1883

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Message par jayjay210 le Ven 22 Aoû 2008 - 8:26

J’adore écrire et inventer des histoires. J’adore Fullmetal Alchemist. Comment ne pas céder aux sirènes de la fanfiction ? C’est pour moi une excellente occasion de me tester, face à un public de connaisseurs, et j’espère pour vous de se divertir, avec un récit prenant place dans l’univers de notre manga favori. Parsemé de clins d’œil à l’histoire originale, cette fiction se déroule – soyons original – ni pendant, ni après, mais, comme l'indique son titre, avant le début du manga, soit en plein dix-neuvième siècle. Je n’en révèlerai pas plus. Surtout, n’hésitez pas à me donner votre avis, qu’il soit positif ou négatif ! Bonne lecture !


Sommaire :
Prologue
1 - Le Porteur d'Espoir
2 - Deux Héros
[OCTOBRE] 3 - Proposition


Dernière édition par jayjay210 le Sam 20 Sep 2008 - 10:31, édité 2 fois
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Re: 1883

Message par jayjay210 le Ven 22 Aoû 2008 - 8:27

PROLOGUE


Connaissez-vous la légende de l'Alchimiste de l'Espérance ?
Demandez à un amestrien et il vous répondra que non. Peut-être certains auront la vague sensation de connaître ce nom, mais vous n'obtiendrez rien de plus. En réalité, cette légende n'existe pas. L'existence de l'Alchimiste de l'Espérance s'est perdue au fil du temps, pour ne plus devenir qu'un vieux fait divers sans intérêt. Les hautes instances de l'Etat sont parvenues à cacher ce qui fut en réalité une terrible menace pour eux.
Rien ne prédestinait 1883 à être différente des précédentes années en Amestris. Comme tous les ans, les moissons seraient récoltées ; la flore renaîtrait au printemps avec le retour des hirondelles puis s'épanouirait avant de mourir à nouveau ; des gens naîtraient et d'autres mourraient, tandis que Van Hohenheim ne vieillirait pas d'un jour… Sous la direction du généralissime Warner, l'Armée continue de diriger le pays, d'y imposer sa loi et un semblant d'ordre. Comme d'habitude, Amestris connaît quelques troubles frontaliers, qui, depuis sa création, n'ont connu que peu d'intermèdes. Si le Nord et l'Ouest restent calmes, le Sud voit en revanche l'Armée y affronter Aerugo pour la possession de plusieurs terres sur lesquelles lorgnent l'état-major de Central.
Personne n'avait donc prévu ce qui allait arriver. Pourtant, un grain de sable vint enrayer les plans d'un être pluri-centenaire aux sombres desseins.
Récit...
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Re: 1883

Message par jayjay210 le Ven 22 Aoû 2008 - 8:27

1 - Le Porteur d'Espoir


1883 – Au sud d’Amestris

Depuis le lever du soleil, la pluie ne cessait de tomber, rendant leur progression difficile. Telle une marque de compassion, le ciel versait un océan de larmes ininterrompues sur le champ de bataille, lieu des pires horreurs que les hommes étaient capables de s’infliger. Voilà cinq jours que les forces armées d’Aerugo et d’Amestris s’affrontent dans de violents combats. Les instants de répit deviennent de véritable luxe pour les soldats postés en première ligne. Malgré les nombreuses relèves, il suffit d’une énième offensive ennemie pour qu’ils soient renvoyés sur le Front par l’état-major. La stratégie employée par les généraux amestriens consiste à ne pas baisser l’intensité des combats. Etouffer l’ennemi pour les obliger à céder était selon eux la meilleure méthode afin de conclure au plus vite ce conflit. Combien étaient morts depuis son déclenchement ? Et pourquoi se battait-on ? Un grand nombre de soldats des deux camps ne connaissaient même pas la raison officielle de cette guerre ! Mais ils n’avaient pas le choix. Maintenant qu’ils se retrouvaient au beau milieu du champ de bataille, il fallait bien se battre pour espérer survivre à cette barbarie.

