Star Wars : Tales of the Old Republic

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Re: Star Wars : Tales of the Old Republic

Message par Lena le Sam 5 Jan 2008 - 20:57

Pour un post pas inspiré, ça va, j'ai vu pire...^^
Et comme tout le monde, curieuse de voir comment Zian et ses copains vont s'en sortir sur ce coup là...vivement la suite ! (et ne prend pas ça pour de la pression hein, ça n'a rieeeen à voir ^^)

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Re: Star Wars : Tales of the Old Republic

Message par Macros le Lun 7 Jan 2008 - 9:02

Et voilà le chapitre suivant, record personnel de longueur battu, avec plus de dix pages words sur celui ci... En espérant que ca ne soit pas trop indigeste pour vous! (à noter qu'il est divisé en trois, et non plus en deux, cette fois ci...)


Tales of the Old Republic : chapitre 7 – Deus Ex Machina




Par la baie vitrée du vaisseau de commandement Serocco’s Revenge, une silhouette solitaire observait les étoiles. Alek Squinquargesimus repensait au passé. Le moins qu’on puisse dire, c’était qu’avec un nom de famille pareil, il n’avait pas été gâté. Le seul souvenir de sa famille, dont il n’avait plus aucune mémoire, était un nom absolument imprononçable, sur lequel avaient buté plus d’un maître Jedi. Il avait réussi à imposer un surnom nettement plus « humain », Squint, qu’il avait gardé durant des années. Ses souvenirs de l’enclave de Dantooine, ou il avait suivi l’essentiel de sa formation, étaient plutôt agréables, même si il avait toujours eu la sensation que les choses s’y déroulaient trop doucement, et que ce monde dégageait quelque chose d’un peu… soporifique. Les maîtres Jedi pouvaient être tellement vieux jeu, parfois. Il sourit en repensant aux escapades nocturnes qu’il menait avec ses amis pour se faufiler hors de l’enclave et gagner la cantina la plus proche, pouvant faire la fête toute la nuit durant, au grand dam de ses instructeurs qui le voyaient revenir à leurs leçons dans un état plutôt lamentable. C’était également sur Dantooine qu’il avait rencontré Revan, et s’était lié d’amitié avec lui. Ils étaient devenus presque inséparables, deux des plus brillants éléments de l’ordre, amenés à devenir plus tard de grands maîtres Jedi… Bien sûr, ça n’était plus d’actualité. Pas avec ce qui s’était passé. Il n’en éprouvait que peu de regrets, d’ailleurs, au vu de ce que leurs maîtres avaient offert comme spectacle à la Galaxie. Lui et Revan avaient été parmi les premiers à sonner l’alarme lorsque les Mandaloriens entamèrent leurs conquêtes des mondes indépendants sur la Bordure. Ni le Sénat, ni le Conseil n’avait agi. Néanmoins tous les Jedi n’étaient pas aussi aveugles, et avant même le début du conflit, plusieurs jeunes chevaliers les avaient rejoints pour mener des missions d’éclaireurs afin d’évaluer la menace Mandalorienne. Au cours d’une de ces missions, il avait été capturé, et avait dû subir l’épreuve la plus rude de son existence.

Les Mandaloriens l’avaient emmenés sur une lune désolée, à la station Flashpoint, qu’ils avaient reconvertis en centre de détention et laboratoire de recherche. De recherche sur les Jedi. Lui et ses compagnons d’infortune s’étaient retrouvés entre les griffes du docteur Démagol, un scientifique tordu s’efforçant d’analyser les pouvoirs des Jedi par le biais de tortures et d’expérimentations inhumaines, poussant ses sujets d’expériences jusqu’à leurs limites. De ce « séjour », Squint en avait gardé des séquelles : en plus de nombreuses cicatrices, il était devenu à jamais chauve, et avait également pris quelques centimètres, à force de voir son corps étiré dans tous les sens, ses articulations menaçant de céder à tout moment. Malgré tout, il avait fait tout ce qui était en son pouvoir pour épargner pareil traitement aux autres Jedi, se portant volontaire pour chacune des idées malsaines du scientifique dégénéré. En dépit de toutes ses recherches, un Jedi avait plus de ressources qu’il ne pouvait l’imaginer. Et finalement, il était parvenu à s’échapper, lui et les autres prisonniers. Et sa détermination à poursuivre le combat n’avait fait que s’accroître. Lorsque son ami Revan en appela à la croisade pour sauver la République, il fut le premier à le rejoindre, et prit le nom de guerre de Malak. Et depuis ce jour, il n’avait cessé de se battre.

Il fut interrompu dans sa rêverie par l’arrivée de son visiteur. Une jeune femme aux cheveux blonds coupés courts, portant l’armure des officiers de la République, sabre laser à la ceinture se tenait derrière lui. Aelyn Diethel était une autre des Jedi qui avait suivi Revan, et s’était rapidement imposée comme une excellente meneuse d’hommes. En toute logique, l’accession de Revan au commandement suprême avait marqué la sienne au grade de général de la République, à l’instar de Malak. Et jusque là, les résultats avaient été probants. D’un naturel doux et prévenant, elle était très populaire auprès de ses subordonnés, et parvenait à maintenir dans ses unités un taux de pertes relativement bas, compte tenu des pourcentages astronomiques qu’on pouvait trouver ailleurs… Malak n’avait jamais été particulièrement proche d’elle, mais il y avait entre eux un respect mutuel puissant. Après tout, ils se battaient tous deux pou la même cause…

-Général Diethel… J’avoue que je ne m’attendais pas à votre visite. Ne devriez vous pas être avec votre flotte ?

Aelyn se mordit la lèvre, hésitant un instant, avant de se décider à adopter un ton nettement moins formel.

-Malak, j’ai besoin de ton aide.

Si ce dernier fut surpris par cette familiarité soudaine, il le dissimula bien. L’invitant à prendre un siège, il l’engagea à poursuivre.

-Si je peux me rendre utile…
-J’ai plus de 2000 hommes coincés sur la lune de Yavin. Si je ne fais rien, ils vont droit vers une mort certaine… Et je ne pourrais pas y arriver sans ton aide.
-Mais… Tu es général au même titre que moi, tu devrais avoir les forces nécessaires pour…

Il fut coupé au milieu de sa phrase par Aelyn.

-Malak, si c’était le cas, je ne serais pas en train de te déranger ! J’ai assez de vaisseaux pour briser le blocus autour de la lune, mais toutes mes forces terrestres sont engagées ailleurs. Dans l’état actuel, tout ce que je pourrais faire, ce serait les regarder mourir depuis l’espace.
-Mais… pourquoi moi ? Je suis sûr que Revan…
-Tu étais le plus proche, Malak… Chaque heure compte, dans cette affaire. Et Revan… est assez occupé pour ne pas avoir à gérer cette crise en plus.

Malak fronça les sourcils. Elle n’avait pas dit toute la vérité, et ils le savaient tous les deux. Il pouvait sentir le doute qui l’habitait… La crainte que Revan puisse décider de ne rien faire. Il l’avait répété assez souvent, cette guerre ne serait pas gagnée sans sacrifices. Et les soldats de Yavin 4 pourraient bien être un de ces sacrifices. Poussant un profond soupir, il répondit.

-Aelyn, j’aimerais pouvoir t’aider, mais j’ai déjà reçu l’ordre de me déployer dans le système de…
-Par la Force, Malak, je t’en conjure ! Si tu ne fais rien, tu les condamnes tous à mort !

Il détestait cette situation. Aelyn ne lui demandait rien de moins que d’enfreindre les instructions qu’il avait reçu. Mais l’alternative consistait à abandonner des frères d’armes à leur sort… Malak calcula mentalement le temps qui serait nécessaire pour aller jusqu’à Yavin, avant de revenir sur ses positions. Poussant un profond soupir, il plongea son regard dans celui de la jeune Jedi.

-Très bien, tu as gagné. Je vais ordonner le changement de cap. En espérant qu’il reste quelqu’un à sauver quand nous arriverons.

Dans le cas contraire, songea t’il, il lui resterait au moins la satisfaction de pouvoir les venger.

***

-Tenez bon ! Par tous les dieux, tenez bon !

Zian songea que si celui qui venait de pousser ce cri avait encore assez de souffle, il devait y avoir des façons plus constructives de l’employer. Tenir bon. C’était ce qu’ils faisaient tous depuis ce qui lui semblait une éternité. Son bras était raide de fatigue à force de dévier le flot ininterrompu de tirs qui s’abattait sur leurs lignes, tandis que les vagues de guerriers en armure se succédaient les unes aux autres. Le fracas des blasters, assourdissant les premières minutes, n’était désormais presque plus qu’un bruit de fond à ses oreilles, uniquement troublé par les cris et jurons qui montaient de toute part, et les cliquetis d’acier dès qu’un Mandalorien parvenait à atteindre les tranchées improvisées.

Son attention fut distraite un instant par le bruit d’une petite explosion, bien moins bruyante que les détonateurs thermiques que les deux camps s’échangeaient à intervalles réguliers. Un soldat à quelques mètres de lui avait eu le bras arraché par l’explosion de son propre fusil blaster. Les armes personnelles approchaient dangereusement du seuil critique, menaçant de surchauffer à tout moment. Néanmoins pas un homme ne cessa de tirer. Leur salut en dépendait. Zian sentit une vive douleur au flanc droit, comme il se montrait un peu trop lent à parer un tir. Grimaçant, il s’efforça de garder son équilibre, déviant une nouvelle décharge ayant visé sa tête, ayant la satisfaction de voir que l’un des rayons dévié partit frapper en plein torse une des nombreuses silhouettes mandaloriennes, le guerrier s’effondrant au sol, allant rejoindre les centaines de cadavres qui jonchaient l’espace séparant la lisière de la jungle des lignes de la République.

Du coin de l’œil, il vit le Jedi Arthan Dryll décapiter d’un geste un guerrier Mandalorien s’étant par trop approché, avant de parer dans la foulée un tir menaçant sa jambe. Les traits tirés par l’épuisement, il maintenait une garde sans failles, servant de bouclier aux hommes les plus proches de lui. Plus loin, Elora se battait avec toute son énergie, maintenant à distance plusieurs Mandaloriens tout proches de bondir au milieu de la tranchée tenue par les défenseurs. En cherchant un peu, Zian aurait sans doute pu repérer les autres Jedi sur le front - du moins ceux encore en vie - mais toute son attention devait d’abord se concentrer sur un seul but : assurer sa survie, aussi longtemps que possible.

Il n’aurait su dire combien de temps la lutte se poursuivit. Quelques minutes ? Quelques heures ? Zian était depuis longtemps incapable de dire la différence. Sans la Force pour le soutenir, son corps se serait effondré depuis longtemps, et il ne put que se demander où de simples soldats trouvaient encore l’énergie pour continuer à se battre. Puis les échanges de tirs se mirent à diminuer d’intensité progressivement, et il lui fallut de longues secondes pour réaliser que les Mandaloriens se retiraient. Aucun cri de victoire ne vint saluer leur retraite, juste un silence de mort, bientôt remplacé par un son plus sinistre : le gémissement des blessés et des mourants. En désactivant son arme, Zian se rendit compte que sa main était en sang à force d’avoir serré sur la poignée. Il s’assit à même le sol, la tête basse, trop exténué pour avoir une pensée cohérente. Juste la sensation d’être toujours en vie – provisoirement.

***

En parcourant la tranchée qui venait de subir de plein fouet l’attaque des Mandaloriens, Krueger dut lutter contre la sensation de désespoir qui l’accablait. Plus du tiers de ses hommes étaient morts ou hors de combat, et les survivants souffraient presque tous de blessures légères. Au mieux, ils ne pourraient repousser qu’une autre attaque de cette ampleur… En supposant que l’ennemi ne choisisse pas d’augmenter la pression. Les médecins parcouraient le champ de bataille, administrant les traitements d’urgence à ceux dont l’état était le plus critique, assistés par les quelques soldats encore valides ayant une formation médicale sommaire. Le commandant aurait voulu réorganiser les défenses, rafistoler les fortifications fortement mises à mal, faire un inventaire complet des batteries des armes personnelles de ses soldats… Mais il savait que tout ordre dans ce sens ne serait pas suivi. Ils n’en avaient simplement plus la force. Il ne leur restait plus qu’à profiter du moindre instant de répit que leur ennemi daignait leur accorder… Et prier pour que ça suffise.

A sa grande surprise, il n’y eut pas d’autre attaque de la journée. Echaudé par l’expérience de la nuit précédente, il organisa néanmoins une surveillance serrée, déployant des senseurs thermiques afin d’éviter une surprise analogue à celle de la veille, mais ces précautions s’avérèrent inutiles. Les Mandaloriens semblaient estimer que leurs ennemis auraient besoin de repos avant la reprise des hostilités. Les soldats de la République purent donc dans leur majorité profiter d’une véritable nuit de sommeil, bien qu’encore trop courte à leur goût. Il faudrait bien plus que quelques heures pour effacer la fatigue accumulée par des heures de combats ayant suivi des journées de marche à travers la jungle.

Les hostilités reprirent vers 07h00, le signal étant donné par une salve de pièces d’artillerie lourde, plus symbolique que réellement menaçante. Krueger observa à la jumelle les silhouettes en armure circuler à travers les sous-bois, à la limite de portée des défenseurs, avant de ruer en avant dans une vaste clameur, bientôt couverte par le bruit des armes laser. Durant quelques minutes, les soldats de la République parvinrent à maintenir leurs ennemis à distance. Pistolet blaster au poing, Krueger participait activement au combat, exhortant ses hommes à maintenir la cadence. Mais pour chaque Mandalorien abattu, un autre prenait sa place. Et le nombre de défenseurs allait en s’amenuisant. Bientôt, un premier groupe de Mandaloriens parvint à sauter dans la tranchée, fauchant les premiers défenseurs, et tentant de créer une brèche dans laquelle leurs frères d’armes pourraient s’engouffrer. L’un des Jedi, l’Iridonien apparemment, mena la contre offensive, effectuant un bond de plusieurs mètres pour se retrouver au milieu de ses ennemis, tranchant le premier en deux, décapitant le deuxième avant de percer de part en part le troisième. Déjà, une dizaine de soldats le rejoignait, l’aidant à chasser les derniers envahisseurs de leurs lignes. Mais l’ennemi en avait profité pour encore gagner quelques mètres de terrain… Les échanges de tirs redoublèrent d’intensité, la position favorable des défenseurs étant contrebalancée par la solidité des armures Mandaloriennes, par leur refus de toute retraite… Et par leur nombre. D’habitude, la République pouvait au moins compter sur cet avantage. Mais sur Yavin, c’étaient eux qui se retrouvaient à se battre à un contre deux… sans compter les réserves qui piaffaient d’impatience à l’idée d’avoir droit à leur part d’action.

Néanmoins, c’était dans ce genre de situation, Krueger le savait, que ses hommes étaient capables de donner le meilleurs d’eux mêmes. Ils se savaient condamnés, mais pas un ne céda à la panique. Tous étaient unis par un seul but : les faire payer. Et entant que commandant de ces hommes, il ne pouvait qu’être fier de leur acharnement à poursuivre un combat perdu d’avance. D’un tir bien ajusté, il abattit un nouveau guerrier, son tir transperçant le casque de part en part. Il se tourna vers son lieutenant pour donner un ordre, lorsqu’il ressentit une soudaine vague de chaleur au niveau du torse. Baissant la tête, il y vit un trou fumant marquant l’impact direct d’un rayon laser.

Oh merde.

Il essaya de dire quelque chose, mais seul du sang s’échappa de ses lèvres. Un de ses poumons devait avoir été traversé de part en part. Le monde sembla se mettre à tourner tout autour de lui, avant que son regard ne s’immobilise sur le ciel radieux de Yavin, comme indifférent à la tragédie qui se jouait sous sa voûte. Loin, très loin, Krueger reconnut la voix de son second appelant un médecin.

Trop tard pour moi…

Après quarante ans de service, il n’avait désormais plus la force de poursuivre la lutte. S’abandonner aux ténèbres était si facile… Sa dernière pensée fut pour sa famille sur Alderaan, qu’il n’aurait désormais plus l’occasion de revoir. Puis il sombra dans le néant.

***


Dernière édition par le Lun 7 Jan 2008 - 9:17, édité 1 fois

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Re: Star Wars : Tales of the Old Republic

Message par Macros le Lun 7 Jan 2008 - 9:07

(deuxième partie)

***

La lame jaune de Zian décrivait des courbes frénétiques dans l’air, crépitant à chaque fois qu’elle heurtait un rayon d’énergie pour l’éloigner de sa cible. Les gestes étaient presque devenus une routine, quand bien même la moindre erreur risquait d’être payée au prix fort. Un gémissement sourd lui fit brièvement tourner la tête. Le soldat à sa gauche venait d’être foudroyé par un rayon, s’effondrant au sol instantanément. Une autre victime parmi les centaines de cette journée. Et pourtant les survivants poursuivaient le combat, en dépit du désespoir qui les gagnait peu à peu. Au plus fort de la mêlée, une voix lança un « Pour la République ! », mais l’invocation sonne creux, forcée. Pour toute réponse, il obtint un juron qui aurait en temps normal valu une comparution immédiate en cour martiale à celui qui l’avait prononcé. Mais aujourd’hui, il fut salué par un grognement d’approbation général. Les hommes sont là pour se serrer les coudes, et la République peut aller se brosser.

Zian ressentit à travers la Force la mort d’Arthan Dryll, le premier Jedi à tomber. Il avait jusqu’au bout chercher à protéger le plus de monde possible, et était mort en se précipitant sur une grenade à plasma, atténuant l’explosion avec son propre corps. La noblesse de son geste paraissait néanmoins bien dérisoire… Les quelques soldats lui devant la vie ayant de bonnes chances de le rejoindre durant les prochaines minutes. Les Mandaloriens étaient déjà en train d’augmenter la pression, tandis que les défenseurs resserraient leurs lignes, abandonnant des portions entières de la tranchée qu’ils n’étaient plus en mesure de défendre entièrement. Déjà, les échanges de tirs diminuaient pour laisser place à des corps à corps furieux, alors que l’ennemi donnait à présent l’impression d’arriver de tous les cotés.

Le jeune Jedi combattait désormais dos à dos avec Elora, la Twi’Lek, se couvrant mutuellement, frappant tout Mandalorien approchant de trop près. A quelques mètres, il voyait Yorak Thor charger avec une fureur perceptible un groupe de guerriers, leurs corps commençant à s’empiler à ses pieds. Il pouvait sentir la haine de l’Iridonien, même au travers du tumulte d’émotions contradictoires provenant du champ de bataille. Durant un moment, Zian s’inquiéta du fait que le Padawan à la formation incomplète semblait bien près de basculer du côté obscur… Avant de se rendre compte que son inquiétude n’avait guère lieu d’être.

