Les Chroniques des Lames Perdues 2

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Message par tigrou66 le Jeu 14 Aoû 2008 - 16:06

Les bruits de pas laissèrent la place à un flot de parole provenant d’un petit bonhomme habillé comme un as de pic. Il était accompagné d’un enfant où plutôt d’un pouilleux vu l’odeur qui s’en dégagé et la crasse accumulée sur tout son corps.
De ma hauteur, le petit bonhomme semblait aussi haut que trois pommes et peut habile sauf pour raconter des histoires bizarres sans queue ni tête. Cependant, au bout d’un long moment, le pouilleux arriva enfin à me libérer de ce maudit filet.
Mon corps s’écrasa comme une masse au pied du bavard qui ne se laissa pas troubler et continua de plus belle.

-Oh, je peux faire ça. Savez vous, mon amie, que ma mère est une femme si généreuse qu’elle a offert à tout ses enfants des formes bien arrondis pour parait toutes chutes éventuelles de ce style. Remarquez la forme de ce postérieur signé Jansen !! Aucun derrière ne possède une forme aussi parfaite même parmi les autres gnomes. Il n’y a que chez les Jansen que l’on en trouve et je vous le dis ma petite dame c’est bien pratique contre les coups de pieds et les chutes.

-Je n’en doute pas et... .
-Heureusement que vous n’en doutiez pas, on ne contredit jamais un Jansen car tout le monde le sait, un Jansen ne ment jamais. D’ailleurs mon cousin du deuxième degré, Henri, avait une réaction allergique face au mensonge. Voyez vous, chaque fois qu’il essayait de dire quelque chose de faux un bouton, aussi gros qu’une verrue de sorcière, poussait au milieu de son nez et ses deux oreilles gonflaient jusqu’à presque éclater, comme des tomates trop mûres…

-Mais je ne voulais pas vous contredire !!Juste vous remercier de m’avoir libérée.

- Ah! C’est vrai que les elfes sont des êtres très polis et d’après les dire de ma tante Georgetta, vous possédez des connaissances innées pour communiquer avec tout ce qui vous en tour. Mais une chose me turlupine depuis des années et je n’ai jamais eu l’occasion ou le temps d’obtenir une réponse. J’ai entendu dire que vous étiez un peuple végétarien mais je ne vois pas comment on peut se nourrir uniquement d’herbe !!D’ailleurs lors de mon périple dans les forêts du mont zag d’Ahal, j’ai entrepris une cure pour perdre un peu d’embonpoint. Mais vous voyez, les racines et autres herbes de chemin n’ont pas suffit à rassasier mon estomac vorace…

- Et bien, je ne sais pas quoi vous répondre car je n’ai jamais rencontré d’elfe. Mais…
- Par les poux de la barbe de mon oncle Argon !!Votre chute vous a déglingué les boulons !!
-De quoi ? Qu’est ce qu’il y a ?
-Regardes çà navet, un elfe qui a perdu la tête, c’est la première fois que je vois çà et je suis sure que jamais personne n’en a vu un avant nous !!
-Navet !!!!
-Mais je ne suis pas un elfe!!

- Hum, je n’en suis pas si sure car ma grand-mère du côté de mon père racontait toujours des histoires sur les elfes et ceux-ci étaient reconnaissables car ils avaient les oreilles pointues et ils portaient toujours un arc et des vêtements verts.

-Peut être mais je porte juste une cape verte et je n’ai pas les oreilles pointus. Regardez…

Encore assise sur le sol, je pris mes cheveux pour dévoiler mes oreilles au petit bonhomme qui se disait gnome, mais celui-ci resta indifférent et continua de raconter des histoires d’elfe. Soudain son visage se déforma pour exprimer une forme de joie. Il se mit à crier et à sauter dans tous les sens.

-Navet, tu es un enfant plein de surprise !! Je n’ai jamais douté de ton intelligence mais ta trouvaille me laisse penser qu’il est grand temps de commencer ton éducation pour devenir mon apprenti.

Mon regard se posa sur le pouilleux et je vis ma récolte de champignons dans ses petits bras sales. L’enfant, heureux de faire plaisir à son compagnon fit un sourire des plus horribles. Ses dents jaunâtres étaient entourées d’une mousse blanche à la base de ses gencives rouges. Cette vision d’horreur me fit détourner le regard vers les champignons salis par la crasse.

-Euh… désolée de vous couper dans votre histoire d’oncle à huit orteils mais il serait judicieux de trouver un point d’eau pour nettoyer tout çà.
-Ah c’est exact !!Mais vous ne savez pas pourquoi mon oncle a perdu ses deux orteils !!Un jour de printemps où le soleil pointé à peine son nez….

Et c’est reparti. Mais comment il fait pour ne jamais s’arrêter celui-là ? C’est peut être une caractéristique des gnomes. Enfin bref, si je ne bouge pas on sera encore là dans trois jours.

Caelina ouvrit son sac et se rapprocha de l’enfant pour ranger les champignons. Elle attacha ensuite le lapin à sa ceinture puis se mit en quête d’une rivière. Le gnome ne s’arrêtait plus de compter des histoires et chaque brin d’herbe, caillou ou petit détour lui redonner de l’inspiration pour parler de sa famille. Au bout d’un moment on entendit le bruit d’un cours d’eau qui nous offrit, pour quelques minutes, une délivrance à nos oreilles légèrement agressées par ce gnome. Chacun exécuta une tâche, le gnome envoya l’enfant cherché du bois pour faire un feu, tandis que Caelina se chargea de laver les champignons.
Une fois qu’il est eut fini, le pouilleux s’approcha de la jeune femme, il la regarda avec de grands yeux écarquillés puis il prit une dague qu’il avait cachée dans ses habits décousus et se mit à la laver.

-Mais…mais c’est à moi çà !!Où es ce que tu l’as trouvé ? Je l’avais perdu.
-Navet, navet !!!
- Tu veux bien me la rendre ?
-NAVET !!!NAVET !!! hihihihihiih NAVET !!!!
- oui je sais tu aimes bien les navets. Sois gentil, rend moi ma dague.

L’enfant ne semblait pas comprendre le sens de mes mots et mon insistance augmentait son excitation. A présent il criait et gigotait devant moi. Chacune de mes tentatives pour récupérer mon arme fut un échec et l’enfant trouvait ce jeu de poursuite très amusant. Le gnome, qui était entrain de préparé le feu, rejoignit la partie. Il argumenta avec un grand enthousiasme cette poursuite ridicule qui, d’après lui, ressemblait étrangement à un jeu de chez lui.
Au bout d’un moment, la fatigue et la faim commença à se faire sentir et l’enfant, euphorique, termina le jeu en me poussant dans une grosse flac de boue.

-Ahahahah ! Mon petit navet, tu es brillant !! Çà fait longtemps que je n’avais pas rit autant. Et ne vous inquiétez pas, la boue çà fait du bien à la peau.
-exactement et prendre un bain aussi !!!

Je pris l’enfant par surprise avec moi et le plongea dans l’eau fraîche. Il se débattit en criant puis finit par apprécier l’expérience. Une fois décrassé, la petite compagnie pu enfin savourer un bon repas.

-Navet, navet !!!!
-mais pourquoi dit il toujours ce mot ?
-Hum, c’est le nom que je lui ai donné. Je l’ai rencontré dans le village de Sondarf et il m’a avalé toutes mes décoctions à base de navet.
-quelle idée d’utiliser du navet…
-Attention !!!Le navet est un élément noble qui possède différents aspects très intéressant, si on sait le manipuler comme il faut, il n’y a qu’Arkanis Jansen qui arrive à développer tout son potentiel.
-Avec du navet ? Mais on arrive à rien faire à part de la bonne soupe.
-navet, navet.
-désolée de vous contredire mademoiselle, mais mon commerce, basé sur cet excellent produit, fleurit à travers toute la région.
-et bien je veux bien voir çà monsieur Arkanis.

La petite compagnie continua à discuter jusqu’à la nuit tombante. La voie d’Arkanis couvrait chaque bruit de la forêt et ses deux compagnons essayaient tant bien que mal de le suivre. Aucun d’eux ne se doutait que parmi les ombres des bois on les encerclait.
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Re: Les Chroniques des Lames Perdues 2

Message par Heg le Ven 15 Aoû 2008 - 22:28

Navet n’avait jamais été aussi heureux. Il y avait maintenant deux personnes pour jouer avec lui : le rigolo monsieur Arkanis, et Lelf. Lelf était vraiment très très rigolote aussi. Elle savait très bien jouer à la bagarre, à la nage, aux chatouilles, et, en plus, elle avait un truc vachement rare et vachement pratique chez les gens. Son visage, il était, comment dire… transparent. Des qu’elle avait quelque chose dans la tête, qu’elle était triste ou contente, ou quoi, son visage le montrait immédiatement. Navet pouvait le lire facilement, il n’avait pas le problème que lui posait la plus part des gens. Et pour ça, il était heureux. Il était heureux aussi des quelques champignons braisés et des gros morceaux de lapin grillé dont il avait les mains remplies, et qu’il se dépêchait d’avaler avec bonheur.

- Dites, il est toujours comme ça quand il mange ?
- Et bien, pour tout vous dire, chère amie sylvestre, je ne connais ce jeune homme que depuis quelques heures. Cependant, de nombreux éléments tendent à me faire pencher pour l’affirmative. Remarquez, ce bel appétit fait plaisir à voir, ça me rappelle ma cousine Grütchen quand elle est en face de sangliers rôtis, et…
L’elfe regarda vers le haut, puis vers Navet, avec sa tête rigolote de quand elle n’était pas d’accord. Elle parla plus fort qu’Arkanis.
- Mais, c’est répugnant ! Vous vous rendez compte qu’il y en a plus sur lui que dans son estomac ? Et vous prétendez le former ?
- Oh ! C’est juste une question de patience. Voyez vous, la noble race des gnomes qui est la mienne, est, parmi les créatures intelligentes, celle qui jouit le mieux que cette remarquable qualité, après vous autres, bien entendu, et je ne désespère pas d’obtenir d’ici peu les résultats les plus étonnants, notamment…
- Je ne suis pas un Elfe !

Arkanis n’écoutait pas ce que disait Lelf, et elle n’écoutait pas non plus ce qu’il disait. Navet était un peu rassuré. Les autres gens aussi, alors, avait les mêmes problèmes que lui pour se comprendre. Il avait maintenant terminé toute la nourriture qui restait et sentait son ventre palpiter dans une sensation très agréable. Il entreprit de se gratter la tête pour y trouver d’autres bêtes, il aimait bien ça après avoir mangé. Peut être que Arkanis et Lelf allaient bien vouloir qu’il en cherche aussi sur les leurs.
Soudain, Navet se figea, percevant une odeur familière parmi celle de tous les êtres, animaux et plantes qui peuplaient la berge tranquille. Il resta sans bouger quelques secondes, avant de poser le nez au sol pour suivre la piste.

- Qu’est-ce qu’il a, le pouilleux ?
- C’est assez curieux, en effet.

Navet rampa dans les fourrés. Il se heurta alors à une jambe un peu bizarre, recouverte de poils bruns. La jambe appartenait à une créature qui ressemblait à un gens, plus un comme Lelf que comme Arkanis, très grand et tout. Sa tête, elle, était la même que celle du lapin dont les restes tous brûlés étaient encore sur un bout de bois au dessus du feu. Il portait un grand bâton taillé en pointe. Son visage était très en colère. Navet, lui, eut soudain vraiment très peur quand la créature lui attrapa le vêtement et le souleva de terre. Il appela à l’aide :

- Arkanis ! Lelf ! Lelf ! Arkanis ! Navet ! Lapin ! Navet !

Arkanis et Lelf arrivèrent tout de suite. Mais des tas de créatures sortirent du bois au même moment et pointèrent leurs bâtons sur eux. D’autres montraient les restes de repas du doigt, et semblaient de plus en plus en colère, émettant de petits grognements furieux et agitant leurs oreilles très rapidement.

- Des Eostriens ! Quelle merveille, je croyais l’espèce éteinte.
- Vous pensez que c’est le moment de…
- Savez vous, chère amie, que de nombreuses légendes attribuent leur lointaine origine à des créatures venues de la lune ? C’est tout de même extraordinaire. Mon arrière grand oncle Théoclaste en était farouchement persuadé et toute cette branche de ma famille continue a effectuer des recherches approfondies sur le sujet, et… Ah !

Les créatures avaient attrapé Arkanis et Lelf et Navet, et tous les trois étaient attachés à des bouts de bois par les mains et les pieds. Chaque bout de bois était porté par deux d’entre eux. Navet avait mal partout, et sûrement que Lelf aussi vu la tête qu’elle faisait. Ils avaient peur, aussi. Mais le rigolo Arkanis n’arrêtait pas de parler à propos des créatures et semblait vraiment content. Les créatures ne comprenaient pas le langage des gens, alors elles ne faisaient rien contre ça.

- … il semblerait par ailleurs que, si les premiers Eostriens ou « Eostriens Lunaires » se nourrissaient vraisemblablement de quelques végétaux – quoique certaines hypothèses les plus folles suggèreraient qu’il s’agissait même de minéraux tendres tels de calcaire ou le grès – les derniers survivants de l’espèce sont à l’heure essentiellement carnivores, si si !
- Quoi ! Arkanis, vous êtes en train de me dire de vos Eostritrucs mangent de la viande ?
- C’est une façon peu subtile d’exprimer la chose, mais…
- Ah ! Mais c’est pas vrai ! Bon sang, vous avez vu la façon dont ils nous ont attachés ? Ils vont nous becter ! Oh, mon Dieu !
Arkanis ne pouvait pas hausser les épaules, mais sourit franchement.
- Quelque part, ça ne serait que justice. Nous venons bien de déguster un de leurs compagnons moins évolués. D’ailleurs, avec vous remarqué que Navet connaît le mot « lapin » ?
- Je m’en moque ! Je suis trop jeune pour être dévorée par des monstres à tête de gibier !

Lelf continuait à crier très fort et cela rendait Navet encore plus triste. Il agitait les mains et les pieds pour essayer de desserrer les cordes. Il avait vraiment très mal.

- …mais rassurez-vous, je n’ai pas plus envie que vous de rejoindre séant le Grand Horloger, et je compte bien nous soustraire à leur vigilance avant que nous ne soyons dévorés tout cuits. Il parait qu’ils ont une préférence pour la cuisson au bain-marie, qui est déjà une technique remarquablement évoluée avec laquelle certains nains ont encore des soucis. Mais que disais-je… ? Ah, oui ! Nous extraire à leur vigilance, et éventuellement envoyer par la suite une lettre relatant nos exploits à Théoclaste. Le seul problème, c’est que je ne sais pas encore comment m’y prendre.

Les cris de Lelf augmentèrent encore en force. Au bout d’un très très long moment dans la forêt, les créatures lapins s’arrivèrent dans une clairière assez sombre, éclairée juste par de petites lanternes en bois accrochées aux arbres. Navet trouvait cela vraiment très beau, malgré sa peur. Il remarqua de grands trous au pied des arbres, dont sortaient parfois une créature ou deux. Tout le monde s’arrêta.
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Re: Les Chroniques des Lames Perdues 2

Message par Starman le Mar 19 Aoû 2008 - 9:03

Les créatures disparurent aussi vite qu'elles étaient venues. Par Korm Qui Voit Tout, voila qui est sans doute l'oeuvre d'une puissante magie.

Imbécile, il n'y a jamais eu le moindre monstre, ce n'était que des illusions.

Tu l'as déjà dit, il me semble. De toute façon, vos petits ne sont que ça... Des illusions. Rien qui ne résiste à un bon coup de hache entre les deux yeux.

La preuve que si. Et tu squates mon corps depuis suffisamment longtemps pour savoir ce que je sais faire.

J'ignore la voix nasillarde du maigrichon, et je cherche le gnome du regard. Mais ce coquin a visiblement disparu. Dommage, j'aurais aimé voir s'il explosait. Tant pis.

Il est parti pendant que tu t'amusais à faire des moulinets dans le vide. Bon, maintenant que tu nous a bien ridiculisé devant tout le monde, je pense qu'il est préférable que je reprenne le contrôle.

Pourquoi te le laisserai-je? Je vais boire un verre à la taverne.

Une barrique tu veux dire? Peu importe, je reprendrais le contrôle plus facilement quand tu seras ivre.

"Hola, tavernier! J'ai le gosier aussi sec que le légendaire Désert Elsien. Donnez-moi une choppine de votre meilleure alcool!"
Tout le monde me regarde d'un drôle d'air. Bon, je sais que je n'ai plus l'air aussi impressionant que dans le temps, mais il n'empêche...

Un instant! Je sens des pulsations d'ordre magique, ici.

Tu veux dire quoi par là? Encore un tour de sorcellerie?

Non, je ne pense pas. Trop faible. Peut être une arme magique.

Bon, d'accord. Et? En quoi c'est intéressant qu'un quidam s'est curé le nez avec la Lance sacrée d'Alondius?

Réfléchis. Si quelqu'un a dû se servir d'une arme magique, c'est qu'il a du se défendre contre quelque chose. Donc, on peut peut être trouver quelques morts pour faire avancer tout ça.

Ca peut aussi n'être rien.

Ce village est aussi vivant qu'un tonneau. Même si c'est rien, ca vaut le coup de se renseigner.
Bon, bon.

"Tavernier, demandais-je, est-ce que par hasard votre taverne a été le théâtre d'affrontements particuliers récemment?"
L'homme me regarde d'un air un peu bizarre, avant de demander:
"Comment êtes-vous au courant?
-L'intuition du guerrier."

Intuition, tu parles.

"Bon, ça suffit un peu. Tais-toi.
-Pardon?
-Rien, je vous parlais pas."

Arrêtes, on passe pour un fou, là.
Non, toi, arrêtes, je commence à en avoir assez de t'entendre à tout bout de champ.

Tu vois l'effet que ca fait, maintenant.

Espèce de sale petit.... Attends que je t'attrappe.

Ha ouais, et tu fais comment? C'est MON corps, ici je te rappelles. Tu vas quoi? Te frapper toi-même?

Tu ne perds rien pour attendre, je te le jure. Je...
"Heu...monsieur?
-QUOI?
-Vous...ne vouliez pas savoir pour le chevalier dragon et les hommes armés?"

Attend, il a dit Chevalier Dragon? Ecoutes-le , je crois qu'on tiens quelque chose d'intéressant.

Arrêtes de parler alors.
"Vous avez dit, Chevalier Dragon?
-Ouais, je le connais un peu, il traîne pas mal dans le coin.i a une espèce d'épée qui parle et fait des trucs bizarres. Les types sont entrés, et ont commencés à lui chercher des poux, ainsi qu'à trois voyageurs: un homme qui m'avait tout l'air d'être un coincé du...bref, un joli brin de fille, et un...Truc? Quoi qu'il en soit, ils ont mis une petite raclée aux soldats, qui sont partis sans demander leurs restes. Après, ils ont quittés la taverne. je pense qu'ils ont quittés la ville maintenant. En tout cas, c'est ce que je ferais à leur place.

Intéressant.

Pardon?

Ce type est un Chevalier Dragon. Ces types sont traqués par la législation de Karia parcequ'ils appartiennent à l'ancien pouvoir en place. Bref, c'est le genre de types qui laisse des cadavres derrière soi. Si on retrouve sa trace, l'approvisionnement en âmes est assuré.