Jamais Marcus n’aurait imaginé vivre de telles horreurs. Comme ses compagnons, il n’a pas le choix, certes, mais lui n’est pourtant pas un militaire de carrière. La règle est cependant très claire : avant d’exercer dans le civil, les étudiants en médecine doivent obligatoirement servir durant une longue année dans l’armée. Certains se retrouvaient affectés par chance dans des casernes, au sein des quartiers généraux en province, ou pour les pistonnés, à Central. D’autres, en revanche, exerçaient sur les zones de conflit. Comme Marcus. Le voilà donc, servant d’infirmier, en plein cœur des combats. Ses journées se résumaient à d’incessants trajets entre l’arrière où les blessés étaient amenés, et le front, dans le but de soigner sur place, et malgré le péril, les soldats que l’on ne pouvait rapatrier.
_ Bougez-vous bon sang !
_ J’aimerais bien t’y voir, imbécile ! entendit-il murmurer derrière lui, en réponse aux injonctions incessantes du médecin en chef, portées par le porte-voix dans lequel il s’époumonait.
Le brancardier qui le suivait n’avait pas tord : circuler dans une tranchée d’un mètre de large, encombrée de soldats que l’on devait bousculer pour réussir à avancer n’était pas de première facilité. Alors, quand elle se retrouvait inondée du fait de la pluie torrentielle, cela devenait un vrai parcours du combattant ! Les pieds trempés par les dix centimètres d’eau glacée que la terre, transformée en vase, ne pouvait absorbée, éreintés de fatigue, les « porteurs d’espoir », comme aiment à les surnommer les militaires, avançaient tant bien que mal. Ils connaissaient leur devoir : sur un champ de bataille, le personnel médical ne sert pas qu’à guérir physiquement les soldats. Leur seule présence apporte du réconfort et de l’espoir, eux qui symbolisent la vie, à ceux qui côtoient à chaque instant la mort. C’est ce qui les rend si populaire auprès de leur compagnon d’armes et également ce qui leur permet de tenir moralement le coup, de ne pas craquer. Pour Marcus, voilà certainement le meilleur côté de son travail.
_ Enfin vous voilà !
Posté en bout de tranchée, le médecin chef Stolker constatait avec amertume le temps – trop long à son goût – mis par son équipe pour le rejoindre.
_ Dès qu’on a reçu votre message… nous nous sommes précipités… ici, monsieur… tenta d’expliquer l’un de ses subordonnés, à bout de souffle.
_ Ca fait un quart d’heure que je vous ai appelé ! Vous avez pris le thé avant de venir ou quoi ?
Certains se regardèrent du coin de l’œil. Les colères de Stolker sont depuis longtemps entrées dans la postérité. La cinquantaine prononcée, le bouc grisonnant ressortant parfaitement avec ses cheveux courts, et les quelques rides apparaissant aux coins des yeux, l’homme est un brillant médecin qui s’investit à corps perdu auprès de ses patients. Il est également celui qui possède la plus longue carrière militaire du corps médical. Autant dire qu’il est au sein de l’armée d’Amestris une légende vivante ! Si ses conseils et ses compliments, pour aider et motiver ses jeunes collaborateurs peu expérimentés, sont précieux, le vieux briscard sait parfaitement quand il doit reprendre une attitude de chef et n’hésite pas à engueuler, parfois injurier, ses subordonnés. Mieux vaut marcher droit avec Stolker !
_ Pourquoi nous avoir appelés, chef ? demanda Marcus, détournant de cette manière la colère du médecin.
_ Ah… Hm… Vous voyez cette colline, au loin ?
_ Ce n’est pas la position de l’artillerie d’Aerugo ? remarqua un infirmier.
_ Parfaitement. Une unité à nous l’a prise d’assaut ce matin même, et est parvenue au prix de violents combats et de lourdes pertes à en prendre le contrôle. Nous devons de ce pas les rejoindre et secourir les blessé.
_ Quoi ? s’écria un autre infirmier. Elle est à plus de cent mètres et il faut traverser un pré à découvert pour l’atteindre !
Bondissant de fureur, Stolker fondit en un éclair vers le malheureux, qui comprenait qu’il aurait mieux valu qu’il réfléchisse avant de parler.
_ Ces hommes n’ont pas hésité à sacrifier leur vie pour nous ! lui lança-t-il au visage, yeux dans les yeux. Grâce à leurs actes héroïques, ils ont pu infliger un sérieux revers à nos adversaires en leur prenant leur artillerie qui bombardait sans cesse nos premières lignes depuis le début de cette bataille ! Le moins que nous puissions faire c’est de nous rendre là-bas et les secourir de notre mieux, vous ne croyez pas ?
La plaidoirie de Stolker n’avait pas seulement convaincu le malheureux, qui s’en voulait désormais de sa réaction stupide, mais l’ensemble de ses subordonnés. Tous n’avaient plus qu’un idée en tête : porter secours à leurs compagnons d’armes en détresse. Toute une division devait sortir de réserve afin de prendre possession de la colline et d’assurer le contrôle de la prise à l’ennemie. Mais le personnel médical ne pouvait attendre sa mobilisation. Chaque seconde était précieuse. Une vie pouvait s’éteindre à chaque instant. La rage au ventre, les treize hommes sortirent en trombe de la tranchée et à la suite de Stolker s’élancèrent droit devant, vers la colline.