Après tout, qu’est ce que ça change ? Il est de notre côté…

Et au final, sa colère ne le sauva pas, pas plus que l’altruisme n’avait sauvé Arthan. L’Iridonien avait déjà disposé d’une demi douzaine d’adversaires avant de se retrouver empalé sur le vibro-sabre du septième. Dans un dernier sursaut, Yorak Thor fit décrire à son arme une courbe tranchant en deux son agresseur, avant de le rejoindre au sol, un autre Mandalorien s’assurant de sa mort en lui explosant la boîte crânienne d’un tir à bout portant.


Cette fois, c’était la fin. De plus en plus de Mandaloriens déferlaient sur leurs positions, massacrant les soldats de la République n’ayant que leur courage à opposer à des guerriers cuirassés, entraînés et animés par un féroce désir de tuer. La plupart des défenseurs n’avaient même plus de quoi tirer, les batteries énergétiques de leurs armes se vidant les unes après les autres. Une perturbation dans la Force avertit Zian d’un danger, une seconde avant qu’il ne se matérialise. Une roquette tirée depuis la jungle fondit sur lui et Elora, les forçant à plonger désespérément au sol, s’aidant de la Force pour s’éloigner le plus possible de l’engin de mort, avant que celui n’explose dans un fracas retentissant, les envoyant voler à plusieurs mètres comme des poupées de chiffon. Zian se releva dans un nuage de poussière, toussant pour se dégager les poumons, avant de s’apercevoir qu’Elora était elle aussi parvenue à échapper à la déflagration. Malheureusement pour la Twi’Lek, elle ne se trouvait plus du bon côté de la tranchée. Avec une vivacité surprenante, elle se releva pour faire face, touchant un premier Mandalorien au torse, coupant une jambe à un second, parant l’assaut d’un troisième, tandis que le quatrième passait sous sa garde et plongeait sa lame dans son flanc. Un dernier coup l’envoya au sol rejoindre la Force. Zian échangea un regard avec le dernier Jedi survivant, Jon Antilles. Leur tour n’allait plus tarder.

Un guerrier en armure apparut soudainement dans son champ de vision, lame brandie. Zian para au dernier instant l’attaque, sa riposte transperçant son ennemi de part en part. Mais déjà, un deuxième prenait sa place. Zian tenta de le prendre de vitesse par un coup rapide, qui fut aisément paré par le guerrier vétéran, sa réplique prenant au dépourvu le Jedi exténué, qui fut un tout petit peu trop long à esquiver. Il sentit le tranchant de la lame entailler son visage de haut en bas, le touchant à l’arcade sourcilière. Quelques millimètres de plus, et il perdait un œil. Indifférent au sang qui l’aveuglait à moitié, Zian frappa en suivant ses instincts, atteignant le Mandalorien au bas ventre. Epuisé, souffrant d’une demi douzaine de blessures un peu partout sur son corps, ne sentant plus son bras gauche depuis le tir de la roquette, , le Jedi estima qu’il ne lui restait sans doute plus qu’une minute ou deux à vivre. Un nouveau Mandalorien vint lui faire face, repoussant sa lame aisément.

Je ne peux plus tenir… Si faible…

Les mouvements de Zian étaient devenus extrêmement lents, bien incapables d’inquiéter son adversaire actuel. Il dévia de justesse un premier assaut, tout son bras tremblant sous l’impact du choc. Le deuxième lui fit perdre l’équilibre, et il se retrouva à deux doigts de s’affaler au sol. Le troisième lui arracha son sabre des mains, la lame de lumière allant tourbillonner à quelques mètres de lui avant de se désactiver dans un sifflement aigu. Et alors qu’il le tenait à sa merci, le Mandalorien, pour une raison connue de lui seul, leva la tête. Il ne lui en fallait pas plus. Faisant appel à la Force, le manche de son sabre vola dans la trajectoire inverse, la lame se réactivant à mi-parcours, avant de s’enfoncer dans le dos du Mandalorien. Ce dernier effort avait néanmoins eu raison des dernières forces de Zian, qui tendit faiblement la main pour reprendre le manche de son arme, sans y parvenir, avant de tomber à genoux.

C’est alors qu’il vit ce qui avait distrait son adversaire au moment fatidique. Des vaisseaux. Des vaisseaux de la République. Il ignorait comment ils avaient pu arriver à temps, mais il ne s’en souciait guère. L’essentiel était qu’ils étaient sauvés. Plusieurs chasseurs effectuèrent un passage à basse altitude, mitraillant les concentrations de troupes au sol, faisant refluer la marée d’assaillants avant que plusieurs transports imposants n’entament leur descente, soulevant des volutes de poussière en s’approchant du sol. Alors que les guerriers Mandaloriens les plus hardis avançaient vers leur lieu d’atterrissage, ils virent s’élever du nuage une rangées de lames d’énergies. Des dizaines de Jedi émergèrent de la poussière, suivis par des centaines de soldats, brisant les rangs Mandaloriens avec une facilité déconcertante. Zian reconnut l’homme menant l’assaut comme le bras droit de Revan, le général Malak. Du haut de ses deux mètres et quelques, il paraissait inarretable, abattant tout guerrier se dressant sur son chemin. Sa charge le mena au cœur des lignes ennemies, entraînant les chevaliers Jedi dans son sillage, brisant toute opposition. Malak fit lui-même face au commandant Mandalorien ayant dirigé l’attaque de la tranchée. Quelques instants plus tard, sa tête roulait au sol, allant rejoindre les morts provoqués par son assaut. Zian se demada si son ami Solan Torr était parmi les Jedi venus à leur secours, mais ne l’aperçut nulle part dans la confusion de la bataille. En quelques minutes, le combat prit fin, les derniers Mandaloriens battant en retraite à travers la jungle.

Zian regarda autour de lui, comptant ceux qui comme lui avaient vécus assez longtemps pour profiter du miracle. Sur les 800 hommes que comptait la compagnie du défunt commandant Krueger, il n’en restait plus qu’une cinquantaine. Des cinq Jedi qui les avaient accompagnés, seul lui et Antilles en avaient réchappés. Ils avaient payés leur résistance d’un prix terrible, mais elle n’avait finalement pas été vaine. Il se remit debout tant bien que mal, s’efforçant de retrouver une certaine contenance comme Malak approchait. Cer dernier arborait une expression soucieuse, contemplant d’un œil sinistre le champ de bataille, avant de se tourner vers le jeune Jedi.

-Qui commande, ici, chevalier ?
-Je ne sais pas, général… Le commandant Krueger a été abattu durant la bataille, et son second a été tué par celui qui dirigeait l’assaut. J’ignore si un seul officier a survécu, ici…
-Je vois… Beau travail, quoi qu’il en soit, d’après ce que j’ai pu en voir, votre résistance ici semble être digne d’entrer dans les archives militaires de la République.

Zian baissa la tête.

-Sans vous, elle aurait tout aussi bien pu ne jamais avoir lieu. Merci de nous avoir tous sauvés.
-Ne me remerciez pas… Remerciez plutôt votre général. Sans Aelyn Diethel, personne ne serait venu à votre secours, j’en ai bien peur.
-Le général est ici ?
-Elle a débarqué à l’autre point ou nos forces résistaient encore. J’espère qu’elle aura trouvée plus de survivants qu’i…

Un cri interrompit soudain sa phrase. Un officier de la République courait dans leur direction, le doigt pointé vers les arbres.

-Général Malak ! Les Mandaloriens se rassemblent à la lisière !

Zian était tout simplement atterré. Combien de morts faudrait-il pour leur faire passer l’envie de combattre ? Ne pouvaient ils pas, pour une fois, admettre leur défaite ? Un des survivants ne put contenir un gémissement.

-Ils ne vont quand même pas remettre ça, si ?

Malak répondit, un feu ardent semblant couver au fond de ses yeux.

-J’ai bien peur que ce soit effectivement leur intention. Apparemment, une leçon n’aura pas suffi.

L’armée de renfort se réorganisa rapidement pour faire face à l’attaque imminente, précédés de près de quarante silhouettes en robes, sabre lasers activés. Malak tourna le dos à Zian et aux survivants des combats précédents, leur adressant une ultime recommandation par-dessus son épaule.

-Vous en avez assez fait pour aujourd’hui. Reposez vous un moment pendant que nous nous chargeons d’apprendre à ces barbares de quel bois sont fait les armées de la République.

Même d’ici, Zian pouvait entendre les clameurs et les chants de guerre provenant des lignes Mandaloriennes. Ils se réjouissaient d’avance de courir au massacre. Bientôt, la voix de Malak se mêla au bruit ambiant, les ordres fusant afin de préparer une attaque frontale. Si les Mandaloriens voulaient une confrontation directe, Malak semblait bien décidé à la leur donner.

Tous ces morts… Uniquement à cause de leur sens de l’honneur perverti, plaçant leur soif de sang au dessus de tout… combien des nôtres vont devoir encore mourir aujourd’hui à cause d’eux ? Et combien de millions d’hommes cette guerre va-t-elle encore engloutir ?

Zian n’avait pas la réponse à ses questions. Mais il savait désormais que ce conflit ne s’achèverait qu’avec la destruction totale d’un des deux camps. Et il était bien décidé à ce que celui à disparaître soit celui des Mandaloriens.


***

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Re: Star Wars : Tales of the Old Republic

Message par Macros le Lun 7 Jan 2008 - 9:16

(troisième partie)


***

1ere flotte de la République, trois jours après l’évacuation des survivants de Yavin 4.


La porte blindée menant à la passerelle de commandement s’ouvrit, laissant le passage à la silhouette de Malak, qui avança d’un pas martial vers le pont ou l’attendait la silhouette solitaire drapée d’un manteau noir, sa combinaison mandalorienne enfilée. Néanmoins, Revan avait laissé le masque posé sur son bureau. Avec quelqu’un d’aussi proche que Malak, il n’était pas nécessaire.

-J’ai entendu parler de ton sauvetage sur Yavin ? Très impressionnant…

Malak connaissait trop bien son ami pour ne pas noter les indices subtils de sa voix le renseignant su son humeur. Le ton avait beau avoir été léger, il sentait une grande tension derrière ces mots. Hésitant sur la réponse à donner, il choisit de rester humble.

-Aelyn a eu un rôle aussi important que le mien dans cette affaire, si ce n’est plus…

Il n’eut pas le temps de finir sa phrase.

-Oui, Aelyn… Mais ce sont tes forces qui sont arrivées sur le théâtre d’opération, non ? C’est toi qui a pris la décision de les y mener ? Je pense donc qu’il est juste que le mérite t’en revienne en grande partie…

Cette fois, il n’y avait plus de doute possible. Il le cachait impeccablement, mais Malak devinait que son ami était furieux. Vraiment furieux. Etais-ce parce qu’il avait agi sans l’avertir ? Ou y avait-il autre chose… Il commença à répondre, tout en cherchant à deviner les motifs à la façon qu’avait Revan d’agir aussi étrangement…

-Je regrette simplement de ne pas avoir pu sauver davantage de nos hommes. Le taux de pertes a plafonné à 95%, un des plus lourds depuis le début de la guerre…
-Oh, je suis sûr que tu as fait tout ton possible pour eux. Ne te tracasse donc pas tant avec ça… Mais j’y pense, je voulais te montrer quelque chose. Je suis sûr que ça t’intéressera.

Revan sortit de sa ceinture une télécommande qu’il pointa sur la console trônant au centre de la passerelle. Une lueur bleutée envahit la salle, laissant apparaître la représentation d’une planète aux couleurs variant dans les différentes teintes de gris.

-Ce monde a été attaqué il y a deux jours par les Mandaloriens. Malheureusement, nous n’avions aucune défense sur place, et ils ont pu s’en emparer sans rencontrer de réelle opposition. Ce qui ne les a pas empêchés de raser quelques agglomérations pour l’exemple. Les rapports que j’ai reçu font état d’environ 20 millions de morts… Bien entendu, ce chiffre sera sans doute révisé à la hausse une fois toutes les données connues.

Malak soupira. Il avait fallu sacrifier tant de mondes pour protéger ceux qui étaient vitaux à l’effort de guerre de la République… Mais aussi cruelles ces méthodes soient elles apparues, elles étaient en train de porter leurs fruits. La République était, lentement mais sûrement, en train d’inverser la pression. La phase de reconquête des territoires perdus était d’ailleurs imminente, d’après les plans tracés par Revan…

-Evidemment, le fait que ce monde abrite également les principales chaînes d’assemblages de véhicules blindés du secteur est un coup dur. J’ai pu ordonner au personnel civil de les faire sauter avant que nos ennemis ne s’en emparent, mais nous venons de perdre une ressource certaine dans cette guerre. J’ai dû remettre à plat les grandes lignes de ma stratégie à cause de ça. J’ai bien peur que notre grande contre offensive ne s’en trouve retardée de quelques mois, le temps que nous puissions trouver une autre source d’approvisionnement.

La remarque fit tiquer Malak. Revan pouvait bien sacrifier des mondes entiers pour gagner la guerre, mais il n’aurait jamais laissé sans défense une planète aussi vitale à ses plans ! C’est alors qu’il commença doucement à réaliser…

-Voyons, quel était le nom de cette planète, déjà ? Jabiim, il me semble… Oui, je suis sûr que c’était Jabiim. Le nom te dit quelque chose, Mal’ ?

Malak sentit son cœur se glacer. Il s’agissait de la planète ou ses forces avaient reçues l’ordre de se rendre. Avant qu’il ne les détourne sur Yavin.

-Revan, je suis désolé, je…

Ce dernier affecta la surprise.

-Désolé ? Voyons, Mal’, tu as sauvé… 189 soldats, si mes rapports sont corrects. Tu devrais être fier ! Après tout, qu’est ce que sont quelques millions de civils à côté de ça…
-Je…
-Oh, et évidemment, le fait que le retard occasionné sur nos plans de campagnes va laisser à Mandalore l’occasion de nous concocter quelques offensives bien sanglantes supplémentaires dont il a le secret… Ca ne devrait nous coûter que quelques dizaines de milliers d’hommes et de vaisseaux, si on se débrouille bien. Après tout, on a connu pire, pas vrai ?

Un lourd silence tomba sur la passerelle. Malak ne savait pas quoi répondre. Tout ce qu’il pouvait dire semblait si dérisoire à coté de l’ampleur du désastre qu’il avait provoqué… Revan fut le premier à reprendre la parole, toute fausse légèreté disparue. Il s’adressa à son ami d’une voix sourde, contenant malgré tout sa colère.

-Comment as-tu pu me faire ça, Mal’ ? Déplacer toutes tes forces à l’encontre des ordres que j’avais donnés, ne pas prendre la peine de m’en avertir… Qu’est ce que tu cherchais à faire ?
-Revan, j’ai cru que c’est ce qu’il y avait de mieux à faire… Il fallait agir vite…
-Donc, le général Malak en a estimé ainsi. Bien joué, Mal’, brillante stratégie. Je devrais peut être demander au Sénat de te donner ma place ?
-Je ne savais pas que les Mandaloriens s’apprêtaient à attaquer, auquel cas j’aurais…
-Mais pourquoi est ce que tu crois que je t’avais envoyé là bas ? Parce que je savais que c’était une possibilité ! Je ne vais pas m’amuser à déplacer des armées entières pour qu’elles fassent un peu de tourisme !

Il tourna le dos à son ami, contemplant par la baie d’observation le spectacle des vaisseaux s’assemblant en vue de leur prochaine mission. A présent, ils étaient bons pourquelques mois de guerre supplémentaires…

-Je ne peux pas gagner cette guerre si chacun de mes généraux n’en fait qu’à sa tête et décide de ne suivre les ordres que si ça l’arrange, Malak. Et à plus forte raison quand ce général se trouve être un ami. Tu ne me fais plus confiance, maintenant, Mal’ ?

Ce reproche, plus que tout le reste, secoua Malak jusqu’à la moelle. Depuis toutes ces années où ils se connaissaient, jamais il n’avait vu son ami aussi furieux contre lui. Rongé par la culpabilité, il décida de faire face. Advienne que pourra.

-Je te fais confiance, Rev’. Et je sais que je suis impardonnable. Je suis prêt à accepter n’importe quelle punition que tu jugeras adaptée.

Le visage de Revan s’assombrit davantage.

-Oui, bien sûr, une punition. J’y ai longuement réfléchi, tu sais, et j’ai fini par déterminer quelle serait la plus adéquate, dans ton cas.

Il s’approcha de Malak, fixant son regard dans le sien.

-Une médaille.

Ce dernier s’était attendu à tout, sauf à ça.

-Que… quoi ?
-Bien sûr, une médaille ! Après tout, si je prenais des mesures disciplinaires à ton encontre, ça reviendrait à dire que je n’ai pas approuvé l’opération de sauvetage, et que j’aurais volontiers laissé ces soldats mourir, ce qui ne pourrait avoir que des effets nocifs sur le moral de nos troupes. De plus, l’holo-vision aurait beau jeu de faire leurs gros titres à propos du commandant suprême Revan, jalousant les exploits de son second, et punissant un héros de la guerre venant de s’illustrer si brillamment sur le champ de bataille… Avec une médaille, au contraire, les hommes vont avoir la sensation que l’Etat Major se préoccupe de leurs vies, et qu’il est prêt à remuer ciel et terre pour voler à leur secours le cas échéant…
-Mais… Jabiim ? Les retards…

Les traits de Revan étaient tirés, et il semblait animé d’une immense lassitude. Le fardeau du commandement semblait lui peser un peu plus chaque jour. D’un ton morne, il répondit à la question non formulée de Malak.

-Aux yeux de tous, Jabiim ne sera qu’un nouveau monde sacrifié sur l’autel de la guerre. Le Sénat commence à avoir l’habitude. Ils ne feront rien, tout simplement parce que je leur ai donné leurs premières vraies victoires militaires à faire célébrer par les médias, et ensuite parce que chaque sénateur estime que l’essentiel est que le monde qu’il représente soit toujours en sécurité. Personne ne savait que ta flotte était censée se rendre sur Jabiim. Personne… à part toi et moi.
-Cette manière de raisonner… ne parait pas très… Jedi.
-Cette Galaxie n’est pas toujours « très Jedi », Malak.

