les mêmes couleurs que la série de bouteilles. Ils avaient l’air de bien s’amuser, ils jouaient à la course en poussant de grands cris. L’enfant s’anima et se redressa en équilibre instable dans la carriole à deux roues. Il sauta et poussa des petits glapissements aigus.

- C’est une méprise, mes bons amis, hurlait le petit monsieur, je vous assure, une regrettable méprise !! Jamais un produit Jansen n’a fait défaut à qui que ce soit. Dans la famille nous en consommons tous et nous nous en portons toujours aussi bien ! J’en veux pour preuve mon oncle Pétridès qui vécut jusqu'à 527 ans et trois mois et… Ahhh…

Le drôle de monsieur trébucha sur un pavé plus massif et disjoint que les autres. Il roula sur plusieurs mètres et ne fut arrêté que par les sabots du poney.

- Holà, Hector ! Tout doux, mon garçon, haleta-t-il en se réfugiant entre les pattes de l’animal.

Il avait l’air d’en avoir marre de jouer, mais les autres personnes étaient toujours motivées, à ce qu’on pouvait voir. Un monsieur tout maigre, brandissant d’un bras une lourde hache qui le faisait tanguer sur ses pieds, s’avança de la foule.

- Alors, l’escroc, on craque ? Pourquoi tu la bois pas, ta damnée potion, hein ? Par les slips du vieux Krakoster, voila qu’il à les chocottes !! Hyaaa !!!

Le gamin remarqua alors qu’il portait une fiole dans l’autre main, semblable à celle qu’il venait de boire. Le monsieur tout maigre saisit le bouchon entre ses dents jaunes et tira un grand coup, s’éclaboussant à moitié d’un jus brunâtre. Pendant ce temps, une fille aux oreilles pointues se dégageât péniblement de la foule et pointa un index vengeur vers le petit monsieur. Malheureusement, aucun son ne sortait de sa bouche et les autres gens ne firent pas attention, et ne jouèrent pas avec elle. Elle avait l’air un peu triste. Le monsieur à la hache continua d’avancer.

- Non, non, par pitié, rangez cela, jeune homme ! Cette… cette potion est dosée pour un usage humain, voyez-vous, et… Il faut l’utiliser avec précaution… Pour un gnome comme moi, elle serait dangereuse et…

Le monsieur rigolo fut attrapé par le col et violement soulevé d’entre les pattes du poney par des petits bras tout maigres. La fiole fut approchée de sa bouche, qui pour la première fois n’était plus grande ouverte. Le gamin voulait jouer aussi. Il bondit hors de la carriole et arracha à la main osseuse de l’homme la petite bouteille brune, dont montait une odeur délicieuse.
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Re: Les Chroniques des Lames Perdues 2

Message par Macros le Mer 23 Juil 2008 - 12:45

Par le ventricule d’Ernalf l’Affamé ! Les Grandes Gens sont vraiment irrécupérables !

La situation avait brusquement dégénérée, mon dernier client ayant refusé d’écouter mes savantes explications sur les subtils dosages des potions Jansen et leurs spécificités. Pour qui me prenait il, un vendeur à la sauvette ? Non, chaque potion est adaptée à un client, c’est ce qui fait la fierté de notre famille depuis quatre générations ! Néanmoins je n’avais guère le loisir de l’expliquer en détail, à présent que j’étais maintenu de force avec mon propre élixir que ces rustres se proposaient de me faire ingurgiter de force. J’espérais juste qu’il s’agissait bien du Fortifiant Deluxe Cromnique, et non du Suc du Sommeil Eternel, vu que ces barbares semblaient bien incapables de faire la différence entre une fiole et une autre.

C’est alors que la potion fut arrachée des mains de mon tourmenteur, un gamin encore plus sale que mon arrière grand père Nerolin le Puant s’en saisissant avant d’en boire goulûment le contenu. J’étais stupéfait, avant de me dégager de l’étreinte qui m’avait immobilisée, trop excité pour tenir en place, avant d’aller enlacer le garçon.

-Incroyable ! En 49 ans de commerce, c’est la première fois que quelqu’un boit de lui-même un élixir Jansen ! Si l’on excepte bien entendu Salazar le Mal-Entendant, mais les circonstances…

Pour toute réponse, le gamin émit un rot sonore, un air d’incompréhension sur le visage, avant d’examiner avec désespoir la bouteille à présent vide, ce qui eut pour effet de me faire monter des larmes aux yeux ! Je ne pouvais décemment pas laisser cet enfant sur sa soif ! Je sortais immédiatement une nouvelle fiole de ma ceinture, qui fut ingurgitée en un délai record. Par les ongles d’Argabok le Chanceux, enfin un humain qui a du goût ! Le spectacle avait laissé pantois la populace, qui pour l’heure semblait avoir oublié ses projets malintentionnés à mon égard.

-Au nom de Golodon, ce gamin est une merveille ! Attends une minute, j’en ai d’autres dans ma carriole…

Du moins c’est ce que je croyais. Mais apparemment, il m‘y avait précédé, comme en attestait les amas de fioles désormais vides et les restes de navets qui jonchaient les planches. C’était le plus beau jour de ma vie.

-Cet enfant aurait dû naître gnome ! Regardez ! Mais regardez donc !

Je ne parvenais plus à tenir en place, faisant des petits bonds de joie sur le rebord du chariot, sans me soucier des regards ahuris de l’assistance. Je retournais voir le garçon, dont l’activité semblait à présent être de compter les pierres qui composaient le dallage de la ruelle. Peut être que si…

-Pas si vite, demi-portion !

Ma méditation fut interrompue par le barbare maigrelet de tout à l’heure. Je l’avais oublié, celui là !

-On attend toujours ton tour, mon gaillard ! Tu va voir, on va s’marrer.
-Remboursez, escroc !
-Lynchons le !
-Pendons le !
-Ecartelons le !
-Chatouillons le !
-*kof kof*

Je levais les mains d’un air conciliant, afin de détendre l’atmosphère.

-Allons allons, mes braves gens, il ne sera pas dit qu’un Jansen en vienne à manquer d’honneur ! Permettez moi donc de dire ceci : cours, mon garçon.

D’une main, je jetais un globe de cristal au sol, dont une épaisse fumée verte s’échappa, tandis que de l’autre, j’attrapais une main du jeune homme afin de l’entraîner avec moi dans ma course. Ce dernier me suivit sans faire d’histoire, semblant croire à un jeu quelconque. La foule en colère venait de se lancer à ma poursuite, passé le premier moment de surprise passé. C’est alors qu’un doute me saisit. Qu’est ce que je viens de lancer, au fait ? Je humais l’air, essayant d’identifier le gaz à l’odeur… Je devrais vraiment écouter plus souvent Ma’Jansen lorsqu’elle m’explique que respirer son propre gaz est rarement une bonne idée. Puis je poussais un cri d’effroi. Comme tout le reste des personnes présentes.