Une bonne étoile veilla sur leur avancée. Aucun aerugolais ne les repéra, du moins, ne leur tira dessus, et aucun des infirmiers ne croisa sur son chemin un obus traître n’ayant pas explosé à l’impact. La traversée du pré fut donc sans encombres et c’est parmi les premiers, en raison de ses qualités athlétiques, que Marcus débuta l’ascension de la colline. On ne pouvait pas en dire autant pour Stolker, en queue de peloton, vociférant des menaces à l’encontre de ses jeunes collaborateurs – ils osaient ne pas l’attendre ! – courant plus vite que lui du fait de leur âge juvénile. Cette situation burlesque arrachait à certains de grands sourires, et à d’autres des ricanements. Avec ce qu’ils étaient sur le point de découvrir, les infirmiers avaient bien besoin de ce moment de décontraction…
Un carnage… C’est ce que Marcus vit en atteignant le sommet. Il s’attendait à ce que ce ne soit pas beau, mais il n’y avait rien de comparable. Près d’une centaine de corps étaient étendus dans la terre boueuse au milieu de pièces d’artillerie encore fumantes mais pour la majorité détruites par les survivants amestriens de l’assaut. Il n’en avait aucun doute : cette terre autrefois fertile était devenu un lieu d’habitat pour la mort. Et vu l’état des cadavres, les soldats des deux camps avaient du connaître l’enfer. S’il n’avait pas cette année d’expérience dans l’armée, Marcus n’aurait pu supporter cette scène en l’état. Malheureusement pour lui, les cinq jours passés au combat l’avait habitué à beaucoup trop d’horreurs de ce genre, et, pour un homme, être rodé à de telles abominations, n’est-ce pas le pire des malheurs ?
_ Hé ! Par ici !
Ce cri le ramena à la réalité présente et à son devoir : porter secours aux blessés. Allongé près d’un compagnon d’armes, un soldat agitait son bras droit afin d’attirer l’attention de l’infirmier. En deux temps Marcus couvrit les quinze mètre les séparant de lui non sans manquer de trébucher à plusieurs reprises à cause de la fichue pluie qui refusait de s’arrêter.
_ Soignez-le… lui demanda alors le soldat en désignant son camarade.
L’infirmier se débarrassa de son sac de matériel médical qu’il portait en bandoulière tout en se jetant au chevet du militaire allongé. Il commença par évaluer son pouls. Rien. Marcus ne remarqua pas non plus de mouvement du corps surtout au niveau de la poitrine, preuve qu’il respirerait encore.
_ Depuis combien de temps ne respire-t-il plus ?
_ Trop longtemps, eut-il du mal à répondre.
Au vu de la quantité trop importante de sang autour du corps, il n’y avait qu’un constat à faire.
_ Je ne peux rien faire pour lui, il est mort…
_ Merde ! s’écria son compagnon, roulant sur le dos tout en se prenant la tête dans ses mains.
Ce n’est qu’à ce moment que Marcus vit les galons du militaire, et découvrit qu’il avait affaire à un commandant, probablement l’officier dirigeant de l’unité qui mena l’assaut contre la position ennemie.
_ Klein, putain… Il venait d’avoir un gosse… Foutue guerre ! Enfoirés d’aerugolais !
_ Commandant, restez calme, je vais vous examiner.
Le check-up fut rapide. Un flot de sang attira son regard. Sur son côté droit le blessé arborait une importante plaie, peut-être due à une balle, ou un éclat d’obus qui le transperça à cet endroit. Mais l’évolution de la blessure ne lui inspirait guère confiance. Le commandant était victime d’une hémorragie. S’il n’agissait pas très vite pour l’arrêter, l’officier y succomberait. Marcus ouvrit son sac et sortit pansements, fils à coudre et désinfectant.
_ Les tuer… tous… Klein… bafouillait le blessé.
_ Commandant ?
Il se rendit vite compte que ce dernier divaguait à cause de la perte d’une importante quantité de sang, prouvant la nécessité d’une intervention sans tarder. Les conditions réunies étaient pourtant difficiles. Le peu de matériel ajouté à l’urgence d’agir et à la fatigue du médecin engrangée depuis cinq jours n’arrangeait rien. Et toute cette eau qui continuait de tomber encore et toujours… De l’eau, ça, il y en avait à foison… De l’eau…
Marcus leva les yeux au ciel. Cette pluie torrentielle lui donnait une idée. Pour sauver une vie, il fallait tout tenter, tout, même ce qui fut autrefois haï et aujourd’hui encore détesté. Aussi, fait rarissime, pour laisser libre ses doigts, il enleva les gants de cuir troués qu’il portait toujours à toute heure du jour et de la nuit. N’importe qui le connaissant pouvait témoigner n’avoir jamais vu entièrement les mains du jeune homme. Et pour cause… Lorsqu’il ouvrit ses mains apparurent sur ses paumes deux cercles de transmutation…
Marcus détestait les voir, parce qu’ils lui rappelaient beaucoup trop de douloureux souvenirs. C’est pour cette raison qu’il ne cessait de les cacher et portait à longueur de temps ces gants. Pourtant, cette fois-ci, il n’avait pas le choix. Il devait très vite arrêter l’hémorragie du commandant et seules ces abominations possédaient la capacité de le sauver. Car, comme tout un chacun, le médecin sait que le sang est composé d’eau…
Il posa les paumes de ses mains sur la blessure béante de l’officier et des éclairs bleus en jaillirent de toute part. Trop occupés à dispensés des soins, ses camarades du corps médical ne remarquèrent pas la transmutation en cours. Peu importe de toute façon, seul comptait le résultat. Le sang cessa rapidement de couler hors de la blessure et avec lui l’hémorragie se résorba. Le blessé allait survivre grâce à lui. Marcus méritait amplement le surnom porté par les médecins et infirmiers du Front : porteurs d’espoir...
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Re: 1883

Message par Heg le Ven 22 Aoû 2008 - 11:03

Oh, une nouvelle fi ?
Un p'tit comm' ? Allez...

J'ai trouvé ce premier chapitre pas mal, en tout cas, il donne envie d'en savoir plus, et c'est le principal. Rassure-toi, il n'est pas si long. Je trouve que l'idée de départ est bonne, l'univers que tu devellopes assez crédible, je n'avait aucun mal à imaginer les scènes avec les dessins du manga et à l'intégrer à la trame principale. Donc, j'attends avec plaisir la suite des aventures de Marcus.

Si je devais trouver quelques menus défauts, outre un petit problème de concordance des temps (c'est plus ennuyeux que les fautes d'orthographe, je trouve), ça serait parfois un très léger exces de lyrisme, quelques tournures un peu ecculées peut être, mais c'est assez normal pour un auteur amateur et encore jeune. Je pense que tu peux encore t'améliorer même si ton niveau est déjà bon.

Voilà, j'espère que tu ne m'en veux pas d'avoir été vraiment franche, mais ton post précédent m'y insitait. A bientôt...
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Re: 1883

Message par Starman le Ven 22 Aoû 2008 - 15:17

Bon, alors voici l'avis de "l'expert"^^ (enfin, si on lisait mes fics bien sur^^).
On va commencer par les petites critiques, comme ça ca évacue. Donc, j'approuve ma "confrère" sur la question du lyrisme parfois peut être excessif. En tout cas, perso, c'est pas vraiment ma came, surtout pour les scènes de guerre, qui peuvent à mon avis être passionantes sans trop en faire. Et fais attention avec les scènes de guerre, c'est très facilement casse gueule (là ce n'est pas une critique mais un avertissement, d'ailleurs tout le monde s'y casse les dents, Arakawa compris). Ensuite, le héros au passé mystérieux et aux pouvoirs tout aussi mystérieux peut paraître "déjà vu", mais là tout dépendra du dit passé, ca peut être génial ca peut être pourri, tu es donc attendu au tournant.
Bon, tout ceci n'empêche pas que c'est un très bon premier post, assez rythmé, et qui a le mérite essentiel d'intriguer le lecteur. Du coup, je veux en savoir plus. Ha, et la fic dans le passé c'est une TRES bonne idée.
edit: ha et en général, les coms se postent à la suite des fics solos en bleu. Bon, on va voir si on change ca maintenant que "le mal est fait", mais fais-y attention à l'avenir.