Tout autour d’eux, de nouveau bâtiments de guerre continuaient à affluer. Prêts à alimenter le brasier qui réduisait depuis trois ans la Bordure Extérieure en cendres. Et nul n’aurait su dire combien de temps encore elle continuerait à brûler…


***


Nul n’a jamais gagné une guerre en mourrant pour son pays, mais bien en faisant mourir ceux d’en face pour le leur.

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Re: Star Wars : Tales of the Old Republic

Message par Lena le Lun 7 Jan 2008 - 11:08

Je te rassure, c'est loin d'être indigeste...
Très bon post encore, décidemment j'aime beaucoup cette fic. Et ça donne envie de savoir ce qui va se passer ensuite tout ça...^^

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Re: Star Wars : Tales of the Old Republic

Message par Mélanie Mustang le Lun 7 Jan 2008 - 17:59

Très bon post (et pour moi, plus y en a d'écrit, mieux c'est mdr). Contente de voir que Zian est sorti d'affaire... Mais Malak doit vraiment se sentir mal le pauvre... Allez, vivement de voir la suite!

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Re: Star Wars : Tales of the Old Republic

Message par Macros le Lun 3 Mar 2008 - 20:10

On ze road again, j'ai enfin le coup de collier nécessaire pour finir une bonne fois pour toutes ce post qui était resté bloqué durant de longues semaines à mi-parcours... C'est ridiculement long, comme d'habitude, alors à lire à tête reposée... Enfin, pour info, tous les personnages nommés, à l'exeption du héros (enfin, pour un héros, l'a pas des masses de temps d'écran, là), son copain (qui en a pas beaucoup plus) et Jon Antilles (mentionné en coup de vent dans un chapitre précédent) sont "historiques". Et à présent, enjoy!


Tales of the Old Republic : chapitre 8 – Destins croisés





Manaan, centre médical

… a transmis ses félicitations pour son action décisive sur la lune de Yavin. Revan a d’ailleurs soumis au sénat une requête visant à faire accorder au général Malak et au général Diethel la croix de guerre au premier degré, et a fait citer l’ensemble du bataillon ayant combattu jusqu’à l’arrivée des renforts. D’après nos sources, l’Etat Major dans son ensemble se félicite de cette victoire et de cette démonstration d’héroïsme, présage éclatant de la victoire finale. Et à présent, politique intérieure, avec l’annonce du chancelier suprême Cressa concernant les réformes…


Zian coupa l’holovision, peu intéressé par l’énoncé d’affaires qui lui passaient bien au dessus de la tête. La guerre n’avait peut être pas atteint toute la Galaxie, mais lui était plongé dedans jusqu’au cou. Ou du moins, il le serait de nouveau dès que son hospitalisation prendrait fin. Les combats sur Yavin avaient laissés des traces : bras gauche fracturé, deux côtes enfoncées, une dizaine de plaies à désinfecter d’urgence… Zian allait garder plusieurs cicatrices en souvenir de cette bataille, la plus visible lui barrant un œil à la verticale, n’ayant épargné sa vue qu’à quelques millimètres près.

C’aurait pu être pire… Après tout, ça va me donner un genre, non ?

Allongé sur un lit de fortune situé dans un centre médical sur Manaan, le séjour de Zian allait vraisemblablement se prolonger pour deux ou trois jours encore. Les traitements à base de kolto faisaient des miracles, mais il leur fallait malgré tout quelques jours pour le remettre à neuf… et le rendre apte à retourner se faire tuer au front. Il n’était plus habitué à tant d’inactivité, et ce temps d’arrêt laissait au Jedi du temps libre pour tenter de prendre du recul par rapport aux évènements dans lesquels il était plongé. Et il commençait à désespérer de jamais voir la fin de ce conflit. A présent que Revan était aux commandes, la situation s’était équilibrée, et l’avance foudroyante des Mandaloriens avait pris fin… Mais la République n’était pas davantage parvenue à reprendre les dizaines, les centaines de mondes perdus. Les deux armées se livraient désormais à une guerre d’usure ; la République restait sur la défensive, tandis que Mandalore les mettaient à l’épreuve, testant leurs lignes ici, lançant une offensive là… Ce jeu macabre traînait en longueur, réclamant toujours plus de sang pour se poursuivre sans donner l’impression de devoir s’achever un jour. Et pourtant, il se savait condamné à continuer un combat semblant sans issue. L’avenir de la République en dépendait.

***

Dantooine, enclave Jedi

Maître Lamar Vrook observait d’un œil sévère les apprentis en train d’être initiés au maniement du sabre laser, l’antique arme de l’Ordre Jedi. Ils étaient encore bien maladroits, et leur maîtrise du Shii-Cho, le premier et le plus simple des styles de combat au sabre, laissait encore à désirer, mais avec le temps, ils seraient l’avenir de l’Ordre. Encore fallait il qu’ils en disposent, de ce temps. En tant que membre du haut conseil de Corustant, Vrook n’était que trop conscient de l’équilibre précaire sur lequel reposait la Galaxie, des ténèbres qui guettaient en périphérie, n’attendant qu’une occasion pour la recouvrir de leur ombre. Tous les regards étaient braqués sur la guerre qui faisait rage sur la Bordure Extérieure, mais un maître Jedi se devait d’aller au-delà des apparences.

Il interrompit sa méditation pour reprendre vertement un apprenti dont les mouvements maladroits risquaient de blesser un compagnon. Parmi tous les maîtres de l’Ordre, Vrook avait la réputation d’être l’un des plus intransigeant, des plus sévères, affichant un air austère et dur en toute circonstance. Beaucoup le percevaient comme un vieil homme aigri, prompt à critiquer et à blâmer, toujours à rabâcher les mêmes sermons sur les dangers du côté obscur et citant le code Jedi en toute occasion. Lui n’en avait cure. A plus de soixante ans, il était le deuxième maître le plus âgé du Conseil, et avait vu bien plus de choses que cette jeunesse persuadée de tout savoir. Il s’était battu durant la grande guerre contre les Sith, et continuait à revoir en rêve le visage des camarades qu’il y avait perdu… tombant pour les deux cotés. Exar Kun avait fait vaciller l’Ordre sur ses fondations, convertissant à sa cause des dizaines de Jedi, qui ne tardèrent pas à se retourner contre leurs camarades, leurs frères et sœurs. Personne n’avait imaginé à l’époque que le coté obscur puisse séduire aussi facilement la fine fleur de l’Ordre. Et Vrook s’était juré que les mêmes erreurs ne seraient pas commises deux fois. Si cela signifiait rabâcher dix fois, vingt fois les mêmes leçons, répéter les mêmes sermons, qu’il en soit ainsi. Oui, il était sévère, il exigeait beaucoup de ses étudiants. Car il savait que la Galaxie leur en demanderait encore plus à l’avenir.

L’exercice dura encore une bonne demi-heure avant que le maître Jedi ne consente à rendre leur liberté aux apprentis. Il poussa un profond soupir à la pensée du travail qu’il restait à accomplir… Néanmoins, il savait que ce qu’il était en train d’accomplir ici, sur Dantooine, était sans doute plus important que toutes les sessions du grand conseil sur Corustant. Les décisions prises auraient bien peu de poids si il ne se trouvait nul Jedi pour les appliquer… Et de Jedi, ils n’étaient guère pourvus. La guerre contre Exar Kun avait considérablement affaibli l’Ordre, qui ne s’en était toujours pas entièrement remis. Et voilà que cette guerre contre les Mandaloriens avait provoqué le départ d’un cinquième des leurs pour le front, contre tous les avis de leurs aînés, allant mourir sur des mondes lointains ou dans le vide spatial au nom de leur « croisade pour la civilisation ». Vrook avait déjà reçu la nouvelle de la mort de trois de ses anciens élèves, et il savait au fond de son cœur qu’ils ne seraient pas les derniers. Et malgré tout, les Jedi devaient toujours s’acquitter de leurs autres devoirs au sein de la République. Ils étaient les gardiens de l’ordre et de la paix, les garants de la justice… Un bien lourd fardeau, reposant sur les épaules d’un nombre de personnes allant en s’amenuisant. Pour les cent mille mondes que comptait la République, on recensait environ cinq mille chevaliers et maîtres, ainsi qu’à peu près autant de padawans et d’apprentis.

Comment s’acquitter de son devoir dans ses conditions ?

-Bien songeur vous me paraissez, maître Vrook. Ma compagnie peut être vous apprécierez ?

Le regard de Lamar Vrook se porta sur la minuscule silhouette s’étant approchée à pas lents de lui. Un œil non averti aurait eu peine à reconnaître en cette créature verdâtre, aux oreilles longues et pointues, à l’âge indéfini et mesurant moins d’un mètre de hauteur un maître Jedi à part entière, membre respecté du haut conseil de Corustant, quand bien même il ne s’y rendait que rarement, préférant passer l’essentiel de son temps sur Dantooine, formant de nouvelles générations de Jedi au sein de cette enclave. Maître Vandar Torak était respecté par tous pour sa sagesse, même si Vrook le trouvait souvent trop optimiste dans sa façon d’envisager les choses.

-Qui peut prétendre ne pas avoir de soucis, en ces temps troublés…
-Vrai cela est, mais se morfondre à rien ne sert, n’est ce pas ? A Corustant, nous ne sommes pas.

Vrook soupira. Oui, ils n’étaient pas à Corustant, centre à partir duquel le destin de la Galaxie était sans cesse décidé. Mais même sur une planète aussi reculée que Dantooine, qui ne comptait aucune grande agglomération, et simplement des plaines verdoyantes à perte de vue, il n’était pas possible de se couper du monde extérieur. Tourner le dos aux soucis ne les faisaient pas s’envoler… Il décida de changer l’orientation de la conversation.

-Avez-vous vu le dernier discours de Revan ? Il ne cesse d’en rajouter à son répertoire, on dirait…
-Oui, vu j’ai. Le jeune Revan animé par la passion est, et se faire écouter il parvient. Déjà du héros Revan on parle, hmmm ?

Vrook eut un reniflement méprisant.

-Héros ? Oui, il sait très bien donner cette impression. Le Sénat parle déjà de « sauveur de la République »… Et le conte du Jedi idéaliste s’étant dressé contre l’apathie du Conseil est particulièrement en vogue, ces derniers temps. Mais je crains que notre impétueux cadet s’éloigne toujours un peu plus des idéaux de notre Ordre.
-Hmmm. Les exigences de la guerre dures sont. De puissants sentiments elles génèrent, et le jugement en être faussé peut.
-Dites plutôt que lui et ses partisans ont foncés tête baissée comme un rancor en rut vers un chiffon rouge agité sous leur nez ! Les Mandaloriens ont multipliés les provocations pour entraîner l’intervention de l’Ordre, et ils ont obtenus exactement ce qu’ils voulaient.

Vandar Torak arbora une moue pensive, plissant le front.

-Une provocation, cela était. Mais des Mandaloriens ? Sûr je ne suis pas.

Et nous y revoilà, songea Vrook. Toujours à devoir guetter un mystérieux ennemi qui refusait de dire son nom, qui restait à la frontière de la perception des Consulaires les plus doués… L’hypothèse la plus facile était d’y voir la main de Sith ayant échappés à la purge qui avait suivi la chute d’Exar Kun. Ils étaient supposés avoir été anéantis, mais les mauvaises herbes avaient la vie dure… Toutefois, les échos que lui renvoyaient la Force n’avait que peu de ressemblance avec l’ennemi d’il y a vingt ans. C’était… autre chose. Quelque chose avec lequel ni lui, ni aucun membre de l’Ordre, n’avait jamais été en contact. Mais dont la nature ténébreuse ne faisait guère de doute.

-Au fait, maître Vrook. Une nouvelle je suis venu vous porter. Une Padawan nous vous avons choisi.

Vrook fronça les sourcils. Voilà qui n’allait pas alléger le nombre de devoirs qu’il avait à remplir, en tant qu’instructeur comme en tant que membre du conseil.

-L’usage voudrait que je puisse décider moi-même et du Padawan en question, et de l’opportunité d’en prendre un, Vandar.
-Cela je sais, mon vieil ami. Mais Dorak et Lestin dans mon sens ont abondé. Le choix le plus adéquat c’est.

Vandar faisait allusions aux maîtres Dorak et Zaar Lestin, qui bien que ne siégeant pas au Haut Conseil de Corustant, formaient avec Vrook et Vandar le conseil de l’enclave de Dantooine. Vrook n’aimait pas tellement se voir ainsi forcé la main, mais hocha la tête affirmativement.

-Très bien. Qui est la pauvre âme à devoir à présent supporter ce vieux grincheux de Vrook pour une période prolongée ?
-Bastila Shan vous connaissez, je crois ?

Effectivement, il se souvenait de cette petite fille, douée dans la maîtrise de la Force, mais également impulsive et fière… En partie pour cacher son manque de confiance en elle. La former n’allait pas être de tout repos…

Mais après tout, avoir un padawan n’est jamais de tout repos.

Tout ce qu’il pouvait espérer, c’est qu’elle ne connaisse pas le même destin que ceux qu’il pleurait aujourd’hui… Et ceux qu’il ne tarderait plus à pleurer.

***


Dernière édition par Macros le Lun 3 Mar 2008 - 20:14, édité 1 fois

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Re: Star Wars : Tales of the Old Republic

Message par Macros le Lun 3 Mar 2008 - 20:12

deuxième partie


***


Orbite haute de Taris, vaisseau amiral Indominate

Un homme aux cheveux grisonnants et aux traits anguleux écarta d’un bras fatigué la pile de documents qu’il consultait depuis plus de trois heures. Saul Karath, l’un des tous meilleurs amiraux de la République, malgré sa récente promotion, se sentait envahi par une fatigue écrasante. Et surtout, il se sentait vieux, bien qu’il ait à peine passé la cinquantaine. Pour la première fois au cours de sa carrière, il éprouvait de la lassitude à l’idée d’accomplir son devoir. En trente ans de loyaux services au sein de la Flotte, jamais il ne s’était senti aussi… usé. Cette guerre était en train de le pousser à réexaminer tout ce en quoi il croyait, toutes les convictions qui l’avaient poussées à aller de l’avant au cours de son existence.

Il y a vingt ans, pourtant, tout paraissait clair. La République venait de triompher du Jedi rebelle et de ses alliés, et était parvenue à restaurer l’ordre au sein d’une Galaxie embrasée par des années de guerre civile. C’était dans ce conflit que Saul avait fait ses premières armes, en tant qu’enseigne de vaisseau. Il en était ressorti avec la conviction profonde que la République était la seule chose capable de préserver l’univers du chaos et de l’anarchie. Elle était la force capable d’apporter la paix et la prospérité à des milliards de gens, de les protéger contre toute menace susceptible de voir le jour. Un tel régime méritait qu’on se batte pour le défendre, qu’on meure pour le défendre.

Puis les Mandaloriens étaient arrivés, et exposèrent au grand jour la faiblesse de ce colosse aux pieds d’argile. Saul Karath n’était encore que capitaine lors du début du conflit, et il se retrouva d’entrée au cœur de la tourmente, parmi les premiers à se retrouver en première ligne face à la déferlante des néo-croisés fanatiques. Jamais il n’oublierait ce sentiment d’impuissance suprême, en voyant les flottes de la République balayées par les attaques imprévisibles de ces guerriers, mises en déroute tandis que les mondes qu’elles étaient censés protégées devenaient la proie de ces tueurs à l’honneur perverti. Mais ce qui avait effaré Saul, c’était l’état d’impréparation dans laquelle s’était trouvé la République à ce moment. Tout le monde était au courant des conquêtes Mandaloriennes parmi les mondes non alignés, tout le monde savait qu’ils ne cessaient de rassembler hommes et ressources pour constituer une formidable machine de guerre à l’efficacité redoutable… Et personne n’avait rien fait. Les premières semaines du conflit furent un véritable désastre, dans lequel l’improvisation fit office de stratégie. Chaque officier gérait son unité comme il l’entendait, sans contact avec une chaîne de commandement décapitée dès les premiers jours du combat. A ce jeu, Saul estimait s’en être plutôt bien sorti. Il avait sauvé son escadre de l’anéantissement à plusieurs reprises, et s’était même offert le luxe de taquiner un peu leurs ennemis, remportant quelques engagements mineurs… mais vides de sens. Ce fut d’ailleurs durant cette période qu’il fut promu au grade d’amiral. En temps normal, il en aurait été fier. Mais compte tenu des circonstances, il n’avait guère eu le cœur à se réjouir.

Le dernier survivant d’une bataille est toujours le commandant suprême de ses propres forces. Pas de quoi pavoiser pour autant.

Et même lorsque l’effet de surprise se dissipa, la République se montra toujours incapable de rétablir la situation. Les armées se désagrégeaient par pans entiers, les défenses assemblées à la va-vite étaient balayées à peine constituées, les rares tentatives de contre-attaque se soldaient invariablement par des désastres… Là encore, aucun plan d’ensemble ne semblait exister. L’état-major vivait au jour le jour, réagissant aux évènements plutôt que de chercher à les provoquer. Mais le plus grave avait été l’attitude du Sénat, qui se montra incapable de se résoudre à fournir un effort commun pour mobiliser l’ensemble des ressources à sa disposition et battre les envahisseurs. Chaque représentant avait défendu son pré carré, cherchant à épargner à son monde les restrictions imposées par le conflit, à réduire sa contribution en hommes, matériel et argent autant que faire se peut… Après tout, tant que la guerre n’était pas à leur porte, pourquoi se saigner à blanc pour y mettre un terme ? Sûrement la plus puissante armée de la Galaxie allait finir par écraser ce peuple barbare et inconscient sans qu’il ne faille trop sacrifier pour cela ? De tels raisonnements avaient menés la République au bord du gouffre.

L’arrivée des Jedi avait été un vrai bol d’air pour une armée démoralisée. Jusqu’ici, Saul Karath avait toujours été sceptique de leur influence réelle dans un conflit à grande échelle. Au cours de la guerre d’il y a vingt ans, il n’avait guère eu l’occasion de les côtoyer, et avait pris l’habitude de les considérer comme une force d’appoint importante, mais pas indispensable. Le fait qu’ils soient par la suite restés à l’écart de tous les conflits frontaliers que la République eut à mener ne fit que le conforter dans son idée. Mais leur venue était la seule chose ayant permis d’inverser le sens de la guerre. Même en mettant de côté les talents de tacticien de Revan, ou dans une moindre mesure, ceux de ses lieutenants comme Diethel ou Malak, le plus inexpérimenté des Padawans restait une aide précieuse sur le champ de bataille. Par leur seul exemple, ils étaient capables de galvaniser les hommes, les poussant à donner le meilleur d’eux-mêmes, utilisant tous leurs pouvoirs et leur entraînement pour faire échec aux féroces Mandaloriens.