Mmmm... C'est un peu compliqué comme plan, mais pourquoi pas.

A distance, par contre. Ce genre de types apprécie moyennement les nécromanciens.

Et comment tu le retrouve?

J'ai senti sa signature magique. je peux la suivre, si tu me laisse faire.

je vois.
"Hé, mon bon monsieur. Vous ne voudirez pas une chambre pour la nuit? Pour vous, ce sera un prix esceptionnel, 75 pièces seulement."
Quoi, mais... c'est très cher.

Il essaie de nous rouler.

Je vois ça.
Je commence à sourire.
Cher ami.

Oui?

M'autorisez-vous à me servir de votre corps pour apprendre à se rustre les bonnes manières?

Je vous en prie, faites.

Je vous remercie.
"Korminiiiiiiir!"
Poussant un hurlement de guerre, je bondis sur l'aubergiste.
J'aime ces moments là.

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Re: Les Chroniques des Lames Perdues 2

Message par Elysia le Dim 31 Aoû 2008 - 14:33

Alors que je venais de quitter cette école de mon plein gré, quoique je trouve qu’ils ne m’ont pas beaucoup retenue ! Je m’engageais alors pour me trouver un maître magicien digne de ce nom !
En effet cela fait déjà trois voir quatre ans que je suis rentrée dans cette école de magie de la capitale ! Engagez-vous qu’ils disaient et vous sortirez diplômée de magie avec les honneurs ! Tu parle oui ! Cette école est remplie de professeurs en magie complètement fous furieux ! C’est marche ou crève avec eux ! Ils ont osé dire que je n’avais aucuns talents pour la magie oh que non je n’y crois pas et je vais leur prouver que c’est leur enseignement qui ne m’est pas adapté du tout ! La preuve durant toutes ces années passées dans cette école je n’ai jamais réussi à atteindre la deuxième année j’ai fait du surplace durant tout ce temps avez-vous déjà ça ?
Bon d’accord y a des circonstances qui ne sont pas en ma faveur ! Déjà ma vue n’est pas très bonne…j’ai besoin de lunettes mais ça fait pas classe une magicienne avec des lunettes. Y a qu’à voir est-ce qu’Azuela la grande et célèbre magicienne trop classe porte des lunettes ? Non ! Je lui aurais bien demandé de devenir mon maitre de magie mais je me suis vue refoulée à l’entrée sous prétexte que j’avais buté dans carton contenant des objets rares de magie qui lui été destinés et qui du coup se sont vu cassés sous mon poids…je n’avais pas vu ce carton il ne devait pas être si visible que ça…

Bref je sais que je peux faire de la magie, d’ailleurs je suis capable de transformer un être humain en animal…avec quelques conséquences fâcheuses mais y a toujours un risque en magie après tout non ? La première fois que j’ai réussit mon sort je pensais que Mr Muller serait ravi de voir que j’avais enfin réussit un sort à la place de ça je fus punis pour l’avoir transformé en porc au lieu d’avoir transformé le cobaye en lapin…n’empêche qu’on l’a pas vu pendant 3 jours HAHAHA Je l’ai promis à mes parents que je deviendrais magicienne et je le deviendrais ! Même si pour ça, ça doit me prendre des années !

En attendant, depuis le temps que je marche je devrais être arrivée à la cité Ragnarök, là où se trouvent tous les plus grands maîtres de magie. Ah ça y est je crois apercevoir une ville ! Ce n’est pas comme cela que j’imaginais la cité moi ! On m’avait dit que c’était rempli de grandes maisons types féériques avec un mélange de races et de population incroyable !
Pour le coup y a un sacré mélange de race mais ça pue, et en plus les maisons sont sombres, petites et délabrées…l’atmosphère est assez effrayante. Bon courage ma petite t’as plus qu’à demander ton chemin ! Alors à qui puis-je demander ça ? A cet homme à droite qui…tabasse un elfe à l’aide d’un nain ? Oh non pas trop… cette femme de l’autre côté qui semble attendre seule…enfin plus si seule que ça finalement, on passe on a rien vu… ou alors ce petit homme qui me fixe avec sa bande de copain…bah je ne vais pas faire comme si je les avais pas vu…du moins je ne peux pas.

C’est alors que je m’avance vers eux, et il n’est pas si petit que ça ma foie il semble plutôt faire 2 mètres ! Oh c’est un elfe noirs qui semble s’est aquoquiné avec des humains…bizarre…c’est louche…

« Excusez-moi Messieurs je cherche la maison d’un magicien, n’importe lequel fera l’affaire pour l’instant ! »

Et les voilà qu'ils se mettent à rire ! Ai-je dis quelque chose de drôle ? Et voilà que l’un d’entre eux à l’apparence plus que négligé me répond :

« Y a pas de cha ici petite ! Sauf si ch’est de la magie noire que tu veux pratiquer mais cha chemble pas être che que tu veux non ? ch’est pas ton style ha haha !

-En effet ce n’est pas ce que je recherche, mais on m’ dit que c’est dans cette cité que je pouvais trouver toute sorte de magiciens.

-Ha haha cha non y a erreur sur la ville ! Ichi on trouve plus des voleurs, des mercenaires, des rescapés de justices, des assassins en tout genre et autres partisans du banditisme mais pas des gentils magiciens HAHAHA

(Pitié qu’il arrête de rire son haleine puante est entrain de m’asphyxier)
-Mais dîtes-moi (restons courtoise ils auront peut-être pitié de moi après tout, je suis de moins en moins rassurée) ne sommes nous pas dans le cité de Ragnarök ?

-Pas du tout ! HAHAHAHAHAHAHAHA ! Nous sommes dans la ville de Hum… réputée pour être le lieu où il ne faut pas se perdre lorsqu’on est une enfant comme toi ! HAHAHA

-Mais je ne suis plus une enfant j’ai 19ans !

-Ah bon avec ta petite taille je t’aurais donné moins ! HAHAHA

(M’agace ce type ! Bon qu’est-ce que je fais en attendant ? Ça fait des jours que je marche et que je dors à la belle étoile pour atteindre cette vile qui n’est même pas celle que je cherchais ! Maudite carte de route !)
-Y a-t-il au moins une auberge dans laquelle je peux dormir cette nuit ?

- Ah bah cha n’y a que l’embarras du choix ! Mais t’es shure de vouloir rester ici ?

-Heu…Pourquoi cette question vous croyez que j’ai peur moi ? Et de quoi je vous prie ? (ne surtout pas montrer que tes jambes te disent de fuir mais que j’ai trop peur pour marcher que je sue à grosses gouttes tellement je suis en panique…surtout pas !) Bon ben merci pour tous ces renseignements je vais chercher une auberge !

-Pas de quoi petite !

Au vu de leur regards qui me scrutaient je préfère me dépêcher de trouver une auberge de manière à ce qu’ils ne voient pas laquelle quitte à tourner en rond des heures durant et après je m’enfermerais à triple tours sans plus bouger jusqu’au lever du jour ! Maman j’ai peur !!!!!!!!!
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Re: Les Chroniques des Lames Perdues 2

Message par Macros le Lun 15 Sep 2008 - 12:52

« … ou alors nous pourrions concocter une potion d’invisibilité. Il nous faudrait pour cela du souffre, des cacahuètes, une feuille de rhododendron, et une larme d’hypocampelephantocamélos. Le souffre ne devrait pas poser de problèmes, je connais quelques fournisseurs réputés pour leur intégrité à toute épreuve. Les cacahuètes, eh bien, je pense qu’il faudra chercher du côté des cargaisons venant de Tupak. Athakla serait notre meilleure chance, mais je suppose que tout autre grand port commercial ferait aussi bien l’affaire. En revanche, les deux derniers ingrédients risquent d’être un peu plus délicats à trouver. Je ne suis pas sûr qu’il existe encore des rhododendrons sur ce continent, une histoire d’épidémie planticide provoquée par un halfelin inconscient. Qui aurait cru qu’un être si petit eut pu provoquer tant de dégâts ? De vous à moi, j’ai toujours pensé que les halfelins étaient fous, à quelques rares exceptions près. Mais je m’égare. Reste donc l’hypocampelephantocamélos, mais son existence réelle reste à prouver, malgré les merveilleux ouvrages qu’y a consacré l’érudit Temisthoclapios au siècle précédent… »

Mon exposé fut interrompu par un bruit de notre jeune compagne elfique –mais pourquoi persistait elle à le nier ?- à mi chemin entre le grognement, le gémissement et le sanglot. Pourtant, de tous les plans que j’avais énumérés, celui-ci me paraissait le plus à même de nous tirer du mauvais pas dans lequel nous étions fourrés ! Bien sûr, il subsistait quelques difficultés matérielles pour sa mise en application immédiate, mais les perspectives étaient prometteuses, sans parler du fait que j’avais toujours eu envie d’essayer cette expérience décrite de façon très détaillée par Zorynat l’Hétérodoxe. Quel spectacle ce serait ! Mais celui auquel nous assistions à présent ne manquait pas non plus d’intérêt. Les Eostriens avaient entamés une sorte de danse rituelle, tournant autour des poteaux auxquels notre petit groupe était solidement ficelés. Le jeune Navet regardait la scène avec un mélange d’émerveillement et de crainte, ne sachant trop qu’en penser. Tant de nouveautés survenues si vite, son monde devait en être tout chamboulé. En revanche, l’eledhel se tortillait dans tous les sens, essayant vainement de défaire ses liens. Je me permis de faire remarquer la futilité de cet effort.

-Vous savez, je doute que ce soit vraiment utile. Les Eostriens ne sont de simples lapins surdimensionnés, il s’agit d’une véritable culture à part entière, ayant suivi un shéma d’évolution très semblable à celui de l’être humain. Vous aurez remarqué, sans doute, le fait qu’ils possèdent des pouces opposables, outil indispensable pour prétendre faire des nœuds susceptibles de canaliser votre énergie. Je ne pense pas qu’ils céderont avant vos poignets.

L’intéressée me jeta un regard furieux, ce que je ne parvins pas à m’expliquer. C’était une simple remarque !

-Au moins, j’essaye de nous sortir d’ici ! Je n’ai pas envie de me faire manger par une bande de lapins pendant qu’un gnome blablate comme si de rien n’était sur la lune, les pouces et je ne sais quoi d’autre !

Serait il possible qu’elle n’ait pas entendu les cinq plans que j’avais successivement proposés, tous meilleurs les un que les autres ? Fronçant les sourcils, je m’apprêtais à en faire un récapitulatif succinct, mais je fus coupé avant même d’avoir pu commencer.

-Aaaah, ils amènent des torches, maintenant ! Par tous les dieux de ce pays et des autres, je jure que si on s’en sort, je ne mangerais plus jamais de lapin !

De fait, quelques Eostriens empilaient quelques morceaux de bois sec à nos pieds, tandis que deux autres se tenaient à l’écart, torches à la main, attendant que leurs congénères terminent leur besogne. Le fait qu’ils aient visiblement l’intention de nous faire rôtir prouvait qu’ils avaient compris tous les bienfaits de faire cuire la viande avant de la consommer. Leur quasi-extinction avait d’ailleurs été probablement due aux maladies attrapées pour ne pas avoir suivi cet excellent principe, tant sur le plan culinaire qu’hygiénique. C’est ce moment que choisit Navet pour se faire entendre, une certaine inquiétude perçant dans sa voix.

-Arkanis ? Quoi faire ?

Peut être avait il raison, la situation semblait requérir des mesures plus immédiates.

-Bon, oublions la potion. Je propose de jouer sur leurs craintes superstitieuses des éléments de la nature pour nous faire passer pour des dieux à leurs yeux. Ca marche souvent, parait il, lorsqu’on à affaire à des peuplades analogues.
-Oui ! Oui ! Faisons ça ! Euh, comment, au juste ?
-Eh bien, de toute évidence, il faudrait qu’un évènement se produise, tel qu’un tremblement de terre ou une éclipse, et nous en attribuer le mérite. A la rigueur, un gros orage pourrait aussi faire l’affaire.

La lueur d’espoir s’étant allumée dans les yeux de Caelina disparut aussi vite qu’elle était apparue.

-Maman ! Je vais mourir, avec un gosse puant et un gnome timbré comme seule compagnie !
-Voyons, ne vous laissez pas abattre, je pense que nous sommes sur la bonne voie.
-Sur la bonne voie ? Mais vous vous rendez compte des chances qu’il y a qu’on ait une éclipse ou un tremblement de terre d’ici une minute !

Je m’animais légèrement à cet énoncé, en proie à un vif intérêt.

-Penseriez vous qu’elles seraient d’une sur un million ?
-Hein ? De quoi ?
-Non, je repensais juste à une théorie qu’avait mon grand oncle Terry sur ce genre de cas de figure. Comment l’avait il baptisé, déjà ? Ah, oui, la Loi de Probabilité Inversée. En gros, le principe en serait que plus l’évènement –

Cette fois, cette pauvre petite semblait bien proche de la dépression nerveuse, comme en attestait les sanglots longs qu’elle émettait et l’absence totale d’activité musculaire de sa part. Elle avait dû avoir une enfance difficile pour être dans un état pareil. Peut être son déni persistant de sa véritable nature y était lié ? Pendant ce temps, les Eostriens semblaient être satisfaits de la quantité de bois à nos pieds, et firent signe aux porteurs de torche d’approcher.

Le plus proche était déjà en train d’abaisser son tison, lorsqu’un évènement imprévu survint en la personne de trois personnes, deux hommes et une femme, qui firent irruption dans la clairière, prenant totalement au dépourvu l’assemblée présente. Un frisson de peur parcourut l’assistance à la vue de l’acier brillant des armes maniées les nouveaux venus, restant à distances des grands moulinets d’épées que les deux hommes effectuaient à tour de bras, tandis que la femme venait à nous en trois enjambées, avant de prestement trancher nos liens. Caelina lui tomba immédiatement dans les bras.

-Merci ! Merci ! Sans vous, je serais en train d’être boulottée, si je n’étais pas devenue dingue avant ! Merci !

L’autre jeune fille, pris au dépourvue, ne savait visiblement pas comment réagir à ce soudain assaut de gratitude qui menaçait de la submerger tout entier. Pendant ce temps, Navet avait eu comme premier réflexe de s’éloigner à toute vitesse des flammes qui commençaient à consumer le bûcher improvisé, gagnant l’arbre le plus proche qu’il grimpa quatre à quatre, d’où il pouvait observer la situation avec plus de recul. Mais je ne prêtais qu’une attention distraite à ces évènements, préoccupé par la scène en train de se dérouler sous mes yeux. Les deux guerriers avaient dispersés le gros des Eostriens, qui avaient détalés comme… eh bien, comme des lapins, je suppose – et affrontaient maintenant une demi douzaine des plus braves de leur espèce, armés d’épieux de bois soigneusement taillés, mais peu efficaces en combat contre des hommes armés de lames affûtées. Un des Eostriens vit son arme improvisée proprement coupée en deux, avant qu’il ne perde l’équilibre et ne tombe à la renverse. Pressentant la suite, je me mis à courir vers les combattants, alors même que l’homme venant d’expédier au sol son adversaire fit fendre l’air à sa gigantesque lame, afin d’achever son ennemi.

-NON !

Je ne pus m’empêcher de crier, tout en plongeant aussi vite que possible en avant, m’interposant entre l’épée et la poitrine de l’Eostrien. L’humain eut un réflexe quasi-surhumain, parvenant à stopper son épée surdimensionnée à quelques millimètres de ma poitrine, me dévisageant d’un air surpris.

-Mais… qu’est ce que vous faites ?

Je répondis en gesticulant, seule façon pour moi d’évacuer l’extrême nervosité qui m’habitait.

-Qu’est ce que VOUS faites ! Vous ne devez pas les tuer ! Surtout pas ! Qu’est ce que ces pauvres créatures vous ont fait ?

L’autre me regarda, de plus en plus confus, mais relevant néanmoins la pointe de son arme, qui était ornée d’étranges symboles.

-Qu’est ce qu’elles nous ont fait ? Mais enfin… elles allaient vous manger !
-Et alors ? Ce n’est pas un crime ! C’est un peuple paisible, ne connaissant pas la guerre et les massacres, vivant uniquement de la chasse – même si leurs goûts en la matière sont, je l’admet, discutables- et totalement ignorants du combat. Vous ne pouvez pas… vous ne pouvez pas… !

Je ne parvenais pas à terminer ma phrase, ma gorge s’étranglant d’émotion à la seule pensée de ce qui avait failli arriver. Mais mon intervention semblait avoir fait cessé tout combat dans la clairière, comme le compagnon de l’homme, qui lui possédait une épée aux proportions plus adaptées à son physique, cessa lui aussi son assaut pour voir ce qui était en train de se passer. Les derniers Eostriens en profitèrent d’ailleurs pour prendre à leur tour la poudre d’escampette, ne laissant sur place que la jeune elfe encore sous le choc, Navet qui commençait à redescendre de son perchoir, une lueur méfiante dans les yeux à l’égard des nouveaux venus, moi-même et nos trois sauveteurs, encore interdits par la tournure des évènements. Finalement, le plus âgé pris la parole.

-Est-ce que quelqu’un peut m’expliquer ce qui se passe ici ?