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Re: 1883

Message par Mélanie Mustang le Ven 22 Aoû 2008 - 19:45

Peut-être un peu trop lyrique en effet... Mais c'est probablement le style que tu aimes et si tu te sens à l'aise ainsi, alors ne change pas trop... Sinon, il se pourrait que tes écrits n'aient plus la même qualité parce qu'ils ne te plairont plus à toi même et c'est ce qui est le plus important quand on écrit.
Je n'ai pas vu énormément de fautes, aussi bien concernant l'orthographe ou la syntaxe... Peut-être un peu plus concernant la ponctuation (les virgules notamment).

J'ai hâte de lire la suite, bon courage et surtout ne t'arrêtes pas^^

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Re: 1883

Message par Heg le Ven 22 Aoû 2008 - 22:02

Oui, la guerre est d'autant plus un sujet délicat qu'en général, les gens qui ont le plus envie d'en parler sont ceux qui ne l'ont pas vécu, et inversement... (Aspect assez bien abordé dans FMA, d'ailleurs, quoique brièvement.)
Après, pour le coté un peu déjà vu de "la blessure secrete du héros", je m'en fais pas trop, parce que c'est assez difficile et pas forcement souhaitable d'être original d'emblée. Je préfère que ça démarre doucement et que ça y aille crescendo que le contraire. Pour reprendre toujours le même exemple, d'ailleur, je trouve le premier tome de FMA plutôt moyen, très shônen de base avec des intrigues assez plates (chap 3 et 4) et quelques scènes de grosbillisme mal venu (quand on découvre les automail de Ed), mais quand on connait la suite on est tout de suite beaucoup plus indulgent.

Donc, qui vivra verra. Very Happy (Vive les expressions à Mémé...)
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Re: 1883

Message par jayjay210 le Sam 23 Aoû 2008 - 8:36

starman81 a écrit:edit: ha et en général, les coms se postent à la suite des fics solos en bleu. Bon, on va voir si on change ca maintenant que "le mal est fait", mais fais-y attention à l'avenir.

Ah mince, désolé, je suis habitué à un système séparé en lisant des fics sur d'autres forums ^^
Du coup, on peut supprimer ce sujet et continuer les commentaires derrière la fic ! Enfin, c'est aux admins/modos de voir...

starman81 a écrit: Donc, j'approuve ma "confrère" sur la question du lyrisme parfois peut être excessif.

Je ne m'attendais pas du tout à une telle remarque, il est très probable que mon style ne correspond pas à une fanfiction, mais ca peut s'améliorer sans que je ne trahisse non plus ma façon d'écrire.

starman81 a écrit:Et fais attention avec les scènes de guerre, c'est très facilement casse gueule (là ce n'est pas une critique mais un avertissement, d'ailleurs tout le monde s'y casse les dents, Arakawa compris).

Ah ben ça, c'est pas nouveau, on ne peut pas connaître quand on ne l'a pas vécu, tout dépend de la façon de la traiter, du feeling de l'auteur et des lecteurs, qui ne ressentiront pas la même chose. Par exemple, quand tu dis qu'Arakawa s'est cassé la gueule là-dessus, ça ressort de notre subjectivité propre, je trouve au contraire qu'Arakawa réalise quelque chose d'assez bien et différent dans son tome 15 spécial ishbal ^^
Mais sinon, faut pas trop s'inquiéter, je ne compte passer toute mon histoire sur un champ de bataille bien évidemment, le seul détail, c'est que c'est là que tout va commencer (allez hop, du mystère même dans mes commentaires ^^ )... donc je ne peux y échapper !

starman81 a écrit:Bon, tout ceci n'empêche pas que c'est un très bon premier post, assez rythmé, et qui a le mérite essentiel d'intriguer le lecteur. Du coup, je veux en savoir plus. Ha, et la fic dans le passé c'est une TRES bonne idée.

Ça, je l'ai compris en lisant des fics, très peu d'auteurs utilisent cette trame pourtant extrêmement riche, préférant s'aventurer dans le futur où ils pourront, il est vrai, in venter ce qu'ils veuelnt sans problème. Tandis que dans le passé, le souci majeur est de rester le plus cohérent possible avec l'historie originale et ne pas faire n'importe quoi avec n'importe qui ! Mais j'aime bien ce challenge ^^
Tu as l'air du coup d'en attendre pas mal de cette histoire, j'espère que la suite ne te décevra pas !!

HEG a écrit:Rassure-toi, il n'est pas si long.

Effectivement, sur papier ça faisait bien plus long tout ça XD

HEG a écrit:outre un petit problème de concordance des temps

Arf... La concordance des temps... La fac m'a tuée... Mad
Va falloir que je rectifie cela pour les prochains chapitres !!

HEG a écrit:Après, pour le coté un peu déjà vu de "la blessure secrete du héros", je m'en fais pas trop, parce que c'est assez difficile et pas forcement souhaitable d'être original d'emblée.

Il est parfois assez difficile de faire original, mais on peut très bien y arriver en utilisant un lieu commun (comme cette "blessure du héros"). J'espère néanmoins que mes mystères le seront assez pour vous !! ^^

HEG a écrit:Je préfère que ça démarre doucement et que ça y aille crescendo que le contraire.

Je souhaite que ça le sera !! Je dois avouer une chose : au départ, ce chapitre était le prologue, mais comme il est plutôt différent du reste de l'histoire, que j'avais peur de rebuter les lecteurs dès le départ par mes deux premiers chapitres, alors j'ai changé et créé un petit prologue de derrière les fagots (tiens, moi aussi j'ai des expressions de mémé ^^ ), pour inciter tout le monde à continuer à le lire !