Si seulement leur Ordre avait choisi de se ranger tout entier derrière nous… cette guerre serait peut être finie, à l’heure qu’il est.

Mais même à présent, même lorsque la victoire redevenait envisageable, Saul ne pouvait pas oublier l’essentiel : des dizaines de milliards d’hommes étaient morts, parce que la République n’avait pas été capable de les protéger. Le régime auquel il avait prêté allégeance avait démontré à toute la Galaxie sa faiblesse, et cela ne serait pas oublié de sitôt. Même si ils finissaient par être victorieux, la République ne sortirait pas indemne de cette guerre. Et surtout, la pensée qui le hantait, c’était que l’image qu’il s’était faite d’elle ne reposait peut être que sur des chimères. Depuis son accession au rang d’amiral, il avait eu l’occasion d’observer de l’intérieur le fonctionnement des rouages du pouvoir, et ce qu’il avait vu l’avait glacé. Même au plus fort de la guerre, nombre de sénateurs poursuivaient leurs mesquines luttes d’influence, cherchant à en tirer avantage au détriment du bien commun. Combien de fois les considérations politiques avaient elles dues primer sur les besoins militaires, depuis le début des combats ? Si Revan était parvenu à des résultats aussi probants, ce n’était pas uniquement dû à ses dons de stratège, mais à sa compréhension des rouages du Sénat, jouant des différentes tendances pour faire accepter sa stratégie et obtenir les moyens dont il avait besoin. Si il avait été moins fin diplomate, jamais il ne serait resté en poste plus de quelques mois, et sa stratégie de sacrifice des mondes « secondaires » lui aurait valu une condamnation immédiate.

Ce n’est pas pour ça que je me suis battu toutes ses années. Ce n’est pas pour défendre une clique attachée à ses privilèges et aveugle à ce qui se déroule juste sous leurs yeux.

Cette pensée fugace fut rapidement chassée de son esprit, attribuant se bref moment d’abattement à l’âge. La République n’était sans doute pas le parangon d’ordre et de vertu qu’il s’était plu à imaginer dans sa jeunesse, mais une chose n’avait pas changée.

Sans la République, il n’y a plus rien.

***

Quatrième lune de Yavin, sommet du temple principal

La pluie tombait drue sur la jungle. Néanmoins, ce n’était pas suffisant pour gâcher la célébration qui se déroulait en ce moment même. La République rendait grâce aux héros de Yavin, du moins ceux en assez bonne santé pour se trouver présent à la cérémonie… L’intendance se chargerait d’envoyer les citations militaires aux autres. Mais parmi la foule assemblée, une personne n’avait pas la cœur à la fête : celui là même qui recevait le plus vibrant hommage.

Personne ne savait… à part toi et moi.

Malak ne parvenait pas à s’ôter cette pensée de la tête. On était en train de le décorer pour une action qui venait d’entraîner la mort de millions d’innocents. On était en train de l’acclamer pour une victoire qui n’allait que rallonger la durée de cette guerre. Il avait laissé ses sentiments dicter sa conduite, et le résultat, en dépit des apparences, s’était soldé par un véritable désastre : une victoire mineure sur un monde sans valeur pour sauver une poignées de soldats, tandis que Mandalore privait la République d’un monde industriel vital pour l’effort de guerre.

-Pour la vaillance et le discernement dont vous avez fait preuve emmenant vos troupes au combat pour sauver vos camarades d’une mort certaine, général Malak, j’ai l’honneur de vous décerner la croix de guerre. Puisse votre exemple inspirer nos armes lorsque nous nous mesurerons à nouveau aux envahisseurs.

Malak entendit à peine le compliment de l’officiel chargé de la remise des décorations. Il avait envie de hurler la colère qu’il éprouvait envers lui-même, mais maintenait une expression impassible sur son visage, ne laissant transparaître que sa résolution. Il ne faillirait plus jamais. Quels que soient les sacrifices qui lui seraient demandés à l’avenir, il n’aurait plus qu’un seul objectif : anéantir les armées Mandaloriennes et réduire leur puissance à néant. C’était de cette manière seule qu’il pourrait espérer racheter sa faute. Il sentait confusément qu’une telle pensée l’éloignait encore un peu plus de la façon d’être d’un Jedi, mais il venait de recevoir de plein fouet la démonstration de l’inutilité de ce code lors de ce conflit.

A quoi bon le triomphe de l’idéologie Jedi si il ne reste plus personne pour en profiter ?

Non, l’heure n’était plus aux sentiments. Revan martelait dans ses discours que pour vaincre un ennemi, il fallait avant tout apprendre de lui. Et pour la première fois, Malak avait la sensation d’avoir appris des Mandaloriens. Ces derniers avaient prouvés que pour obtenir la victoire, il fallait pouvoir se montrer impitoyable. Pour les mettre en échec, il allait donc falloir l’être tout autant.

***

Planète Serocco, ruines des cités Stereb

Solan Torr avait vu et ressenti bien des choses depuis qu’il avait rejoint la République dans son combat, mais jamais rien de semblable au spectacle qu’il avait sous les yeux. Serocco, jadis un monde prospère et florissant, n’était plus qu’une boule calcinée, dont les derniers survivants avaient été évacués il y a plusieurs mois. Cette planète avaient été ravagée par les Mandaloriens lors des premiers mois du conflit, qui, plutôt que de s’en emparer, avaient préféré la réduire en cendres, Mandalore lui-même ordonnant l’emploi d’ogives nucléaires pour dévaster ses grands centres urbains. Pour les Mandaloriens, Serocco était une leçon à l’attention de la République, la preuve de leur détermination. Pour la République, Serocco était un symbole, celui de la barbarie de leurs ennemis. Et jamais Solan n’en avait autant eu conscience. Après plus d’un an, une partie du globe était encore en flammes, le brasier s’étant répandu sur toute la planète. Solan Torr se trouvait à un emplacement qui avait vu s’élever une métropole majeure, et dont il ne restait que des cendres. Mais ce spectacle n’était rien comparé au chaos qui régnait dans l’esprit du Jedi. La planète résonnait encore de la souffrance et de la peur qui avait imprégné ses habitants au dernier moment. Il sentait à travers la Force les appels désespérés des hommes et femmes ayant trouvés la mort ici, leurs vies soufflées en quelques instants comme des chandelles, mais dont les voix ne s’étaient pas tues pour autant.

Ces Mandaloriens sont des monstres… Des milliards de morts innocents pour une simple provocation à notre égard… Quel peuple pourrait s’abaisser à de tels actes ?

Et pourtant, si provocation il y avait eu, elle avait été couronnée de succès. Revan avait ouvertement défié le Conseil et appelé à la croisade contre l’envahisseur une semaine seulement après la destruction de ce monde. Et aujourd’hui, Solan Torr avat l’impression de comprendre pleinement pourquoi il l’avait fait. Le combat qui se jouait actuellement n’était pas une simple guerre. C’était une purge. Mandalore et ses chiens de guerre avaient semés le vent, et leur race allait récolter la plus terrible tempête de son histoire. Quiconque foulait cette planète dévastée ne pouvait qu’être habité d’une intime conviction : les Mandaloriens étaient des monstres.

Et les monstres doivent être exterminés. Jusqu’au dernier.

Alors seulement la Galaxie pourrait connaître à nouveau la paix.

***

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Re: Star Wars : Tales of the Old Republic

Message par Macros le Lun 3 Mar 2008 - 20:13

troisième partie

***

Orbite Haute de Taris, IIeme flotte de la République, croiseur Blackfire

Carth Onasi s’escrimait sur un moteur ionique depuis déjà un quart d’heure, ce dernier refusant obstinément de fonctionner malgré tous ses efforts. Micro-soudeur dans une main, clef hydraulique dans l’autre, Carth fut pour la vingtième fois tenté d’abandonner, et pour la vingtième fois, persévéra dans ses efforts. Si il laissait faire les mécaniciens de la République, il allait devoir encore attendre une semaine avant de pouvoir redécoller… Une semaine d’oisiveté alors qu’il y avait tant à faire… Jadis considéré comme l’un des meilleurs pilote de transporteurs lourds de la Répubique, position qui lui avait valu le surnom de « Fleet », il n’avait pas tardé à recevoir une promotion au grade de cadet et une intégration dans une escadrille de chasse, au sein de laquelle il s’était vite illustré. Il était même parvenu à attirer l’attention de l’amiral Saul Karath lui-même, et le bruit courait que son nom était en tête de liste pour une éventuelle nouvelle promotion. Mais lui-même n’y accordait que peu d’importance. La seule chose qui comptait, c’était de gagner.

Il pensait souvent à la famille qui l’attendait sur Telos. Carth n’avait plus vu sa femme et son fils depuis près d’un an, mais ils étaient sa principale motivation pour poursuivre le combat. Il avait vu de ses yeux ce que les Mandaloriens pouvaient faire aux mondes qu’ils occupaient, et il s’était juré que son monde natal ne subirait pas le même sort. Et à l’abattement des premiers mois avait succédé l’espoir de marquer enfin des points contre leurs ennemis. Depuis l’arrivée des Jedi, la République avait enfin opposé une résistance digne de ce nom. Et depuis l’arrivée de Revan, la victoire ne paraissait plus si impossible à obtenir. Chaque jour renforçait un peu plus sa certitude : ils finiraient par vaincre. Et il avait bien l’intention de prendre part à cette victoire.

Maintenant, si ce fichu engin voulait bien fonctionner correctement…

Ce fut le moment que choisit le moteur pour redémarrer, émettant un sifflement suraigu qui fit sursauter le pilote vétéran, manquant de peu de se fracasser la tête sur la carlingue. La surprise passée, il s’autorisa un petit sourire de satisfaction. Il était temps de rentrer dans la danse.

***

Orbite basse de Dxun, vaisseau amiral Behemoth

Une représentation holographique de la Bordure Extérieure illuminait la salle de conférence, bien qu’un seul homme soit présent pour l’observer en détail. Derrière son masque, Mandalore l’Ultime, chef de tous les clans guerriers, observait d’un œil attentif la disposition des forces ennemies et son propre déploiement, à la recherche de la clef, ce qui pourrait lui permettre d’inverser le cours de la guerre. Si nombre de guerriers ne s’en étaient pas encore aperçus, lui était trop fin tacticien pour ne pas se rendre compte que les choses étaient en train d’évoluer en leur défaveur. Un autre en aurait conçu de la frustration, de la colère, peut être du désespoir. Lui n’en tirait qu’un vif intérêt, peut être même un peu de plaisir. Les adversaires de valeur s’étaient fait si rares, ses dernières années…

Il n’en restait pas moins qu’en temps que dirigeant des Mando’ade, il se devait de tout faire pour leur assurer la victoire. Or depuis que ce Jedi rebelle avait pris la tête des flottes de la République, leur progression avait subi une série de coups d’arrêt, la plupart des planètes conquises se révélant sans valeur stratégique, certaines ayant même été abandonnées en raison du coût supposé pour maintenir une force d’occupation à sa surface. En revanche, les mondes clef de la Bordure avaient été défendus avec acharnement, et ses guerriers n’étaient pas parvenus à percer la défense de fer qui leur fut opposée en ces occasions. Le résultat le plaçait dans une situation inconfortable. Chaque jour renforçait un peu plus la position de la République au détriment de la sienne. Des armées de conscrits, des flottes de guerre entières, des arsenaux titanesques affluaient des quatre coins de la Galaxie pour renforcer les forces de Revan, tandis que Mandalore devait se contenter des ressources des territoires qu’il avait conquis, et bien qu’elles ne soient pas négligeables, elles n’étaient qu’une goutte d’eau par rapport aux millions de mondes de la République.

Néanmoins, les jeux étaient encore loin d’être faits. Il suffisait d’une victoire pour disloquer le rideau qu’avait mis en place son opposant. Il devait contraindre le gros de la flotte de la République a livrer un affrontement décisif, qui lui donnerait l’occasion de briser ses forces vives et de prendre un ascendant sans doute définitif. Et Mandalore savait exactement comment faire. Depuis plusieurs semaines, ses espions avaient répandus la rumeur que les Mandaloriens préparaient un assaut de grande envergure sur Taris, la « Corustant de la Bordure ». Ce monde avait déjà été le théâtre d’affrontements violents, et il faisait partie de ceux que la République se devait de conserver absolument pour conserver un front cohérent. Revan avait réagi en conséquence en dépêchant des renforts massifs à la flotte en orbite autour de la planète, d’autres étant encore en route. Il avait malgré tout pris soin de ne pas dégarnir ses autres positions, doutant sans doute de la fiabilité de ses sources. En cela, il avait raison, mais il se trompait sur l’objectif de Mandalore. Taris n’était pas une diversion, mais l’engagement massif dont il avait besoin. Là, il écraserait le noyau de l’armée ennemie, couperait en deux le territoire contrôlé par la République, faisant sauter d’un seul coup le verrou établi. De Taris, les Mandaloriens pourraient frapper n’importe quel système de la Bordure, et la route vers les mondes du noyau leur seraient ouverte. Si il était assez rapide, Mandalore pourrait bien se trouver en orbite de Corustant avant que l’ennemi ne puisse monter une deuxième ligne de défense…

En contrepartie, une défaite serait presque aussi désastreuse qu’une victoire serait grandiose. Il allait engager le gros de ses néo-croisés dans la plus grande bataille planétaire du conflit, et si par malheur il devait perdre l’intégralité des forces engagées, ce serait au tour de la République d’avancer. Il lui faudrait des mois pour monter une nouvelle offensive majeure, et il n’aurait plus assez d’effectif pour défendre les territoires occupés. Taris pourrait bien être la planète allant décider du sort du conflit. Derrière son masque, le visage de Mandalore l’Ultime se fendit d’un sourire.

Y’a-t-il un meilleur divertissement que la guerre ?

***

1ère flotte de la République, vaisseau amiral Juggernaut

Revan jonglait de rapport en rapport, jonglant avec les forces à sa disposition, repositionnant ici une escadre, en retirant une autre là… De sa console tactique, il avait un contrôle absolu sur près de deux tiers de la Bordure Extérieure. Et si tout allait bien, il pourrait bientôt restituer le tiers restant au Sénat. Les prochains mois allaient à ce titre être décisifs. Si il parvenait à maintenir la situation en l’état actuel, alors la victoire finale ne faisait guère de doute. Mais il savait qu’en dépit de tous leurs défauts, les Mandaloriens n’étaient pas idiots, et en avaient aussi conscience que lui. Nul doute qu’en ce moment même, ce Mandalore mettait au point une nouvelle offensive contre les territoires de la République. Le tout était de savoir où viendrait le coup. Les dernières rumeurs parlaient d’une attaque prévue sur Taris, mais il n’était pas encore convaincu qu’il s’agisse de la cible réelle, soupçonnant même les Mandaloriens d’être à l’origine de ces « informations ». Et pourtant, ce serait tellement dans leur genre que diffuser une telle information à l’avance… Mais les enjeux étaient trop grands. Mandalore avait par le passé montré qu’il pouvait employer des tactiques peu orthodoxes et contraires aux habitudes de son peuple, et si Taris n’était qu’une distraction, la République risquait de payer très cher toute erreur de jugement.

Si j’échoue maintenant, la République ne s’en relèvera jamais.

Son masque étouffa un soupir. Depuis qu’il avait pris le commandement des opérations militaires, jamais le fardeau n’avait paru plus lourd qu’aujourd’hui. Ce moment d’introspection fut interrompu par un bip discret de l’intercom.

-Général Revan, nous venons de recevoir un enregistrement prioritaire confidentiel. Transmission en cours.

Revan s’assura que personne d’autre que lui ne puisse prendre connaissance du message avant de jouer l’enregistrement sur sa console. Une silhouette apparut sur le projecteur holographique, qu’il reconnut immédiatement. Il s’agissait de l’un des trois Jedi qu’il avait lui-même dépêché sur Yavin, et le seul à avoir survécu à la bataille qui s’en était suivie. Jon Antilles, ou quelque chose comme ça. Se calant dans son siège, Revan se prépara à écouter son envoyé.

« Général, je viens vous donner mon rapport à propos de la possibilité d’une présence inconnue sur Yavin. Comme vous le pensiez, il semblerait que les temples aient été visités récemment par des individus sensibles à la Force. Néanmoins cette sensation était trop ténue
pour que je puisse déterminer autre chose à leur sujet. Je m’apprêtais à effectuer des recherches approfondies lorsque l’attaque a commencé, me contraignant à abandonner cette tâche. Bien que ce ne soit pas mon rôle de conjecturer, il est possible que la présence pour le moins inopportune des Mandaloriens n’ait pas été une coïncidence. Il se peut qu’ils entretiennent des liens avec le groupe dont j’ai pu saisir la trace, ou qu’ils soient, d’une certaine manière, manipulés par eux. Je vous laisse en tirer les conclusions que vous jugerez appropriées, et soyez assuré que je reste, comme toujours, votre humble serviteur. »

Revan resta silencieux de longues minutes. Son intuition ne l’avait pas trompé, semblait-il… Et les visions du Conseil ne reposaient pas uniquement sur des chimères. Mais ils se trompaient en estimant que l’inaction était la solution. Lui avait bien l’intention d’exposer cette menace au grand jour… Toutefois, il lui fallait avant tout plus d’informations… Et il avait une idée d’où les trouver. Mais pour cela, il était hors de question de passer par un intermédiaire, ou de mêler l’armée à cette opération, de peur de renouveler le massacre de Yavin 4. Finalement, la décision de Malak avait au moins servi à quelque chose… Tout comme la réaction Mandalorienne prouvait sans doute qu’ils avaient, inconsciemment ou non, maille à partir avec cet adversaire mystérieux. Revan éteignit la console, animé par une ferme résolution. Le chemin à suivre était clair.

Je vais vaincre les Mandaloriens. Puis je trouverais cette menace et la détruirais. Alors enfin tout rentrera dans l’ordre.

***

La porte de la chambre du centre médical coulissa dans un sifflement aigu, laissant le passage à un jeune homme en uniforme de lieutenant, qui adressa un sourire engageant à Zian.

-Allez mon gars, fini les vacances. T’es de retour dans l’armée, maintenant.


***


De victoire sans sacrifice il n’y a pas, dit Revan. Vrai cela est, sans doute. Mais si garde on ne prend, la victoire elle-même sacrifiée peut être. Que restera-il alors ?

Maître Vandar Torak aux novices de Dantooine.