De gigantesques monstres de huit pas de haut à la peau écailleuse et violette, et dont les dents luisaient comme des poignards étaient en train de se répandre à travers les ruelles du village ! Par la barbe de Baltor le Taxeur de Navets ! Des Galbrezus à poils durs ! A moins que ce soit des Batoors à crête cornue, je suis incapable de faire la différence. L’attroupement commençait à se disperser, s’éloignant le plus possible des monstres issus des Abysses, à l’exception du guerrier maigrichon, qui chargea, avant de se vautrer par terre en raison du poids de sa hache, poussant d’étranges cris de bataille.

-Comment ça, pas réels ? J’t’assure que d’ici, z’ont l’air tout c’qu’il y’a d’plus réel ! Allez, tu préfères l’aile ou la cuisse ?

Par le binocle d’Ichtelion l’Impotent ! Ma poudre à Rêve Psychédélique ! Comment n’y avais-je pas pensé plus tôt ? Quoi qu’il en soit, il semblait que le Grand Horloger veillait sur la peau du pauvre gnome que j’étais. Toujours accompagné de mon compagnon inattendu, je courais vers la sortie du village.

***

Quelques minutes plus tard, nous étions sur une colline à l’extérieur de la bourgade, exténués, mais en sécurité. J’en profitais pour me tourner vers le jeune garçon, qui était à présent étendu dans l’herbe avec la visible intention de piquer un somme. J’étais déjà enthousiasme à l’idée de l’initier à l’art subtil la concoction des produits Jansen, honneur dont aucun humain ne pouvait se targuer !

Evidemment, il allait me falloir du temps pour remettre mon commerce à flots. J’avais dû abandonner ma carriole, qui était de toute manière à peu près vide à présent. Il me restait malgré tout plusieurs produits dans mon sac de voyage, ainsi qu’une importante réserve de navets, de quoi tenir plusieurs semaines au moins ! Et puis, il devenait important de faire une pause dans l’art du colportage, exercer trop longtemps la même activité n’était jamais bénéfique. Peut être pourrais-je revenir à mes premiers amours, la contrebande de navets ? A moins que je ne répare cet établi que j’avais accidentellement fait brûler l’année dernière à Jay Harla pour reprendre la confection de feux d’artifice ? Bah, le Grand Horloger se chargera de m’indiquer la direction à suivre… Je suis un petit gnome dans un grand univers, et les opportunités sont infinies !

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Re: Les Chroniques des Lames Perdues 2

Message par Elladan le Mer 23 Juil 2008 - 19:39

En regardant par la fenêtre du bar je vis le gnome tenter de fuir la foule . Pfff grotesque arnaqueur . Même pas fichu de faire le mal correctement . Je rigolai dans mon coin , puis je bus mon café . Déjà fini, rha toujours trop petit à mon goût les tasses . Je regardai au niveau du bar .L’homme qui était rentré tout à l’heure avec la jeune femme avais payé 100 pièces d’or pour la nuit . L’aubergiste avait pour habitude d’escroquer les inconnus mais il n’avait jamais fait aussi fort . D’habitude c’est 50 ou 70 pièces d’or la nuit . Je rigolai encore , je suis vraiment né dans une ville d’escrocs … Je regardai alors dans ma bourse, elle était tout de même encore pleine . J’allai jusqu’au bar et demandai un café avec beaucoup de sucre . L’homme qui buvait son verre me regarda bizarrement . ( Effectivement ce n’est pas une heure à boire du café mais bon j’aime ça . ) . Puis je regardai l’aubergiste et je lui chuchotai à l’oreille en regardant l’homme qui buvait .
-100 pièces d’or tu as fait fort quand même , en plus c’est un couple . Tu devrais être plus sympa avec les étrangers .
Je remarquai alors que l’homme avait déjà finit son verre , je rappelai l’aubergiste qui était déjà de l’autre côté à servir les ivrognes et je lui demandai d’offrir un verre à cet homme . L’aubergiste posa alors le verre devant l’homme qui redressa la tête et regarda le verre . Je lui dis alors que c’était un cadeaux de bienvenue . Il n’avait pas l’air très causant mais à mon avis il n’allait pas tarder à devoir choisir entre taper la discute avec moi ou se frotter au bandit de la nuit . Comme tout endroit prospère ici il y avait les raids nocturnes des bandits . Il devrait d’ailleurs pas tarder à arriver , je sentais Surion qui me chauffait dans le dos . Les ennuis allaient déjà arriver . ( Hélas je n’ai pas que des amis ici , tous les descendants de l’ordre de la chevalerie sont traqués , jugés - enfin jugé si on peut appeler ça un jugement - et exécutés. Je tendis la main à l’homme en disant :
-Je m’appelle Exall et vous ?
Il vallait mieux que j’utilise le vouvoiement vu l’écart d’âge qui nous sépare…
Au même moment j’entendis des bruits dans la rue , la nuit tombait , les problèmes allaient donc arriver .
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Re: Les Chroniques des Lames Perdues 2

Message par Mélanie Mustang le Dim 27 Juil 2008 - 18:07

L’aubergiste posa un second verre devant moi. Lorsque je levai la tête vers le barman pour demander une explication, un jeune homme s’approcha de moi. Il ne devait pas avoir plus de seize ou dix-sept ans à vue d’œil…
-C’est un cadeau de bienvenue, me dit-il en souriant. Je m’appelle Exall, et vous ?
Je détournai le regard et repoussai le verre près de lui.
-J’ai déjà bu un verre, ça me suffit.
-Vous n’avez pas l’air très causant l’ami, me fit-il remarquer. Allez, laissez-vous aller. Un verre de plus ou de moins, qu’est-ce que ça peut faire ? Vous m’avez l’air d’un solide gaillard.
Ce garçon, bien qu’il semble sympathique commençait sincèrement à me taper sur les nerfs… Il me rappelait désagréablement Reyan le premier jour où je l’avais vu, quand il m’avait abordé en pensant que je voulais le tuer…
-Et puis vous ne m’avez toujours pas dit votre nom.
-Parce que je n’en ai pas envie, dis-je en descendant du tabouret pour m’éloigner de lui et remonter à ma chambre.
Je posai l’argent de ma boisson sur le comptoir.
-Ce n’est pourtant pas trop demandé, je crois… Vous…
-Ecoute-moi bien gamin, dis-je sans me retourner alors que ma chevalière recommençait à me démanger. J’ai fait un long voyage, et je suis fatigué. Alors ne me prend pas la tête d’accord ? Je ne suis pas d’humeur.
Je m’apprêtais à retourner à ma chambre quand un grand bruit retentit à l’extérieur de l’auberge. Je pensai d’abord à quelques jeunes hommes en train de s’amuser bruyamment, mais lorsque ceux-ci entrèrent, ils n’avaient rien de jeunes hommes s’amusant, mais plutôt de chasseurs de primes qui seraient sur le point de trouver ce qu’ils voulaient…
L’aubergiste sembla tout de suite quelque peu déstabilisé par leur entrée et inquiet. Ils s’approchèrent de lui alors que je remontai tranquillement à ma chambre comme si je n’avais rien remarqué… Il ne manquait plus que ça… Nous arrivions dans un village paumé pour nous reposer et il fallait que des chasseurs de prime arrivent…
Je refermai rapidement la porte de la chambre derrière moi et refis mon bagage. Linyia s’était visiblement endormie, mais Jorel avait ouvert les yeux dès qu’il m’avait entendu rentrer.
Il me regarda avec étonnement. Je ne répondis pas à son interrogation muette et me dirigeai vers Linyia.
-Linyia, dis-je en la réveillant. Lève-toi. Nous ferions mieux de partir…
-C’est déjà le matin ?
-Non… Mais on a de la compagnie… Je préfère qu’on ne reste pas ici… Ca ne nous rapportera que des ennuis.
-Mais…
-Ne discute pas… Dépêche-toi… On va sortir par derrière…
-Alastar, qu’est-ce que…
Des coups furent frappés à la porte… Linyia et moi nous tournâmes d’un même mouvement vers la porte. Mon cœur battait à toute allure…
-Ouvrez ! Et montrez-vous ! Si vous n’êtes pas parmi ceux que nous recherchons, on ne vous fera aucun mal !
-Qui est-ce qu’ils recherchent ? demanda Linyia inquiète dans un murmure.
-Aucune idée… Et je n’ai pas envie de rester là pour le savoir… Viens… On va sortir par la fenêtre… Jorel, viens…
-Ouvrez, ou j’enfonce la porte, je vous préviens, je ne plaisante pas !
Je laissai passer Linyia avec Jorel en première par la fenêtre… Heureusement, une gouttière descendait juste à côté qui nous permit de descendre sans problème. Une fois en bas, je me retournai pour voir si Linyia allait bien et était prête à repartir… et je me retrouvai avec une lame à quelques millimètres de la gorge…
Jorel et Linyia étaient également pris, bâillonnés pour ne pas faire de bruit…
-Alors, on essaye de s’enfuir, mon gars ? T’as quelque chose à nous cacher ? rigola l’homme qui me tenait en joue.
Je ne pouvais même pas prendre mon épée… L’homme aurait le temps de me trancher la gorge avant… Un autre s’approcha de moi et prit mon épée. Je tentai de l’en empêcher, mais l’arme de mon adversaire s’appuya un peu plus contre ma gorge et je sentis une goutte de sang couler.
-Fait pas l’idiot, l’ami. Tu voudrais tout de même pas finir étripé si t’as rien à te reprocher, hein ?