Et bien je vous remercie tous de vos commentaires, c'est exactement ce que j'attendais de lecteurs professionnels comme vous !! Merci bien !! Wink
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Re: 1883

Message par Lena le Lun 25 Aoû 2008 - 9:26

Avec un tout petit peu de retard...je viens juste de finir ce premier post.
Le côté "lyrique" ne m'a pas particulièrement gênée, et j'ai trouvé le style plutôt agréable à lire dans l'ensemble (bon à part peut-être quelques erreurs de concordance de temps mais comme il m'arrive souvent d'en faire je ne dirai rien...). En tout cas, pour un début (je ne sais pas si tu avais déjà écrit avant), je trouve que c'est particulièrement prometteur.
Sinon, comme l'ont souligné les autres, le perso principal semble plutôt classique...mais le côté mystérieux donnant envie d'en savoir plus, pour un début c'est pas plus mal. Maintenant, attendons de voir ce que ça donnera ^^

[mode admin]Je vais fusionner le sujet de commentaires avec celui de la fic. En général, le sujet à part, c'est plutôt pour les fics collectives, sinon ça devient beaucoup trop bordélique ^^

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Re: 1883

Message par Invité le Jeu 28 Aoû 2008 - 10:27

try again


Dernière édition par Shou le Sam 27 Nov 2010 - 16:45, édité 1 fois

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Re: 1883

Message par jayjay210 le Sam 20 Sep 2008 - 10:40

Chapitre 2 disponible !!
Concernant ce dernier, je l'aime beaucoup moins que le chapitre 1, j'ai eu l'impression de piétiner dans l'histoire, de ne pas avancer, et qu'au final il ne sert pas à grand chose, surtout j'ai eu du mal à l'écrire...
En réalité, j'aurais du fusionner chapitres 1 et 2... Enfin... Tant pis pour moi...
En revanche, vous aurez l'occasion de découvrir le premier de mes nombreux clins d'œil à l'œuvre originale ! ^^

J'attends vos avis éclairés comme d'habitude, n'hésitez pas !



EDIT : J'y crois même pas...
"La longueur de votre message dépasse la limite autorisée...
Quand je vous avais dit que mes chapitres seraient longs ^^




2 - Deux Héros


_ Merci les gars !
Reposant la tasse métallique vide, Marcus prit congé des soldats qui lui avaient généreusement offert le café. Il était temps pour lui de retourner à sa besogne. Levant les yeux, il admira avec gaieté le ciel gris chargé. Le lever du jour avait amené son lot de bonnes nouvelles. Déjà, l'averse avait cessé, au soulagement général. Malgré les stigmates laissés par cette semaine presque ininterrompue de pluie sur la région, les conditions de vie s'amélioraient forcément quelque peu sans cette eau qui ne cessait de tout tremper, mais, surtout, le moral des soldats se renforçait. Et rien n'était plus important pour des combattants. A cela s'ajoutait une seconde information. Les dernières rumeurs donnaient la guerre sur le point de s'achever. Dans la nuit, le généralissime Warner avait lancé une offensive de grande ampleur pour emporter la décision. Selon les derniers échos, l'attaque fonctionnait à merveille. Le conflit allait prendre fin aussi vite qu'il avait commencé. Le baume au cœur, Marcus gagna l'une des tentes sous lesquelles reposaient de nombreux blessés. L'heure de visiter els patients sonnait à nouveau.
En l'apercevant franchir le seuil, il le reconnut immédiatement. Taille moyenne, cheveux châtains clairs coupés très courts et légèrement relevés sur l'avant, yeux d'un bleu très clair au milieu d'un visage fin… C'était bien son sauveur.
_ Doc… entendit l'appeler Marcus.
Tournant la tête, le praticien identifia l'officier qu'il avait secouru l'avant-veille sur la position de l'artillerie ennemie.
_ Comment vous sentez-vous, commandant ?
_ Pas mal pour un type qui a un gros trou dans le côté droit, sourit-il. Ca fait combien de temps que je suis dans le coltard ?
_ Deux jours, un chirurgien vous a opéré dès votre rapatriement ici afin de retirer la balle qui vous a touché.
_ Deux jours... Il a du s'en passer des choses pendant tout ce temps. Ils en sont où dehors ?
_ Le Président a lancé une offensive dans la nuit, il est probable que la guerre s'arrête bientôt.
_ C'est une bonne chose…
_ On peut dire que c'est grâce à vous, commandant. En prenant cette position de l'artillerie ennemie, vous avez libéré une partie de notre Front, terré sous leur canonnade, permettant ainsi cette avancée… Enfin, c'est-ce qu'ils disent tous, parce que moi, la stratégie militaire… En tout cas, on ne parle plus que de votre exploit, vous êtes un vrai héros.
_ Tsss… Les vrais héros sont ceux qui sauvent des vies comme vous, pas ceux qui en prennent…
Dérangé par sa position verticale, le militaire parvint à se redresser sur son lit de fortune, malgré la douleur persistante.
_ Je voulais vous remercier…
_ Inutile, c'est mon devoir de médecin de soigner ceux qui en ont besoin.
_ Désolé, mais je ne connais même pas votre nom.
_ Ah ? Je m'appelle Marcus Radamante.
_ Service obligatoire ou volontaire ?
_ Obligatoire… Sinon je ne me serais jamais retrouvé ici… Je ne suis pas un grand admirateur de l'armée à vrai dire.
_ Qui voudrait participer de gré à une telle barbarie, n'est-ce pas ? sourit-il.
Lui tendant la main, il ajouta :
_ Je suis Hayden Scavo, enchanté.
A l'écoute de son nom, le thérapeute parut surpris.
_ Scavo ? J'ai déjà entendu…
_ Mon père est général, avoua ce dernier. Il dirige le département des alchimistes d'Etat. A ce propos, vous êtes aussi un alchimiste, n'est-ce pas ?
_ Qui ? Moi ? Non, pas du tout, changea d'expression Marcus. Excusez-moi, mais j'ai d'autres patients à voir, je reviendrais plus tard dans la matinée.
Tandis qu'il lui faussait compagnie, Hayden l'interpella :
_ Même si je n'étais qu'à moitié conscient, je suis certain d’avoir vu les éclairs d'une transmutation. Pour les avoir côtoyés, je connais bien les alchimistes et je sais reconnaître une transmutation quand j'en voie une !
_ Désolé, mais vous vous trompez, insista Marcus. Je ne suis pas…
Il s'interrompit lorsqu'un militaire affolé débarqua en trombe sous la tente.
_ Pliez bagages au plus vite, nous devons absolument partir d'ici !
Tous se tournèrent vers lui, interloqués, laissant tomber sous la tente un silence pesant. Stolker abandonna l'un de ses patients et s'enquit d'en savoir davantage.
_ Des forces aerugolaises sont parvenues à contourner l'offensive de nos troupes et viennent droit par ici, lui expliqua-t-il.
_ Merde ! s'écria le vieux briscard.
Il se retourna et frappa dans ses mains afin d’attirer l'attention de son personnel.
_ Les jeunes ! J'en veux trois pour charger le matériel médical sur un chariot, les autres vous transporterez les blessés sur les autres chariots. Ne prenez que le strict nécessaire, et en vitesse !
A peine eut-il terminé que ses subordonnés obtempérèrent. Moins d'un quart d'heure suffit à rassembler matériel et blessés sur les chariots disponibles. Chacun y mit du sien, médecins, infirmiers, soldat de tout grade. La solidarité fraternelle entre les militaires rejaillissait devant la menace présente. Ceux qui n'étaient pas blessés, ou peu, secondèrent le personnel médical dans la transport des individus dont l'invalidité était plus handicapante. Les patients les plus gravement atteints, dont l'état nécessitait pourtant de ne pas bouger, furent installés le plus confortablement possible. Stolker dut se résigner à les transporter quand même, parce que la règle était claire : aucun soldat ne devait être abandonné. Et, tombant entre les mains ennemies, quelles étaient leurs chances de survie sans soins réguliers ? Ainsi, le veux médecin préférait risquer le tout pour le tout afin de protéger la vie de ses patients.
Quand les derniers soldats embarquèrent, le convoi fut enfin prêt à quitter les lieux. Stolker prit place à côté du conducteur du premier chariot. Devant eux, un jeune commandant, engagé dans l'armée depuis quelques mois seulement, leur ouvrait la marche. Il était détaché par l'état-major pour diriger le repli du personnel de l'hôpital de fortune. Plusieurs gradés du convoi, dont Scavo, trouvèrent étrange cette décision. Les généraux étaient donc au courant de cette tentative de contournement des aerugolais, alors pourquoi n'essayaient-ils pas de les contrer ? Se désintéressaient-ils complètement du sort de leurs propres troupes, de blessés qui plus est ? Quelle que soit la raison de cette étrange décision, l'objectif restait le même : fuir.
_ A deux kilomètres au nord d'ici, il y a un pont qui nous permettra de traverser la rivière Gevara, déclara leur guide. Il nous suffira de le détruire après notre passage et nous serons hors de danger.
_ Le détruire ? Et si nous devons revenir ici dans les prochains jours, par où repasserons-nous ?
_ Nous ne reviendrons pas sur le Front, dans quelques heures au plus, l'offensive générale atteindra son but et les aerugolais n'auront d'autre choix que de demander un cessez-le-feu. La guerre va prendre fin, foi de Jolio Comanche !
L'officier donna l'ordre de départ et le convoi se mit en mouvement droit vers le nord.