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Re: Star Wars : Tales of the Old Republic

Message par Lena le Lun 3 Mar 2008 - 21:13

Alors combien de pages word celui là...? ^^
Enfin, très bon post en tout cas, j'aime beaucoup. Maintenant, va falloir commencer à écrire la suite...^^

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Re: Star Wars : Tales of the Old Republic

Message par Mélanie Mustang le Mar 4 Mar 2008 - 13:49

Ah un très bon passage... On a beaucoup de pensées des différents personnages... J'attends de voir la suite... Au fait, merci d'avoir autant écrit, ça m'a permis de m'occuper un peu pendant mon TD de commerce, j'ai rien à faire du tout...

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Re: Star Wars : Tales of the Old Republic

Message par Macros le Dim 9 Mar 2008 - 16:47

Et un nouveau passage... Bon, le niveau littéraire est... limité, et c'est peut être un peu indigeste (bien que nettement plus court que les passages précédents), mais bon, on peut voir ça comme un post de transition...


Tales of the Old Republic : chapitre 9 – La Bataille de Taris




Compte rendu des renseignements militaires

07h58 : les senseurs de la planète Taris repèrent l’apparition de 43 vaisseaux de guerre mandaloriens dans l’espace contrôlé par la République. La flotte de défense passe en alerte maximale.
07h59 : l’escadre mandalorienne lance 17 missiles à charge nucléaire en direction de la surface de la planète. Instruite par le précédent de Serocco, la défense de l’amiral Karath parvient à en intercepter la totalité en vol.
08h06 : les senseurs de la planète Arkania détectent l’approche rapide de 77 vaisseaux de guerre mandaloriens, menés par le général Cassus Fett.
08h10 : les forces défensives d’Arkania dirigées par le général Malak engagent le combat avec la flotte de Fett.
08h22 : la défense combinée de l’amiral Karath et de l’amiral Vanquo autour de Taris prend le pas sur l’attaque Mandalorienne, notamment en raison d’une très nette supériorité numérique.
08h31 : 56 vaisseaux mandaloriens apparaissent en orbite autour d’Arkania, menaçant d’encerclement les forces du général Malak déjà aux prises avec la première flotte.
08h37 : les premiers rapports concernant Arkania et Taris parviennent au commandant suprême Revan.
08h42 : Malak parvient à échapper à l’encerclement, mais laisse une ouverture aux envahisseurs. Les premiers transports de troupes atterrissent sur Arkania.
08h45 : les forces Mandaloriennes autour de Taris commencent à se replier. L’amiral Vanquo presse l’attaque tandis que l’amiral Karath reste sur la défensive.
08h55 : les forces de Malak et de Fett se rendent coup pour coup. Bien que la République garde la supériorité numérique, la flotte Mandalorienne fait preuve d’un meilleur sens tactique et ses vaisseaux sont de meilleure qualité.
09h03 : les premiers combats au sol éclatent sur Arkania.
09h05 : en dépit de nombreuses protestations de certains membres de son état major, le commandant suprême Revan ordonne à la 1ere flotte de mettre le cap sur Taris. Des ordres similaires sont transmis aux 4e de Diethel et 7e d’Aekere.
09h11 : l’amiral Vanquo rompt la ligne défensive pour traquer les fuyards mandaloriens autour de Taris.
09h18 : la 1ere flotte entre en hyperespace.
09h25 : les forces de Malak font état d’un taux de perte de 33%, soit à un niveau équivalent à celui des assaillants. Au sol, les forces d’invasion sont encerclées par les troupes de la République.
09h27 : la 7e flotte de l’amiral Aekere prend réception de ses ordres de mouvement immédiat.
09h34 : les senseurs de Taris détectent l’apparition de 539 vaisseaux de guerre mandaloriens.
09h35 : la présence du Behemoth, vaisseau de commandement de Mandalore, est confirmée.
09h35 : l’amiral Vanquo donne à sa flotte l’ordre d’un repli immédiat sur les positions de l’amiral Karath.
09h41 : la flotte de l’amiral Vanquo est encerclée par les forces hostiles.
09h43 : la 4e flotte du général Diethel prend réception des ordres de mouvements immédiat.
09h47 : la 7e flotte entre en hyperespace.
09h51 : l’amiral Karath donne l’ordre à ses forces de maintenir leur position défensive.
09h57 : l’Intransigeant, vaisseau de l’amiral Vanquo, est détruit.
10h03 : la 4e flotte entre en hyperespace.
10h09 : le dernier vaisseau des forces de Vanquo est détruit.
10h17 : les forces mandaloriennes autour d’Arkania entament leur retraite. Les troupes au sol sont abandonnées.
10h24 : la flotte mandalorienne lance une attaque massive sur les lignes de l’amiral Karath
10h32 : le dernier vaisseau mandalorien quitte l’espace d’Arkania. Les combats au sol se poursuivent.
10h45 : 25% des forces de l’amiral Karath sont hors de combat.
10h53 : la flotte de la République ne peut plus maintenir une couverture efficace de la surface. Les Mandaloriens larguent plusieurs centaines de droïdes de combats Basiliks pour établir une tête de pont dans la ville souterraine.
11h01 : l’amiral Karath demande aux autorités de Taris de mobiliser les forces de police et de les joindre à l’armée régulière pour repousser l’envahisseur.
11h07 : près de 40% de la flotte de Karath est hors de combat.
11h15 : l’amiral Karath ordonne un repli général sur l’orbite basse de Taris, se servant des boucliers planétaires pour abriter sa flotte. Une telle manœuvre nécessite l’abandon et le sabordage des vaisseaux de plus gros tonnage. L’amiral quitte l’Indominate pour établir son nouveau centre de commandement à bord du croiseur Blackfire.
11h28 : les dernières forces mandaloriennes sur Arkania sont éradiquées.
11h32 : Karath complète son repli sur l’orbite basse de Taris. La flotte Mandalorienne entame une manœuvre d’encerclement de la planète. Plusieurs transports de troupes atterrissent dans la ville basse.
11h41 : en raison de perturbations liées à des tempêtes ioniques, le commandant suprême Revan ne reçoit les rapports concernant la nouvelle flotte mandalorienne qu’avec plus de deux heures de retard.
11h48 : Revan dépêche des messages à la 3e flotte du général Malak et à la 11e du commandant Delstar leur demandant de rejoindre Taris au plus vite.
11h49 : l’encerclement de Taris est achevé, les Mandaloriens mettent en place un brouillage des communications.
11h57 : les troupes au sol entament leur offensive, attaquant la République dans la ville basse en partant de la cité souterraine.
11h59 : la 3e flotte de Malak prend réception des ordres de mouvement immédiat.
12h08 : la 11e flotte de Delstar prend réception des ordres de mouvement immédiat.
12h13 : les forces terrestres d’Arkania entament un rembarquement partiel, les deux tiers d’entre elles demeurant sur place, par soucis de rapidité.
12h27 : la 11e flotte entre dans l’hyperespace.
12h42 : des croiseurs légers mandaloriens pénètrent en orbite basse pour engager directement la flotte de Karath.
12h54 : une dizaine d’explosions simultanées dans la ville haute, apparemment déclenchées par des saboteurs infiltrés, désorganisent dangereusement le réseau de communication des forces au sol de la République.
13h02 : les senseurs d’Arkania détectent l’approche de 59 vaisseaux mandaloriens, les restes de la force d’attaque menée par Cassus Fett. La 3e flotte, surprise au milieu du rembarquement, tente de se replacer en position défensive.
13h19 : les forces de la République dans la ville basse de Taris sont mises sur le reculoir. Les Mandaloriens continuent à recevoir un flot de renforts de leur flotte.
13h23 : les Mandaloriens cessent temporairement leur assaut en orbite basse, Karath réorganise sa défense.
13h31 : la force d’attaque de Cassus Fett autour d’Arkania passe en hyperespace après avoir infligé des dommages non négligeables à la 3e flotte. Le général Malak annule les préparatifs de départ et forme un périmètre défensif autour de la planète.
14h07 : un missile à tête nucléaire échappe au système de défense de Taris et s’abbat sur un quartier résidentiel de la ville haute.
14h22 : la force terrestre mandalorienne continue sa progression dans la ville basse.
14h35 : l’escadre de Cassus Fett réapparaît à proximité d’Arkania, et se trouve presque immédiatement sous le feu des vaisseaux de la République.
14h41 : les Mandaloriens quittent à nouveau l’espace d’Arkania.
15h01 : la progression des Mandaloriens dans la ville basse est ralentie par la résistance inattendue des gangs Beks et Vulkars, adoptant des tactiques de guérilla en profitant de leur connaissance du terrain.
15h12 : des vaisseaux mandaloriens repartent à l’attaque de l’orbite basse de Taris, engageant le combat avec le reste de la flotte de Saul Karath renforcée par des vaisseaux des forces de sécurité locales reconvertis pour l’occasion.
15h26 : Malak signale au haut commandement que les Mandaloriens lancent désormais des attaques éclairs autour d’Arkania, consistant en l’arrivée soudaine de deux ou trois vaisseaux en orbite haute, le lancement d’une salve de torpilles nucléaires et un saut quasi-immédiat en hyperespace. La 3e flotte se voit contrainte de maintenir sa position en orbite, et doit reporter son départ pour Taris à une date indéterminée.
15h43 : la 4e flotte de Diethel se voit contrainte de quitter l’hyperespace suite à la présence sur son passage d’une flotte mandalorienne dotée de champs d’interdiction. Les deux camps engagent le combat.
16h09 : la ville basse est contrôlée aux trois quarts par les néo-croisés mandaloriens. Les forces de la République se retirent sur la ville haute en détruisant derrière eux les différents points d’accès.
16h32 : l’amiral Karath accuse un taux de pertes avoisinant les 75%. Les débris de sa flotte parviennent néanmoins à maintenir la flotte mandalorienne à distance et à préserver Taris d’un bombardement orbital.
16h39 : premiers combats dans la ville haute.
16h48 : les 153 vaisseaux de la 7e flotte, sous le commandement de l’amiral Aekere, apparaissent dans l’espace de Taris.
16h49 : la flotte d’Aekere se retrouve au beau milieu d’un champ de mines dissimulées par des générateurs de camouflage miniaturisés. Les explosions simultanées déciment les renforts de la République.
16h53 : l’amiral Aekere ordonne un repli immédiat.
16h58 : la 7e flotte rentre dans l’hyperespace avec 79 vaisseaux, dont la moitié ont subis de sérieuses avaries.
17h04 : le croiseur léger mandalorien Adamantine parvient à franchir la ligne défensive de Saul Karath, pénètre l’atmosphère de Taris, et malgré les défenses anti-aériennes terrestres, va s’écraser sur le générateur de bouclier planétaire.
17h05 : le gros de la flotte mandalorienne resté en orbite haute entame un bombardement de la ville haute de Taris.
17h19 : la 4e flotte de la générale Diethel repasse en hyperespace après avoir contraint ses assaillants à battre en retraite.
17h25 : les combats se poursuivent à la surface de Taris. Les Mandaloriens doivent se battre sur deux fronts, n’étant toujours pas parvenus à réduire les gangs de la ville basse à l’impuissance.
17h39 : les senseurs de Taris repèrent l’approche des 204 vaisseaux de guerre de la 1ere flotte sous le commandement de Revan.
17h42 : une nouvelle flotte mandalorienne camouflée et forte de 140 bâtiments apparaît sur le flanc droit des nouveaux arrivants.
17h45 : les forces de la République se révèlent être des projections holographiques, leurs signatures radar étant dues à des débris métalliques entourant les générateurs.
17h47 : la véritable 1ere flotte sort de l’hyperespace et prend à revers la force embusquée.
17h56 : les forces terrestres de la République battent un peu partout en retraite, se retranchant dans les quartiers sécurisés et les installations militaires, laissant le contrôle des rues aux Mandaloriens.
17h59 : les forces du commandant suprême Revan se débarrassent de leurs premiers adversaires. Mandalore scinde sa flotte en deux, la moitié sous son commandement allant affronter la nouvelle menace.
18h03 : l’amiral Karath rallie ses dernières forces pour tenter de forcer le blocus mandalorien en orbite haute.
18h11 : 177 vaisseaux de la 11e flotte du commandant Delstar entre dans l’espace de Taris, du côté opposé au lieu de l’affrontement entre les escadres de Revan et Mandalore.
18h16 : les forces de Delstar apportent leur soutien à l’amiral Karath pour desserrer l’étreinte mandalorienne sur Taris.
18h32 : Delstar parvient à se mettre en position d’envoyer plusieurs transports de troupes à la surface de Taris pour soutenir les défenseurs au bord de l’effondrement.
18h45 : la bataille entre Revan et Mandalore se poursuit sans qu’un camp de prenne l’ascendant.
18h59 : les renforts terrestres de la République subissent une violente contre-attaque, et ne parviennent pas à faire reculer les Mandaloriens. Plusieurs bataillons sont même contraints de redécoller pour éviter l’anéantissement.
19h13 : l’amiral Karath parvient à faire jonction avec le commandant Delstar. Les Mandaloriens conservent néanmoins la maîtrise de 66% de l’espace de Taris.
19h30 : 141 vaisseaux de la 4e flotte de la générale Diethel pénètrent dans l’espace de Taris.
19h34 : les Mandaloriens entament un repli partiel de leurs forces, le tiers de leur flotte maintenant ses positions pour couvrir la retraite. Les troupes au sol pouvant être évacuées rembarquent, les autres continuant à assaillir les positions de la République pour maintenir sur eux la pression.
19h42 : Diethel parvient à acheminer l’envoi de nouveaux renforts à la surface de Taris, tandis que les combats se poursuivent en orbite.
19h51 : la 1ere flotte parvient à rejoindre les combats se déroulant à proximité immédiate de la planète.
20h09 : le gros de la flotte mandalorienne entre en hyperespace. La bataille de Taris est officiellement considérée comme gagnée, bien que les combats au sol dureront encore deux journées entières. Revan annonce le début de la campagne de reconquête des mondes perdus lors des premières années de la guerre.

***

« Parfait ! On va pouvoir attaquer de tous les cotés ! »

réaction du général Mandalorien Arkhan lors du siège de Taris, à l’annonce de l’encerclement total de lui et de ses hommes par les forces de la République.

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Re: Star Wars : Tales of the Old Republic

Message par Mélanie Mustang le Dim 9 Mar 2008 - 18:46

Ouais je vois... T'as eu la flemme de rédiger en fait mdr... Sinon, post sympa. J'aime bien la tactique de Revan quand il a réussi à prendre à revers les mandies... Et j'aime bien aussi la réaction de Mandalore à la fin mdr

Hâte de voir la suite

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Re: Star Wars : Tales of the Old Republic

Message par Lena le Dim 9 Mar 2008 - 18:50

La flemme, c'est mal. Enfin pour cette fois on pardonne...si le prochain post arrive vite ! ^^
En tout cas, le post est intéressant (même si la lecture demande pas mal de concentration...)
Curieuse de lire la suite...^^

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Re: Star Wars : Tales of the Old Republic

Message par Macros le Lun 24 Mar 2008 - 11:17

Ca faisait longtemps, mais voici le nouveau chapitre, en deux parties, une nouvelle fois. Le dénouement (de la première partie) approche...



Knights of the Old Republic : chapitre 10 – le début de la Fin




Planète Melpoménia, trois mois après la bataille de Taris

Ce n’était pas ainsi que les choses devaient être.

Cette pensée, Zian Harden ne parvenait pas à s’en défaire. Au milieu de la cité à moitié dévastée par les combats récents, il parcourait d’un pas lourd l’espace qui faisait office de camp de réfugiés aux survivants de la planète, qui avaient réchappés à l’invasion Mandalorienne, à l’occupation et aux combats ayant amenés à leur libération. Curieusement, cette dernière étape paraissait bien moins glorieuse que ce que Zian –ainsi qu’en fait la quasi-totalité des soldats de la République - s’était imaginé. En fait de foule en liesse venant célébrer ses héros, ils avaient trouvés des personnes brisées, épuisées par des années d’occupation, et n’ayant plus la force de croire en des lendemains qui chantent. Zian se demanda pour la énième fois ce qui était le plus difficile. Battre les Mandaloriens ou rendre un peu d’espoir à ces hommes et femmes ayant subis tant d’épreuves ?

Depuis près de trois mois, la guerre était entrée dans une nouvelle phase. Pour la première fois, la République regagnait du terrain, maintenant Mandalore et ses guerriers sur la défensive, et reprenant par dizaines les systèmes planétaires perdus que leurs ennemis ne pouvaient pas défendre en intégralité. Mais le problème quasi-insoluble de la prise en charge des populations civiles n’avait guère tardé à suivre ces nouvelles victoires, contraignant les armées à ralentir leur offensive. Et les « libérés » avaient bien souvent du mal à voir des signes tangibles d’améliorations par rapport à la période d’occupation… Dans certains cas, la situation s’était même dégradée, malgré les efforts des nouveaux venus. Mais la meilleure volonté du monde ne pouvait suffire à combler le manque de moyens criant dont la République souffrait.

Si ils avaient besoin de blasters, d’armures de combat ou de générateurs hyperdrive, ils seraient parés, mais pour ce qui est de vivres ou de médicaments…

Les soldats étaient bien souvent contraints de prélever ces denrées rares sur leurs propres réserves, déjà jugées insuffisantes. La famine menaçait sur plusieurs mondes, et des émeutes avaient même éclatées dans certains des secteurs les plus démunis. En une occasion, l’armée avait même ouvert le feu… Zian ignorait ce qui s’était exactement passé, ou même le nombre de victimes, et n’avait aucune envie de l’apprendre : la vérité risquait d’être par trop déplaisante à entendre. Quant à lui, il s’était au début efforcé de venir en aide à ceux qui le demandaient dès qu’il le pouvait, conformément à ce qu’on était en droit d’attendre d’un chevalier Jedi. Mais peu importe le nombre de fois ou il tendait une main secourable, il y avait trop de monde pour la saisir à la fois. Si il avait été secoué par les exigences de la guerre, il l’était encore davantage par la réalisation qui le frappait à présent de plein fouet : quels que soient ses efforts, il ne seraient jamais qu’une goutte d’eau dans un océan. Il s’était préparé à ôter la vie d’autrui ; pas d’être confronté à sa propre impuissance.

Melpoménia n’était que le troisième monde qu’il contribuait à « libérer », mais déjà, il avait l’impression que la musique était toujours pareille… Partout autour de lui, il sentait les regards qui le suivaient à la trace, cherchant à capturer son attention, chaque voix ayant une requête, une supplique, tout aussi légitime que celle de son voisin. Et en tant que Jedi, on avait tendance à attendre bien plus de lui que du commun des soldats.

Qu’ils aillent au diable ! Nous avons déjà fait bien assez en chassant ces maudits Mandaloriens !