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Re: Les Chroniques des Lames Perdues 2

Message par Elladan le Dim 27 Juil 2008 - 18:58

La porte s’ouvrit alors , des chasseurs de primes, je n’avais pas choisi la bonne journée pour rentrer à la maison . Je regardai à côté de moi et l’homme avait déjà disparu . Dommage j’aurais peut-être eu besoin de son aide . Bon je ferai sans … Je vis par la fenêtre que tout le monde était dirigé vers la place centrale . Je sortis et je vis l’homme de tout à l’heure sortit une épée collé au dos , il était accompagné d’une créature et d’une femme tout deux bâillonnés . Je n’avais même pas eu le temps de boire mon café , rien que cette pensée rhaaaa je ne resterai pas longtemps sans couper la gorge du gars à barbe noire . Nous arrivâmes sur la place , l’homme ainsi que sa compagne et la créature étaient à côté d’autres chasseurs de primes , je reconnus alors leur blasons les chasseurs de chevaliers … Je sentis Surion me chauffer le dos … Un homme bien plus grand et costaud que les autres monta sur l’estrade de la place , tout le monde le regardait avec un air inquiet . Il déroula un manuscrit et commença à parler.

Au nom du roi de Karia toutes personnes protégeant , logeant , aidant ou étant membres de la chevalerie du dragon de Karia doit se présenter pour être jugé pour haute trahison envers la couronne.
Des bruits parcoururent la foule mais le silence fut ramené par un groupe de chasseurs de primes .

D’après des sources sûres nous savons que l’un des chevaliers de l’ordre du dragon de Karia se trouve ici , ceux qui le dénonceront se verront attribuer une récompense de 3 000 pièces d’or . Mais toute personne ayant aidé ce chevalier seront condamnés pour complot envers la couronne . J’appelle donc Mr l’Aubergiste qui d’après nos renseignements loge souvent ce chevalier .

Mon ami l’aubergiste était là , il fallait que je fasse quelque chose . Je m’approchai vers la place centrale , je passai devant l’homme du bar et je l’entendis me chuchoter de ne pas jouer les héros. Pff ces vieux tous les mêmes . Puis un des chasseurs de primes me vit et dit :

Que fais-tu ici jeune homme ?

Je m’approchai de la créature et de la jeune femme et je retirai les baillons , puis je m’approchai du chasseur de primes qui tenait en joue l’homme du bar . Je le regardai et lui dit :

Lachez votre épée s’il vous plait …
Il se mit à rire et refusa . Je sortis alors mon épée , elle était déjà rouge , et je la mis sous le cou du chasseur , il déposa son épée et recula … J’entendis des bruits de pas derrière moi , je retournai mon épée et donnai un coup en arrière , je retournai ma tête et je vis un chasseur de primes planté sur mon épée . Je retirai alors l’épée et m’avançai sur l’estrade .

La chasseur de primes à la barbe noire, celui qui m’avait coupé en pleine discussion et surtout pendant un café . Il me demanda qui j’étais .

Je me mis alors face à lui et je dis sur un ton assez fort :

Exall fils des chevaliers Hélio et Fela , Chevalier de l’ordre du dragon de Karia .

L’homme tendit sa main et me dit :

Jeune homme , donne moi ton épée ce n’est pas un jouet et tu risquerais de te blesser , allez donne moi ça et on s’arrangera pour que tu n’aies pas d’ennuis ça te va ?

Je tendis alors l’épée avec une seul de mes mains , l’homme confiant la prit tomba en avant avec l’épée , je me baissai et repris alors Surion , je jetai un coup d’œil derrière moi et je vis l’homme du bar qui avait déjà ramassé une épée . Et la créature , ra j’aurais dû m’en douté , elle sentait que Surion n’était pas normale , car la créature me regardait avec méfiance . Je pris alors mon épée et la collai contre la joue du chasseur de primes . Sa joue saigna une fraction de seconde mais la plaie avait déjà cautérisé , il tremblait .

Tu vas transmettre un message à ton roi ,dis lui que l’on devient roi par le sang mais qu’on le reste par les actes . Les chevaliers sont là pour protéger le rois et le royaume de Karia .