Installé à l'arrière d'un chariot, Marcus n'était pas inquiet de la menace qui pesait sur eux. Comme au reste de ses compagnons, on venait de lui expliquer que la retraite se déroulait dans les temps, il n'y avait donc à craindre une attaque impromptue des aerugolais. Sa seule préoccupation restait ses patients, surveiller leur état durant le trajet. Il ne put réprimer une intense envie de s'endormir, malgré ses efforts pour lutter. Son dos reposait contre l'une des armatures en fer qui soutenait la toile couvrant l'arrière du véhicule. Bien que cette position n''était pas des plus confortables, elle suffisait à ce qu'il ne bouge plus et succombe aux appels de Morphée. Son sommeil ne dura cependant que cinq petites minutes Le médecin se réveilla en sursaut quand le commandant Scavo descendit du chariot. Marcus se rendit compte à ce moment que le convoi n'avançait plus.
_ Pourquoi est-on arrêté ?
_ Je n'en ai pas la moindre idée, répondit Hayden.
La praticien descendit à son tour du véhicule et le suivit.
_ Vous ne devriez pas marcher, ou votre blessure risque de se rouvrir ! Remontez dans le chariot !
L'officier fit la sourde oreille. Certes, avancer d'un pas augmentait sa douleur, il n'en avait pourtant que faire, bien décidé à comprendre la raison de cet arrêt imprévu.
_ Que se passe-t-il ? demanda-t-il à Comanche.
_ Le pont…
Hayden jeta un regard sur la structure et comprit. La pluie incessante de ces derniers jours avaient eu un impact plus conséquent que prévu. La rivière Gevara se retrouvait en crue, son lit ayant même atteint les limites extrêmes des berges le bordant. Et que dire de son courant, qui emportait tout sur son passage ! Le pont de bois n'avait pas tenu, cédant en plusieurs endroits. La passage du convoi devenait impossible. Comme les autres, Marcus s'en rendit vite compte lorsqu'il vit l'état du passage. Et comme les autres, le désespoir l'envahit.
_ Nous sommes perdus…
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Re: 1883

Message par jayjay210 le Sam 20 Sep 2008 - 10:40

Suite chapitre 2...