Zian regretta presque immédiatement cette pensée. Et pourtant… une part de lui-même continuait à estimer que tout cela était injuste, que ces gens n’avaient pas le droit d’avoir autant d’attentes à son égard. Pourquoi devrait-il payer le prix de l’imprévoyance du Sénat ? Là encore, il savait que ce sentiment était en partie injuste. Et pourtant, il était très largement partagé, non seulement parmi la population civile, mais aussi parmi les soldats réguliers. Même en temps de paix, les mondes de la Bordure étaient bien souvent oubliés à Corustant, et le secteur était bien souvent davantage géré par des corporations privées, des gangs criminels ou des seigneurs locaux que par les trop rares représentants du Sénat Galactique. Et pour l’armée, cette institution était celle qui avait été incapable de mettre en œuvre une politique militaire efficace pour mettre fin à la menace.

Après quelques minutes de marche sans but précis, Zian prit le parti de s’asseoir sur un monticule de gravats, l’état déjà lamentable de sa bure ne risquant guère de souffrir davantage de ce traitement. Il lui tardait déjà de quitter ce monde, même si cela signifiait être renvoyé au front. Tout plutôt que cette atmosphère… déprimante. La Force ne lui renvoyait ici que des échos de tristesse et de désespoir, et il était difficile de les ignorer… Et auxquels sa formation ne l’avait pas préparé. Perdu dans ses pensées, il ne remarqua pas immédiatement la femme qui venait de s’asseoir à coté de lui, et ce ne fut que lorsqu’elle ouvrit la bouche qu’il prit conscience de sa présence.

-Dure journée ?

Zian détailla la nouvelle venue du regard. A son allure et ses vêtements abîmés, il était clair qu’il s’agissait d’une habitante de ce monde… Toutefois, c’était bien la première qui l’abordait sans lui demander une faveur. Peut être que cela viendrait plus tard…

-Je crois que vous aurez du mal à trouver quelqu’un ici qui n’a pas eu une « dure journée ».

La jeune femme eut un petit rire triste. Le Jedi remarqua qu’elle avait une blessure légère à la tempe droite, et quelques traces de sang sur ses vêtements. Elle avait dû se retrouver prise entre deux feux durant les combats ayant fait rage jusqu’à il y a quelques heures.

-Au fait, je m’appelle Nomi. Et vous ?
-Zian.

Il savait que sa réponse un peu sèche était loin de répondre à toutes les exigences de la courtoisie, mais l’épuisement, sans parler de l’incertitude quant à la direction qu’allait prendre cette conversation, avait eu raison de lui. Un blanc vint s’insérer dans l’échange, vite comblée par l’étrangère.

-Vous êtes un Jedi ?

Zian se demanda un instant comment elle avait pu le deviner, avant de se rendre compte que c’était une question stupide. Même en lambeaux, il portait toujours les robes de l’Ordre, ayant toujours été réticent à revêtir les armures de la République, contrairement à certains de ses confrères. Et au cas ou cela seul n’aurait pas suffi, il suffisait de constater que le regard de la femme se portait actuellement sur le sabre-laser à sa ceinture… Il répondit, toujours un peu méfiant.

-Techniquement, oui, même si j’imagine que le Conseil de Corustant pourrait trouver à y redire.
-Vous êtes le premier que je vois… J’étais curieuse de voir à quoi ils ressemblaient, compte tenu du fait que j’ai été nommée d’après l’un d’entre eux.

Zian hocha la tête. Comme tout le monde, il avait entendu les légendes qui entouraient les exploits de Nomi Sunrider, peut être la plus grande Jedi de sa génération. Il s’était souvent demandé ce que quelqu’un comme elle aurait fait, dans les circonstances actuelles. Se joindre à la République contre les Mandaloriens, ou bien suivre les avis de prudence du Conseil ? Nul ne le saurait jamais. Son attention revint à la personne assise à côté de lui.

-Dans ce cas, j’espère ne pas avoir trop déçu vos attentes…

Elle écarta la remarque d’un geste de la main.

-Oh, vous savez, si je devais en croire les récits qu’on m’a fait, vous devriez être entouré d’un halo de lumière, marcher dans les airs et avoir les yeux étincelants d’énergie. Sans parler de la voix de stentor qui va avec. Je pense qu’il serait difficile à quiconque de répondre à cette attente là !

Le jeune Jedi ne put s’empêcher de sourire en entendant la description, amusé malgré lui.

-Oh, donc vous êtes de cette moitié là…
-Quelle moitié ?
-D’après mon expérience, les gens se divisent en deux moitiés à propos de l’opinion qu’ils se font des Jedi. La première les prend pour des dieux vivants pouvant commander à l’univers, la deuxième pour des sorciers manipulateurs et hypocrites ne se préoccupant que de leurs propres plans. Curieusement, lorsque ceux appartenant à la première moitié sont confrontés à la réalité, ils ont tendance à passer dans la seconde.

Nomi éclata d’un rire franc à l’énoncé de cette vérité universelle.

-Oui, je crois que je peux comprendre pourquoi ! Allez, je pense que je vais vous laisser le bénéfice du doute. Peut être qu’après une douche, le halo de lumière viendra ?
-J’en doute fort. Vous vivez toute seule ici, Nomi ?

Une expression triste passa sur le visage de la jeune femme.

-Mes parents sont morts lors de l’invasion mandalorienne il y a deux ans… Et maintenant, mon mari est resté introuvable depuis que vous êtes arrivés. J’espère qu’il est en vie, mais…

L’expression sinistre sur son visage indiquait clairement que ce scénario n’était pas le plus probable. Il allait encore falloir des semaines pour comptabiliser et identifier les victimes civiles entraînées par les récents affrontements. Déjà qu’il n’était pas toujours facile de recenser les pertes au sein de l’armée… Zian inclina la tête.

-Je suis désolé. Je ne peux que vous inciter à ne pas abandonner tout espoir…
-C’est ça, oui. Et vous ? J’imagine qu’avec cette guerre, vous n’avez guère eu de temps à consacrer à vos proches…

Zian hésita un instant avant de répondre.

-Ma seule famille, c’est l’Ordre Jedi. Je garde quelques souvenirs vagues de mes parents, mais… Je n’ai jamais vraiment eu de liens avec eux. Un message de temps à autre, rien de plus. Ce… J’avoue ne jamais avoir cherché à réellement nouer un lien depuis que j’ai terminé mon apprentissage. Peut être après ce conflit…
-C’est triste. Pas même une fiancée quelque part ?
-Les Jedi ne sont pas censés tomber amoureux. Se laisser guider par ses sentiments rapproche du Côté Obscur, telle a été la leçon d’Exar Kun.

Nomi fit une moue dédaigneuse, indiquant clairement sa désapprobation.

-Si vous le dites. Mais s’en couper me paraîtrait tout aussi dangereux… Ou alors il n’y aurait plus qu’à tous vous remplacer par des droïdes.

Le silence reprit ses droits. Qu’y avait il d’autre à dire ? Zian n’avait jamais ressenti le besoin de se lier à un autre, il ne faisait que réciter des leçons apprises de longue date. L’amour avait entraîné sur le chemin de la damnation de nombreux Jedi, tandis que d’autres, plus rares, avaient été sauvés par ce sentiment. Une phrase lui revint en mémoire, bien qu’il ne parvienne plus à lui restituer son auteur : il est étrange que l’amour soit le seul point sur lequel Sith et Jedi s’accordent, en déclarant qu’il doit être combattu. Peut être est-ce simplement dû au fait que l’on cesse alors de se définir par son ordre, mais simplement par ce que l’on est.


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Re: Star Wars : Tales of the Old Republic

Message par Macros le Lun 24 Mar 2008 - 11:18

deuxème partie



***

1ere flotte de la République, vaisseau amiral Juggernaut


Revan avait la sensation d’avoir vieilli de dix ans. Durant un mois, il avait voyagé dans le plus grand secret, laissant à Malak le soin de poursuivre la campagne tout en lui laissant quelques messages holographiques à diffuser à intervalles réguliers afin de maintenir l’illusion d’être toujours aux commandes. En tout, on aurait pu compter sur les doigts d’une main le nombre de personnes à être au courant du fait que les forces de la République avaient été privées de leur chef suprême ces trente derniers jours. Mais cela devait être fait. Et à présent, Revan était de retour. Et ce qu’il avait appris… Ce qu’il avait appris le forçait à reconsidérer tout ce qu’il avait accompli. Et surtout ce qu’il allait accomplir. Si rien n’était fait, la République serait condamnée, il le pressentait.

Mais je peux encore changer le cours des choses. Pour peu que je forge les bons outils…

Beaucoup ne comprendraient pas. Comment le pourraient ils, sans avoir pu constater par eux même du péril qui se rapprochait ? Mais cela ne devait pas entamer sa résolution. La victoire passait par des sacrifices, il l’avait toujours répété. Eh bien, ceux-ci seraient plus conséquents qu’il l’avait imaginé de prime abord, c’est tout. Et dans ce domaine, peut être que les Mandaloriens pourraient l’aider, à leur insu… Son cerveau tournait à plein régime, essayant de tracer un plan clair, qui lui permettrait d’atteindre ses buts. Il faudrait… il faudrait… Un bip provenant de son communicateur le stoppa dans son effort. La voix de son enseigne retentit.

-Général Revan, désolé de vous déranger, mais quelqu’un demande une entrevue avec vous… Un certain Bao-Dur, sergent-chef technicien de la 4e flotte.

Revan dut lutter contre son irritation. Il n’avait pas de temps à perdre avec un obscur mécanicien !

-Je n’ai pas le temps de m’occuper de ça. C’est le rôle du bureau des technologies, il me semble, pas le mien.

La voix hésita un instant.

-Justement, ils… ils préfèrent s’en remettre à vous, ils… ne sont pas tout à fait sûrs de ce qu’il convient de faire.

Réprimant un soupir, Revan accepta l’entrevue, bien décidé à l’écourter le plus possible. Avec tout ce qui lui restait à faire, il n’était guère intéressé par la présentation d’un nouveau modèle de laser ou de bouclier amélioré. La porte s’ouvrit pour laisser place à un Iridonien portant une simple armure de combat. A travers son masque, le commandant suprême des armées de la Bordure Extérieure scruta le visage de son vis-à-vis, y lisant clairement l’incertitude, la peur… et en même temps l’excitation.

-Je… je vous remercie de m’avoir accordé cette entrevue, général. Je vous assure que vous ne le regretterez pas.

La réponse fusa d’un ton sec.

-Veuillez être bref, Iridonien, de nombreux sujets réclament mon attention, et je n’ai guère de temps à vous consacrer.
-Bi… bien sûr, général. Je suis venu vous montrer les plans que j’ai établi en collaboration avec plusieurs techniciens de la 4e flotte. Nous avons baptisé cet engin « générateur de masse gravitique ». Je pense qu’il pourrait être utile pour conclure cette guerre…

Revan se saisit du bloc de données qui lui était tendu, commençant à en examiner quelques lignes. Il n’était certes pas physicien, mais il avait toujours eu un don avec les machines et en programmation robotique, et les symboles qui défilaient sous ses yeux avaient un certain sens pour lui. Tout à son examen, il interrogea celui qui se tenait devant lui.

-Le nom est intéressant, mais ne me renseigne guère sur sa fonction première.
-Eh bien… ça reste purement théorique, bien sûr, mais cela permettrait de manipuler et de distordre les champs gravitationnels d’une planète. L’impact que cela pourrait avoir reste à déterminer, mais nos premières projections sont… plutôt prometteuses.

Le masque noir empêcha Bao-Dur d’observer l’expression de choc qui venait de se dessiner sur le visage de Revan. Ce dernier observa avec une excitation croissante les schémas qui se succédaient sur l’écran, ainsi que les équations qui les accompagnaient.

Distordre un champ gravitationnel ? Les dégâts qui en résulteraient seraient…

-En fait, j’avoue moi-même ne pas être sûr des résultats. Les effets sont bien plus considérables que ceux des engins sur lesquels je travaille habituellement… Même votre département technique a semblé un peu dépassé.

Oh, mais moi, je sais quel serait le résultat… Et c’est bien plus que ce que vous pouvez imaginer. Pour peu que des êtres réceptifs à la Force soient présents…

-En fait, il reste deux problèmes majeurs. Le premier, c’est qu’une fois activé, délimiter le rayon d’action de cette arme risque d’être… délicat. Si nous n’y prenons pas garde, nos propres forces risquent d’être prises dedans.

C’est une possibilité, en effet...

-Le deuxième, c’est la taille du générateur. Il consomme trop d’énergie pour être monté sur un vaisseau de la flotte. Il faudrait le construire à la surface d’une planète, puis y attirer les Mandaloriens. Ca risque d’être difficile…
-Ca, j’en fais mon affaire.

Les derniers rouages se mettaient en place. Cet Iridonien n’avait pas conscience de l’ampleur de sa propre invention. Il pensait lui avoir apporté une arme pour achever la guerre, mais en réalité, il venait de lui fournir exactement ce qu’il fallait pour la suite de ses projets. Il allait faire d’une pierre deux coups. Et il savait déjà ou aurait lieu le baisser de rideau.

Oui… Ce monde sera parfait, à tous points de vue. La première étape pour le Salut de la Galaxie.

Il regarda à nouveau l’Iridonien, avant de lui tendre la main.

-Vous avez bien fait de venir me voir. Votre invention va changer le cours de cette campagne… Et je sais exactement comment.

Bao-Dur serra la main qui lui était présentée, un sentiment de fierté transparaissant clairement sur son visage.

-Général, si je peux encore me rendre utile de quelque façon…
-Il se trouve que oui, justement. Diethel va devoir temporairement se passer de vos services, car j’ai une mission très spéciale pour vous… Vous pourrez prendre tous les hommes et techniciens dont vous estimerez avoir besoin. J’ai en tête un monde parfait pour tester votre invention…


***

Tout autour de moi, on me parle de victoires à venir, de triomphes à célébrer, de prospérité retrouvée, de paix pour la Galaxie. Alors pourquoi mes visions de l’avenir ne sont elles que mort et désolation ?

Attribué à Maître Lona Vash, du haut conseil de Corustant

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Re: Star Wars : Tales of the Old Republic

Message par Mélanie Mustang le Lun 24 Mar 2008 - 14:18

Ah pas mal du tout!^^ J'aime bien la manière dont ça tourne... J'ai hâte de voir ce que Revan a en tête exactement... Vivement la suite^^

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Re: Star Wars : Tales of the Old Republic

Message par Macros le Jeu 27 Mar 2008 - 19:18

Hop, et déjà la suite! En deux parties, comme d'hab... Les critiques bonnes ou mauvaises sont comme toujours les bienvenues!

Tales of the Old Republic : chapitre 11 – le prix du sang





Surface de la lune de Dxun

Le Thunderhawk vola en morceaux, abattu en plein vol par l’artillerie mandalorienne. Zian Harden ne put qu’assister impuissant à la destruction du dernier élément de la couverture aérienne de son groupe. Il reporta son attention au sol, tentant d’estimer en un regard le nombre d’hommes qu’il avait encore à sa disposition. Et à première vue, le total n’était pas encourageant…

On ne va pas y arriver…

La bataille de Dxun avait débuté il y avait maintenant quatre jours. Revan avait lancé le gros des forces de la République contre ce bastion ancestral des Mandaloriens, cette même lune ou avait grandi leur Mandalore actuel. Contre l’avis de ceux qui avaient recommandés la prudence en conseillant d’affaiblir au préalable le dispositif défensif en portant le combat sur d’autres mondes moins défendus, le commandant suprême des armées de la République avait engagé le cœur de l’armée de la République pour briser le front, tout comme Mandalore l’avait tenté il y a près d’un an en lançant son attaque sur Taris. Mais si la bataille de Taris s’était jouée dans l’espace, celle de Dxun semblait devoir trouver son issue au sol, au sein de sa jungle hostile. Et pour l’heure, la République accusait un taux de pertes effroyable sans avoir réellement affaibli leurs ennemis. Le groupe d’assaut dirigé par Zian n’avait rejoint les combats que depuis trente minutes, et le tiers de ses effectifs étaient déjà hors de combat. Par moment, les combats lui avait rappelé la lutte désespérée sur Yavin… à la seule différence qu’il était cette fois dans le camp de ceux devant se jeter sur les positions fortifiées ennemies. Et ce coté là, ce n’était pas très agréable non plus.

-En avant ! Pour la République, pour Revan, en avant !

L’un des officiers était en train de rallier les troupes, réorganisant les escouades malgré le pilonnage d’artillerie auquel elles étaient soumises. Les hommes en plastron rouge reprirent leur progression à travers la végétation luxuriante, tentant de maintenir un minimum de discipline. Il ne leur fallut pas longtemps pour se heurter à une nouvelle position défensive tenue par des guerriers en armure bleue. Zian s’élança au cœur de la tempête, lui et ses soldats étant accueillis par un déluge de tirs de blasters prélevant un lourd tribut chez les assaillants. Parant ou esquivant les rayons par trop menaçants, le Jedi atteint les lignes mandaloriennes, frappant de droite à gauche sans réelle technique, se fiant davantage à ses instincts pour écarter la masse de guerriers qui se précipitaient sur lui. Ecartant un corps sans vie venu s’empaler sur son sabre, il tourna la tête pour voir un transporteur de troupes de la République tomber en flammes avant d’aller s’écraser à plusieurs centaines de mètres derrière les lignes mandaloriennes. Une dizaine de Jedi se dégagèrent péniblement de l’épave, pour être accueillis par un barrage de rayons énergétiques. Quelques instants plus tard, ils étaient morts.

Zian redoubla de vigueur, canalisant sa colère à la vue de ses compagnons tombés. Un nouveau guerrier mandalorien tomba à ses pieds, la tête casquée allant rouler plusieurs mètres plus loin, pour être immédiatement remplacé par un nouvel opposant, qui fut éjecté par une violente poussée de Force. Mais l’ennemi tenait toujours bon. Même débordés par le nombre de leurs adversaires, les hommes de Mandalore continuaient à lutter pied à pied, faisant payer chaque mètre gagné par la République en le souillant du sang des envahisseurs. Du coin de l’œil, le jeune Jedi vit un guerrier tête nue et blessé au flanc se jeter au beau milieu d’une dizaine de soldats républicains, détonateur thermique activé. Un instant plus tard, une explosion assourdissante souleva des gerbes de boue mêlée de sang. Zian grinça des dents. Son unité avait parcourue moins du quart de la distance la séparant de son objectif, et il commençait déjà à tomber à court d’effectifs. Il para une vibrolame menaçant son cou avant de riposter d’un coup de taille, tranchant à moitié son adversaire en deux, pour constater que les derniers défenseurs finissaient enfin par être submergés. Il profita de l’accalmie pour héler le responsable des communications.