L’homme se releva et regarda son groupe de chasseurs de primes , l’un des gars était déjà porté par deux de ses collègues . Je souris et je vis les hommes monter sur leurs chevaux et partir en direction du château . Ils devraient mettre longtemps avant d’arriver jusqu’à leur roi et de revenir j’aurais le temps de partir . Largement le temps . Les gens retournèrent à leurs occupations , je retournai alors à l’auberge car le porteur de contrat ne devait plus tarder à arriver . Je me rassis au bar devant ma tasse de café . Surion était bouillante , je la posai à côté de moi . Je regardai vers la porte et vis une masse de personnes rentrer , je restai dans un coin sombre pour éviter que les gens viennent me féliciter pour avoir tenu tête et ainsi de suite . Mais je vis l’homme de tout à l’heure accompagné de la femme et de la créature rentrer. Il fallait que je sache pourquoi il avait fuit les chasseurs de primes . Je vis une jeune elfe rentrer et aller dans une salle secrète , les contrats étaient enfin arrivés . Je m’arrangerais par la suite pour savoir ce qui serait pas mal pour galoper partout . Mais pour le moment l’homme de tout à l’heure s’approchait et il n’était pas seul .
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Re: Les Chroniques des Lames Perdues 2

Message par tigrou66 le Dim 27 Juil 2008 - 19:40

Cela faisait un moment que je marchai dans cette forêt. L’humidité et la fraîcheur ambiante m’étaient apparues comme une aubaine après un long séjour dans les campagnes sous un soleil de plomb, mais à présent je regrettai ma décision d’avoir quitté le chemin des marchands pour une balade dans les bois.

Ma petite caelina, cette maudite forêt semble bien être interminable ! Comme d’habitude tu as le don pour faire les bons choix….GROOOAAAAAUUUUU…..Mon dieu ce que j’ai faim!!Les framboises et les fraises des bois ne suffisent plus à calmer mon estomac…Arfff, il me tarde de pouvoir me doucher avec de l’eau chaude, de sécher mes habits trempés et de dormir dans un lit avec un vrai matelas *w* !!Mais bon avant çà je dois sortir d’ici !!Alors on arrête de flâner et on se met en route.

Soudain je vis, en contre bas de mon chemin, quelque chose qui capta mon attention. Je descendis prudemment une pente rempli de cailloux branlant pour atteindre une petite clairière d’herbe tendre entourée de buissons humides. Sur ce parterre légèrement caressé par les rayons du soleil, des petites formes orange tranchaient avec le dégradé vert de la végétation.

-"Mais je ne rêve pas, se sont des girolles !!!Enfin la chance me sourit ^^!!"

Je m’installai confortablement sur l’herbe encore gorgée de gouttes de rosée pour ramasser ses champignons. Au bout d’un quart d’heure, ma récolte était assez abondante pour couvrir un repas bien mérité mais les champignons, tout seuls, ne peuvent dévoiler toute la finesse de leurs arômes. Pour accompagné ma poignée de girolles il me fallait un petit gibier mais depuis le début de mon périple, je n’avais croiser que des oiseaux et des insectes collants.
Ne pouvant résister au désir de faire un vrai repas, je décidai de chercher un accompagnement dans les alentours. Après quelques pas, je vis un lapin au milieu d’un sentier couvert de feuilles. Mon arc à la main, je pris délicatement une flèche dans mon dos puis tendis la corde en visant le rongeur qui ne semblait pas bouger d’un poil. Mes doigts lâchèrent la corde qui propulsa ma flèche en direction de l’animal mais celle-ci dépassa la cible pour se ficher sur une racine d’arbre qui envahissait le chemin un peu plus loin.

-"Ahah !!! C’est de mieux en mieux !j’arrive enfin à tirer dans la bonne direction."

Fière de moi d’avoir réussi à tirer cette flèche, je pris quelques minutes pour me féliciter intérieurement de cette prestation ratée. Après ce petit moment de fierté personnel je repris ce que j’étais entrain de faire.

Voyons et analysons la situation. Alors le lapin est toujours là, génial j’ai encore une chance de l’attraper et vu que le plan A de la discrétion n’a pas marché je vais passer au plan B à la façon spécial caelina.

-"Alors je m’avance de quelques pas sur la pointe des pieds et….. Je cours, je bondis, j’attrape l’animal, je tire les oreilles et je le plaque au sol…..au sol!!!!!AHHHHHHHH mais qu’est ce que c’est que ce truc !!!!Pourquoi je suis en l’air ?!!!Bordel de filet !!raaahhhh je me suis faite avoir comme une débutante!!!"

En me tortillant dans tous les sens, ma main arriva sur ma lanière de cuire mais celle-ci était étrangement vide.

-" c’est pas vrai, maudite sois tu !!!!Oublier ta dague aussi bêtement au moment même où tu en as le plus besoin !!!! Et comment je vais faire moi maintenant pour me sortir de ce pétrin !! "

En même temps que j’essayai de me tourner pour trouver une position plus confortable, j’entendis des bruits de pas se rapprocher.

-" au secours, je suis là !!! Il y a quelqu’un ? Je suis dans le filet, aidez moi !!!!! "
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Re: Les Chroniques des Lames Perdues 2

Message par Heg le Dim 27 Juil 2008 - 22:44

- … quand à mon autre aïeule, Magda la repoussante, on peut dire qu’elle avait vraiment mérité son surnom. Pas qu’elle fut laide, au contraire, elle avait l’un des plus jolis minois qu’on eut vu sur un gnome depuis des années dans les contrées de Percegaard. Mais elle puait, puait si fort que personne n’osait jamais mettre un pied dans sa chaumière sans s’être préalablement enroulé le nez dans une foultitude d’écharpes. Les chroniqueurs de l’époque racontent que les mots manquaient pour décrire précisément la nature des effluves, mais certaines lettres que Lotta, la fille de Magda, avait envoyés à son cousin Fleurus, évoquent la bouse de Tartec à cornes courtes, mâtinée de…

Le petit monsieur parlait, parlait, parlait… Il n’était plus si rigolo que ça, finalement, parce que le gamin ne comprenait pas la moitié des mots qui sortaient de sa bouche. C’était souvent comme ça quand il croisait d’autres gens. Ils s’approchaient de son visage, disaient très fort des tas de choses sans signification pour lui, et au passage lui envoyaient un peu de leur salive à la face. Puis ils prenaient un air triste ou en colère et partaient. Le gamin n’arrivait jamais à jouer avec eux, même quand il aurait voulu, et alors lui aussi était triste. C’est pour ça qu’il évitait les gens, souvent. Le petit monsieur n’était pas différent, sauf qu’il parlait plus pour lui-même que pour le gamin. Seule la délicieuse odeur qui montait de lui l’avait convaincu de le suivre, comme le monsieur semblait le vouloir.

- … est une espèce qui vivait sur les hauts plateaux de Ragnaar, mais je crois bien qu’elle est éteinte. Enfin… ou en étais-je, déjà ? Ah, oui ! Tout ça pour dire, donc, qu’on ne devrait pas avoir trop de mal à régler ton petit problème d’odeur, mon garçon.

Il pointait un doigt à l’ongle usé dans la direction du gamin. Un doigt qui sentait bon. Le gamin ouvrit grand la bouche et mordit le doigt. Le monsieur le retira en hurlant et en battant des bras, cria vers le ciel et fit tomber son chapeau. Il fit une sorte de danse qui dura assez longtemps. Au bout d’un moment, enfin, il redevint calme et remit son chapeau.