Dans des moments si dramatiques, succomber à la panique semble parfaitement naturel, et la plupart des hommes n'y résiste pas. C'est là que l'expérience des meneurs et leurs qualités se révèlent. Bien loin de s'apitoyer sur leur sort, Comanche, Scavo et Stolker se concertèrent sur la marche à suivre face à ce problème. Le passage le plus proche se trouvait à de trop nombreux kilomètres au nord pour le rejoindre. Au sud, il ne fallait même pas y penser, le cours d'eau se transformait en d'infranchissables méandres traversant des kilomètres de relief escarpés digne des montagnes de Briggs ! L'idée d'une traversée de la rivière disparut aussi vite qu'elle émergea. Le courant était bien trop fort, et l'installation de flotteurs en utilisant les tonneaux contenant le matériel médical serait beaucoup trop long. Il ne restait qu'une ultime solution : défendre leurs vies et tenir leur position, jusqu'à l'envoi, hypothétique, de renforts par l'état-major. Avec la rivière dans le dos, il suffirait de placer les chariots en demi-cercle pour créer une barricade. Ils possédaient quelques armes et des réserves de munitions, assez faibles, certes, mais tout de même capable d'infliger des dégâts chez leurs opposants. En fin de compte, peut-être les aerugolais ne viendront pas par ici, peut-être ont-ils abandonné leurs stratégie de contourner le gros des forces amestriennes pour les attaquer par derrière ? L'espoir était toujours permis, néanmoins il fut rapidement effacé par la nouvelle des éclaireurs. Non, les aerugolais n'avaient pas abandonné leurs plans, quelques trois cent soldats se dirigeaient toujours vers leur position. Leur écrasante supériorité numérique, comparée à la centaine de personnes du convoi, dont la moitié seulement était capable de se battre, et ajoutée à leurs moyens logistiques supérieurs, ne donnait guère de chance à leurs pauvres adversaires. L'issue de l'affrontement était joué d'avance...


C'est au paroxysme de l'angoisse que Marcus eut une idée. Pour éviter de tomber entre les mains ennemies, le convoi devait traverser coûte que coûte la rivière. Parmi ses camarades, lui seul possédait le pouvoir d'accomplir ce miracle et de sauver ainsi leurs vies. Il retira ses gants de cuir et fixa quelques instants les paumes de ses mains. Quelle ironie... Depuis des années il s'était interdit d'utiliser l'alchimie, le seul fait de regarder ces cercles de transmutation lui provoquait un réel dégoût et le ramenait à des souvenirs personnels douloureux, des souvenirs liés à son enfance, liés à son identité, liés à sa famille ; des souvenirs qu'il aimerait enfouir au fin fond de sa mémoire et ne jamais se remémorer, des souvenirs qui ressurgissaient de temps à autre et venaient le hanter. Pourtant, malgré son aversion, il allait se servir, une seconde fois en moins d'une semaine, de son alchimie. Il s'avança soudainement jusqu'au bord de la rivière et tomba à genoux, sous les yeux médusés des officiers.
_ Radamante, qu'est-ce que vous fichez ? cria Stolker. Ce n'est pas le moment de...
Il s'interrompit devant le spectacle extraordinaire qui débuta sous ses yeux. A peine les paumes des mains de Marcus entrèrent en contact avec la surface de l'eau que de faramineux éclairs se déclenchèrent à divers endroits de la Gevara, marquant le commencement d'une transmutation. Comme s'il cherchait à rassembler toutes ses forces dans le but de réussir son opération, il poussa un râle assourdissant qui glaça d'effroi les spectateurs de l'évènement. Ces derniers restèrent abasourdis par cette vision durant de longues secondes. Le premier à esquisser un mouvement fut Comanche, qui avait déjà dépassé le stade de la surprise. Le jeune officier prit place aux côtés de Marcus, totalement concentré sur la transmutation en cours.
Et ce qu'il découvrit le stupéfia. Il... Il était en train de geler la surface de l'eau ! Le commandant peinait à y croire, pourtant ses yeux ne mentaient pas. La puissance du courant faiblissait à vue d'œil, certaines parties de l'onde parvenaient même à geler, mais pas assez épaisses elles cédaient immédiatement. Pourtant, à chaque tentative, Marcus gagnait du terrain sur l'eau et la possibilité qu'un pont de glace solide leur permette de traverser devenait envisageable. Encore fallait-il que l'alchimiste tienne physiquement le coup ! Cette transmutation demandait un effort surhumain. Ajouté à ces jours sans fin passés sur le Front, il était au bord de l'épuisement. Sa détermination lui permettra-t-elle de réussir sa manœuvre ?
_ Vas-y mon gars ! l'invectiva Comanche.
Ebahis par ce spectacle inouïe, l'assistance en restait toujours interdite. Mais chacun voyait le médecin faiblir à vue d'œil alors qu'il n'avait pas encore atteint son objectif. Il ne devait pas abandonner, il fallait qu'il réussisse pour leur survie. Que pouvait-on faire pour l'aider ? Absolument rien si ce n'est l'encourager du mieux possible. Hayden le comprit, et imita son camarade officier :
_ Tu peux le faire, Marcus, on compte sur toi !
_ Courage fiston ! fit de même Stolker.
Bientôt, ce fut tous les spectateurs de la transmutation qui l'acclamèrent de vive voix. Ces encouragement eurent un effet stimulant sur Marcus et le bruit lui permit de se maintenir éveillé. Il ne pouvait en aucun cas les laisser tomber à leur triste sort. Il devait réussir ! Et il fallait qu'il survive à cette guerre, si ce n'est pour lui, au moins pour celle qui attend son retour avec inquiétude depuis un an, depuis le début de son service obligatoire, celle qu'il aimait par-dessus tout, celle avec qui il avait l'ambition de vivre le reste de ses jours et fonder une famille : Chloé...
Cette douce pensée lui redonna les forces nécessaires pour tenir encore de longues minutes jusqu'à ce que ses forces finissent par le quitter. Marcus n'est pas une machine. Perdant connaissance, il s'écroula sur la berge sous le regard effaré de ses supporters...
_ Regardez ! Il a réussi ! s'écria l'un des militaires grimpé sur un chariot afin de mieux profiter du spectacle.
La foule laissa éclater sa joie quelques instants. Gardant la tête froide, Scavo calma leur enthousiasme et ordonna :
_ Vite, chacun reprend son poste ! Nous devons partir d'ici tout de suite !
Il avait bien raison, le nuage de poussière soulevé par les montures des aerugolais grossissait. Ils ne tarderaient pas à leur tomber dessus. Conscients du danger, ils obtempérèrent immédiatement. Le convoi put reprendre la route et traverser la rivière Gevara, qui, après avoir représenté leur condamnation est devenu symbole de leur espoir...