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Re: Les Chroniques des Lames Perdues 2

Message par Mélanie Mustang le Lun 15 Sep 2008 - 19:11

Les combats avaient cessé d’un coup, le gnome que nous venions de sauver d’une mort certaine gesticulant comme un dément… Jetant un regard interrogateur à Linyia et à Exall, qui semblaient tout aussi étonnés que moi, je m’approchai.
-Est-ce que quelqu’un peut m’expliquer ce qui se passe ici ?
-Ce qui se passe ? s’exclama alors le gnome. Ce qui se passe c’est que votre jeune compagnon a bien failli tuer l’un des membres d’une tribu d’Eostriens très rare !
-Ils allaient vous dévorer… Vous auriez peut-être préféré qu’on vous laisse ici sans rien faire ? On peut vous rattacher si vous voulez, comme ça, ils se feront un délicieux ragoût de gnome pour le dîner…
-Je n’irais tout de même pas jusque là… Mais ce n’était pas une raison pour essayer de les tuer… Les effrayer était amplement suffisant… Mon arrière-grand-oncle du côté de ma mère disait que…
-Ne l’écoutez pas ! s’exclama alors la jeune fille en tombant à genoux devant nous. Merci de nous avoir sauvé…
-Enfin quelqu’un de reconnaissant, souffla Exall en rangeant son épée… Eh bien… C’est pas trop tôt…
Je rangeai également mon épée… Les Eostriens étaient partis se réfugier dans leurs tanières, ils ne reviendraient pas avant d’être certains que nous soyons partis.
-Bon, sinon ça va ? Vous n’êtes pas blessés ? demandai-je.
-Non… Je n’ai rien, dit la jeune fille.
-Pas blessé ! s’exclama un jeune garçon à l’allure plus que douteuse en sautant d’un arbre.
-… Et donc, cela aurait pu être pour moi une merveilleuse occasion de confirmer la théorie de mon arrière-arrière-grand-oncle du côté de mon père qui…
-Dites, il ne cesse jamais de parler votre ami ? demanda Linyia en se tournant vers la jeune femme.
-Ce truc n’est pas mon ami. Il m’a sorti d’un filet avec l’aide du gamin, mais c’est tout… En tout cas, depuis les quelques heures que je le connais… Il n’arrête pas de parler…
-Il va bien finir par se fatiguer, dis-je en fronçant les sourcils.
-Ca je n’en sais rien…
Me sentant épié, je baissai les yeux pour découvrir juste à côté de moi, le gamin qui me regardait avec de grands yeux, la bouche grande ouverte.
-Quoi ? demandai-je.
-Toi, fort…
-Heu… Oui…
-Toi avoir nom ?
-Alastar.
-Navet !
-Navet ? Pourquoi tu me parles de navet ?
-C’est son nom, intervint la jeune fille. C’est le gnome qui lui a donné… Parce qu’il adore ça je crois… Enfin, je n’ai pas très bien suivi ce qu’il m’a expliqué…
Je tournai à nouveau le regard vers le gamin… Il ne me lâchait pas des yeux… Et cela commençait vraiment à m’agacer… Soudain, je me rendis compte que le gnome avait cessé de parler et me regardait aussi avec intensité…
-Quoi ? demandai-je au gnome cette fois.
-Eh bien, je trouvais cela fascinant que Navet semble si omnubilé par vous… Apparemment, il a apprécié votre démonstration de force et vous êtes devenu comme une icône pour lui, une sorte de héros mythique qui…
-Ca suffit un peu vos bêtises, oui ? Je n’ai rien d’un héros… Ce gamin n’a probablement jamais vu une épée de sa vie, c’est ça qui l’a fasciné, rien de plus.
-Ca me rappelle une histoire que mon grand-père m’a raconté lorsque je n’étais encore qu’un petit gnome… Oh bien sûr, nous les gnomes avons une petite taille toute notre vie mais…
Je soupirai, ainsi que mes compagnons… Il n’en avait donc jamais assez de s’entendre parler ? Je me tournai alors vers Linyia et Exall.
-Bon, on reprend la route.
Ils acquiescèrent et nous allâmes chercher Jorel à sa cachette. Lorsqu’il avait vu les Eostriens, il était devenu incroyablement nerveux et avait voulu se cacher. Lorsque nous revînmes à l’endroit où nous l’avions laissé, il était toujours sur ses gardes.
-C’est bon, Jorel. Ils sont partis, dit Linyia en s’accroupissant près de lui.
-Jorel, peur…
-Eh attendez ! Attendez !
Nous nous retournâmes pour voir accourir vers nous la jeune fille que nous venions de sauver.
-S’il vous plait, emmenez-moi avec vous… Ne me laissez pas avec ce cinglé ou je vais finir par devenir folle…
-Mademoiselle l’Elfe ! Ne courrez pas si vite… Je n’ai plus mes jambes de vingt ans vous savez ! Nous les gnomes, nous ne sommes pas très doués pour la course de naissance…
-Lelfe ! Lelfe !
-Elfe ? m’étonnai-je.
-Non, je ne suis pas une elfe… Ce type me prend pour une elfe parce que je suis habillée tout en vert et qu’il m’a trouvé dans la forêt… Quant au gamin, j’ai l’impression qu’il ne comprend pas grand chose à ce qu’on dit… Alors, vous m’emmenez ? Pitié…
-Ah on vous accompagne alors ? demanda le gnome. Bien ! Où est-ce que nous allons ?
La jeune fille poussa un soupir lorsque le gnome se remit à parler à l’évocation de notre destination… Nous reprîmes donc le chemin, d’un pas tranquille, pour nous éloigner du camp Eostrien, le gnome continuant de parler. Exall fit la discussion avec la jeune fille et Linyia était toujours suivie de près par Jorel qui refusait de se trouver à côté du jeune Chevalier…
Quant à moi, je sentais de plus en plus irrité du fait que le jeune Navet semblait ne pas vouloir me quitter d’une semelle et ne cessait de me regarder de ses grands yeux.

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Re: Les Chroniques des Lames Perdues 2

Message par Starman le Mer 17 Sep 2008 - 20:05

Et bien dites donc! Les lapins sont drôlement gros par ici.

Sans tenir compte de la remarque de mon "invité", je contemple d'un air morne les cadavres eostriens. je ne sais pas exactement ce qu'il s'est passé, mais il semble que celui que nous cherchons n'est pas inscrit à la Guilde des amis de la Nature. Je soupire. Quel dommage que les âmes animales ne comptent pas.

Ouais, c'était un bon massacre.

Soudain, je remarque que les rongeurs nous observent de leurs tanières.

Et alors? Que vont-ils nous faire? Nous ronger les orteils?


Je te ferai remarquer que les Eostriens sont réputés pour être des cannibales, monsieur "le barbare qui a tout vu et tout entendu".

Ca va, ce genre d'imbécilitées n'existait pas à mon époque.

Les lapins géants commencent à sortir de leurs tanières , visiblements désireux de passer leur frustration sur leur prochain repas.

Chouette, une bagarre. Tu me les laisse, s'il te plaît?

Non, on a pas le temps. Il faut retrouver ce type avant qu'il ne laisse des cadavres trop froids. Je vais m'occuper d'eux.

Booooh

Je sors mon vieux livre de nécromancie de mon sac de voyage, tandis que les lapin reprennent courage et s'approchent. Voyosn voir, c'était page 20, ou 30? Trouvant le sort recherché, je lit l'incantation avec un ton macabre dans la voix.
"Ihna, Eezha, Ulyahoth! Neerzhul rahza Oniri Dormammu! Xeelotha! Xeelotha!"

Frimeur!

Au fur et à mesure que je prononce ces "paroles impies" (dixit le quatrième de couverture), les cadavres des Eostriens tombés se lèvent avec peine, bien que les vers aient déjà commencé leur oeuvre. Puis, ils se dirigent vers leurs camarades qui, comme toutes les créatures de ce monde, ne sont guères rassurées par le fait de voir un corps mort se relever ainsi. Ils reculent, terrifiés. Bon, à présent, il faut ficher le camp.

Pourquoi ça?

Etant donné les circonstances, je ne peux animer ces cadavres que pendant une dizaine de minutes. Juste assez pour nous carapater loin d'ici si on marche vite.

Après avoir semé les Eostriens, je suis les traces magiques de notre cible. Je pense avoir trouvé le bon cheval. Ces types sont tout à fait du genre à s'attirer des ennuis. Et ils sont tout prêt.

Certes. D'ailleurs, si tu tendait l'oreille, tu pourrais entendre:

"Navet, Navet.
-Oui, je sais , j'ai compris que c'était ton nom. Arrêtes de le répéter sans arrêt.
-Veuillez lui pardonner, mon jeune ami, il semble que les années d'isolement, de solitude et, j'ose l'affirmer, de privations n'aient renu le vocabulaire de cet enfant quelque peu limité. Ce qui est fort dommage étant donne son potentiel qui, je n'en doute pas, se révèlera très vite une fois sous l'influence des bons tuteurs, ce qui...."
Oula, c'est plus un voyageur, là, c'est toute une colonie de vacances. Tant pis. Comme ca, s'il me faut arrondir, je pourrais toujours les tuer dans mon sommeil. M'approchant le plus discrètement possible, je finis par distinguer le groupe, composé d'une greluche en vert, d'une autre plus haut placée sur les canons actuels de la beauté...

Mouais, personnelement je les préfère plus gironde.

Ouais ouais, on aura compris. D'un enfant qu visiblement ignore le sens du mot "se laver", d'un gnome qui parle tout seul, d'une créature difforme qui est vraissembleblement la création d'un mage très puissant, d'un guerrier avec une étrange épée, et... Tiens, il n'y en avait pas un de plus?

Derrière toi bougre d'idio....

Je sens soudain la pointe d'une épée sur mon cou. Par le Démon Ancestral ,quand...
"Tu as cinq minutes pour me dire pourquoi tu nous suis. Ne les gaspille pas."
Quel nul je suis!

Tu m'ôtes les mots de la bouche.

Bon, il va falloir jouer serré. Soudainement, je me met à sanglotter, de la manière la plus pitoyable qui soit.
"Pitié, messire, ne me faites pas de mal. Vous êtes l'un deux, n'est- ce pas? Vous êtes un des hommes du roi de Karia.
-Que...? Non, je ne suis pas l'un des leurs.
-Ho merci, Seigneur de toutes choses.
-Que vous veulent-ils? Qui êtes-vous?
-Je m'appelle Norris, messire. Je faisais partie du gratin de Karia, jusqu'à ce que je sois injustement accusé par l'Usurpateur de comploter contre lui. J'ai du fuir pour ne pas me faire assassiner par ce vil despote. S'il vous plaît ne me faites pas de mal."

Lâche.

Tais-toi.

"Que va-t-il advenir de moi, messire? Ma vie est entre vos mains."

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Re: Les Chroniques des Lames Perdues 2

Message par Elladan le Jeu 18 Sep 2008 - 16:23

Et voilà maintenant je me trimbale avec un gnome et un gamin qui est plutôt négligé , mais bon les deux jolies femmes permettent quand même de rattraper le reste . Il est vrai que le gnome n’arrêtait de parler de son grand oncle , de son arrière grande tante , en gros tous plus fous les uns que les autres . Puis la chaleur dans mon dos, je répondis à l’appel de Surion .
« Vous êtes suivis mon cher » puis plus aucune parole . Je regardai tout autour de moi , Alastar n’était déjà plus là , déjà qu’il est grincheux alors en plus si il a besoin d’un tutorat on est mal barré . Je regardai bien autour de moi et je fis arrêter le groupe , il avait dû comprendre la raison pour laquelle tout le monde ne devait plus bouger. J’espère juste que ce ne sont pas les hommes lapins qui reviennent , puis je commençai à tourner dans la zone où nous étions pour retrouver Alastar et je mis bien une dizaine de minutes à le trouver, il tenait un homme en joue je regardai de plus près sûrement un espion ou quelque chose du genre. Encore une personne sur notre dos, dis-je à Alastar , il me regarda du coin de l’œil en me disant qu’il ne savait pas . Il était bien trop calme avec se nouvel arrivant et il ne dirait rien si on restait gentil avec . Je sortis alors Surion de mon dos , je commençai à jouer avec et elle rougeoyait de plus en plus , l’homme me regarda avec un sourire , il se moquait de moi , je lançai l’épée qui se logea directement sous son bras et alla se planter dans l’arbre qui se trouvait derrière . Il essaya de se détacher mais il n’arriva qu’à arracher un bout de ses vêtements .

-Qui es-tu ? Tu travailles pour le roi ?
-Non , j’ai été , on va dire ,invité à ne plus y remettre les pieds .
Je demandai alors à Alastar ce que l’on en faisait , aucune réponse . Je m’approchai de l’épée et la retirai de l’arbre avec une facilité que l’homme avait eu du mal à comprendre vue son regard.
Les autres devaient s’inquiéter . Si jamais c’était un espion du roi , il avait compris pour Surion , il faut que je reste méfiant avec lui car je ne peux lui faire confiance . « HEHO » , les autres ils nous appellent , nous nous regardâmes , puis je mis en joue l’homme que Alastar tenait déjà face à son épée .

« Non , ne me tuez pas, s’il vous plait … Vous avez ma vie entre vos mains et tout le monde ne peut pas jouer avec la vie .
-Tu as raison , moi je ne joue pas avec , je la prends tout simplement . »

Puis je rangeai mon épée , je lui demandai de se lever et de nous suivre, de toute façon on n’avait pas le choix et il serait trop risqué de le laisser partir . Nous retournâmes auprès des autres qui nous virent arriver à trois et les présentations se firent , le gnome commençait déjà à comparer le nouvel arrivant à des membres de sa famille le pauvre et le plus drôle c’est que Navet c’était déjà recollé à Alastar . Je ne pus m’empêcher de rire , moi qui évitais de voyager accompagné je me retrouvais entouré de monde plus ou moins compétant . Une chose me restait toujours en tête , la petite créature qui accompagne Alastar , elle est spéciale pas dans son apparence mais dans son intelligence , elle a tout de suite vu que Surion n’était pas normale … Bon je verrais ça plus tard pour le moment il faut que nous allions à la prochaine ville .
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Re: Les Chroniques des Lames Perdues 2

Message par tigrou66 le Sam 20 Sep 2008 - 12:58

C’est pas de chance, je dois encore me taper les discours de ce gnome. Il ne pourrait pas la mettre en veilleuse juste 10 min !!Mais bon le point positif c’est que maintenant je suis pas la seule personne à qui il va pouvoir casser les pieds.

_excuses moi, tu t’appelles comment ?
_ Euh caelina gelwin
_ Tu as l’air de ne pas beaucoup apprécier ce gnome, euh….
_Arkanis. Il ne comprend rien à ce qu’on lui dit. Regardes moi est ce que je ressemble à un elfe ?
_ Euh…
_Où tu vois des oreilles pointues là ?!!! Il n’y en a pas et mon nez est loin d’être en trompette.
_ Euh…non non t’as rien qui pourrait faire penser à un elfe à part ton arc mais il n’a rien avoir avec les leur.
_ Ah tu vois !!! Mais ne me prend pas pour une folle, bientôt tu verras, tu seras pareil que moi. Il va surement te dire que tu es un usurpateur, voleur, espion ou je ne sais pas quoi d’autre.
_ Oh tu sais, je pense qu’il n’a pas besoin d’aller jusque là, j’ai déjà bien du mal avec ses histoires de famille.

D’un coup, le visage accueillant du jeune homme se transforma. Son regard devint plus profond et ses cheveux s’hérissèrent. Son épée, logée dans son dos se mit à rougeoyer et une chaleur venu de nulle part l’engloba. La petite troupe s’arrêta et chacun aussi perplexe les uns que les autres regardèrent la scène. Après quelques minutes Exall sorti de sa torpeur et fit marche arrière. Puis il prit son épée la fit tournoyer pour ensuite la lancer contre un type étrange tenu en joue par Alastar. Nous n’avions pas bougé d’un centimètre mais rien ne nous avez échappé, seul leur discussion nous était imperceptible.
Surprise par le changement d’humeur du personnage et la violence de la scène je m’approchai discrètement de Linya.

_ Euh…. Mais qu’est ce qui s’est passé là ?
_Ne t’inquiètes pas, depuis le début que je le connais Exall est toujours comme çà. Je ne sais pas encore pourquoi il réagit de cette façon mais il doit surement nous cacher pas mal de choses. Personnellement je m’en méfie un peu car il s’est très bien manier son arme et j’aimerai pas me trouver seule face à lui.
_ Ah bon pourtant il ne me paraissait pas bizarre tout à l’heure.
_ Mes demoiselles, vous ne comprenez rien !!
_ Qu’est ce qu’il a encore le gnome…
_C’est tout à fait normal qu’un homme essaye de séduire les filles qu’il accompagne. Il doit montrer sa force et sa détermination pour être le mâle dominant et comme dis ma sœur Gislaine, lorsque deux mâles dominant se rencontrent et partagent le même territoire, ils cherchent d’abord à s’intimider puis si aucun des deux ne lâchent l’affaire, il suit un combat féroce et loyal où la hiérarchie s’établit sur la loi du plus fort.
_c’est que de la frime !!Ah je comprends mieux le changement d’humeur…
_ Exall serait jaloux d’Alastar….non mais le gnome t’aurai pas fumé un peu trop par hasard !!On n’est pas des animaux débiles. On a un langage pour permettre de résoudre ce genre de problème sans utiliser la force et Alastar n’a jamais prétendu être le chef de notre groupe. On est ensemble car on va tous au même endroit un point s’est tout après çà tout le monde partira de son côté.
_Certes mais savez vous que certains hommes ont une incapacité à utiliser les mots pour arranger leur problème et qu’ils préfèrent la manière forte. On a ici un magnifique exemple de ce que j’avance et pour le moment nous assistons aux intimidations. Il me tarde de savoir lequel est le plus fort entre ces deux là et…
_ Ah mais j’en ai marre de tes salades !!!!Tais-toi un peu…
_ EN PARLANT DE SALADE ….
_Rahhhh mais ne cris pas comme çà !!
_navet !!NAVET !!!JEU JEU !!!! SALADE !!!
_Chut, ils reviennent vers nous. Navet tient toi tranquille.

Les deux hommes revinrent avec un personnage bizarre. Malgré son allure fragile et sa position pas très rassurante avec deux épées prêtent à le transpercer, une lueur machiavélique parcourait ses yeux perfides.

_ Voilà un nouvel arrivant, il s’appelle Norris. Il était entrain de nous suivre et maintenant il va rester avec nous jusqu’au prochaine village mais je te préviens une fois arrivée là-bas tu dégages de ma vue car la prochaine fois que je te croise, je te tue.
_Oui, messire, j’ai compris le message. Merci d’être aussi bon avec moi, je ne l’oublierai pas de si tôt. Mais où allons-nous exactement ?
_ Dans le village de Arwa'lec. Bon on a assez perdu de temps.