- Par contre, on aura sûrement un peu de mal à faire de toi le parfait et affable représentant en produits Jansen…

Le monsieur fit un geste comme pour lui tapoter la tête, mais s’arrêta brusquement. A la place, il ferma un œil et sourit. Tous les deux recommencèrent à marcher. Il faisait encore assez chaud, avec tous les insectes occupés à leur petite vie et qui passaient de fleurs en fleurs, mais le soleil était déjà un peu bas. Est-ce que le monsieur allait quelque part ou n’importe où ? Est-ce qu’on aller manger bientôt ? Autant de questions douloureuses qui traversaient la tête du gamin… Le chemin était plein de poussière et s’écoulait au milieu des champs, puis il y eut de plus en plus d’arbres, et bientôt, c’était la forêt. Encore une fois, le monsieur s’arrêta net.

- Mais au fait… Par les culottes du Grand Horloger, je manque à tous mes devoirs ! Je ne t’ai même pas demandé ton nom, gamin. Dis-moi, tu dois bien avoir un nom ?
- Nom ?
- Et bien oui ! Un nom, un patronyme, un état civil. Un sobriquet, quoi.
- Sobriquet ?

Le gamin était un peu mal à l’aise. Le voila qui recommençait. Il ne tarda pas à prendre l’air triste, lui aussi. Une grosse larme apparut dans l’œil du gamin.

- T’en fait pas, mon garçon, c’est pas grave si t’en as pas. Tout le monde ne peut pas tout avoir, dans la vie. Si tu veux mon avis, c’est bien moins gênant que mon cousin Philibert qui était né sans rate et sans fois - bien qu’on ne s’en soit rendu compte qu’après sa mort accidentelle dans les cascades de Marjefol. Et puis, au moins, on peut y remédier, n’est-ce pas ?

Le monsieur gratta son menton.

- Mais bien sûr ! Comment n’y ais-je pas pensé plus tôt ? Je vois d’ici quelque chose de tout à fait idéal pour un jeune homme comme toi. Quelque chose de grand, de noble, de séduisant ! Le nom parfait d’un parfait gentleman, et qui t’ira comme un gand. Tu sera « Navet » !
- Navet ?
- C’est cela même, dit le monsieur en frottant ses mains. Je suis content que ça te plaise… Ha ha ha !

Maintenant, son visage était heureux. Il n’arrêtait pas de dire « Navet, navet, navet », ça revenait tout le temps. Ca devait être quelque chose d’important. Il pointait de nouveau son doigt vers le gamin, et toujours « navet, navet, navet ». A son tour, le gamin pointa son doigt vers le monsieur, et dit :

- Navet ?
- Mais non, voyons. Moi, c’est Arkanis ! Arkanis Jansen, pour te servir. Toi, tu es Navet. Toi, « Navet », moi, « Arkanis ».
- Arkanis, dit le gamin en pointant son doigt vers le monsieur. Quelque chose venait de se déclancher dans sa tête, comme une petite boîte qui s’ouvrait dans un coin sombre. Il tourna son doigt vers lui-même, et dit :
- Navet.
- Merveilleux ! Quels progrès en si peu de temps !

Le monsieur avait vraiment l’air très très heureux. Mais le gamin aussi était heureux, cette fois. A cause de la petite boîte. Pour la première fois, il y avait un mot pour parler de lui : Navet. Il se mit à courir sur la route en criant « Navet ! Navet ! Navet ! » et le monsieur Arkanis courut aussi, et il criait aussi « Navet ! Navet ! Navet ! ».

Un peut plus tard, Arkanis et Navet ne courraient plus, surtout parce que Arkanis soufflait très fort et que ses genoux tremblaient. Au bord de la route, il y avait un pieu en bois planté dans le sol, et au sommet de ce pieu, des planches recouvertes de signes. Le monsieur Arkanis regarda les planches en plissant les yeux.

- « Arwaa’lec » ? C’est le prochain village, à dix miles environs. A ce rythme là, on n’y sera jamais avant demain. Il va falloir qu’on campe dans les bois, je crois, mais tu as l’air d’avoir l’habitude, n’est-ce pas, Navet ?
- Navet !
- C’est cela. On doit pouvoir marcher encore à peu près une heure ce soir, mais les bois sont touffus, et je ne sais pas si on trouvera une clairière appropriée. On devrait peut être commencer à chercher tout de suite, mais…

Le monsieur Arkanis parlait mais quelqu’un, caché dans la forêt, parla plus fort que lui.

- Au secours, je suis là ! Il y a quelqu’un ? Je suis dans un filet, aidez-moi !
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Re: Les Chroniques des Lames Perdues 2