Ils n'étaient pas encore sauvés, loin de là. Parce que le pont de glace qui leur permit de traverser la rivière donnait exactement le même avantage à leurs ennemis. on pouvait espérer que les aerugolais hésiteraient à franchir cette frontière symbolique qui les mèneraient droit en territoire hostile avec peu de chances de retour sain et sauf dans leur pays. Rien ne dit qu'ils rebrousseraient chemin pour autant ! Leur détermination les poussait déjà jusqu'à la Gevara, pourquoi ne continueraient-ils pas encore plus leur pénétration dans les terres amestriennes ? Ainsi, détruire le pont devenait la seule et unique solution pour écarter définitivement cette menace.
Scavo posa un regard sur le chariot dans lequel le jeune alchimiste fut entreposé. Marcus aurait probablement réussi à saboter sa propre création, son état ne le lui permettait malheureusement pas.
_ Comment va-t-on faire pour...
_ Laissez place à l'Alchimiste d'Argent !
Surpris, le commandant se retourna et vit Comanche retirer ses gants blancs. Les mains qui lui apparurent étaient parsemées de très nombreux cercles et formules...
_ Ce qu'un alchimiste a créé, seul un alchimiste peut le détruire !!
Il attrapa un fusil qu'il transmuta en deux scies circulaires, et il les projeta de plein fouet sur la glace. Coup d'œil et précision de lancer étaient les principales qualités du fantasque alchimiste, ses deux armes frappèrent ainsi au même endroit la glace, créant une minuscule fissure. Se jetant sur un second fusil, il le transmuta en épée à double tranchant et se positionna sur la fissure qu'il agrandit en une série de coups avec sa lame. Le but recherché fut rapidement atteint : un trou !
_ De la dynamite, vite !
L'idée fut rapidement saisie par ses subordonnés, il fallait avouer qu'elle était bien pensée. Créer un trou au milieu du pont pour y planter un bâton de dynamite, dont l'explosion permettrait de couler l'œuvre de Marcus. Au médecin la création, au commandant la destruction, les deux alchimistes se tenaient chacun à un bout du processus naturel.
Récupérant un bâton de dynamite, Comanche le plaça dans le trou et alluma la mèche à l'aide d'une allumette trouvée dans la poche droite de son manteau.
_ A couvert !
La caravane s'éloigna le plus vite possible du lieu de l'explosion, à une exception près, Comanche, resté planté au bord de la rivière afin d'admirer par lui-même la réussite de son plan génial.
_ Et badaboum !!
La dynamite se consuma et éclata dans un fracas assourdissant, créant un gigantesque raz-de-marée, dont une partie faillit emporter le téméraire officier dont la corpulence n'était pas extraordinaire. Le pont de glace fut balayé de la même manière et les quelques vestiges furent rapidement brisés par la force du courant. Alors qu'ils ne se trouvaient plus qu'à une centaine de mètres de la position, la cavalerie aerugolaise stoppa sa chevauchée avec la surprise de l'explosion.
_ Avec les compliments de Jolio Comanche, saletés d'aerugolais ! s'écria-t-il alors que les retombées de l'explosion transformées en fine pluie le frappaient de plein fouet.
Il se tourna vers ses camarades et ajouta :
_ On met les voiles !
A ce moment, il se rendit compte que la caravane s'était déjà bien éloignée et que son propre destrier avait fui, apeuré par la détonation.
_ Hé, mais attendez moi ! s'écria le petit homme en courant après eux. Bande de... !
C'est ainsi qu'ils prirent la route vers le Nord, sous les injures du commandant Comanche, certes, mais épris du profond soulagement d'avoir échappé aux mains ennemies, et d'une gratitude éternelle envers ceux qui venaient de les sauver grâce à leurs connaissances en alchimie. Deux représentants parfait de la devise "l'Alchimie doit servir au bien du peuple". Deux héros...
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Re: 1883

Message par Starman le Sam 20 Sep 2008 - 13:13

Pfff, trop long, mec^^.
Bon, blague à part c'est toujours très sympa. Assez lyrique, mais bon, ca c'est ta manière d'écrire, elle est pas mauvaise non plus. L'apparition de Comanche est rigolote en soi (même si qualifier de "génial" son plan est peut être excessif, mais bon,c 'est peut être juste son avis sur la question après tout^^).
Sinon je me disais que quelque part ca aurait été amusant que ca se passe encore plus loin dans le passé, à l'époque où les armes à feu n'étaient pas encore courantes. Mais là ce n'est pas non plus une critique de ton travail qui est plutôt bon.
Bonne chance pour la suite donc.

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Re: 1883

Message par Mélanie Mustang le Sam 20 Sep 2008 - 18:29

Ah voilà un passage agréable à lire^^ Et long par dessus le marché^^ C'est génial lol J'ai bien aimé ce passage (et moi j'aime bien ton style d'écriture, même si c'est peut-être trop lyrique lol)

J'attends la suite

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