Le petit groupe se remit en route et le gnome repris ses longs discours pour pimenter un peu le long chemin qu’ils leur restaient à parcourir parsemé de quelques mots prononcés par le Navet qui continuait à jouer au jeu de celui qui cri le plus fort.
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Re: Les Chroniques des Lames Perdues 2

Message par Mélanie Mustang le Ven 10 Oct 2008 - 18:29

Nous nous remîmes donc en route, avec un nouveau compagnon qui ne me disait rien qui vaille. Je n’aimais pas son regard. Il y avait quelque chose de malsain en lui… Mais j’étais bien en peine de deviner quoi…
J’avais hâte d’arriver à Arwa’lec pour me débarrasser de ce groupe envahissant, mais il nous faudrait passer par le village de Hum avant cela pour faire le plein de vivres et acheter quelques munitions supplémentaires. Ce village était réputé pour accueillir quelques gens peu recommandés, mais on pouvait y trouver tout ce que l’on voulait en armes et divers pièges.
Cependant, il nous faudrait encore une journée de marche pour l’atteindre.
Linyia s’approcha de moi, Jorel toujours sur ses talons.
-Ton petit copain t’a délaissé.
Je tournai légèrement la tête pour voir à côté de moi et en effet, le gamin avait disparu.
-Tant mieux, soupirai-je. Il commençait à me taper sur le système.
-Moi je le trouve amusant.
-Tout ce que je veux, c’est qu’on arrive vite à Arwa’lec pour se débarrasser de tous ces gens. Et si Exall pouvait nous lâcher pour rester avec cette Caelina, ça me ferait des vacances.
-Au fait, j’ai une question…
-Vas-y.
-Je… Je n’avais jamais osé te la poser, mais… Si c’est trop personnel, je ne te force pas à me le dire… En fait… Je voulais savoir… Pourquoi tu ne portes plus ton masque… Celui que tu avais quand je t’ai rencontré…
Je restai un moment silencieux.
-Si tu ne veux pas en parler, je comprendrai, dit rapidement Linyia.
-Non… Tu sais ce qui me pèse maintenant. En fait, j’ai mis ce masque après avoir quitté le village où j’ai fait l’expérience de ma malédiction. Le jour où je l’ai mis, je me suis juré de ne l’enlever que le jour où je retrouverais Barwald. C’était un peu comme… comme une manière de me rappeler ce pour quoi je le cherchais… Quand je l’ai retrouvé… Quand j’ai vu son corps dans sa tombe… J’ai retiré mon masque par dépit, mais également parce que je me rendais compte qu’il ne me servait plus à rien. Barwald mort, je n’avais plus aucun espoir de me libérer de ma malédiction.
-Et maintenant ?
-J’essaye de rester positif. Peut-être que je finirai par trouver un objet ou… quelqu’un qui pourra m’aider.
Linyia resta silencieuse un instant.
-Tu sais, dit-elle tout doucement. J’ai beaucoup réfléchi… Et… Peut-être… Peut-être qu’il a raison…
-Qui ? A quel sujet ? demandai-je froidement.
-Eh bien… Exall… Au sujet des Chevaliers et de tout ça… Peut-être que tu devrais l’écouter…
-Linyia…
-C’est déjà la deuxième personne qui te le dit. Reyan aussi te l’avait dit… Ce Royaume pourrait t’appartenir… Tu aurais le droit de te présenter au trône…
-Je ne veux pas de ce royaume, Linyia, murmurai-je les dents serrées. Combien de fois faudra-t-il que je te le dise. Ca ne m’intéresse pas de devenir roi. Je ne veux pas de ces responsabilités, j’ai déjà assez à faire avec mes propres problèmes sans rajouter ceux d’un royaume entier. En plus, si ces hommes qui poursuivent les descendants des Chevaliers sont vraiment sous les ordres du roi, je ne vais pas me précipiter vers eux comme Exall pour clamer mon ascendance semi-royale et me faire exécuter sur ordre du roi parce que je menacerai sa possession du trône.
Linyia resta silencieuse, mais je voyais bien qu’elle doutait. Je soupirai intérieurement… Ce que j’allais dire ne me plaisait pas, mais si c’était la seule manière pour qu’elle me laisse en paix avec ça… tant pis.
-Et d’ailleurs, je croyais que tu m’aimais.
-Bien sûr ! dit-elle en tournant le visage vers moi rapidement. Je ne vois pas du tout ce que ça a à voir avec ça !
-Tu sembles oublier que toi, tu n’as aucune ascendance noble. Tu crois que les gens accepteront que leur roi se marie à une roturière sans le sous et sans aucun pouvoir politique ?
-Tu… tu es sérieux ?
-Bien sûr ! Tu crois vraiment qu’un roi se marie avec qui il veut ?
-Non… Je ne parlais pas de ça… Tu as… tu as vraiment l’intention de… m’épouser ?
Je sentis l’espoir dans sa voix…
-Je te l’ai dit. Je t’aime. Mais tant que je ne serai pas débarrassé de cette malédiction, ne te fait pas trop d’illusions.
Linyia détourna le regard, mais j’avais réussi à obtenir ce que je voulais… Elle ne me parlerait plus de mon accession au trône de Karia… Il ne me restait plus qu’à convaincre Exall…

Le soir tomba rapidement et nous nous installâmes dans un petit coin de bois. Tout était calme, les oiseaux du soir chantaient et les insectes bourdonnaient dans les arbres. Nous préparâmes un grand feu pour faire cuire notre nourriture… Le gnome continuait de parler…
Il se tourna soudain vers moi.
-Au fait ! J’espère que vous ne vous êtes pas offusqué du fait que Navet se soit si subitement écarté de vous, aujourd’hui ?
Je le regardai en haussant les sourcils.
-Pourquoi je m’en offusquerais ? Je ne suis pas son père, à ce que je sache.
-Et bien, je pense vous voyez que ce qui s’est passé est très simple. Navet n’a pas l’habitude des gens. Ou plutôt, il a l’habitude des gens qui s’expriment beaucoup, comme les marchands dans les villages ou les fermiers qui parlent beaucoup de ce qui leur arrive. Navet semble beaucoup aimer entendre les gens parler même s’il ne comprend que très peu de choses de ce que l’on dit. Je pense que vous l’avez intrigué par votre manière de rester silencieux. Il n’avait probablement jamais vu quelqu’un de si peu bavard auparavant et ça l’a intrigué. Mais je dirais que finalement vous l’avez ennuyé… Peut-être préfère-t-il les gens qui parlent beaucoup… D’ailleurs, il n’y a pas de meilleur moyen pour apprendre à parler que d’écouter les gens parler. Aussi, je pense que Navet a très envie d’apprendre à parler comme nous et c’est pour cela qu’il nous faut parler… Ca me rappelle ce que disait mon arrière…
Je n’écoutais déjà plus le gnome qui me cassait les oreilles et me donnait mal à la tête… Tout ce que j’espérais, c’était qu’il ne parlait pas en dormant…

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Re: Les Chroniques des Lames Perdues 2

Message par Invité le Dim 12 Oct 2008 - 18:21

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Re: Les Chroniques des Lames Perdues 2

Message par Invité le Dim 12 Oct 2008 - 18:22

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Re: Les Chroniques des Lames Perdues 2

Message par tigrou66 le Ven 31 Oct 2008 - 13:01

Le matin n'allait pas tarder à se lever et élysa n'était toujours pas parti. Les yeux encore fatiguées, elle lassa ses souliers et attacha son manteau pour ne pas attraper froid. Elle descendit les escaliers sur la pointe des pieds et se dirigea vers la cuisine pour placer dans son petit sac un morceau de pain et une pomme. Puis elle sortit de la vieille maison par la porte de derrière, fit une caresse à patou et fila à toute allure vers les bois encore caché par la brume du petit matin.
Elle traversa un petit pont de bois et deux ou trois clairières avant d'arriver dans un endroit secret.
Cela faisait déjà 3 ans qu'elle avait découvert ce lieu étrange et mystique et chaque année à la même période se produisait le même miracle de la nature.
Elle ouvrit son sac, déposa des bougies autour d'elle et s'installa sur une couverture posée à même le sol. Les yeux rivés sur les bourgeons, elle attendrait comme çà sans bouger que les fleurs rouges au pistil noir fleurissent et se fanent dans la même la journée.


Après une longue marche épuisante la petite troupe arriva enfin dans un village nommé Hum. Il était encore endormi mais il y régnait une ambiance bizarre, lourde et stressante. Le gnome, qui n'en loupait pas une, se lança dans une description des bâtisses assez sommaire qui pouvait, d'après lui, nous donner des infos sur les habitants....Pour ma part je n'avais pas l'intention de rester planté au milieu du chemin à regarder des façades moisis. Quand le soleil se leva, les habitants sortirent de chez eux et commencèrent à exécuter leur labeur habituel. De voir un peu de monde me fit un bien fou mais quelques chose n'allait pas.
D'abord Exall, son arme rougeoyait de plus belle mais pourtant aucune menace n'était visible. Quand à Alastar, celui-ci se méfiait de tout et de n'importe quoi. Il surveillait chaque recoin, toit ou fenêtre comme s'il avait peur d'être observé. Norris préférait regarder au loin comme plongé dans ses pensées en laissant apparaitre quelques fois des expressions bizarres sur son visage pâle . Enfin bref j'avais plus la chair de poule à cause de mes compagnons de route que de ce village.
Soudain un cochon sorti d'une auberge délabrée et nous fonça dessus. Celui-ci était poursuivit par une drôle de personne avec des yeux tout petits qui criait « excusez moi mais je me suis trompée de sort, je vous assure que je peux tout arranger, attendez, ne partez pas!! »

C'est bizarre çà de parler à un cochon comme si c'était une personne, mais bon la pauvre femme se prit les jambes dans un panier en osier avant de s'étaler dans la boue. Cette situation paraissait plutôt comique et je ne fus pas la seule à laisser paraître un sourire sur mon visage mais je ne pouvais pas en dire autant des habitants. Ils se regroupèrent autour de la pauvre femme et lui balancèrent des fruits pourris et de injures. Navet , qui avait été agréablement surpris par les galipettes de cette femme, semblait perplexe devant ce comportement violent. Le seul qui restait de marbre été Alastar et j'avais même une étrange impression qu'au fond de lui, il se réjouissait de cette situation.
Je pris la main de navet pour l'emmener en dehors de la cohue, le gnome nous suivit comme à son habitude avec un doigt vengeur tendu vers le ciel, il s'égosillait pour porter sa voie au dessus de celle des villageois et ce tapage me fit penser qu'il était grand temps que j'investisse dans des bouchons d'oreille pour enfin être en paix, tandis que les autres s'éparpillèrent dans le village.
.
Au bout d'une dizaine de minutes, je pu ralentir le rythme et marcher normalement pour profiter du paysage environnant. Le village de Hum était entouré de belles fermes qui bordaient la forêt et de prairies qui s'étendaient à perte de vue. Une envie me traversa alors l'esprit, je couru parmi les hautes herbes, laissa le gnome et le navet sur place et me laissa tomber dans les herbes avant de me rouler dedans. L'odeur fraîche et parfumé des plantes m'envahir et pendant un moment je cru être revenu chez moi. Je fus suivi ensuite par navet qui força le gnome à mettre une pause dans son argumentation et à partager notre petit moment de bonheur. A voir la maladresse d'Arkanis pour se mouvoir dans les herbes avec navet me fit éclater de rire. Puis nous reprîmes notre balade vers une petite rivière lorsque nous vîmes la femme aux petits yeux. Elle cherchait quelque chose et semblait très tracassée. Une idée alors nous traversa tous les trois l'esprit, pourquoi ne pas aller lui demander ce qui s'était passé au village et récolter quelques informations intéressantes .
A notre approche la femme pris peur et couru , les bras en l'air tout agités, en s'enfonçant dans la forêt. Navet la suivit en criant encore plus fort, il embarqua sur le passage un bout de bois pour taper sur les troncs d'arbre.

_ « Navet!!! revient ici!!!.
_ il me semble que ce cher enfant ait prévu de nous faire tourner la tête mon amie. Je pense qu'il serait judicieux de le suivre pour ne pas perdre çà trace car il y a de çà une dizaine d'année mon cher frère G......
_ Mah mais vous ne lui avez toujours pas appris à se méfier des gens qu'il ne connait pas!!!allez dépêchez vous un peu, on ne sait pas ce que cette femme cherche à faire!!!

Le gnome suivi Caelina jusqu'à ce qu'elle s'arrêta nette devant une statue. Une petite fille était assise sur une couverture et elle regardait des fleurs plutôt étrange qui poussaient au pied de la sépulture. Cette statue représentait une jolie femme vêtue d'une robe ancienne et d'un manteau tombant jusqu'au pied. Elle avait une expression de surprise sur son visage et le sculpteur avait parfaitement réussi à reproduire les effets de mouvement ce qui la rendait presque vivante. Avant que le gnome ouvrit sa bouche pour raconter n'importe quoi, la femme aux petits yeux sortit d'un buisson en criant « laisses moi mon bâton, il est à moi, voleur!! », passa entre caelina et la petit fille assise qui ne bougeait pas, pour ensuite disparaître dans un autre buisson. Elle tenait dans ses mains le bâton ramassé par Navet qui ne voulait pas le lâcher. Le gnome ne jugea pas intéressant de s'intercaler entre les deux individus et au bout de trois passages du même genre, La femme tira de toutes ses forces sur le jouet de fortune, Navet le lâcha et elle tomba à la renverse.

_  «  maudit garnement, je vais te changer en singe, parole d'une Crakehall »

A ce moment là, la femme se concentra, fit tournoyer le bâton avant de le diriger vers Navet en prononçant des mots incompréhensibles.

_  « Ben qu'est ce qu'elle nous fait là, c'est du cinéma son bidule!! t'as vu un truc toi?
_ Hum pas le moindre cul de poule ma chère.
_ Bon rentrons, il faut retrouver les autres avant que la nuit tombe. Il y a trop de choses bizarres ici.
_ tout à fait d'accord et je vous raconterai comment mon oncle est devenu invisible grâce à un tour de magicien....
_ Non mais attendez, je suis une magicienne!!! je sais faire des sorts!!! écoutez moi!!!

La petite fille n'avait pas bougé et elle ne s'intéressait pas à ce qui se passait autour d'elle, mais quelque chose allait arriver, elle le savait tout au fond d'elle.
Les trois compagnons sortir du bois et ne firent pas attention à la femme derrière eux qui continuait à crier qu'elle était magicienne. Au bout de quelques minutes ils trouvèrent enfin Norris ou plutôt, vu le tapage que la femme faisait, c'était lui qui les avait remarqué.
Au même moment, Alastar qui cherchait une auberge fut percuté de plein fouet par une petite fille essoufflée.

_  « monsieur, monsieur, venait vite!! c'est incroyable!!! elle bouge, je vous jure, elle a bougé!!!
_ de quoi, qui bouge?
_ la femme aux fleurs rouges et noires, elle revit!!! elle bouge!! s'il vous plait venez avec moi....

La petite fille prit le bras du jeune homme et le tira vers une ruelle sombre loin de la foule.Ils sortirent du village et s'enfoncèrent dans les bois pour enfin s'arrêter net dans un clairière.Une silhouette était debout sur un rocher et s'approcha lentement vers les deux individus. Vu le mouvement et la taille, on pouvait reconnaître une femme mais son visage était cachée par la capuche de son manteau...


Dernière édition par tigrou66 le Dim 2 Nov 2008 - 19:41, édité 1 fois
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Re: Les Chroniques des Lames Perdues 2

Message par Lena le Dim 2 Nov 2008 - 17:19

« ...que tu vas me le pay...»

La femme s’interrompit, réalisant soudain que la personne à qui elle s’adressait était partie. A la place, une fillette s'enfuyait de la clairière, criant des « elle est réveillée ! Elle est réveillée ! » stridents. C’était là le cadet de ses soucis. Lui était parti. Il lui avait lancé ce sort de pétrification et il était...parti, l’abandonnant à son sort. Oh mais ça ne se passerait pas comme ça ! Il allait voir ce qu’il en coûtait de s’en prendre à Aenerys de Lethirian ! Elle allait se venger. Une vengeance subtile, longue et douloureuse...Un sourire mauvais se dessina sur son visage. Oui... il allait regretter ce qu’il avait fait...
Satisfaite par cette perspective, elle se redressa et jeta un coup d’œil circonspect aux alentours. Il lui sembla soudain que le paysage avait quelque chose de...différent. Combien de temps s’était-il écoulé ? Dix ans ? Vingt ans ? Enfin, qu’importe. Même s’il avait vieilli de 50 ans, elle le retrouverait. Elle le ferait ressusciter même, si nécessaire et elle se vengerait.
Forte de cette décision, elle retroussa sa robe et regarda vers le bas. Dieux que c'était haut ! Si elle se risquait à descendre, elle allait abîmer sa superbe robe ! Et son manteau aussi. Des vêtements qui lui avaient coûté une fortune...

Alors qu'elle commençait, non sans réticence, à envisager la possibilité de descendre quand même, une fillette et un homme firent irruption dans la clairière.
L’homme devait avoir...une trentaine d’années environ. Il portait attaché ses longs cheveux châtains. La partie basse de son visage semblait légèrement plus pâle que la partie haute, comme s’il avait passé des années avec la main devant la bouche. A en juger par les vêtements poussiéreux qu’il portait, il n’avait pas du se changer depuis fort longtemps. Un voyageur peut-être. La fillette était celle qui avait assisté à son réveil. Rien de plus qu'une petite paysanne à en juger par les vêtements qu’elle portait.

« Là !! Elle est là ! Vous avez vu la statue, elle est devenue vivante ! »

Par réflexe, la femme se retourna. Avant de réaliser que c’était d’elle que la fillette parlait. Elle se tourna alors vers les deux intrus, qui restait plantés là, sans bouger, à la regarder. La fillette en était bouche bée. L’homme...avait visiblement du mal à comprendre ce qu’il se passait. Ce n’était pourtant pas bien difficile...

« Et bien ? Qu’attendez-vous donc ? Venez m’aider à descendre ! »

Les deux intrus échangèrent un regard, hésitants. Finalement, une expression méfiante sur le visage, l’homme s’approcha du piédestal et tendit son bras à la jeune femme qui accepta l’aide, maugréant un vague « Ce n’est pas trop tôt » tandis qu’enfin, ses pieds touchaient la terre ferme.

« On peut savoir qui vous êtes ? »

La jeune femme épousseta sa robe d’un geste vif, avant de lever les yeux vers l’homme, une expression condescendante sur le visage.

« On ne vous a jamais appris à vous présenter avant de demander à quelqu’un son identité ?
- Mais je...
- Ne m’interrompez pas quand je parle. Et cessez de me regarder ainsi ! C’est mieux...
- Non mais vous vous prenez pour qui ?!
- Un ton en dessous je vous prie. Pour qui je me prends ? Mais pour moi-même ! Vous avez devant vous la grande Aenerys de Lethirian, prêtresse d’Anator.
- Prêtresse de ?
- D’Anator, stupide analphabète. Le dieu de la Magie, vous devez au moins avoir entendu parler de lui ?
- Désolé, connais pas. »

Sur ces mots, et sans autre forme de procès, l'homme se retourna et fit mine de partir.

« Où comptez-vous aller comme ça ? »

Il répondit, sans pour autant s'arrêter.

« Je vais retrouver mes compagnons. »

La jeune femme hésita un instant, puis avançant à sa suite, elle répondit, sur le ton de quelqu’un qui ne sait même pas comment le terme ‘refus’ s’écrit :

« Fort bien, j’accepte de vous accompagner. Ne me dites pas que vous ne me l’auriez pas proposé, je ne vais tout de même pas rester dans cet endroit miteux ! Et il est hors de question que je voyage seule. »

Au moment où elle finissait de parler, plusieurs personnes déboulèrent à leur tour dans la clairière.

« Ah tu es là Alastar. On te cherchait partout. »

On pouvait clairement sentir le soulagement dans la voix de la jeune femme rousse qui venait de parler. Elle était accompagnée par un jeune homme portant une lourde épée et jetant des coups d’œil furtifs à droite et à gauche, comme s’il s’attendait à voir surgir un ennemi de nulle part, et par une créature étrange. D’une laideur épouvantable. La jeune femme rousse se tourna vers l’inconnue qui arrivait à hauteur du dénommé Alastar, et fronça les sourcils.

« Qui est-ce ? »

Alastar s'arrêta, et son regard passa de sa compagne à l’inconnue. Puis il répondit, d’une voix où perçait une pointe de sarcasme.

« Je te présente Aenerys de Lethirian, prêtresse d’Anator. Aenerys, voici Liniya, Exall et Jorel. »

Et voilà...bon se passe pas grand-chose, mais mon nouveau perso est arrivé. J'éditerai pour ajouter la fiche, elle n'est pas encore tout à fait finie. Pour info quand même, Aenerys a été pétrifiée pendant environ 400 ans, et son dieu a plus ou moins été...tué entre temps. Elle n'a donc plus de pouvoir...mais elle ne le sait pas encore évidemment.