Message par Mélanie Mustang le Mar 5 Aoû 2008 - 18:46

Tout le monde retournait désormais à ses occupations journalières, comme si ce qui venait de se passer était normal… Comme si tous ces gens avaient l’habitude de voir surgir d’un coup ces brigades anti-chevaliers… Pour ma part, cela ne me rassurait guère… Même si j’étais censé être mort à la naissance, exécuté sur ordre du roi avec mon père, si ces soldats m’arrêtaient et arrivaient à prouver mon lien avec la reine Adarielle et un Chevalier de l’Ordre du Dragon, ils n’hésiteraient pas à me faire exécuter… et plutôt deux fois qu’une étant donné ma généalogie particulière…
-Alastar, tu les as entendu comme moi, n’est-ce pas ? demanda Linyia.
-Oui… Il vaut mieux qu’on ne traîne pas trop longtemps ici… Allons chercher nos affaires, achetons quelques petites choses et repartons avant qu’ils ne reviennent.
-Oui… Viens, Jorel… Qu’est-ce qu’il y a ? Ne t’inquiète pas, ils sont partis…
Je me tournai vers Jorel et l’observai… Ce n’était pas le chemin qu’avaient pris les soldats qu’il regardait d’un air inquiet, mais, je le compris en suivant son regard, le jeune homme qui m’avait abordé dans la taverne et qui s’était opposé aux soldats…
Il disparut à l’intérieur en même temps que d’autres clients…
Il avait dit être le fils de Chevaliers de l’Ordre du Dragon… Et si c’était vrai, c’était donc lui que les soldats étaient venus chercher… Mais il semblait fort… Assez fort pour mettre en déroute quelques soldats de pacotille…
Nous entrâmes dans l’auberge et je le repérai rapidement, assis dans un coin sombre, observant les différents clients qui entraient… Certains descendaient à la cave…
Le comportement le plus censé aurait été de partir tout de suite, mais quelque chose me poussa à m’approcher de lui… Jorel s’en méfiait… Pourquoi ? Avait-il senti quelque chose de spécial ? Si oui, j’avais envie de savoir quoi…
-Pas la peine de me remercier, l’ami, dit-il alors que je m’arrêtais devant sa table. Je ne l’ai pas fait pour vous, mais pour qu’ils sachent à qui s’en prendre la prochaine fois, plutôt que d’attaquer tout le village.
-Je ne suis pas venu te remercier. J’aurais pu m’en sortir sans ton aide.
-Oui, dit-il en souriant légèrement. C’est ce que j’ai cru remarquer, en effet…
Je préférai ne pas relever et repris…
-Tu as dit être fils de Chevalier de l’Ordre du Dragon.
Un éclair passa dans ses yeux et je le vis qui tendais la main vers son épée, posée à côté de lui. Mais avant même que j’ai pu saisir ma propre arme, je retins un juron et retirai ma chevalière qui s’était mise à me brûler.
Jorel poussa également un glapissement, mais son regard était tourné, non pas vers moi, mais vers l’épée du jeune homme… Celle-ci s’était mise à rougeoyer comme pendant son face à face avec les soldats.
Son regard se posa alors sur moi… La surprise y était lisible… Il se posa ensuite sur ma chevalière et retourna à son épée. Il ferma les yeux en souriant et se leva, saisissant son épée.
-Je crois que nous devrions continuer cette conversation dans un endroit plus tranquille, dit-il. Suivez-moi.
J’allais le suivre quand je sentis quelque chose me tirer en arrière.
-Pas y aller !
C’était Jorel qui semblait plus inquiet que jamais. Il tremblait de toute part et me regardait avec désespoir.
-Pas suivre lui…
-Ne t’inquiète pas pour moi… De toute manière vous m’accompagnez… Je ne préfère pas qu’on se sépare. C’est d’accord ?
-Ca me va, dit Linyia.
-Jorel pas vouloir… Alastar pas devoir… murmura-t-il à nouveau.
Mais je décidai de ne pas écouter plus avant ses propos sans fondement et nous suivîmes tous les trois le jeune homme jusqu’à une chambre assez bien aménagée. Jorel fut des plus réticents à entrer… Jamais je ne l’avais vu ainsi…
-Votre animal de compagnie n’a pas l’air à l’aise, dit le jeune homme.
-Il n’a pas confiance… Etant donné la manière dont ton épée réagit, je crois qu’il n’a pas tout à fait tord.
-Elle n’est pas dangereuse pour les descendants des Chevaliers de l’Ordre du Dragon, comme toi.
Je me crispai… Comment savait-il ?
-D’où tiens-tu une conclusion si hâtive ?
-Votre chevalière porte le symbole des Chevaliers protecteurs du roi et de l’Ordre du Dragon. L’un de vos parents faisait partie de cet ordre…
-J’aurais pu voler ou trouver ce bijou quelque part. Après le démantèlement de l’Ordre, nombre de biens des Chevaliers furent revendus ou volés.
-Peut-être bien. Mais si c’était le cas, vous ne vous intéresseriez pas à moi. Sauf pour récolter la prime que les soldats offrent. Mais je suis sûr que ce n’est pas ce qui vous motive. Je le vois dans vos yeux.
Je restai silencieux un instant en le regardant. Oui… Il était intelligent ce gamin… Un peu trop pour rester bien longtemps en vie, d’ailleurs… Cette honnêteté finirait par lui faire du tord…
-Qui étaient vos parents ? me demanda-t-il alors.
-Je préfère garder ça pour moi.
-Vous avez bien entendu qui étaient les miens… Vous pourriez me dire qui étaient vos parents, comme ça, nous serions quittes de ce côté là…
-Je ne t’ai pas demandé le nom de tes parents. Tu les as avoués de ton propre chef. Pour ma part, je n’ai pas l’intention de revendiquer quoi que ce soit. Avoir ces chasseurs de Chevaliers sur le dos est la dernière chose dont j’ai envie.
-Les Chevaliers étaient des gens courageux, qui n’avaient peur de rien… dit le gamin d’une voix sévère. Ils n’avaient pas honte ou peur de dire qui ils étaient…
-Mais les temps ont changé, petit. L’Ordre des Chevaliers a été démantelé… Ce fut un ordre direct du roi Daïsidor après la mort de son épouse… L’Ordre des Chevaliers est du passé…
-Pas pour le roi actuel, on dirait, puisqu’il ordonne qu’on chasse les derniers survivants de l’Ordre. Si les Chevaliers s’unissaient à nouveau, ils pourraient renverser le roi et…
-Pour mettre qui à sa place ? Daïsidor n’avait aucun descendant. Aucun enfant de sang royal n’est né pour lui succéder. Même si l’actuel roi a pris le pouvoir sans légitimité, qui veux-tu qui soit un roi légitime pour Karia ?
Le garçon resta muet un instant.
-On dirait que vous avez beaucoup réfléchi à la question…
-J’ai eu le temps d’y réfléchir, c’est tout. Et surtout, j’ai voyagé à travers Karia et de me rendre compte que le peuple n’est pas malheureux. Alors, si tu veux renverser le roi pour mettre à la place quelqu’un qui ne saura pas s’occuper du royaume, aucun Chevalier ne te suivra, car si leur but était de protéger le roi, ils avaient aussi pour mission de protéger le peuple. Ils étaient son bras armé.
Le jeune homme resta silencieux. Il ferma les yeux et sourit avant de se relever. Puis, il s’avança vers moi et me regarda.
-Vous parlez comme un véritable Chevalier. Même si vous dites que vous vous en moquez, vous ne rejoindriez pas une cause qui n’est pas juste, j’en suis certain. Je ne suis pas stupide. Les paroles que j’ai prononcées, je les ai dites pour savoir votre manière de penser. Mais laissez-moi vous poser à mon tour une question. Pensez-vous qu’un roi qui traque ainsi les descendants des Chevaliers par pure peur hypothétique de les voir se lever contre lui est réellement un bon roi ? Si je veux rassembler les Chevaliers, c’est pour reformer notre Ordre et nous protéger contre lui.
-C’est un but louable, et je te souhaite bonne chance. Mais je compte pas sur mon aide. Je n’ai aucune envie de suivre les traces de mon père chez les Chevaliers de l’Ordre du Dragon. Allons-y, Linyia, Jorel. Nous allons acheter quelques petites choses et nous reprendrons la route.
-Je croyais que vous aviez pris une chambre ?
-Je ne préfère pas m’attarder ici en sachant les soldats aux trousses des descendants de Chevaliers. Bonsoir.
Nous sortîmes tous les trois en laissant seul le jeune homme. Nous allâmes faire quelques achats de provisions et de soins, puis nous nous apprêtâmes à quitter le village pour prendre en direction du Nord quand j’entendis quelques villageois parler.
-Oui… Il paraît qu’il y a une belle petite récompense…
-Où est ce village ?
-C’est Arwaa’Lec. Il se trouve un peu plus à l’Est… C’est réputé pour être bourré d’aventuriers en tout genre… Si j’avais dix ans de moins, j’irai remplir ma bourse là-bas…
-En tout cas, cette affaire a l’air intéressante… Un objet qui rapporte autant… Il ne peut qu’être magique… Ou valoir beaucoup plus… Cent mille pièces d’or… C’est beaucoup…
-Qu’est-ce que tu en dis, Alastar ? me demanda Linyia.
-Nous pouvons encore tenir un moment avec ce qu’il nous reste… dis-je hésitant.
-Mais une occasion comme celle-là ne se représentera peut-être pas…
Elle avait raison… J’acquiesçai et nous prîmes la direction de l’Est… Mais l’argent n’était pas ce qui me motivait le plus… Les villageois parlaient d’un objet magique… Peut-être étaient-ils dans le vrai… Je le saurais bien assez tôt… Et avec de la chance, il pourrait m’être utile pour enrayer ma malédiction…

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Re: Les Chroniques des Lames Perdues 2