-Eltan ! Des nouvelles de la générale Diethel ? On a besoin de renforts si on veut pousser jusqu’à la crête !
-Désolé, maître Jedi. Apparemment, la générale est tombée avec le gros de ses hommes au beau milieu d’un champ de mine, et ils ont morflés sévère. Va falloir se débrouiller sans soutien.
-Et je peux savoir comment je peux procéder avec si peu d’hommes ?
-Elle a juste dit que vous alliez devoir faire au mieux de vos possibilités.

Zian retint un juron, avant de le laisser éclater lorsqu’un obus vint s’écraser en plein sur l’un des blindés lourds appuyant sa colonne. Apparemment, continuer de l’avant restait encore une meilleure option que rester immobile. Se redressant, il leva son sabre, entrainant les soldats dans son sillage en direction de la prochaine barricade. Vaincre ou mourir, il ne semblait pas y avoir d’autres alternatives.

***

Quelques kilomètres plus loin, Aelyn Diethel, générale des armées de la 4e flotte, se trouvait dans une situation similaire, bien qu’à plus grande échelle. Elle avait gagnée la réputation justifiée d’être l’un des meilleurs officiers de Revan, et notamment une meneuse d’hommes remarquable, mais aujourd’hui, tout semblait aller de travers. Apparemment, Mandalore s’était préparé à leur venue de longue date, et sur toute la ligne les armées de la République tombaient de piège en piège, ne s’en dégageant qu’au prix de toujours plus de morts. L’appui aérien sur lequel elle avait compté pour faciliter le guidage des unités au sol ainsi que pour affaiblir la résistance ennemie au moyen de frappes préliminaires avait été entièrement réduit à néant par la DCA ennemie, bien plus fournie que prévue. Sans parler du fait que les transports les plus lourds n’avaient eu aucune chance de se poser avant d’être changés en boules incandescentes, ce qui avait privé l’armée d’une bonne part de son matériel.

Malgré tout, ils avaient attaqués. En dépit des milliers de morts en quelques minutes, Diethel savait qu’ils restaient bien plus nombreux que les défenseurs. Elle-même avait mené l’attaque principale, parvenant à percer au cœur de la ligne mandalorienne. Mais contrairement à ses espérances, cela n’avait pas signifié l’effondrement de leur résistance. Plutôt qu’une ligne continue, Mandalore avait préparé une défense basée sur des points d’appuis isolés les uns des autres, pouvant continuer à tenir indéfiniment même coupés de tout renfort. En prime, il était clair à présent que les Mandaloriens avaient préparés des positions de repli pour poursuivre le plus longtemps possible les combats. A chaque position défensive prise, la République se heurtait à ne nouvelle un ou deux kilomètres plus loin. Et Diethel désespérait d’en voir la fin. Elle s’était toujours montrée particulièrement économe du sang de ses hommes, mais aujourd’hui, ce dernier coulait à flots. En quatre jours de combats, elle avait perdu autant de soldat qu’en une année de campagne.

-Général, nous sommes parvenus à établir une liaison holographique avec le commandant suprême Revan. Essayez d’être brêve, les transmissions sont très perturbées par la densité des rayons d’énergie dans l’atmosphère.

Remerciant d’un signe de tête le technicien, elle s’approcha de l’holoprojecteur, dont le générateur avait été sommairement déployé dans la boue de Dxun. En quatre jours, aucun camp digne de ce nom n’avait pu être monté, en grande partie à cause des mouvements perpétuels de la ligne de front. Le silhouette masquée de Revan luisait d’une lueur bleutée, bien que l’image apparaisse saccadée, du fait des interférences.

-Générale Diethel, comment se déroule votre offensive ?
-Mal. L’ennemi a des forces bien plus importantes que prévues, et nous sommes en retard sur tous les points par rapport à nos prévisions initiales. Je… je pense que vous devriez reconsidérer cette opération.

Il était impossible de déchiffrer l’expression de Revan à travers le masque et par le filtre de l’hologramme, mais Diethel crut sentir une pointe d’irritation dans la réponse.

-Il est exact que nos services de renseignement ont été en dessous de tout dans cette affaire, mais ça ne change rien à ce que vous devez accomplir. La chute de Dxun est un impératif absolu.
-Revan ! Je t’en prie, la situation devient intenable, ici. Nous perdons dix fois plus d’hommes qu’eux ! Si nous nous replions et changeons de stratégie…

Si il ne releva pas la soudaine familiarité, la voix de Revan n’en était pas moins glaciale.

-Je suis parfaitement au courant de la difficulté de la situation. Malak semble éprouver tout autant de difficultés à progresser, mais il reste confiant dans sa capacité à parvenir à arracher la victoire. Peut être devriez vous prendre exemple sur cet esprit ?
-Mais à quel prix ?! Nous sommes en train d’engloutir la majeure partie de forces terrestres pour un seul monde ! Je sais qu’il a une importance symbolique particulière, mais je ne pense pas…
-Aelyn, il est trop tard pour faire marche arrière. Nous sommes à deux doigts de vaincre définitivement les Mandaloriens, ce n’est pas le moment de faire preuve de faiblesse ! Dxun est l’avant-dernière étape, mais échouer maintenant remettrait tout en cause. Après Jagga Cluster, on ne peut pas se permettre une nouvelle défaite sans risquer de perdre tout ce que nous avons obtenu en un an. Si tu as besoin de renforts, toi ou Malak, je suis prêt à envoyer tous les hommes que je peux encore rassembler. Mais il est hors de question de se retirer. Nous avons fait trop de…

La connexion fut brutalement interrompue. A en juger par la fumée noire qui sortait de l’appareil, il semblait que le générateur venait de rendre l’âme. Aelyn Diethel contempla désemparée l’engin, avant de scruter le ciel strié par les rayons bleutés des canons à ions croisant les dards écarlates de l’artillerie spatiale. Elle songea à cette citation dont elle ne parvenait plus à retrouver l’auteur.

Un mort, c’est une tragédie. Un million, c’est une statistique.

Pour elle, qui s’était autant investie pour épargner le pire à ceux sous ses ordres, qui avait partagée avec eux leurs peines, leurs joies, leurs espoirs et leurs craintes, les dernières journées semblaient lui avoir apportée un million de tragédies. Et pour Revan ?

-Vos ordres, général ?

Diethel porta la main à son sabre, la lame émeraude s’activant dans un bourdonnement sourd, avant de se tourner vers son officier en second.

-Comme avant. Poursuivez l’assaut.
-Bien compris.

Le pire reste peut être à venir…

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Re: Star Wars : Tales of the Old Republic

Message par Macros le Jeu 27 Mar 2008 - 19:22

deuxième partie

***

Sur l’autre face de la lune, les combats étaient tout aussi acharnés. Solann Torr avait le bras raide à force d’enchaîner parades et assauts, mais il puisait dans le maelstrom d’émotions généré par la bataille pour continuer à avancer et dépasser sa fatigue. Devant lui, la haute silhouette de Malak lui fournissait, ainsi qu’à tous les autres, une motivation supplémentaire. Leur général semblait inarrêtable, se frayant un chemin à travers les défenses ennemies à l’aide de son sabre et de la Force. Il n’était peut être pas un grand tacticien ou un orateur inspiré comme Revan, mais par son seul exemple, il parvenait à galvaniser ses hommes. Et au combat, peu pouvaient se prétendre son égal, même parmi l’élite de l’ordre.

Avec un homme comme celui là et un génie comme Revan, comment pourrions nous perdre ?

Peu importait la résistance opposée par les Mandaloriens, et le nombre de vies qui seraient nécessaire pour les déloger de ce monde. Solann avait l’intime conviction qu’après tant d’épreuves et de désillusions, la victoire ne pouvait plus leur échapper. Dans le fond, la résistance qu’on leur opposait en était la preuve : même leurs ennemis savaient qu’ils avaient perdu, ils refusaient juste de l’admettre. Et Solann Torr était tout disposé à les guérir de leur entêtement par la manière forte. Ces monstres avaient le sang de milliards d’innocents sur les mains, les éradiquer n’était que justice.

-Ne faiblissez pas ! La victoire nous attend ! Pour Revan !

La voix de Malak résonna, couvrant pendant un instant le fracas de la bataille qui faisait rage. Un concert d’approbations lui répondit, les hommes de troupes semblant animés d’une ardeur nouvelle, leur motivation intacte malgré les pertes. Il serait toujours temps de célébrer les héros tombés après la bataille, mais leur mémoire exigeait une punition rapide de leurs meurtriers. Solann Torr s’abandonna à ses instincts, se changeant en véritable tornade de destruction, sa lame semant la mort parmi les Mandaloriens, épaulé par une vingtaine d’autres sabres progressant à l’unisson. Ils étaient le glaive de la justice, et rien ne pourrait les arrêter.

***

-Revan est peut être un génie en matière de stratégie, mais là, il est particulièrement stupide.

Le commentaire dédaigneux de Mandalore surprit son second, toujours plongé dans l’étude des données qui ne cessaient de s’accumuler concernant la bataille deDxun, et il ne manqua pas de le faire savoir.

-Je ne suis pas sûr de comprendre, Mandalore. Nous sommes sur le point de perdre un monde qui nous a appartenu depuis des générations. Celui là même ou vous avez reçu votre titre ! Devoir le céder à la République serait un affront à l’honneur de tous nos clans !
-Ne soyez donc pas si aveuglé par la tradition.

Mandalore se tourna vers la baie d’observation de son vaisseau, observant la lueur des millions d’étoiles qui scintillaient au loin. C’était ça, l’enjeu, rien de moins que la domination de la Galaxie. Il s’était souvent demandé ce que les clans deviendraient si finalement ils parvenaient à conquérir la République. Y’aurait-il de nouveaux ennemis à leur mesure, d’autres batailles glorieuses à livrer ? Il en était persuadé. L’univers était vaste, et la guerre vieille comme les étoiles. Il se retourna vers le jeune guerrier.

-Ils agissent exactement comme je l’avais espéré, en se laissant embourber dans une campagne au sol. Et nous sommes en train de les saigner à blanc pour une simple lune sans réel enjeu stratégique. Une fois la bataille terminée, Revan risque de se rendre compte que sa situation n’aura fait qu’empirer…
-Mandalore, pardonnez moi, mais nous pouvons difficilement nous permettre de continuer à reculer. Nous ne contrôlons plus assez de…
-Calmez vous, guerrier. Il nous reste des atouts à faire valoir. Notre flotte spatiale
reste intacte, et Cassus a porté à la leur un sérieux coup à Jagga Cluster. Et malgré ça, ils restent certains de nous tenir entre leurs mains… Je compte bien leur montrer qu’une seule bataille peut entièrement renverser le cours d’une campagne. Si je calcule bien, la prochaine manœuvre de Revan devrait être…

L’officier mandalorien attendit vainement la suite, avant de se rendre compte que Mandalore s’était à nouveau perdu dans ses pensées, imaginant des plans et des stratégies que son cerveau était incapable d’appréhander. Observant la silhouette en armure dorée, il se souvint à qui il parlait, à l’homme qui avait relevé leur peuple, le faisant renaître des cendres de la défaite, pour les mener à la conquête de la Galaxie. Si un tel homme disait que la victoire était encore possible, alors c’est qu’elle l’était. Il ne pouvait en être autrement.

-Quels sont vos ordres, Mandalore ?

La réponse tarda quelques instants.

-Envoyez un message à toutes nos forces, et dites leur de se rassembler dans le système de Malachor, et d’attendre mes prochaines instructions. C’est là que nous écraserons la République et les Jedi pour de bon. Laissons les donc s’amuser sur Dxun en attendant, puisqu’ils y tiennent tellement. Enseigne, préparez le Béhémoth au Saut, nous n’avons plus rien à voir ici.

Le pont du vaisseau amiral fut en proie à une activité fébrile, mais Mandalore n’y prêta guère attention. Il avait hâte d’y être, et en même temps, éprouvait une pointe de regrets à l’idée que quelle qu’en soit l’issue, ce conflit touchait maintenant à son terme, et avec lui tout un pan de son existence. Si ils étaient victorieux, eh bien il resterait à rechercher un nouvel adversaire à leur mesure, et si ils étaient défaits… Il trouverait bien un moyen de sortir par la grande porte. Un sourire se dessina derrière son masque.

Je n’aurais pu souhaiter naître à meilleure époque.

***

Surface de Malachor V

Bao Dur consulta une nouvelle fois son bloc de donnée. Il ne pouvait se permettre la moindre erreur, sous peine de mettre en danger le cours de cette guerre. Revan lui avait laissé entendre l’importance capitale que sa mission avait dans l’optique de la fin du conflit, et l’Iridonien était bien décidé à ne pas le décevoir. Lui et son équipe avaient travaillée sans relâche pendant deux semaines dans l’isolement le plus complet afin de tenir leurs délais. Néanmoins, il avait hâte de quitter ce monde désolé. Outre qu’être situé au cœur de l’espace Mandalorien n’était pas très rassurant, quand bien même leur présence sur ce monde était insignifiante, il y avait quelque chose ici qui le mettait mal à l’aise. Comme une sorte… d’appel. Et les sentiments qu’il faisait naître en lui n’étaient guère agréables. Afin de s’éviter un difficile exercice d’introspection, Bao Dur s’était plongé à corps perdu dans son travail, cela seul lui permettant d’oublier cette sensation, et à en juger par le zèle que tout le monde déployait autour de lui, quelque chose lui disait qu’il n’était pas le seul dans ce cas. Non, vraiment, il n’allait pas regretter ce monde.

-Bao Dur ! On a terminé les derniers réglages. Le générateur de masse est opérationnel et prêt pour l’activation. On peut rejoindre la flotte, maintenant.
-Très bien, on retourne à la navette, et on décolle immédiatement. Inutile d’attendre qu’une patrouille des têtes de seau nous tombe dessus.

Le risque était minime, mais à présent qu’ils en avaient fini, il n’avait qu’une hâte : de s’éloigner le plus possible de cette planète, et ne jamais y retourner.

***

Rapport tactique du renseignement militaire, à propos de la prise de la lune de Dxun

Dxun restera dans les annales de la République comme l’offensive la plus sanglante de son histoire. Nos forces ont dû supporter un taux de perte avoisinant les 40% des effectifs engagés, perdant en moyenne 11 hommes pour 1 mandalorien. Il a fallu neuf jours entiers de combat avant que la résistance adverse soit réduite à l’impuissance. Notre méconnaissance du terrain et l’absence de champ dégagé pour des frappes orbitales optimales ont joués pleinement en notre défaveur. Néanmoins, la chute de la lune de Dxun nous permet d’espérer une issue rapide à la campagne, le territoire tenu par l’ennemi venant d’être réduit à une peau de chagrin. Il conviendra néanmoins de tirer les leçons de cette bataille afin d’éviter de nouvelles « victoires » aussi coûteuses, que nous ne saurions pouvoir supporter bien longtemps.

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Re: Star Wars : Tales of the Old Republic

Message par Mélanie Mustang le Ven 28 Mar 2008 - 15:15

Chapitre très intéressant... même si je n'ai pas pu beaucoup l'apprécier avec le mal de tête et le nez en patate que j'ai... Vivement la suite!

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Re: Star Wars : Tales of the Old Republic

Message par Macros le Jeu 3 Avr 2008 - 21:46

Et voilà l'avant dernier chapitre (sans compter l'épilogue) avec un boooo cliffhanger pour vous faire saliver!

PS: pas de panique, l'avant dernier chapitre de la première partie! Ou du premier arc, si vous préferez.



Tales of the Old Republic : chapitre 12 – Malachor V



4e flotte de la République, hyperespace

L’atmosphère au sein de l’équipage était pour le moins tendue, et Zian n’était pas en reste. Depuis une heure, il ne cessait de faire les cent pas sur la piste de l’une des baies de lancement, sans trop prêter attention au tourbillon d’activité tout autour de lui. Il se murmurait que l’offensive qui se préparait pouvait bien être celle qui allait mettre un point final à une guerre long de trois ans. Mais pour certaines nations de la Bordure, le conflit avait duré seize longues années. Et dans quelques jours, le cauchemar allait peut être prendre fin. Et chacun, de l’officier supérieur au simple homme de troupe, priait pour pouvoir assister à ce jour. Pouvoir mourir lors de la dernière bataille était tout simplement une pensée bien difficile à avaler.

Sans compter qu’il va aussi falloir la gagner…

Zian ne savait pas exactement à quoi s’attendre. Il avait eu un aperçu grossier du plan qui devait assurer la défait finale de Mandalore, mais il restait de nombreuses zones d’ombre. En théorie, la 4e flotte d’Aelyn Diethel, à laquelle il était rattaché, devait se positionner autour du monde de Malachor V et chasser les forces qui s’y trouvaient, tandis que Revan et le gros des armées de la République engageaient le combat contre la flotte de Mandalore. Si tout allait bien, la 4e flotte pourrait alors fondre sur leurs arrières et porter le coup de grâce, détruisant d’un seul coup la puissance militaire des Mandaloriens. Pour s’assurer du succès de l’opération, Revan avait détaché de nombreux éléments de différentes flottes pour renforcer les forces de Diethel, et notamment une deux-centaine de Jedi, ce qui représentait un bon tiers de ceux qui avaient rejoint la « croisade ». Zian ne s’estimait pas assez intelligent pour discerner les nuances du plan, ou ce que Mandalore et ses stratèges avaient pu deviner qui puisse mettre toute l’opération en péril. Revan avait plus d’une fois prouvé ses talents de stratège, lui faire confiance une dernière fois n’était pas au dessus de ses forces. Mais il ne pouvait se départir d’un tiraillement intérieur, lui soufflant que quelque chose n’allait pas. Il n’y avait aucun fait pour confirmer cette impression, juste… Il secoua la tête.

On dirait un grand père désabusé. Maintenant que tout est sur le point de s’achever, je ne peux pas m’empêcher de jouer à me faire peur. Tout ira bien…

Le seul réel motif de frustration qu’il avait, c’était probablement de sans doute devoir passer l’essentiel de la bataille à se tourner les pouces. Zian avait été assigné à la force de réserve, ce qui signifiait qu’il allait rester en orbite avec la flotte tandis que ses camarades se battraient et mourraient à la surface. Etre frustré pour ne pas avoir à risquer sa vie. Ca ne manquait pas d’ironie, compte tenu de toutes les épreuves traversées… Mais il s’était fait une raison : il y avait avec eux plus de Jedi qu’il n’en fallait pour prendre d’assaut un monde aussi modestement défendu. Maintenant qu’il y repensait… La 4e flotte avait probablement le plus fort taux de concentration de Jedi à l’heure actuelle. En temps normal, chaque flotte disposait d’une trentaine d’entre eux, alors que le chiffre avoisinait les deux cent cinquante.