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Re: Les Chroniques des Lames Perdues 2

Message par Macros le Jeu 6 Nov 2008 - 0:39

« … pas si grave. Je connais beaucoup de magiciens dont le pouvoir semblait aller et venir de façon pour le moins aléatoire. Mon cousin Rigalbereaux, par exemple, ne pouvait lancer de sorts que par temps humide, avec du brouillard et beaucoup de moustiques. Il va sans dire que ça n’était pas toujours pratique, surtout lorsqu’il s’est mis en tête d’explorer le grand désert d’Anauroch. Enfin, de simples avanies quant on connaît l’histoire de mon arrière-arrière grand parent, Delosar Jansen, qui étai connu pour collectionner et lire à voix haute des incantations dont il ne comprenait pas un traître mot. Ce qui ne l’a pas empêché de vivre jusqu’à l’âge vénérable de 274 ans, où il parvint on ne sait comment à invoquer un Seigneur des Neuf Enfers passablement agacé. La partie de Pokiir qui s’en suivit resta dans les annales, d’ailleurs. Mais je m’égare. Bref, tout ça pour dire qu’il n’y a aucune raison de désespérer. Ce cochon était d’ailleurs très réussi ! »

La jeune femme renifla bruyamment, avant de sortir un mouchoir de ses robes et d’émettre un son rappelant celui d’une trompette bouchée par une noix.

-Vous dites ça pour me faire plaisir.
-Pas le moins du monde ! La sincérité vient en tête de liste des caractéristiques de la famille Jansen, avec l’ingéniosité, la patience, l’honnêteté, le sang-froid et la pilosité faciale.

Je vis du coin de l’œil que Caely semblait commencer à montrer des signes d’impatience, et même ce si charmant jeune homme que nous venions d’accueillir dans notre compagnie commençait à s’agiter nerveusement. Quant à Navet, il était à présent occupé à mettre au point une manœuvre d’approche aussi discrète que possible, avec comme objectif attitré le bâton dérobé précédemment à celle que je m’efforçais à présent de réconforter. Je ne cesse de le répéter, la persévérance est la plus grande des qualités, et si j’avais abandonné après les quarante premiers échecs de concoctions à base de navets, Gond seul saurait quelle activité serais-je en train d’exercer ! Sans doute prophète, ou pire, collecteur d’impôts.

Mes quelques instants de songerie suffirent à l’ingénieux garçon pour mettre son plan à exécution, consistant à sauter sur la jeune magicienne en agrippant le pommeau de son instrument de travail. Celle-ci poussa un cri de surprise à cet assaut inattendu, mais parvint à se cramponner à son bien.

-Eh ! Lâche ça ! Lâche ça tout de suite, espèce de sale gosse puant !

L’injonction entraîna une crise d’hilarité de la part de mon jeune protégé, qui semblait trouver la situation fort cocasse. Néanmoins, il relâcha le bâton, préférant se rouler par terre en hoquetant de rire.

-Gospuan !
-Rah, mais c’est pas bientôt fini, ces histoires ?

Je me tournais vers la rôdeuse en adoptant un ton compatissant.

-Allons, pourquoi ne pas les laisser s’amuser un peu ? Vous autres humains semblez manquer de patience, c’est peut être à cause de vos grandes jambes. Ralentir est parfois –
-Ah ! Vous avez enfin fini par reconnaître que je n’étais pas une elfe ?

Je la regardais étrangement. Se pouvait il qu’elle ait perdu la raison ? Avec les grandes gens, rien ne pouvait plus me surprendre.

-Une elfe ? Quelle idée saugrenue. Je vous assure que vous êtes une humaine, quoi que vous puissez en penser. Je pourrais vous détailler les points constituant les grandes différences entre les deux races, si vous avez encore un doute.
-Mais… mais… c’est vous qui… !
-Vous devriez prendre un peu de repos, à mon humble avis. Vous me semblez dangereusement pâle, Caely.

L’intéressée ouvrit la bouche, la ferma, se passa une main sur le visage avant de se détourner de moi, visiblement décidée à bouder. Je ne comprendrais décidemment jamais les humains.

-Mais tais toi donc…

Tiens, je l’avais presque oublié, lui ! Notre nouveau compagnon était des plus discrets, ce qui pourtant n’est pas donné à tout le monde, compte tenu de sa taille. Il semblait avoir temporairement cessé la lecture de l’épais ouvrage qu’il traînait avec lui, pour s’adresser à… eh bien, personne en particulier.

-Plait-il ?

Une lueur surprise passa dans ses yeux, avant qu’il ne réponde en se passant une main sur le front.

-Non, rien, la fatigue du voyage. J’avais cru entendre quelque chose.
-Ah, comme je te comprends, Chucky. C’est un problème plus courant qu’on ne le croit, comme pourrait en attester mon neveu Grobnar-
-Chucky ?

J’ignorais consciencieusement la grimace ayant accompagné l’interrogation ; en fait, j’ignorais l’interrogation elle-même, la chose me paraissant aller de soi.

-Oui. Je parlais donc de ce cher Théoclaste, qui racontait à qui voulait l’entendre avoir de longues conversations avec des êtres mystérieux connus sous le nom de Wendersnaven. C’est un sujet intéressant, savez vous, peu de gens en ont entendus parler, et encore moins croient à leur existence, sous le prétexte stupide qu’on ne peut ni les voir, ni les entendre, ni les toucher. Personnellement, je pense que c’est faire preuve d’étroitesse d’esprit que d’estimer…

Cette pauvre Caely semblait quelque peu abattue, murmurant quelque chose ressemblant à « ils sont tous cinglés » en secouant la tête, sous le regard inquisiteur de Navet, très intéressé par cette nouvelle attitude. Quant à notre magicienne en herbe, elle me regardait avec un air vaguement inquiet, comme si elle hésitait entre écouter ma démonstration et prendre la fuite ; étonnamment, mes discours semblaient assez souvent produire ce genre d’effets. Néanmoins, il en fallait bien plus pour me démonter, et surtout pour me faire taire. Je finissais par conclure d’un ton triomphant, afin d’enfoncer le clou.

-… et c’est donc ainsi que le monde à la forme d’une banane.
-Hein ? De quoi ?
-Chut ! Il va réexpliquer, sinon !

J’étais de plus en plus inquiet pour la santé de cette pauvre fille, dont l’état depuis notre première rencontre dans les bois semblait sans cesse se détériorer. Peut être le contrecoup d’être passé prêt de la mort lors de notre rencontre des Eostriens lunaires ? Pourtant, des gens auraient été prêts à tuer pour se trouver à sa place attachés à ce poteau ! Je me souvenais encore de cette clairière, de leur danse rituelle… Le monde était décidemment plein de merveilles. Mes songeries furent brusquement interrompues par une voix forte résonnant derrière nous.

-Là ! C’est elle qui a changé le vieux Bert en porcin !

Une petite foule se dirigeait vers nous, des expressions peu amènes sur le visage, me rappelant un peu certains clients venant exprimer des désaccords sur les vertus de mes produits. Sauf que cette fois, je ne semblais pas être la cause principale de leur courroux. Le visage de l’intéressée perdit toute couleur, mais elle tenta néanmoins bravement de s’expliquer en bégayant à peine.

-Je vous assure, c’est un simple malentendu, je ne voulais pas –
-Ne la laissons pas parler ! Elle va nous jeter un sort !
-Créature infernale ! Noyons la !
-Non, brûlons la !
-Et si on variait un peu ? Mon cousin revenu d’extrême orient m’a raconté qu’ils ont des méthodes assez drôles. Par exemple, il y a le coup de prendre des petits morceaux de bois, de les mettre sous les ongles, et puis-

La pauvre fille n’en menait pas large, comme en attestait les tremblements qui commençaient à secouer ses jambes. Chucky également semblait soucieux.

-Vite, éloignons nous d’elle, avant qu’ils ne-
-Regardez, elle a des amis !
-Ses serviteurs diaboliques, sans nul doute ! Brûlons les aussi !
-Ouais ! Bonne idée !
- … disent ça.

Tout à coup, il me semblait que la foule venait de gagner une bonne vingtaine d’individus supplémentaires, tous très grands et tenant en mains des instruments menaçants, tels des fourches, faux ou torches. Il n’étaient plus qu’à quelques enjambées lorsque notre petit groupe sembla prendre la même décision au même instant.

-Maman !
-Au s’cours !
-Par les furoncles de Nurfling !
-Et merde.
-Navet !

Avec une synchronisation parfaite, nous tournâmes les talons et détalâmes ventre à terre, laissant le bon peuple de ce bourg déconcertés.

-Eh ! Ils ne sont pas censés faire ça !
-Pas question de laisser la première distraction potable dans ce bled se carapater comme ça !
-Eh, tu te souviens de cette fille qu’on a brûlé après lui avoir collé un nez crochu et une fausse verrue ?
-Plus tard, bougres d’idiots ! Rattrapons les !

La vaste clameur qui s’ensuivit nous indiqua que la course-poursuite avait commencée. En quelques instants, nous avions débouchés au milieu de la clairière de la statue- qu’incidemment, je ne voyais plus nulle part- pour tomber sur les tueurs d’Eostriens avec qui nous étions venus jusqu’ici. J’aurais juré qu’il y en avait un de plus, mais le moment était mal choisi pour compter. Alsty leva la tête en nous voyant débouler à toute allure.

-Mais pourquoi vous cou – oh c’est pas vrai.

Les autres suivirent son regard, aperçurent la foule vociférante, et adoptèrent la seule et unique attitude raisonnable : nous suivre à toute allure. Eh, c’est bien la première fois que je suis accompagné dans ce genre d’activité ! Quelque chose me dit que ces gens là et moi sommes destinés à faire un bon bout de chemin ensemble. Ou, à défaut, servir ensembles de distraction à ce charmant village.

L’un vaut bien l’autre, pas vrai ?

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Re: Les Chroniques des Lames Perdues 2

Message par Mélanie Mustang le Jeu 6 Nov 2008 - 17:05

Les paysans ne nous lâchaient pas. Ils continuaient inlassablement à nous poursuivre, tout comme le gnome continuait inlassablement à parler tout en courant. J’en avais assez de ces paysans et j’avais bien envie de m’arrêter pour m’occuper de leur cas.
Mais apparemment, je n’étais pas le seul à en avoir assez. Notre nouvelle compagne, la statue devenue femme, s’arrêta de courir et se tourna vers nos poursuivants. Elle leva les bras au ciel et les villageois s’arrêtèrent en entendant cette femme invoquer un Dieu qu’aucun d’eux ne connaissaient.
Lorsqu’il fut clair pour eux que rien ne se passerait, ils éclatèrent de rire et tournèrent à nouveau fourches et torches vers notre groupe. Nous nous étions tous arrêtés et mes compagnons regardaient la scène avec un mélange de peur et de résignation. Je m’avançai alors vers la femme-statue, déconcertée par le manque d’action de son Dieu. Son échec m’avait cependant donné une idée…
Pourvu que ça marche…
Affectant un air sévère, je pointai le doigt vers les paysans qui cessèrent de rire.
-Vous, mécréants, retournez à votre village où vous ne verrez plus jamais ce que votre personne a de plus cher !
-Qui es-tu étranger ? Et que menaces-tu de nous prendre ?
-Je suis Barwald, mentis-je. Autrefois mage à la cour du roi de Karia qui fut l’époux de la belle et douce Adarielle !
-Menteur ! s’écria un vieux paysan. Barwald était un vieil homme, tout comme je le suis !
Les autres villageois crièrent leur assentiment avec vigueur.
-Oui, peut-être autrefois. Mais il m’a plu de changer d’apparence après la mort du roi, afin de parcourir le monde. Et puisque vous ne croyez pas, je vous prends ce que vous avez de plus cher sur votre personne !
Ce fut le silence pendant un moment, les villageois attendant sûrement un éclair et du tonnerre… Puis, ils mirent les mains à leurs poches. Rapidement, les cris se firent entendre.
-Menteur !
-Le peu d’or que nous avons est toujours dans nos poches !
-Je ne parlais pas d’or, rétorquai-je en croisant les bras contre moi, un sourire mesquin aux lèvres. Je parlais de votre bien le plus précieux. Celui qui vous permet de prouver que vous méritez d’être appelés des hommes.
Ce fut à nouveau le silence, le temps qu’ils comprennent de quoi je parle. J’aperçus certains villageois mettre les mains dans leurs poches et fouiller plus profondément pour vérifier que leur entre-jambe était toujours à la bonne place. Mon sourire s’agrandit quand des cris d’effroi retentirent dans l’assemblée.
-Il les a..
-Par Dieu…
-Il disait vrai !
-Au secours !
-Retournez d’où vous venez, misérables ! Retournez à votre village et cessez de nous poursuivre ou vous resterez des eunuques jusqu’à la fin de votre vie !
Après un très court moment d’hésitation, ils tournèrent tous les talons et s’enfuirent pour retourner à leur village. Une fois qu’ils se furent suffisamment éloignés, je me laissai aller à rire, autant de soulagement que d’amusement à l’idée qu’ils m’aient réellement crus.
Mes compagnons nous rejoignirent et Exall me regardait d’un drôle d’œil.
-Tu as vraiment…
-Non, Exall, dis-je en posant une main sur son épaule et en me calmant. Je leur ai menti. Mais mon père m’a appris autrefois qu’un homme ne voit que ce qu’il a envie de voir. Et cela encore plus quand il est en groupe. Et pour des villageois comme ça, l’une des choses les plus importantes après l’or, c’est leur fierté d’homme. Il suffit de connaître un peu la nature humaine.
Mes camarades se mirent à rire du tour que je venais de jouer à ces paysans et Navet criait son nom à tue-tête. Quand à notre femme-statue, elle avait un air dédaigneux sur le visage.
-Mon Dieu leur aurait vraiment fait disparaître cette fierté ridiculement mâle, lui !
-Oui, bien sûr, confirmai-je sérieusement. Tout comme il vous a aidé lorsque vous l’avez invoqué.
-Hum, fit-elle en détournant la tête.
Les autres rirent à nouveau devant son air de noble offensée. La jeune magicienne qui avait transformé l’aubergiste en cochon s’approcha de moi, un sourire timide sur les lèvres.
-Merci de nous avoir débarrassé d’eux.
-Si tu n’avais pas voulu t’essayer à la magie avec cet aubergiste, nous n’aurions pas eu à fuir ainsi, dis-je froidement.
Elle s’apprêtait à rétorquer mais je me tournai vers mes premiers compagnons de route.
-Il est temps de repartir. Nous avons encore du chemin à faire avant d’arriver à notre destination. Donc ceux qui veulent venir font ce qu'ils veulent, mais qu'ils se décident vite. Je n'ai pas envie d'être là s'il prend l'idée à ces villageois de revenir nous saluer.

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Re: Les Chroniques des Lames Perdues 2

Message par Elladan le Dim 9 Nov 2008 - 12:09

La décision de partir avec Alastar était clair pour moi , Surion m’avait dit de ne pas le lâcher d’une semelle mais je ne savais pas encore pourquoi , enfin il avait du sang de chevalier mais pour qu’il soit si important il devait y avoir autre chose , et cette bague il faudrait que Surion me dise qui lui avait donné … Puis je regardai mes compagnons de route, on avait Alastar le vieux grincheux et froid, sa compagne plutôt jolie , Jorrel la créature qui avait senti dès la première fois la présence de Surion , le gnome qui parle tout le temps , le gamin au nom de légume , le pauvre le gnome n’avait pas d’imagination pour les noms , la jeune femme que le gnome prend pour une elfe un coups sur deux , le gringalet qui nous espionnait dans la forêt et maintenant une magicienne pas fichu de lancer un sort et une femme qui était apparemment une statue et dont le Dieu – inconnu de nous tous – lui fait la tête . Surion me brûlait de plus en plus, et je l’écoutai alors
- Exall , on va avoir de la visite .
L’épée restait imprégnée de la rougeur habituelle , je jetai un coup d’œil derrière moi et je les sentit arriver, j’interpelai Alastar qui marchait à la tête du groupe.
- Alastar ! On a de la compagnie ! Le roi envoie ces cavaliers !
Tous le monde se retourna et virent les ombres des cavaliers arriver au loin . Le gnome se lança dans un débat peut appréciable
« A cette vitesse il vont nous piétiner comme des insectes … »
Quant à Navet il criait son nom de plus en plus fort . Je regardai Alastar , il savait autant que moi qu’on ne pourrait les semer , ce sont les cavaliers du rois , ils ont les meilleurs chevaux de Karia . A mon avis on pensait à la même chose, je le vis sortir son épée , je fis alors de même et je regardai au loin ,un groupe de trois cavaliers était en tête , des chevaliers noirs , leurs armures sombres étaient reconnaissables entre mille , ces chevaliers avaient pour emblème le dragon noir, d’après les légendes ce dragon aurait trahi ses frères dragons par soif de pouvoir et en aurait tué plusieurs .
Je regardai les autres puis Alastar ,il me fit un signe de tête , je m’élançai, alors vers le groupe de cavaliers , et j’entendait déjà le gringalet dire que j’étais complètement fou, Alastar me suivit et je regardai du coin de l’œil , les autres hésitaient puis il suivirent le mouvement . J’arrivai presque face au chevalier qui était en tête , Surion brûlait comme jamais , il avait sentit leur présence . Je courus encore plus vite, puis j’arrivai au niveau de ces cavaliers , mon épée se planta dans le torse du premier traversant l’armure en la brûlant, il tomba du cheval et ses deux frères d’armes s’arrêtèrent , le choc fut violent car même les cavaliers qui les suivaient s’arrêtaient , ces chevaliers noirs étant connus pour être des guerriers d’élite imbattable au combat et d’entrée de jeux un des trois qui les accompagnait tombait déjà sous l’épée d’un jeune homme. Les deux autres se jetèrent sur moi , je bloquai une des épée et je m’attendais déjà à être tranché mais à la place de sentir l’épée sur mon armure, j’entendis le croisement de fer , du coin de l’œil je vis Alastar qui se battait avec l’autre chevalier , les autres arrivaient mais les cavaliers revenaient aussi à la charge . Les chevaliers noirs étaient de bons combattants , ils bloquaient tous les coups d’épée qu’on pouvait infliger , mais l’épée de celui que j’affrontais cassa sous la force de Surion et mon épée se planta dans son crâne . Je me retournai vers Alastar en lui criant d’utiliser sa bague , il n’avait pas l’air d’y croire mais lorsqu’il réussissait à toucher l’armure noire son épée ne la traversait pas . Je fonçai alors sur le chevalier et plantai l’épée dans son ventre , il s’effondra net .
-Alastar , leurs armures sont magiques , seule la magie peut les percer .
Puis le reste des soldats bien qu’apeurés par le fait que les trois chevaliers noirs soient morts fonçaient toujours sur nous . Je vis des petites fioles passer au-dessus de nos têtes et des cris « NAVET NAVET » , le gamin avait piqué des fioles au gnome et les lançait sur les attaquants qui se retrouvaient dans des nuages de gaz vert, je n’aurais pas aimé être à leur place . Je regardai Alastar en disant que j’en avais déjà eu deux , il esquissa un petit sourire en disant que le score pouvait encore bouger, quelques soldats arrivaient sur nous et j’entendis « et de trois ! » , je continuai de frapper et criai « et de quatre ! » mais les soldats avaient battu en retraite . Je regardai Alastar , puis le reste de nos compagnons , nous reprîmes notre route mais cette fois-ci je me mis au niveau d’Alastar . Pendant une bonne vingtaine de minutes il le silence régna, enfin presque le gnome était heureux que Navet lui ai piqué des potions pour attaquer les assaillants . Puis Linyia posa la question que je redoutais
-Pourquoi as-tu pris le risque de foncer sur nos attaquants ?
-Quand j’ai reconnu les armures noires, j’ai compris qu’il ne s’agissait pas de soldats ordinaires , ces hommes qui portent les armures noires , ce sont eux qui on massacré les chevaliers et leurs descendants … un soir , mes parents revenaient à la maison après leurs journée de travail dans le village , mais il y avait des cris partout , mes parents m’on caché et mon père a pris Surion pour se battre, une quinzaine d’hommes en armure noires sont rentrés dans la maison et ils ont tués mes parents …
-Désolée je ne voulais pas …
-Il n’y a pas à être désolé , après que les chevaliers noirs soient partis de chez moi j’ai ramassé Surion et j’ai commencé ma nouvelle vie .
Puis je regardai Alastar ,
-Je ne sais pas ce que tu es Alastar mais tu es plus qu’un chevalier j’en suis sûr .
Il ne répondit pas mais ça je m’en serais douté . Nous continuâmes à marcher vers notre destination , j’espère que cette fois ci nous pourrions nous arrêter à l’auberge pour dormir et se ravitailler .
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Re: Les Chroniques des Lames Perdues 2

Message par Macros le Dim 9 Nov 2008 - 18:46

Interlude

Un éclair zébra le ciel, illuminant un instant la tour sombre et mystérieuse dans laquelle le terrible Von Ridikulus poursuivait son machiavélique plan de domination du monde. Avant qu’il ne s’installe dans la région, son climat était plutôt ensoleillé, mais la liche avait vite remédié à ce déplorable état de fait après acquisition du grimoire « contrôle du climat pour les nuls ». L’archimage prétendait que le bruit du tonnerre stimulait sa créativité, sans compter les à cotés appréciables, comme attacher un sbire quelconque au sommet de la tour à une longue tige métallique… Weenog avait songé à s’insurger contre une telle pratique, qui nuisait grandement à la politique de recrutement amicale du donjon, avant de se raviser et de garder le silence.