Message par Elladan le Jeu 7 Aoû 2008 - 16:28

L’homme était reparti, sa créature avait dû comprendre qui était Surion , je n’avais pas le choix il fallait que je fasse quelque chose. Puis je regardai Surion.
-Que dois-je faire ?
-Suis-le, il faut garder contact avec cette personne, cette chevalière… Je ne la connais que trop bien mon jeune chevalier, car elle vient elle aussi de mon sang.
-Un chevalier haut placé ? Tu en es sûr ?
-Sans aucun doute, rattrape-le et explique-lui mon histoire…
Je sortis alors de la taverne, je vis l’homme partir en direction de la sortie de la ville, je me mis à le suivre. Il avait sûrement vu que j’étais là et la créature avait dû me me sentir. Cela faisait déjà deux heures que je les suivais quand je criai :
-Monsieur !
Il ne se retourna pas et continua sa route. Il voulait m’ignorer, mais il fallait que je lui explique. Je pris Surion dans ma main droite et la lançai de toutes mes forces. L’épée se planta juste devant les voyageurs. L’homme se retourna alors et me regarda, il n’avait pas l’air commode. Il mit la main sur l’épée mais ne put la soulever, je ne pu m’empêcher de sourire (au moins ce n’est pas un membre de ma famille). Puis je m’approchai d’eux, faisant un signe de tête à la dame qui l’accompagnait, je récupérai Surion et me baissai. Je regardai la créature dans les yeux, elle détournait sans cesse son regard.
-Tu as senti quelque chose dans mon épée c’est ça ? demandai-je à la créature.
Elle me regarda toute tremblante et dit
-FEU.
La créature avait compris. Je regardai alors l’homme et lui dit :
-J’ai quelque chose à vous montrer…
Je plantai Surion dans le sol, l’épée fut entourée de flammes. Puis je commençai à raconter.
-Il y a de cela des milliers d’années , le royaume de Karia et la magie furent créés par des dragon , ces dragons créèrent les éléments, le sang royal de Karia et un ordre de chevaliers qui aurait pour but de protéger ce royaume et son dirigeant. Mais les dragons furent chassés et tués les uns après les autres. Mais si c’était vrai, ce monde n’existerait déjà plus… L’un des dragons, le grand dragon doré appelé Surion dans les mythes et légendes de Karia forgea une épée qui porte son nom et la remit à un des chevaliers, seuls les descendants de ce chevalier pourront porter cette épée. Il forgea aussi un anneau, ou plutôt une chevalière qui possède les mêmes vertus que l’épée… Mais à votre âge vous ne croyez plus aux histoires alors les preuves maintenant.
L’épée rougit encore plus et une voix commença à parler.
-J’ai créé cette épée de mon sang, et cette chevalière de mes écailles… J’ai donné cette épée au père d’Exall il y a de cela quelques années mais cette chevalière je l’ai offerte à quelqu’un , en fait l’homme que le père d’Exall était chargé de protéger au péril de sa vie. Alastar quand je t’ai vu pour la dernière fois tu n’étais qu’un bébé et maintenant tu es un adulte. Je connais ton point de vue sur la situation mais un jour viendra où il faudra choisi . En attendant Exall tu as compris qu’elle est ta mission, reprend où ton père s’est arrêté. Au revoir, jeune chevalier, demoiselle, Chevalier et… ho mais je connais bien cette petite créature, l’une des premières à avoir été créée sur Karia, et de plus très fidèle…
L’épée redevint normale, je la pris et la posai dans mon dos… Je regardai Alastar , en souriant. Eh oui je savais comment il s’appelait maintenant et je demandai :
-Où allons-nous ?
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Re: Les Chroniques des Lames Perdues 2

Message par Mélanie Mustang le Jeu 7 Aoû 2008 - 16:38

Je restai un moment complètement silencieux en regardant l’épée et le jeune homme… Puis, à la grande surprise de tout le monde – et surtout au grand désarroi du jeune Exall, comme il s’appelait – je me mis à rire. Je crois que je n’avais pas autant ri depuis un bon moment.
-Alastar ? Ca va ? demanda Linyia légèrement inquiète.
-Oui… Oui, ça va… dis-je en me calmant. Désolé… Je ne sais pas comment tu as deviné mon nom… ou comment tu t’y es pris pour le connaître. Mais peu importe. Je connais les légendes de Karia. Je connais également celle des dragons créateurs du monde et de la magie. Mais… Je n’ai aucune mission à accomplir, jeune homme. Quant à mon père, il protégeait le roi de Karia, c’était là sa seule mission et la seule chose qu’il ait accomplie durant sa vie. Et je l’ai déjà dit, je ne compte pas suivre les traces de mon père. J’ai ma propre vie et mes propres problèmes sans avoir en plus à m’occuper de ceux d’un seigneur dont je ne connais rien. Enfin, pour terminer, si tu voulais tant que ça voyager avec nous, tu aurais pu nous le demander directement sans utiliser tes petits tours de passe-passe.
-Ce ne sont pas…
-Des tours de passe-passe ? Peut-être, je n’en sais rien. Mais je croyais avoir été clair. Je ne veux pas devenir un Chevalier. Bon, maintenant, si tu n’as rien d’autre à ajouter, Exall, nous allons prendre la route de Arwaa’Lec. J’aimerais assez qu’on ne traîne pas davantage.
Le jeune homme resta silencieux, mais acquiesça, d’un air légèrement contrarié. Nous reprîmes donc le chemin et Linyia vint rapidement près de moi, suivie de près par Jorel qui, de toute évidence, ne tenait guère à rester auprès de Exall.
-Tu aurais peut-être pu te montrer un peu plus sympathique avec lui, non ?
-Linyia… Si je lui dis que je serai ravi de prendre la place de mon père dans l’Ordre des Chevaliers de Karia, il continuera à se complaire dans son idéal de Chevalier. Or, les temps sont différents de ceux où mon père vivait et était Chevalier. Et après ce qui s’est passé avant ma naissance, les Chevaliers ne sont pas vus de la même manière que par le passé… murmurai-je.
-Tu crois ?
-Je le sais. J’ai suffisamment parcouru Karia pour m’en rendre compte. Crois-moi. L’Ordre des Chevaliers a été démantelé, c’est peut-être mieux ainsi.
-Si tu le dis… Mais… S’il sait ton nom… Tu crois qu’il sait pour…
-Non. Je ne pense pas. Et même s’il le sait, ça ne changera rien. Même si les dragons existaient et avaient réellement créé la magie, ils ne pourraient rien pour moi.
-Je pensais que tu aurais saisi l’occasion de les retrouver quand il t’a dit qu’ils avaient créé la magie et que l’un d’eux vivait toujours…
-Je ne suis pas superstitieux. Je ne crois pas aux dragons…
-Mais celui que tu as combattu il y a plusieurs années dans ce village…
-Ce n’était en rien un dragon, Linyia. Juste un gigantesque lézard qui terrorisait les villageois et qu’ils prenaient pour un dragon à cause de sa taille. Je n’aurais jamais pu tuer un véritable dragon, simplement en lui enfonçant mon épée dans le corps.
Elle resta silencieuse et nous poursuivîmes notre route en silence…

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Re: Les Chroniques des Lames Perdues 2