Pour un gobelin, Weenog avait une longévité exceptionnelle. La plupart des représentants de son espèce mourraient dès leur première rencontre avec un humain doté d’une grosse épée et d’une armure scintillante. Mais lui était parvenu à survivre au massacre de son village par un groupe d’aventuriers désoeuvrés en manque d’XP, avant d’échapper au légendaire Wulfric le Massacreur le jour ou celui-ci voulut tester sa nouvelle épée Kifétromal sur le premier être vivant qu’il croiserait –Weenog fut le premier, mais courut assez vite pour donner l’occasion à Wulfric de croiser une seconde cible, à savoir un puissant dragon rouge, qui présentait l’avantage, lui, de ne pas vouloir prendre la fuite, cette attitude lui valant maintenant d’avoir le crâne exposé au dessus de la cheminée du dit Wulfric. Puis, il avait croisé le mage Von Ridikulus, à un moment ou ce dernier recherchait un DRG (Directeur des Ressources Gobelines), après avoir désintégré le dernier pour une raison inconnue de tous, lui-même l’ayant oubliée cinq secondes après la dite désintégration.

Sachant lire, et même écrire un peu, Weenog fut d’office désigné au poste, qui marqua le début d’une fulgurante carrière au sein du staff de la liche fantasque. Alors que tous ses collaborateurs étaient tués les uns après les autres pour les raisons les plus triviales – quand ce n’était pas par simple ennui – Weenog se retrouva bien vite plus vieux collaborateur de Von Ridikulus, et nouveau bras droit et fidèle lieutenant de ce dernier, poste qu’il occupait aujourd’hui depuis quatre ans, quand le précédent record de longévité s’élevait à deux mois. Il avait très vite compris les règles à suivre : toujours être d’accord avec son maître, toujours être d’accord avec les idées de divertissement de son maître, et toujours être d’accord avec ses plans de conquête du monde. Ce qui ne l’avait pas empêché de se comporter de façon relativement autonome, et même, parfois, aller jusqu’à suggérer des choses, ce qui avait valu au dernier à le faire une première –et dernière – leçon de vol. Mais la première idée de Weenog – l’achat d’une balle rebondissante – fut un franc succès, le dit objet occupant la liche pendant quatre jours entiers.

Toutefois, aujourd’hui, les nouvelles propositions qu’il apportait à son employeur, bien que n’étant pas de lui, étaient nettement plus sensibles. Il serra dans ses mains les deux rouleaux de parchemin avant de pénétrer dans la salle de travail de Von Ridikulus, ce dernier étant occupé à regarder son émission favorite sur sa boule de cristal, Dungeon Story.

-Ach ! Ce Parpare est si stupite ! Pien sûr que ce coffre est piéché ! Ca se foit t’ici ! Tiens, Weenok, fiens foir ça, ils les prennent te plus en plus itiots, te nos chours.

L’intéressé inclinât servilement la tête, avant de répondre.

-Je suis navré, seigneur Von Ridikulus, mais je venais vous apporter quelques documents soumis par divers employés. Notamment, en ce qui concerne les orques…
-Ja ?
-Ils ont exprimés le désir de recevoir une augmentation.

Il tendit le premier parchemin à la liche, qui le saisit brusquement avant de le parcourir des yeux – ou des orbites, c’est selon. S’il avait eu des sourcils, nul doute qu’il les aurait fronçés.

-Was ? Mais… che ne les paye même pas !
-Je crois que c’est une partie du problème, monsieur. Si vous voulez bien me suivre jusqu’à leur délégation…

Le gobelin ouvrit la marche, suivi par le terrible archimage continuant à maugréer.

-Une aukmentation, pour quoi faire ? Ils finiront tôt ou tard empalé sur l’épée tu premier afenturier fenu, te toute manière !
-Puis je suggérer de ne pas faire mention de ce détail à leurs représentants ?

Ils pénétrèrent dans une nouvelle salle, ou trois orques massifs, verdâtres et portant haches à deux mains, cravates et lunettes tout en buvant du thé se levèrent.

-Nous sommes ravis de pouvoir enfin entamer avec vous ces négociations, monsieur. Je suis sûr que nous parviendrons à un compromis acceptable par –

La délégation fut interrompu par une salve d’éclairs jaillissant des paumes de Von Ridikulus et qui foudroya chacun de ses membres. Alors que les corps sans vie s’effondraient sur le dallage de pierre, sous l’œil quelque peu inquiet de Weenog, le mage entama une nouvelle incantation. Quelques secondes plus tard, les orques étaient à nouveau debout, mais leur langage semblait s’être spectaculairement dégradé.

-Cerveeeeaux.
-Foilà ! Tes orques zombies, tout aussi forts, mais ils manchent moins. Proplème réklé.

L’assistant gobelin jeta un œil à l’autre parchemin dans sa main, avant de le ranger discrètement. Apparemment, ce n’était pas le moment de soumettre à l’attention de la liche le plan d’épargne retraite mis en place par son successeur au poste de DRG. Cette dernière, quant à elle, semblait avoir déjà oublié l’incident.

-Ach, fite, ils font pientôt commencer la retiffusion tes moments les plus itiots tes compagnies t’afenturiers ! Le ternier était excellent, il y afait tes crétins poursuifis tans un fillache pour être prûlés. Che me temante ce qu’ils font pien poufoir troufer cette semaine. Eh, fiens tonc foir un peu, ca faut le coup t’œil !

Weenog réprima un profond soupir, avant de s’incliner.

-Je vis pour servir.


Dernière édition par Macros le Dim 26 Juil 2009 - 17:17, édité 1 fois

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Re: Les Chroniques des Lames Perdues 2

Message par Heg le Mer 12 Nov 2008 - 21:17

La tête de Navet commençait à tourner dans tous les sens. Avec Arkanis et Lelf, les choses étaient plutôt rigolotes, mais, depuis hier soir, beaucoup, mais alors vraiment beaucoup de gens étaient apparus autour de lui, pour des raisons qui lui échappaient totalement. D’abord les lapins méchants, puis les gens qui avaient tué les lapins (dont Alastar qui dégageait une odeur étrangement attirante), le monsieur tout maigre, la femme au grand bâton, une autre qui portait sur elle des peaux d’animaux morts, et enfin une petite fille qui était repartie aussitôt. Navet était bien incapable de retenir autant de noms et il le savait, mais ce n’était pas ce qui lui posait les plus gros problèmes. Tous ces gens s’agitaient dans tous les sens, faisaient des grimaces… mais personne ne faisait attention à lui. Pourtant, il devenait de plus en plus fort pour comprendre les grimaces des gens. Ca ne suffisait pas, Navet le sentait confusément alors que son ventre se contractait bizarrement.

Oh, bien sûr, il y avait toujours des moments amusants, comme lorsqu’ils avaient joué à chat avec la dame au bâton, ou à la bagarre avec des messieurs à cheval. Mais il manquait encore quelque chose. Maintenant, tout le monde marchait le long d’un petit chemin dans la montagne, Navet avait faim, mais tous s’éloignaient dangereusement du dernier village croisé. Il se rapprocha vers Arkanis, qui parlait et parlait et parlait à la dame au bâton, qui tournait le visage de l’autre coté comme si elle n’entendait pas. Il eut le réflexe de tirer sur sa manche comme il l’aurait fait avec quelqu’un d’autre, mais la manche du petit monsieur se trouvait un poil trop bas. Alors il lui tapota le haut de la tête.

- … depuis six générations au moins. Oui, mon garçon ?
- Arkanis… Manger ?
- C’est une bonne question, ma foi. Je m’apprêtais d’ailleurs à suggérer à notre ami Alastar, dont l’aura de mystère ténébreux cache pourtant un étonnant sens de l’humour, et qui semble avoir décidé de mener la troupe, de stopper notre progression, au moins pour une légère collation, au mieux pour connaitre les raisons qui ont poussé une horde de cavaliers maléfiques à nous attaquer sauvagement. Oh, bien sûr, ces choses arrivent parfois par hasard, tout comme le cousin germain Enguerrand et sa rencontre avec un dragon des Alpes à crête mordorée, mais…
- Attendez un instant !

La dame au bâton s’était brusquement tournée vers Arkanis et Navet. Comme quoi, il fallait toujours se méfier des gens qui n’écoutaient pas. Navet en prit bonne note. Elle rapprocha tellement son visage pour parler que, malgré la différence de taille, ses cheveux effleuraient le visage du gnome. Elle plissait les yeux très fort.

- Pour une fois, dit-elle en agitant dangereusement son bâton, vous dites quelque chose de censé, monsieur. Quand je vous ai suivi ce matin, c’était surtout parce que les habitants de Hum voulaient me lyncher.
- Linché !
- Une personne aussi charmante, c’est bien difficile à comprendre, d’aill…
- Mais je commence un peu à le regretter ! Non seulement personne ne veut me dire où vous allez, mais en plus on se fait attaquer par une horde de guerriers maléfiques. Je croyais que, vous au moins, vous le saviez. C’est du délire !
- Vous aussi, vous trouvez ?

Ca n’était pas la dame au bâton qui avait parlé, mais l’autre personne qui parlait comme si elle avait un gros truc chaud dans la bouche et dont le manteau était brodé de peau de bestiole.

- Moi, non plus, personne ne daigne m’informer sur le sens de tout ceci. J’ai supposé que vous étiez quelque coterie d’aventuriers animés d’un objectif secret, mais je commence à avoir de sérieux doutes et…
- Dites pas ça !

Lelf, qui avait fui Arkanis toute la journée, c’était soudain mêlée à la conversation.

- Moi, je fais confiance à cet Alastar. Il est plutôt bon avec une épée, et par les temps qui courent, je préfère le suivre lui que l’autre type.

Elle donna un cou de tête en direction du monsieur tout maigre.

- Mademoiselle m’offense avec ses soupçons permanents. Je n’étais qu’un pauvre homme qui à fui son foyer, trahi par les siens, victime d’une injustice, et en plus votre brutal ami m’a menacé avec son épée. Et le voilà qui m’honore de sa bonté en m’épargnant, mais je me demande bien de quel droit il m’aurait tué, dit-il tandis que les coins de sa bouchent tombaient d’avantage et que sa tête rentrait dans ses épaules. Il marchait d’un pas traînent. Arkanis avait ralenti le pas pour se placer à sa hauteur.

- Cher Norris, ne vous en faites pas. Tout le monde est convaincu de votre bonne foi, dit-il en posant une main rassurante sur l’avant bras du maigre qui se dégagea aussitôt. (Ca n’était pas plus mal car c’était déjà une position difficile à tenir pour une si petite personne.) Je suis également persuadé qu’Alastar sait très bien ce qu’il fait, cependant, je dois confesser, et bien que je le regrette, que je n’en ai moi-même qu’une assez vague idée.
- Idée !
- Vous non plus ? s’exclama la dame au manteau. Mais vous étiez avec eux depuis le début… Vous suivez souvent les gens que vous ne connaissez pas sans raison ?
- Cela m’arrive, oui… Mais veuillez de pas digresser chère amie, car en réalité le point qui nous préoccupe me semble d’un intérêt bien supérieur et…

Presque tous les gens s’étaient arrêtés au milieu du chemin forestier, même le Norris tout maigre et la dame au manteau. Navet retenait de plus en plus de noms mais il ne fallait pas trop lui en demander non plus. Les grandes personnes parlaient avec animation, et il ne comprenait pas un traitre mot. En regardant dans la direction d’Alastar, la bestiole puante et ses deux amis, qui continuaient de marcher, en tête, il vit la fille aux cheveux roux se retourner et prévenir les autres. Il tira sur la manche de Lelf.

- Qu’est-ce que tu veux, encore ?
- Oh, ils reviennent dans notre direction, dit la dame au bâton qui avait levé la tête aussi.
- Ca tombe très bien !

La dame au manteau fit un pas hors du cercle, dans la direction d’Alastar et les autres.

- Monsieur, vous nous avez trompés !
- Pardon ?

Alastar, comme à son habitude, fronça très fort les sourcils. Il se campa bien droit en face de la femme.

- Je ne vois pas de quoi vous parlez, madame. Maintenant, si vous aviez l’obligeance de continuer d’avancer… Il y a peut être des cavaliers noirs à nos trousses.
- Parlons-en, des cavaliers noirs. Si vous et vos amis n’avaient rien à vous reprocher, je doute qu’ils s’en seraient pris à nous de cette façon là. J’exige des explications !
- Bien parlé, madame !

Le Norris tout maigre s’était placé juste derrière elle, à moitié dissimulé par les plis de son manteau. Quand il croisa le regard d’Alastar, il ajouta d’une voix plus douce, avec un sourire étrange :

- Si monsieur est d’accord, bien sûr…
- Qu’est-ce qu’ils veulent ?

Le garçon à la grosse épée se grattait la tête. La femme au manteau avança encore d’un pas.

- J’exige que nous organisions une assemblée solennelle !

Et tout le monde marcha vers une clairière voisine où l’on mit en cercle de vieux troncs tordus, pendant que Lelf s’échinait à tenter d’allumer un feu au centre de tout ce chahut. Navet avait la vague impression que le repas n’était pas pour tout de suite.
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Re: Les Chroniques des Lames Perdues 2

Message par Mélanie Mustang le Jeu 13 Nov 2008 - 17:08

Je n’étais pas totalement pour rester dans ces bois et me plier à leur petite réunion. J’aurais préféré atteindre Arwal’ec pour pouvoir discuter tranquillement dans une taverne, où le bruit aurait couvert notre discussion aux oreilles des autres clients… Mais surtout où on n’aurait pas forcément craint une attaque des chevaliers noirs… Dans cette clairière, ils pouvaient facilement nous encercler sans qu’on les voie arriver… Ce qui n’aurait pas été pareil dans une taverne où il y aurait bien eu quelqu’un pour avertir de l’arrivée des chevaliers, par peur qu’ils viennent pour lui.
Mais je m’y pliai quand même en espérant que certains décideraient de partir de leur côté… Beaucoup en fait… Ca me ferait des vacances…
Nous nous assîmes donc tous sur les troncs d’arbres morts que nous avions placés en cercles au centre de la clairière. Je gardai mon épée en main, au cas où quelqu’un surgisse inopinément des bois pour s’en prendre à nous.
-Bien, commençai-je. Je suis prêt à répondre aux questions. Mais, dis-je en voyant plusieurs de nos camarades ouvrir la bouche, chacun son tour. Pas question que cette réunion deviennent une cohue.
Ils se regardèrent un moment, puis la femme statue au nom à rallonge que je n’avais pas retenu se leva. Elle n’avait pas abandonné son air et son ton de noble.
-Je crois que la question la plus importante est : qui étaient ces chevaliers qui nous ont attaqués ? Vous ne sembliez pas surpris vos compagnons et vous.
Je regardai Exall et il acquiesça.
-Ces chevaliers sont à la solde du Roi de Karia, expliqua-t-il comme si tout ce qui se passait était normal. Leur ordre a été formé il y a plus de dix ans, pour éliminer les anciens Chevaliers de Karia et leur descendance. Je suis l’un de ces descendants. C’est pour cela qu’ils nous ont attaqués.
-Donc, ils vous suivent ?
-C’est probable. Mais je n’ai pas l’intention de me rendre si c’est ce que vous voulez dire par votre question. Ces types ont tué mes parents lorsque j’étais enfant, et je leur ferai payer.
Je posai ma main sur l’épaule d’Exall qui me regarda un moment. Puis, il se calma et regarda le sol.
-D’autres questions ? demandai-je.
-Oui, dit le gnome en se levant – ou plutôt en sautant du tronc sur lequel il était assis. Savez-vous où vous nous conduisez depuis que nous nous sommes rencontrés ? Et pourquoi ? Car je crois que…
-Oui, le coupai-je avant qu’il ne se lance dans un long et inutile discours. Nous nous dirigeons vers Arwal’ec. Quant au pourquoi, c’est pour en savoir plus sur un objet qui est recherché et pour lequel plusieurs aventuriers ont été appelés à faire des recherches.
-Et cet objet, qu’est-ce que c’est ? demanda la femme statue.
-Je ne sais pas encore. Probablement un artefact magique.
-Et en quoi cela vous intéresse-t-il ? demanda-t-elle. Vous n’avez franchement pas l’air d’un magicien.
-Il semble qu’il y ait une grosse récompense à la clé de cette découverte, mais nous en saurons plus une fois que nous aurons rencontré l’intermédiaire qui fait part de la nouvelle aux divers chasseurs de primes. Est-ce qu’il y a encore des questions dignes d’intérêts ou pas ?
Les autres se regardèrent en faisant légèrement non de la tête.
-Bien, moi j’en ai une maintenant. Puisque vous connaissez les raisons qui nous mènent à Arwal’ec, qui reste avec nous et pourquoi ? Histoire qu’on ne revienne plus là-dessus ensuite.
-Eh bien pour ma part, pas question de retourner là d’où je viens, dit Norris. Surtout avec tous ces chevaliers noirs qui rôdent, ce serait du suicide. Je préfère vous accompagner… Au moins, je serai plus en sécurité que tout seul. Et puis comme le faisait remarquer Caelina, vous manier plutôt bien l’épée.
-Moi aussi, je vous accompagne, dit Caelina. J’allais dans cette direction de toute manière, donc, autant en profiter. Et puis je dois dire que vous avez attisé ma curiosité.
-Moi, je vous accompagne aussi, dit le gnome. J’ai hâte de voir comment vous allez vous en sortir pour trouver cet objet et surtout, j’ai besoin de me changer du commerce ! Et je suis sûr que Navet se fera un plaisir de nous accompagner. Après tout, j’ai à peine commencé son éducation.
-Moi, dit la petite magicienne, je viens aussi. Surtout pour voir ce qu’est cet artefact dont vous avez parlé… Je suis sûre qu’il pourrait être très intéressant à étudier.
-Je vous accompagne aussi, dit la femme statue. Votre petite troupe m’amuse grandement.
-Bien, soupirai-je. Puisque nous allons tous à Arwal’ec, je suggère qu’on se mette en route tout de suite, je…
Je sentis quelque chose tirer sur ma manche. Je baissai les yeux et découvris un Navet qui me regardait avec espoir.
-Quoi ? demandai-je agacé.
-Alastar… Manger ?
-Tu as faim ?
Il acquiesça. Et d’autres se mirent à acquiescer rapidement et de manière assez vive… Je soupirai à nouveau… Il fallait maintenant rester ici pour manger le temps qu’ils soient tous prêts à repartir… Je commençai à regretter mes anciens compagnons… Eux au moins avaient tous l’habitude de voyager et étaient capables de se retenir de se plaindre… ou de manger en marchant… la plupart du temps…
Je regrettais aussi la cabane où j’avais vécu avec mon père autrefois, avant qu’il ne meure… Lorsque cette petite quête serait terminée, si je n’avais pas réussi à trouver quelque chose pour me libérer de ma malédiction, je retournerais vivre là-bas… en me débrouillant pour semer Linyia et Jorel… Je commençai sincèrement à être fatigué de tout ça…

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Re: Les Chroniques des Lames Perdues 2

Message par Starman le Ven 14 Nov 2008 - 21:29

Un peu à l'écart des autres membres du groupe, je mange tranquillement ce qui me sert de nourriture depuis que je suis sur les routes: une sorte de bouillie composé de divers éléments vitaux de créatures diverses. Pas terrible au niveau du goût, mais c'est facile à faire, à transporter, et ça se mange froid, donc on a vite terminé.

Beuh, rien que de regarder ce truc, j'ai envie de
vomir.


Tout en feuilletant mon vieux grimoire, je repense aux derniers événements. Jusqu'ici, le plan s'est plutôt bien passé. Même s'ils sont visiblement méfiants envers moi, ils m'ont acceptés relativement bien, étant donné les circonstances. Etrange compagnie, ceci dit. En plus, ces gens sont exactement du genre qu'il me fallait: suffisamment doués pour survivre, et avec des tendances à laisser des paquets de cadavre derrière eux. Lors de l'attaques des cavaliers noirs, j'ai réussi à récupérer une vingtaine d'âmes supplémentaires. Petit à petit, je me rapproche de mon objectif. Et tant que je peux voyager avec eux, tant pis s'ils ne m'aiment pas.

Ceci dit, j'aurais bien aimé voir leur tête, s'ils savaient pour tes "talents cachés".

Tsss. S'ils savaient, ils feront comme les autres: ils essaieront de nous massacrer sans hésitation, alors ton plaisir serait de courte durée.

Ouais, bon.

"Tiens, qu'est-ce que c'est que ça?"
Le gnome s'approchait de moi avec toute la subtilité dont il était capable, visiblement intéressé par ce qu'il y'avait dans ma gamelle.
"Ho, ce n'est que de la bouillie, mon bon gnome.
-Ho, cela ressemble fort à la fameuse "Bouillie Gerbe-Tout", de mon aïeul paternel du côté de ma mère, Gorben le Malpoli...
-Je ne connais pas, mais cela me semble peu pro...
-Une bouillie très intéressante, notamment de par sa propriété de contenir tout ce que l'on pouvait trouver, ainsi bien sur, que du fait qu'on la mangeait plusieurs fois...
-Tout cela est très intéressant mais...
-En effet, elle permettait à ses consommateurs de faire à l'instar des bovins. On mangeait, puis plusieurs heures plus tard le tout ressortait par voie orale, et l'on pouvait alors le remanger, ce qui est très pratique en cas de privations, comme la fois où il fût perdu dans le fameux "Désert Interminable". Il a mangé la même bouillie près de 10 fois, ce qui fût son record personnel jusqu'à...
-Hé!
-Quoi donc, Chucky?"

Chucky, ha! Plus je l'entend, plus elle m'amuse celle là.

"La ferme maintenant!
-Pardon?
-Non, pas toi. Enfin, si, enfin non. Juste...fiche le camp."
Etonnamment, il obtempère, et s'éloigne l'air de dire "pauvre garçon". Tant mieux, je préfère qu'il me croit fou que la possibilité qu'il commence à comprendre ce qu'il m'arrive.

Bah! De toute façon, tout le monde s'en fiche, de ce qu'il raconte.

C’est vrai. Mais je préfère quand même limiter les risques.
« La pause est finie, fait Alastar (qui s’est brillamment et unilatéralement proclamé « Leader du Groupe »).On repart. »


Nous marchons depuis plusieurs heures, et il est probable que notre destination soit encore à une bonne distance. Fort heureusement, j’ai plutôt bien pris l’habitude de marcher toute la journée.

Etonnamment bien même, pour un maigrelet comme toi.

Mais je mentirais en disant que je trouve ça agréable. A vrai dire, je déteste ça. Mais bon.

« Alors comme ça, vous pratiquez les arts mystiques. »
Je me retourne , et remarque que la fille que nous avons rencontré lors de notre escale à Hum est juste derrière moi. Et visiblement décidée à engager la conversation.

Joli morceau, ceci dit. Si tu t’ennui vraiment, tu peux me passer le relais.

Mais oui, dans tes rêves. Dès que tu interviens, tu fais n’importe quoi.
« Ha quoi voyez-vous ça, finis-je par répondre.
-Vous lisiez en mangeant tout à l’heure, et cela ressemblait fort à un livre de magie.
-Ho, vous savez, je débute, de nos jours les routes ne sont pas sures. Etant donné ma constitution, je dois bien trouver un moyen de me défendre.
-Mais vous lisez la magie, donc vous êtes cultivé. Alors, vous, au moins, connaissez Anator, n’est-ce pas ? Parce que je suis atterrée de voir que notre coterie est constituée d’un ramassis d’incultes. »
Anaquoi ? Moi qui pensais connaître les bases en matière de divinités des environs, je ne vois pas d’où elle sort ça.
« Non, désolé.
-Mais enfin, c’est inouï. Le Dieu de la Magie a une très grande renommée dans les environs. Je suis déçue. »

Elle a dit Anathor ?


Tu connais ?


Le nom me dit très vaguement quelque chose. Mais je ne vois pas quoi. Ceci dit, j’ai affronté bon nombres de sectes et de religions lors de mes voyages. Beaucoup ne s’en sont pas remises d’ailleurs. Donc je confond peut être.

Bon, je vais essayer, alors.
« C’est un dieu ancien ?
-Pas du tout. C’est un dieu très populaire, il a nombre d’adeptes, et quand, en tant que prêtresse, j’encadre des rassemblements, la foule est telle qu’il est impossible de les dénombrer.
-Vous êtes une prêtresse ? Et vous étiez changés en pierre, c’est ça l’histoire ?
-Voilà.
-Peut être n’est-il plus un dieu si populaire alors. »
Et l’échange s’arrête là. Sans doute ai-je perdu tout intérêt à ses yeux avec mon ignorance. Et puis, dans le fond, cet Anathor m’importe peu. Ceci dit, je me demande bien pourquoi elle a été changée en pierre.


Le reste du voyage se fait sans incidents notables, tant et si bien que, le lendemain, nous arrivons à l’entrée du ville. C’est donc ça, Arwal’ec. Ca m’a l’air d’être une assez grande ville, avec beaucoup de mondes. Je déteste quand il y’a du monde.

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Re: Les Chroniques des Lames Perdues 2

Message par Elladan le Mar 2 Déc 2008 - 17:01

Arwal’ec, c’est donc ça . Je me retournai vers mes compagnons de route , à mon avis il fallait trouver l’auberge . Je dis alors à Alastar que je m’occupais de trouve un endroit où dormir . Je marchai pendant près de vingt minutes dans la foule , il y avait du monde, beaucoup trop à mon goût et un peu sur ma droite je vis l’auberge . Je rentrai et à ma grande surprise il y avait déjà des tonnes de personnes . Je m’approchai du comptoir , un homme d’un certain âge sûrement l’aubergiste me regarda en rigolant et dit :
-Désolé ce n’est pas une garderie ici !
Puis il commença à faire demi tour mais lorsqu’il entendit le bruit de ma bourse d’or sur le comptoir il se retourna directement en me demandant ce que je voulais . Je pris alors une chambre pour trois personnes , avec les couverts . Je pris la clef de la chambre et je ressortis . La ville était grande, je me promenai un peu dans Arwal’ec il y avait pas mal de distractions et de boutiques . Peut-être le moment de prendre quelques trucs utiles . Je passai devant une glace et quand je me regardai je vis encore la même chose, ces yeux qui deviennent de plus en plus rouge . Ce n’est vraiment pas bon signe à mon avis . Je commençai à chercher Alastar après tout le temps de le retrouver et après on retourne à l’auberge . J’aperçus différentes personnes de notre groupe mais le vieux grincheux était introuvable . Je cherchai alors dans les ruelles et je finis par tomber dessus .
-Alastar je vous ai pris une chambre à l’auberge et on a le couvert .
-Ha très bien , allons y .
Nous marchâmes dans la ville en essayant d’éviter le plus de monde possible . Nous arrivâmes à l’auberge , l’aubergiste me reconnut et me demanda si nous voulions manger maintenant . J’acquiesçai . Nous nous installâmes à une petite table et le repas arriva , un poulet avec des pommes de Terre . J’avoue que le repas était plutôt bon , je me levai et laissai un instant Alastar et Linyia seuls . Je pris un café au comptoir et l’aubergiste me demanda si j’étais là pour le contrat car beaucoup d’aventuriers étaient venus pour ça . Je lui répondis alors que j’étais peut-être là pour ça et il me répondit que la réunion avait lieu ici et qu’elle devrait bientôt commencer . Pas mal d’aventuriers étaient réunis dans l’auberge et la plupart de nos compagnons de route étaient là . L’ambiance commençait à chauffer quand un homme entra , le silence se fit et il monta sur l’estrade improvisée que l’aubergiste avait faite avec des caisses en bois . Tous les regards se posèrent alors sur lui , et le silence se fit dans la salle à ce moment là il commença à parler :
-Bonjour , l’homme leva un paquet de parchemin . Voilà le contrat que tout le monde attend il y en a un exemplaire pour chaque personne ici présente . D’après mes sources il s’agirait de trouver un bijoux magique ou quelque chose du genre . Mais attention il est clair que beaucoup risquent d’y laisser leur peau car les chevaliers noirs ont été envoyé par le roi pour trouver cet objet .
Plusieurs personnes sortirent de l’auberge , à vrai dire beaucoup de personnes étant donné que nous n’étions plus beaucoup . Nous allâmes chercher un papier et l’homme me regarda et me dit :
-Jeune homme tu n’as pas peur des chevaliers noirs ? A mon avis tu ne les connais pas .
Je lui répondis en souriant :
-Ho si je les connais mais eux ils me craignent …
Je rejoignis alors les autres . Il se faisait tard et après le bon repas que nous avions pris le sommeil n’allait pas tarder à arriver. Je donnai la clef de la chambre à Alastar , il regarda la clef puis moi et me demanda où j’allais dormir . Je lui fis signe de regarder au-dessus et il répondit qu’il n’y a avait rien à part le toit , et je lui répondis qu’il avait raison avec un léger sourire . Je montai alors sur le toit de l’auberge et m’allongeai , d’après beaucoup de gens si je dors sur les toit c’est par crainte des autres mais en fait c’est surtout que depuis toujours je rêve de voir un dragon , et aussi sûrement du fait que sur le toit je peux parler tranquillement à Surion . Bon demain nous verrons avec Alastar où nous devons aller pour commencer notre enquête sur cet objet . Mes yeux commencèrent à se fermer et je décidai de me laisser plonger dans un profond sommeil . Et je fis un drôle de rêve , j’étais dans une grande salle blanche avec d’autres personnes que je ne connaissais pas ,et un homme couronné de dos mais je ne voyais pas son visage . Je me réveillai alors en sursaut et la première question que je me posai étais bien logique :
Etait-ce un rêve ou un message … Je n’arrivais pas à fermer l’œil pendant plusieurs heures . Je décidai donc d’attendre que les autres se réveillent…
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Re: Les Chroniques des Lames Perdues 2

Message par Mélanie Mustang le Ven 5 Déc 2008 - 6:20

Exall étant monté sur le toit, nous prîmes possession de la chambre… Linyia s’installa sur l’un des lits, imitée par Jorel. Pour ma part, je m’assis sur le rebord de la fenêtre ouverte. Il faisait assez chaud malgré que la nuit soit tombée.
Je déroulai le parchemin.
L’objet en question semblait être un médaillon sur lequel on pouvait voir de nombreuses inscriptions dans une langue perdue du royaume de Karia, ainsi que des symboles qui avaient très probablement une signification magique.
Je faillis tomber en lisant la somme offerte pour la découverte du médaillon… Je me rattrapai de justesse au chambranle de la fenêtre.
-Alastar ! Ca va ? s’inquiéta Linyia en s’approchant.
-Oui… C’est juste que…
Je lui tendis le parchemin.
-Lis la somme offerte pour le médaillon, et dis-moi si je rêve…
En parcourant le parchemin, Linyia tomba sur la somme offerte et elle en pâlit.
-C’est sérieux ? Cent mille pièces d’or ?
-Je ne rêve pas alors…
-Mais… Qui pourrait se permettre d’offrir une telle somme ?
-C’est bien ce que je me demande… Une somme pareille… C’est inimaginable… Il doit s’agir du Roi de Karia en personne… ou alors de quelqu’un qui compte supprimer celui qui lui apportera le médaillon pour ne pas payer… Nous allons devoir être très prudents… Une somme comme ça, ça peut attirer bien pire que des chasseurs de primes…
-Oui… Toutes sortes de voleurs ou de sectes… Cent mille pièces d’or… Avec ça, on peut faire tout et n’importe quoi…
Je réfléchissais à toute vitesse. Une somme pareille signifiait énormément de dangers, autant à cause de l’objet en lui-même que de la somme offerte. Si c’était bien un objet magique, il devait soit appartenir à un puissant sorcier, soit être caché et garder par toutes sortes de maléfices et de pièges.
Il faudrait rivaliser d’astuce et de méfiance pour le trouver…
Les risques : les chasseurs de primes, les voleurs, les sectes, les chevaliers noirs… Le vieil homme avait dit que le Roi lui-même avait envoyé ses Chevaliers à la recherche de l’objet… Donc, ce n’était pas le Roi qui avait commandité le vieil homme… Quelqu’un qui voulait le doubler ? Possible… Mais pourquoi ? Que pouvait apporter cet objet en termes magiques ?
L’idée que ce médaillon puisse m’aider à me libérer de ma malédiction m’effleura l’esprit… S’il était si puissant, il pourrait peut-être m’aider… Alors, avant de l’amener à celui qui le voulait, je pourrais l’utiliser pour me libérer…
Je me tournai vers la fenêtre et observai le croissant de lune… Toutes ces questions sans réponse…

Capitale du Royaume de Karia

Dans l’une des chambres les plus riches du palais se tenait un homme. Il était à la fenêtre… regardant la lune… Le vieux chasseur de primes avait dû commencer à répandre la nouvelle de la quête… Il était pressé de pouvoir tenir ce médaillon entre ses doigts… Il n’aurait pas très longtemps à attendre… Quelques mois probablement… Mais il saurait contenir son impatience… Il attendait depuis des années, il pouvait bien patienter encore quelques mois…
Le seul problème, c’était que le Roi avait également entendu parler de ce médaillon… et qu’il désirait aussi l’acquérir… Tout ce qu’il espérait, c’était qu’il n’aurait pas l’idée de faire appel au même intermédiaire que lui…
De timides coups furent frappés à sa porte. Il se tourna légèrement en entendant entrer son fidèle ami…
-Des nouvelles ?
-Oui. Le vieux chasseur de primes a bien commencé à répandre votre demande. D’après nos dernières informations, il se dirigeait hier vers la ville de Arwal’ec.
-Très bien. Cette ville est le lieu idéal pour recruter des chasseurs de primes… Autre chose ?
-Oui… Le Roi a envoyé ses Chevaliers Noirs à la recherche de l’objet.
-Bien… Je suis rassuré…
-Il y a de grandes chances qu’ils trouvent le médaillon avant les chasseurs de primes…
-Non… Les Chevaliers Noirs sont grossiers… Ils ne sont pas assez malins pour trouver ce médaillon et s’en emparer…
Il se tourna à nouveau vers la lune… Oui, très bientôt, il tiendrait le médaillon entre ses mains… et alors, il pourrait atteindre son but…
De nouveaux coups furent frappés à la porte. Lorsqu’il se retourna, un léger sourire éclaira son visage. Il se dirigea vers la jeune servante qui attendait sur le pas de la porte.
-Je te remercie pour ces informations, dit-il en posant sa main droite sur les hanches de la jeune femme. Tu peux disposer… Comme tu peux le voir, j’ai une autre affaire dont je dois m’occuper cette nuit. Tiens moi au courant si tu as du nouveau.
Son ami le salua et sortit de la chambre, fermant la porte. Sans qu’il ait besoin de dire quoi que ce soit, la jeune femme se déshabilla et alla s’allonger sur le lit. Il alla s’asseoir à ses côtés et caressa doucement sa peau en souriant… Oui, très bientôt… Il aurait tout ce qu’il désirait…

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Re: Les Chroniques des Lames Perdues 2

Message par Macros le Ven 5 Déc 2008 - 21:14

-Le plus important, dans la préparation d’une décoction quelconque, ce sont les navets. Bien sûr, on y rajoute quelques petits ingrédients autour, mais le navet est ce qui donne son essence au produit. Sans compter son agréable odeur, bien sûr.

La leçon se déroulait dans la chambre d’une auberge d’Arwal’ec, temporairement transformée en laboratoire miniature, et où Navet et moi avions nos quartiers. Mon jeune compagnon regardait fasciné la décoction en train de naître sous ses yeux, bien que je me demandais parfois si cette attention n’était pas tout simplement liée au goût qu’elle pouvait avoir. Je n’en poursuivais pas moins mon œuvre pédagogique.

-Il me faudrait trop de temps pour énumérer ici en détail les admirables propriétés, malheureusement trop souvent méconnues, du navet. On se contentera donc de se rappeler qu’elles sont admirables, ce qui est suffisant dans un premier temps. En ce qui concerne sa distilation…

La fin de ma phrase fut malheureusement perdue lorsque l’on vint tambouriner à ma porte. Un gnome ne peut il donc pas finir tranquillement une simple leçon d’alchimie destinée à une âme avide d’apprendre ? Remettant l’approfondissement de cette question existentielle à plus tard, je me concentrais sur le visage de Caely qui venait d’apparaître dans l’entrebâillement de la porte.