Message par Macros le Ven 8 Aoû 2008 - 23:43

-Regarde, Navet, voici une opportunité unique de poursuivre ton éducation. Comme tu le sais sans doute, tu es…
-Navet !
-Oui, c’est bien toi, mais tu es aussi une Grande-Gens, communément appelés Humains. A la différence de-
-Eh, qu’est ce que vous faites !
- -moi et mes semblables, dont la taille, la forme et le sens de l’esthétisme dénote indéniablement l’appartenance à la noble race des gnomes.
-Nomes.
-Gnomes, oui. Vois tu, notre espèce est réputée pour son intellect supérieur et son ingéniosité, et à maintes fois fait preuve de ses capacités d’adaptations aux circonstances les plus…
-Je suis là !
- Enfin, je ne veux pas t’ennuyer avec ce genre de récit, il y en aurait pour des mois. Sache simplement que pour différencier un gnome d’un humain, la taille est généralement le meilleur critère. Bien sûr, dans ton cas, ce n’est pas encre un facteur déterminant, mais crois moi, ça va y venir. A moins, bien sûr, que tu ne te révèle être un nain…
-Nin ?
-Vous vous foutez de moi ?
-Oui, un nain… C’est un terme utilisé pour désigner un humain dont la taille, serait, par miracle, correctement ajustée par la nature. Evidemment, il existe aussi une race naine, à ne pas confondre avec un nain humain. Là, mon garçon, il faut savoir faire preuve de discernement…
-Ca vous tuerait de faire un peu attention à moi ?
-J’y viens. Cet être pris dans un filet à quatre mètres et douze centimètres de hauteur est généralement désigné sous le terme générique d’elfe, encore qu’il ne s’agisse là que d’un mot impropre à l’usage et regroupant plusieurs catégories disparates. J’imagine qu’à défaut, « Elhedel » est l’expression convenable, mais il convient de savoir…
-MAIS DETACHEZ MOI !

Je regardais la jeune femme d’un air surpris, venant de perdre une nouvelle fois le fil de mes pensées. Il faudrait vraiment que je me penche sur ce problème, un de ces jours. J’avais pensé à une potion à base de cils de Basilics et de cœur de Yuan-Ti, mais je craignais que le remède ne s’accompagne d’effet secondaire gênant, sans parler que je n’avais toujours pas trouvé le moyen d’intégrer des navets dans la composition. Si seulement le cousin Alambic était toujours de ce monde, je suis sûr qu’il aurait pu m’aider à trouver la solution de cet épineux problème, mais à la réflexion, la dernière fois, il s’était quelque peu emmêlé dans le dosage de poudre osseuse, causant des dégâts considérables à l’édifice religieux qui l’avait employé… D’après son récit, je supposais que l’erreur provenait de l’étalon de référence employé, les humains ayant toujours d’étranges préconçus quant à ces choses. Si seulement ils pouvaient admettre la supériorité du savoir gnome en la matière, surtout quant ce gnome est un Jansen !

-OH !

Je secouais la tête. C’était à quel sujet, déjà ? Ah oui, la détacher.

-Bien sûr, client potentiel, il ne sera pas dit qu’un gnome du clan Jansen ferait une entorse à l’honneur d’une tradition familiale remontant à quinze générations et s’étant perpétrée à travers les âges ! Comme disait l’ancêtre Jan, il y a un griphon dans les parages. Non, attendez, ce n’est pas ça. Enfin, je veux dire, il l’a bien dit, mais le contexte ne colle pas. Hmmm… Je sais ! Je crois. De quoi parlions nous, déjà ?
-Dites moi que je rêve.

L’elfe semblait d’humeur morose, pour une raison qui m’échappait. Je jetais un regard vers le jeune Navet, qui suivait la scène avec un intérêt tout particulier pour l’animal qui s’agitait dans la main de la représentante du peuple sylvestre. Un esprit vif et un sens commun inné. Ce garçon ira loin, pourvu que les soins nécessaires d’un Jansen soient prodigués.

-Navet ! J’ai une tâche importante à te confier. Sais tu grimper aux arbres ?

Il me regarda d’un air interrogateur, quelque chose dans ma question semblant avoir échappé à sa compréhension. Je me hâtais de reformuler, avant qu’il n’en conçoive un chagrin qui n’aurait pu manquer de m’émouvoir. Par le Grand Horloger, quel enfant adorable.

-Regarde. Est-ce que tu as des notions d’escalade… Comme ceci, par exemple…

Je me dirigeais vers l’arbre auquel était rattaché le filet maintenant prisonnier l’Elhedel, avant de chercher une quelconque prise pour me hisser… Ma tentative prenant fin presque instantanément comme mes doigts calleux glissèrent sur la mousse fraîche, m’expédiant sur mon postérieur dans un bruit sourd. Au moins, cela eut pour effet d’animer le jeune Navet, qui, après avoir éclaté d’un rire innocent et charmeur à l’observation de ma laborieuse tentative d’escalade, se précipita vers le large tronc avant d’en entreprendre l’ascension avec une agilité presque surnaturelle, que je n’avais jamais vue qu’auprès des simiesques Lémures tachetés des jungles de Chult. En quelques instants, le garçon était à la hauteur de l’elfe, suspendu aux mailles du filet et s’efforçant d’y fourrer son nez, curieux de faire l’inventaire de son contenu. La jeune femme, au contraire, semblait désireuse de s’éloigner le plus possible de l’enfant, la plissure de son nez semblant suggérer une certaine indisposition pour son odeur.

-Par la toque d’Alfred ! Ou avais-je la tête ! Il te faut un outil approprié pour trancher la corde maintenant prisonnière notre charmante amie ! Voyons, j’aurais juré avoir une dague quelque part… Ici peut être ? Ah, non, c’est la poudre de Dracosaure. Il faudra que je refasse mon stock, d’ailleurs. Même si maintenant que j’y pense, il faut que je refasse le plein de tous mes produits. Et de navets. Surtout de navets. On a jamais trop de navets… enfin ce n’est pas à toi que je vais l’apprendre !

Je continuais à faire l’inventaire des poches et étuis répartis sur l’intégralité de ma tunique, ceinture et bas… Avoir cent-cinq espaces fonctionnels de rangement était une bénédiction, mais ne simplifiait pas toujours mes recherches…

-Oh, mais suis-je étourdi. Elle est à son étui, suspendue à ma taille. Hmmm, maintenant que j’y pense, je suppose que c’est plutôt logique. A présent, comment te l’envoyer, là est une autre question !

L’elfe poussa un soupir sonore, semblant indiquer un certain degré de consternation. Toutefois, Navet fit preuve d’une grande ingéniosité en solvant le problème du manque d’outil par l’emploi de ceux qu’il avait à sa disposition : ses dents. Rapidement, l’expression de la jeune captive passa de la perplexité à la franche inquiétude.

-Une minute, si il fait ça, je risque de me casser la fig… AH !

Sa phrase fut interrompue par la chute, son corps heurtant le sol humide en émettant un bruit étouffé. Je l’observais un instant, avant de commenter à voix haute.

-Oh, je peux faire ça.

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