-Eh, le gnome ! Alastar voudrait parler à tout le monde dans la salle commune, il parait qu’il aurait un boulot à proposer, ou quelque chose du genre.
-Grands Dieux ! Mes sourcils en frémissent de curiosité. Donnez moi simplement le temps de reboucher la –

Je me retournais pour observer que la fiole cristalline semblait avoir été vidée de tout contenu. Etrange. Peut être un coup des singes volants d’Ashtrazar. A moins que je ne vienne de manquer le fameux processus d’évaporation instantané décrit par Beroclès le Savant il y a de cela trois siècles. Dans le coin de la pièce, Navet émit un rot sonore. Apparemment, s’occuper de lui procurer une alimentation saine et équilibrée devrait être mon prochain objectif. Enfin dès que j’aurai trouvé une preuve de la présence de ces singes volants.

***

-Mais qu’est ce qui vous a pris tout ce temps ?

Alsty semblait de fort méchante humeur, tandis que les autres se poussaient pour nous laisser un peu de place autour de la table à laquelle nous étions rassemblés tels des conspirateurs. La jeune fille protesta vivement.

-Eh, ce n’est pas ma faute ! C’est l’autre qui a insisté pour fouiller partout sa chambre à la recherche de poils ou je ne sais quoi. En fait, je n’ai pas vraiment écouté.
-Hmm, je dois admettre que ces singes ont vraiment bien dissimulés leurs traces. Mais si je parviens à mettre la main sur une lorgnette grossissante, je suis sûr que mes fouilles se révèleraient tout de suite plus fructueuses.

L’homme qui semblait, sans que personne ne sache trop comment, être devenu notre superviseur officieux, poussa un profond soupir avant de répondre.

-D’accord, je suis sûr qu’il y une histoire fascinante derrière tout ça, mais je ne veux pas l’entendre pour l’instant. Quoi qu’il en soit, je vous ai rassemblé ici pour une raison précise.

Un concert de « non ? », « pas possible » et autres « c’est vrai ? » résonna, mais curieusement, j’avais l’impression d’être le seul à avoir été sincère dans l’interrogation. Je devais sûrement me faire des idées, il est toujours difficile de comprendre les grandes gens. En plus, mon attention était quelque peu distraite par les tentatives répétées de Navet de grimper par-dessus mon épaule pour faire main basse sur les restes d’une volaille déjà sérieusement entamée.

-Il s’agirait d’aller récupérer un bijou connu sous le nom de « talisman d’Erkandor » pour le compte d’un commanditaire inconnu. C’est… très bien payé.

Une lueur s’alluma dans les yeux de celle qui accompagnait toujours Alsty, l’humaine appelée Linyia. Apparemment, le sujet évoquait certains échos chez elle.

-Et pourquoi est ce si bien payé que ça ?
-Pour deux raisons. La première, c’est qu’à part le nom, on a aucun détail sur cet objet. Ni l’endroit où il pourrait être, ni une description, même sommaire, rien.
-Pratique.
-La deuxième, c’est que le roi de Karia serait lui aussi sur l’affaire. Plusieurs de ses hommes de mains seraient à la recherche de l’objet, avec une certaine tendance à éliminer la concurrence.

Plusieurs visages pâlirent légèrement. Apparemment, cette perspective ne leur paraissait pas plus emballante que ça. Sherry avança un timide :

-Ce n’est pas un peu dangereux ?
-Un peu, c’est vrai. Mais nous n’avons pas besoin de clamer sur tous les toits que nous cherchons cette chose. Si nous restons discrets, je pense que nous ne devrions pas avoir trop de problème.
-Si vous le dites. Mais on pourrait peut être tout simplement remettre ce collier au roi, si on le trouve, non ?

Chucky en profita pour intervenir, un sourire triste sur les lèvres.

-Dans ce cas, j’ai peur que pour nos services, nous ne recevions que des compliments et une petite tape sur l’épaule. Les traditions se perdent, ces temps ci.
-Effectivement.

Alsty interrompit l’échange.

« Quoi qu’il en soit, je dois savoir qui parmi vous se tient prêt à tenter l’aventure. Exall et Linyia ont déjà déclarés qu’ils étaient d’accord. Et je pense que ça inclut Jorel aussi, ajouta t’il en jetant un regard en biais à la fascinante créature à moitié dissimulée derrière lui. Alors ? »

Un ange passa, chacun réfléchissant aux suites à donner quant à cette intrigante proposition. Enfin, sauf Navet, qui avait finalement réussi à attraper une cuisse de poulet qu’il rongeait à présent jusqu’à l’os, ce qui aurait été parfait si il n’avait pas été en train de le faire sur ma tête. Et sauf Anny, qui était occupée à foudroyer du regard un client aviné s’étant avisé de siffler dans sa direction. Sauf Chucky, également, qui se massait le front suite à une de ses nombreuses migraines dont il semblait souffrir. Le pauvre garçon ne se soigne visiblement pas assez. De même, sauf Caely, qui recherchait frénétiquement ou était passée la cuisse de poulet qui se trouvait il y a encore quelques instants dans son assiette. Sauf Sherry, enfin, dont l’attention s’était reportée par un chat tigré traversant à toute allure la salle commune en poussant un miaulement effrayé. Et, je suppose, sauf moi, qui observais avec un intérêt non dissimulé toute cette frénétique agitation. En fait, on pouvait dire que personne ne réfléchissait à la proposition, donc, ce qui semblait contrarier Alsty.

-Si je dérange, il suffit de le dire, hein.

Plusieurs toussotements gênés et bruits de mastications vinrent saluer l’intervention. Finalement, Anny fut la première à retomber sur ses pieds.

-Votre requête est amusante. Je vais peut être consentir à vous prêter mes considérables dons pour cette aventure, même si je doute que vous en soyez réellement digne.

La phrase fut conclue par un reniflement méprisant. J’entendis Caely murmurer tout bas un commentaire.

-Dis plutôt que tu n’as pas la moindre idée d’où aller sans nous, ouais.
-Pardon ?
-Euh, je disais que ça pouvait être une bonne expérience. Je suis partie de chez moi pour aller à l’aventure à travers le monde, je suppose que je peux commencer avec vous.

Ce fut au tour de Sherry de parler, paraissant plutôt enthousiaste à la perspective de partir avec de parfaits inconnus à la recherche de quelque chose dont on ne savait rien, si ce n’est qu’on pouvait se faire tuer en le recherchant. Qui ne le serait pas ?

-Eh bien, vous allez avoir besoin d’une magicienne, non ? Je peux vous être très utile !
-Euh, oui, sûrement. Personne d’autre ?

Chucky sembla émerger de sa torpeur.

-Je… préférerais rester avec vous. Vous savez vous défendre, et avec ces chevaliers noirs dehors à mes trousses, je n’aimerais pas me retrouver seul face à eux.
-Je vois. Et toi, gnome ?

Je me redressais d’un coup, manquant de faire tomber le pauvre Navet à la renverse, qui ne dut son salut qu’à ses réflexes de félin.

-Vous voulez rire ? Une quête pouvant tous nous faire tuer, pour le compte de gens aux motivations obscures et qui pourrait bien nous prendre des années de recherche ? Bien sûr que j’en suis ! Oh, et je suppose que ça veut dire Navet également, n’est ce pas, mon garçon ?

A voir la tête que tirait Alsty, on aurait presque pu croire qu’il n’était pas extatique à l’idée que nous soyons tous réunis pour cette formidable équipée. Ce qui était bien entendu ridicule, il était FORCEMENT extatique. Il le cachait bien, voilà tout. Je décidais d’expliquer du mieux possible la situation à Navet, qui semblait ne pas avoir saisi toutes les nuances de la situation et semblait quelque peu ennuyé à cette idée.

-Ecoute, mon jeune ami. Nous allons partir ensemble à l’Aventure. Tu verra, il n’y rien de mieux.
-Aventure ?
-C’est ça, c’est tout à fait ça ! En gros, cela consisterait à, comment dire… A sillonner les recoins les plus improbables du pays tout en découvrant monts et merveilles. Le tout avec des rencontres fascinantes à chaque coin de forêt ! Sauf évidemment quand des gens essayent de nous tuer sans raisons clairement définies. Ce qui arrive étonnement souvent, dois-je dire, mais comme les compagnies d’aventuriers résolvent tous leurs problèmes par la violence et les bains de sang, ce n’est pas vraiment un souci.

Ma déclaration fut suivie d’un moment de silence gêné autour de la table, que Caely fut finalement la première à rompre.

-Bon, c’est pas tout ça, mais comment on le trouve ce machin dont on ignore tout ? Comment vous disiez, déjà ?
-Le talisman d’Erkandor, répondit Andy.
-Le nom me dit quelque chose…

La phrase avait été à peine murmurée par Chucky, difficile de dire si il s’adressait à nous ou à lui-même, et même de savoir si il avait conscience d’avoir parlé à voix haute. Mais apparemment, il n’était pas le seul chez qui le nom éveillait des souvenirs, Sherry étant à présent elle aussi songeuse.

-Je crois qu’on en a parlé à l’Académie, mais je ne sais plus pourquoi… Il faut dire que les professeurs étaient ennuyeux ! Enfin sous forme humaine, bien sûr. Non pas que j’ai jamais changé l’un d’eux en quoi que ce soit, hein ! Je ne ferais jamais ça ! Pas volontairement en tout cas. Enfin, je veux dire –
-Oui, bon, on a compris.

Dieux, Alsty à l’air de fort méchante humeur aujourd’hui. Pas assez de calcium. Mais ce fut finalement Anny qui parvint à capter l’attention de tous en soupirant d’un air de dédain absolu.

-Êtes vous donc tous ignares à ce point ? Le talisman d’Erkandor est un objet de pouvoir remontant aux origines mêmes de ce royaume, et dont l’histoire est liée de près à celle de la famille royale. Tout le monde sait ça !

Là encore, la remarque rendit tout le monde muet un moment. Apparemment, « tout le monde » n’incluait pas la présente compagnie, et personne ne savait trop comment le prendre. Finalement, Alsty reprit contenance.

-Et, hmmm… vous savez d’autres choses à ce sujet ?
-Ce qui est de connaissance courante ; notamment que cette bague renfermerait de puissants pouvoirs magiques n’étant accessible qu’à de rares élus. Personne ne sait trop de quels pouvoirs il s’agit exactement, allez savoir. Par contre, ce que je sais, c’est que l’objet a été signalé pour la dernière fois dans le duché de Torgas.
-Le duché de Torgas ? répéta Caely. Ca ne me dit rien.
-A moi non plus, répondit Alsty en fronçant les sourcils, et pourtant je pensais connaître toutes les régions de Karia.
-Oh, c’est parce qu’il ne s’appelle plus comme ça, bien sûr.

Plusieurs paires d’yeux stupéfaits se tournèrent vers moi.

-Quoi ? C’est mon arrière grand père Asdrubal qui me l’a raconté quant j’étais encore un tout jeune gnome, l’histoire d’une terrible guerre comme les grandes gens en font si souvent. Les causes n’étaient pas bien claires, mais lui avait une théorie comme quoi c’était le perroquet du vicomte de Durinil qui avait fait une déclaration fort peu délicate à la cousine par alliance de –
-Gnome, ce n’est pas le moment pour ce genre d’histoires abracadabrantesques !
-Non, non, intervint Chucky, je crois qu’il a raison. Enfin à propos du changement de nom, pour le perroquet, je suis moins sûr. Enfin toujours est il que le duché de Torgas a été secoué par des conflits internes il y a environ un siècle et demi, et le vainqueur l’a rebaptisé d’après son nom, le duché de Jerul.

Alsty se tapota le menton, l’air songeur.

-Là, je m’y retrouve un peu mieux. C’est à environ une semaine de marche, près de la frontière est. Je suppose que nous allons devoir commencer nos recherches par là. C’est tout de même curieux que vous n’ayez pas mentionné ce détail, Aenerys.

Etais-ce donc là une pointe de sarcasme que j’entendais là ? Toujours est il que l’intéressée ne prit pas la peine de répondre, se contentant de foudroyer l’impertinent du regard. Mais apparemment, elle aussi avait été secouée par la révélation. Mais pour l’heure, d’autres pensées occupaient mon esprit. Le doux parfum de l’aventure venait déjà chatouiller mes narines. En quelques jours, j’avais déjà tant vu, seul le Grand Horloger pouvait à présent prédire ce qui nous attendait le long de ce fascinant voyage ! Et ce serait également une excellente opportunité pour Navet, élargir son horizon ne pourrait que lui être profitable. Ah, j’avais déjà hâte d’être parti.

Attends une minute, ou est passé le cognac qu’il y avait dans mon verre ?

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Re: Les Chroniques des Lames Perdues 2

Message par Elladan le Sam 20 Déc 2008 - 20:22

On me disait toujours que les yeux sont le reflet de l’âme , cela me trouble car je me demande toujours ce que reflètent mes yeux … Je regardai autour de moi, une grande ville comme celle-ci , il devait y avoir bien des choses à faire et sûrement des personnes capable de nous dire où aller pour chercher des informations . Je commençai par faire les boutiques il était temps de m’équiper plus sérieusement car Surion est une puissante lame mais cela ne suffira pas car vu la somme offerte comme récompense les risques doivent être énormes . Je commençai donc par m’acheter un sac en bandoulière , il était plutôt spacieux puis je décidai de prendre une cape avec une capuche dans la même boutique car ceci pourrait être utile j’en choisis une dans les tons gris . Je sortis à nouveau dans la rue et je marchai pendant une bonne dizaine de minute avant de trouver mon bonheur , un magasin d’armes le top du top pour faire le plein avant de partir à l’ aventure , je rentrai et je vis des tonnes d’équipements plus ou moins utiles , je m’arrêtai sur un petit couteau que je pouvais aisément cacher sous ma cape ainsi qu’un équipement particulier qui me parut utile un espèce de bracelet de cuir comportant une petit lame rétractable, ceci pouvait être utile pour surprendre un adversaire je décidai d’investir malgré le prix un peu exorbitant . Je finis par sortir de là et j’aperçus une ombre familière dans une ruelle , je fonçai tête baissée en poursuivant la forme , je m’enfonçai dans les ruelles sombres de la ville pendant plusieurs minutes avant de me retrouver dans une impasse je me retournai et je le vis , un traître , les chevaliers de l’ordre ayant trahis leurs frères avaient subit des malédictions car ils avaient brisé leur contrat magique par la trahison . Beaucoup sont devenus certes , plus fort qu’avant mais inhumains sans aucun doute , quand il retira sa capuche je vis la chose la plus horrible de ma vie , un visage entièrement constitué de, je ne pouvais même pas dire de quoi c’était une sorte de brume noire qui flottait à la place de sa tête . Je n’eus pas le temps de réagir qu’il était déjà sur moi , il m’attrapa et me lança contre un mur . Je me retrouvai contre le sol face à lui et je l’entendis dire que je ne valais pas le coup comme mon père , cette voix malgré la malédiction je la reconnaîtrais entre mille , était-ce possible … Je n’arrivais pas à me relever , la peur enfin je crois que c’est la peur qui me bloquait , mais je sentis Surion se chauffer et s’entourer de flammes mais quelque chose d’inhabituel se passa, je sentis mes yeux me brûler , et toute ma peau me fit souffrir pendant une vingtaine de secondes qui me parurent infinies , quand la douleur s’arrêta je me regardai dans la flaque d’eau qui se trouvait à côté de moi , mes yeux étaient d’un rouge si incandescent qu’on pourrait s’y brûler , et encore autre chose des flammes sur mes épaules , je regardai mes mains , elles en étaient recouvertes aussi , je me levai la peur avait disparu et j’attrapai mon assaillant et le lançai à son tour contre un des murs qui se trouvait face à moi , il me regarda et dit :
- Alors ils disaient vrai …
- Qui !
- (en souriant ) Haaa , tu devrais faire des recherches dans un livre pour en savoir d’avantage sur le bijoux que tu recherches .
Je sautai sur mon agresseur mais il avait disparu , les pouvoirs que la trahison lui a fournit sont étonnants.J’avais du mal à comprendre ce qui m’arrivait en ce moment, je regardai mes mains plus rien , est-ce que j’avais rêvé ou est-ce que le traître était bien réel . En attendant d’en savoir plus je ne dirais rien aux autres . Je retournai à l’auberge pour attendre le groupe et partir à l’aventure !Dans l’obscurité de la taverne je commençai à réfléchir , beaucoup de questions sans réponses restaient dans ma tête , si les chevaliers noirs possédaient ces armures est-ce qu’il était possible que le dragon noir soit encore en vie , et si c’était le cas le royaume de Karia risquait de connaitre les pires tragédies de son histoire .Et aussi pourquoi Alastar est-il si important d’après Surion , et qui peut-il être réellement. Mais il ne fallait pas que je songe à ça . Après tout il fallait bien que je trouve les chevaliers et aussi la chose la plus importante que je retrouve Surion pour qu’il m’aide à ma tâche . D’après Surion quatre descendants des chevaliers auraient survécu à leur sort car il ne savent pas qu’ils sont des chevaliers et la seule chose que je sais c’est que l’un d’entre eux serait une fille . Je me demande comment Surion peut en être aussi sûr mais ma foi la priorité est déjà de trouver le roi de Karia , le vrai celui à qui revient le trône et à mon avis ceci ne sera pas chose facile .

Au même moment dans le palais royal de Karia :

Un groupe de chevaliers noirs entrèrent dans la salle du roi , les quatre hommes en armure noire s’agenouillèrent devant leur roi et l’un d’entre eux qui devait sûrement être le chef de l’ordre des chevaliers noirs se leva et s’approcha du roi , il commença à parler :
« Mon roi , nos trois hommes qui sont partis à la recherche du jeune chevalier dragon comme ils l’appellent dans tous le pays, ils ne sont pas revenus nous sommes donc partis à leur recherche et nous avons trouvé un massacre les trois chevaliers ont été tué ainsi qu’un bon morceau du détachement qui les accompagnait , les armures magiques ont été transpercées comme par le feu , y aurait-il quelque chose que nous ne savons pas sur ce jeune chevalier qui aurait dû être une cible facile et qui se trouve être un danger pour nous tous ? »
Un silence se fit dans la salle , les trois autres chevaliers noirs n’osaient pas regarder le roi de crainte d’être sévèrement punis . Puis le silence se brisa et le roi commença à parler :
« Mes chers chevaliers, le jeune homme possède une des armes les plus anciennes du royaume de Karia , l’épée légendaire du dragon , d’après les légendes un dragon aurait autrefois créé l’ordre des chevaliers pour protéger Karia , et ce dragon forgea certains objets comme cette épée qu’il forgea avec une de ces écailles et des goutes de son sang . Il y lança un sort si puissant que seul un descendant du chevalier à qui il avait offert sont épée pourrait la porter . Bien entendu cette épée est une arme plutôt puissante et vos armures ne vous protègent donc pas de ses coups . Si vos hommes n’avaient pas été aussi sur d’eux il seraient encore parmi nous . » Le chevalier acquiesça et il commença à ressortir de la salle avec ses hommes quand le roi les interrompit .
« Chevaliers il y a autres chose , d’après ce que je sais il y aurait quatre descendants de chevaliers qui résideraient à Karia et qui ne savent pas qui étaient leurs ancêtres . Si le chevalier dragon arrive à les trouver il pourrait très bien renverser l’équilibre des forces . »
Le chef des chevaliers enleva alors son casque et avec un sourire narquois il répondit :
« Nous les trouverons avant lui et jamais ces gens ne se trouveront face à vous mon roi . »
Les chevaliers sortirent et la vie du palais reprit de plus belle .
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