On dirait que Revan ne veut prendre aucun risque pour ce monde ci…

Un bref coup d’œil par l’une des baies d’observation l’arracha à sa rêverie. Les traînées lumineuses des étoiles s’amincissaient pour laisser place peu à peu au vide spatial. La flotte sortait de l’hyperespace. Les sirènes commencèrent à résonner dans tout le vaisseau, tandis que quelques retardataires gagnaient leurs transports en hâte et que les pilotes effectuaient les dernières vérifications de leurs appareils. Bientôt…

***

… Tout serait fini. Solan Torr débordait d’optimisme en ce jour. Il avait été temporairement rattaché au commandement d’Aelyn Diethel spécialement pour l’offensive sur Malachor V. Mieux, il allait mener au combat deux compagnies entières, avec une dizaine de frères et sœurs Jedi sous son commandement. Et tout cela le jour de ce qui s’annonçait comme la victoire finale de la République. Ce qu’il avait appelé de tous ses vœux depuis trois ans était enfin en train de se réaliser.

Juste avant de rejoindre la navette, il avait eu l’occasion de voir Zian Harden et d’échanger quelques mots avec lui. Cela faisait près de deux ans qu’ils n’avaient plus parlé, chacun ayant eu ses propres combats a mener, mais dans le fond, aucun n’avait réellement changé. Zian lui était apparu un peu plus endurci, mais au fond de lui toujours en proie aux même doutes et peurs. Solan savait que son ami d’enfance n’était pas fait pour la guerre. Ce n’était pas une condamnation, juste un constat. Zian était quelqu’un de bien, mais toujours trop accroché aux codes et aux règles… Alors même qu’il rejoignait Revan, il hésitait à désobéir au Conseil… Et même maintenant, il n’arrivait pas à se convaincre qu’il avait fait le bon choix. Solan poussa un léger soupir.

Je lui ai toujours dit qu’il réfléchissait trop… Nous allons laisser tous ces fantômes derrière nous dès aujourd’hui.

Il ajusta la courroie de son armure de combat, qu’il avait préféré aux robes de l’Ordre, peu pratiques sur un champ de bataille, avant de vérifier la fixation de son sabre laser. Tout autour de lui, soldats et Jedi étaient assis sur les bancs de la navette, vérifiant une dernière fois leur équipement, et semblant mettre un point d’honneur à garder le silence. Cette ambiance pesait quelque peu sur les nerfs du Jedi. Il trouvait l’atmosphère… pesante. Il se dégageait de cette flotte un manque d’allant et d’enthousiasme assez flagrant, alors que sous les ordres de Malak, et d’après ce qu’il avait entendu, dans la plupart des flottes, le moral était actuellement au plus haut. Il avait d’abord cru que cette attitude morose était une caractéristique de la 4e flotte, mais la plupart des groupes auxiliaires qui y avaient été rattachés semblaient tout aussi peu motivés.

A croire qu’on aurait rassemblé les soldats les moins fringants de toute la République et qu’on leur aurait collé quelques Jedi pour encadrer tout ça ! Ou alors c’est juste cette Diethel qui a un effet anesthésiant.

Renonçant à approfondir plus avant la question, il reporta sa concentration sur la bataille à venir. Même si la garnison mandalorienne de Malachor était peu nombreuse, ils n’en restaient pas moins de féroces guerriers. La navette commença lentement à s’ébranler, quittant la baie de lancement du vaisseau pour rejoindre sa formation et entamer la descente vers la surface. Ce n’était plus qu’une question de temps.

***

-Corvette Mandalorienne en flammes ! L’orbite basse est dégagée.
-Dites au Queen of Taris et au Corustant’s Sword de s’occuper de ceux qui restent près du champ d’astéroïdes. Que le reste de la flotte prenne position autour de Malachor V. Où en sont les transports de troupes ?
-Ils ont décollés. Arrivée estimée dans 4 minutes.

Aelyn Diethel consulta la carte d’opérations. Jusqu’ici, tout se passait selon les prédictions de Revan. Ils étaient même en avance sur le planning. Les forces terrestres mandaloriennes consistaient en tout et pour tout de trois bases très espacées les unes des autres, avec une garnison réduite. Il ne faudrait que quelques heures pour en finir et rejoindre le gros des troupes. Elle se tourna vers l’Iridonien qui observait en silence dans un coin de la passerelle.

-Il semblerait que nous n’aurons pas besoin de votre… générateur de… enfin, de votre invention cette fois ci, Bao Dur.

Ce dernier avait une expression neutre, observant attentivement les traînées lumineuses laissées par les réacteurs des navettes descendant vers Malachor.

-J’espère que vous avez raison, général. Le commandant suprême Revan a juste tenu à vous laisser cette option à disposition si vous en éprouviez le besoin.

Aelyn lui lança un regard interrogateur. Revan lui-même avait tenu à ce que cet homme soit présent à ses cotés lors de l’attaque sur Malachor, en lui exposant dans les grandes lignes les effets supposés de l’engin qui avait été construit. Apparemment, c’était assez dévastateur… mais il n’y avait pas de garantie que les effets n’affectent que l’ennemi. Elle se doutait de la réponse, mais ne put s’empêcher de poser la question.

-Vous pouvez me dire pourquoi il a choisi de construire cette… arme sur ce rocher ? J’avoue que son utilité me parait réduite…

Le technicien Iridonien se contenta de hausser les épaules.

-Je n’en sais pas plus que vous, général, j’ai juste obéi aux ordres.

Evidemment. Il a obéi aux ordres. Tout le monde a obéi aux ordres. Surtout quand ils viennent de Revan lui-même…

Reportant son attention sur la lune désolée de Malachor, Aelyn Diethel ressentit des sensations… étranges. Elles lui donnaient envie à la fois de s’éloigner, mais il y avait également quelque chose d’irrésistiblement attirant dans ce sentiment. Ce monde était vieux… Et il semblait avoir de lourds secrets. Aelyn avait comme tout padawan été mise en garde contre l’influence du Côté Obscur, mais elle n’avait jamais eu l’occasion d’en ressentir les effets. Est-ce que c’était ça, cette présence presque palpable ? Les Mandaloriens avaient autrefois été alliés avec les Sith, est-ce que cette planète portait encore des traces de leur passage ? Malheureusement, elle n’avait aucune réponse. Et elle devrait attendre pour satisfaire sa curiosité. Pour l’heure, elle avait une bataille à gagner. Elle ne pouvait que se fier à la Force pour que tout se déroule bien.

J’ai un mauvais pressentiment…

***

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Re: Star Wars : Tales of the Old Republic

Message par Macros le Jeu 3 Avr 2008 - 21:47

deuxième partie


***


-Ok, on dirait que c’est fini, par ici !

Solan Torr hocha la tête, poussant du pied un cadavre de guerrier mandalorien qu’il venait d’abattre. Ils s’étaient battus jusqu’au bout, mais ils étaient trop peu nombreux pour pouvoir espérer quoi que ce soit. Rien à voir avec ce qui s’était passé à Dxun… Il respira une nouvelle goulée d’air filtrée par son masque respiratoire. L’atmosphère de ce monde était légèrement toxique, assez pour qu’on y réfléchisse à deux fois avant de s’y promener sans protections. Il se tourna vers un autre chevalier Jedi, avec qui il avait plusieurs fois fait équipe durant cette guerre.

-Bon, eh bien, c’était rapide.

L’autre acquiesça.

-J’imagine qu’ils sont tous en train de se battre contre Revan, et qu’il ne nous restait plus que les miettes ici. Un brin décevant, quand même…
-J’avoue que… C’est quoi ce bruit ?

Un grondement sourd, d’abord faible, puis de plus en plus sonore, s’élevait des entrailles de la terre. Solan activa la lame bleutée de son sabre, bientôt imité par la plupart des chevaliers l’accompagnant, tandis que les soldats levaient leurs armes pour faire face à un ennemi inconnu et toujours invisible. Son cerveau fonctionnait à toute vitesse, passant en revue les possibilités. Un tremblement de terre ? Des explosifs ? Des renforts ?

Il fut vite fixé lorsque des machines blindées surgirent de terre, leurs surfaces hérissées d’armes en tout genre, tandis que des soldats en armure bleue jaillissaient de leurs entrailles. Apparemment, la bataille était après tout loin d’être finie.

-En arrière ! Tout le monde en arrière ! Regroupez vous !

Les premiers tirs commencèrent à fuser, alors même que les soldats de la République commençaient à réagir, manoeuvrant dans la plus parfaite confusion. Solan savait par expérience que lui et ses troupes risquaient vite de se retrouver dans une position presque intenable. Pourtant, sans qu’il ne parvienne à se l’expliquer à lui-même, il n’arrivait pas à s’inquiéter. L’ennemi venait, et il allait le lui faire regretter. Levant son sabre, il défia du regard les rangs de guerriers qui s’approchaient. Ce jour valait la peine d’être vécu.

***

Les alarmes s’étaient mises à retentir dans tous les vaisseaux de la flotte. Non pas les signaux sonores indiquant un décollage ou une manœuvre quelconque, mais cette fois ci, un véritable signal d’alerte. Les membres d’équipage couraient en tout sens, gagnant à la hâte leurs postes de combat. Zian parvint à arrêter au passage un artilleur, le souffle court.

-Qu’est ce qui se passe ?
-Les Mandaloriens ! Une flotte… de l’autre coté de la lune… Je dois y aller !

Un piège ? Après tout, c’était logique, mais sûrement une telle éventualité avait été prévue, non ? Revan et ses officiers n’avaient pas pu commettre une telle erreur de calcul ! Le Jedi fut tiré de ses pensées lorsque le croiseur de bataille fut ébranlé par une violente explosion. Apparemment, la bataille spatiale avait commencée. Serrant les poings, Zian récita une nouvelle fois le code des Jedi pour s’astreindre au calme.

Il n’y a pas de passion, il n’y a que la paix ; il n’y a pas d’ignorance, il n’y a que le savoir, il n’y a pas de chaos…

Ici, il était inutile. Il ne savait pas piloter un chasseur de combat, il ne pouvait pas rejoindre les soldats à la surface… Le seul moyen qu’il avait de redevenir actif, c’était que…

-A tous les membres d’équipage ! Nous sommes abordés, je répète, nous sommes abordés. Tous les hommes disponible doivent se rendent au 3e niveau pour repousser l’envahisseur. Je répète, nous…

J’aurais bien envie de dire « quelle chance », mais ce serait tout de même assez peu approprié…

Avisant un groupe d’une demi douzaine de soldats, il leur fit signe de suivre tout en prenant la poignée de son sabre laser en main. Apparemment, la journée allait être plus mouvementée que prévue.

***

Sur le pont d’observation du navire amiral de la 4e flotte, la plus parfaite confusion régnait. La flotte Mandalorienne leur étaient tombés dessus sans avertissement, plusieurs appareils furtifs parvenant même à se glisser au milieu de leurs lignes et à débarquer des escouades d’assaut montant à l’abordage des vaisseaux de la République. L’espace était strié de rayons d’énergie, tandis que les premières épaves tombaient en flammes vers Malachor.

-Général ! Le Ganthritor a sauté ! L’ennemi l’a fait explosé de l’intérieur !
-Le Vengeful Spirit est durement touché, ils tentent de se replier, mais…
-Nos forces au sol signalent l’arrivée d’une importante armée ennemie. Ils demandent l’envoi des réserves immé…

Aelyn Diethel écoutait les rapports alarmistes se succéder les uns aux autres. Les chiffres concernant le nombre de l’ennemi n’avaient aucun sens… Il n’aurait même pas dû rester autant de vaisseaux mandaloriens dans toute la Galaxie ! Les services de renseignement de la République semblaient une nouvelle fois à la hauteur de leur mauvaise réputation. Les derniers rapports indiquaient de plus que les forces de Revan s’étaient elles aussi heurtées à une résistance farouche, mais opposée par une escadre bien inférieure en nombre aux prévisions, bien que menée par Mandalore lui-même. Nul besoin d’être un génie pour deviner que ce dernier était en train de retourner le piège qui lui était tendu contre ses instigateurs : l’ensemble de ses forces avaient pour mission d’écraser la République à Malachor, puis de prendre la flotte de Revan à revers, alors que ce dernier état apparemment dans l’impossibilité de dépêcher des renforts à Aelyn.

Ce n’est pas possible… Il n’a pas pu se tromper à ce point…

Les pertes commençaient à atteindre des niveaux dramatiques. Les vaisseaux de guerre de la République s’embrasaient les uns après les autres, sans parvenir à reformer une ligne défensive cohérente. Aelyn Diethel assistait, horrifiée, à un an de victoires sur le point d’être réduites en cendres en quelques minutes. Si ils échouaient maintenant, si près du but, la République ne s’en remettrait jamais…

-Général ! Nous pouvons encore gagner cette bataille ! Si vous donnez l’ordre…

L’ordre ? Que… Bien sûr, le générateur… mais alors !

Les implications la frappèrent de plein fouet. Si Revan l’avait fait construire sur ce monde entre tous, c’est qu’il savait comment allait se dérouler cette bataille. Il le savait, et n’avait rien dit. Aelyn se sentit parcourue d’un frisson glacé. Elle se tourna vers l’Iridonien, demandant d’une voix hésitante.

-Si le générateur est activé, quel sera son rayon d’effet ?
-Je… difficile à dire. La flotte mandalorienne est plus proche de Malachor que nous, donc ils seront plus durement touchés, mais il est possible que nous subissions des pertes. Et nos troupes au sol vont probablement…

Il ne termina pas sa phrase, mais son expression sinistre en disait assez. Aelyn ne savait pas comment cette arme fonctionnait au juste, si il s’agissait d’une simple arme nucléaire améliorée ou quelque chose de plus complexe… Mais elle savait que Revan semblait l’avoir laissé dans une situation ou elle n’avait d’autre choix que de s’en servir.

C’est ce que tu voulais, Revan ? Qu’est ce que tu espères accomplir ? C’est pour ça que nous a… que tu m’as menti ?

-Général, par pitié ! Si ce vaisseau est abattu à son tour, nous n’aurons pas d’autre occasion de nous servir du générateur de masse !

Aelyn jetta un dernier regard au spectacle de la bataille perdue se déroulant sous ses yeux, avant de se résoudre, la mort dans l’âme. Elle ignorait quelles forces elle s’apprêtait à déchaîner, mais il semblait qu’en cette affaire, elle n’ait jamais eu le choix.

Est-ce que je m’apprête à sauver la République, ou bien…

-Allez y.

Bao Dur pianota sur une série de touches de sa console personnelle, avant de pousser un soupir.

-Séquence initialisée.

***

L’un des plus grands talents de Revan, avant de savoir prévoir les réactions de ses ennemis, était de pouvoir prévoir celles de ses alliés.

Attribué à l’amiral Dodonna.

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Re: Star Wars : Tales of the Old Republic

Message par Lena le Jeu 3 Avr 2008 - 22:06

C'est pas sympa de finir un post comme ça ! ^^
Tu nous obliges à te mettre la pression là...
La suite, la suite, viiiite ^^

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Re: Star Wars : Tales of the Old Republic

Message par Mélanie Mustang le Ven 4 Avr 2008 - 16:50

Ah passage très intéressant, j'ai hâte de voir les effets de cette puissante arme et c'est vrai qu'il va falloir mettre la pression... Je suis avec toi Yoko! La suite! La suite!!!

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Re: Star Wars : Tales of the Old Republic

Message par Macros le Sam 5 Avr 2008 - 23:11

Allez, la suite n'aura pas trop tardée, je pense! Il ne manque plus que l'épilogue pour clore cette partie, marquant la fin des guerres Mandaloriennes. Mais certainement pas celle de l'histoire! Sur ce, bonne lecture!



Tales of the Old Republic : chapitre 13 – Les échos de la Force




Surface de Malachor V

L’endroit était entièrement désert. Nul ne s’était aventuré dans les gorges de ce ravin, et pourtant, c’était là que se trouvait la clef de Malachor. Si quelqu’un s’était trouvé là à ce moment, il aurait pu percevoir un bourdonnement sourd, allant crescendo, réponse à un signal venu depuis l’espace. Le générateur de masse gravitationnelle construit par Bao Dur allait pour la première fois être employé. Plusieurs indicateurs lumineux se mirent à clignoter, indiquant le chargement progressif de l’énergie nécessaire à l’activation de l’arme devant mettre fin à la guerre. Le compte à rebours défilait progressivement, d’abords cinq minutes, puis deux, puis une…

***

A plusieurs parsecs de là, la plus grande armada de la République était aux prises avec une flottille mandalorienne, ces derniers luttant avec l’énergie du désespoir pour gagner quelques minutes encore. Mandalore lui-même s’était joint à la bataille, conscient de l’importance du moment. C’était sa dernière manœuvre, sur laquelle il pouvait tout gagner. Mais Revan n’était pas inquiet. Tout se déroulait comme il l’avait pressenti, même si pour être franc, il avait été surpris par le nombre de vaisseaux mandaloriens encore en activité.

Mais ça n’a aucune importance. Tout sera bientôt fini.

Délaissant les opérations militaires en cours, il ferma les yeux, ressentant les méandres de la Force, cherchant à y repérer les moindres fluctuations… Il voyait. Même à cette distance, il sentait l’atmosphère oppressante de Malachor V. Même un peuple aussi peu sensible à la Force que les Mandaloriens avaient évité de s’installer durablement sur ce monde, le considérant comme une sorte de lieu sacré. En un sens, ils avaient raison… Mais aujourd’hui, ils auraient un nouveau motif pour ne jamais oublier le nom de Malachor V. La conscience de Revan naviguait au milieu des lignes d’énergie qui fluctuaient tout autour de la lune, ressentant les millions d’esprits rassemblés en ce lieu. Et la vague qui montait… Il ouvrit les yeux. L’avenir était en marche.

***

-Allez, venez, bande de lâches ! Je vais vous montrer ce qu’est un vrai chevalier !

Solan Torr ne s’était jamais senti aussi… vivant. Cette impression ne manquait pas de sel, compte tenu que seule la mort l’attendait, désormais, lui et ses hommes. Mais bien que cerné de toute part par un ennemi implacable s’apprêtant à porter le coup de grâce, il ne pouvait que contenir à grand-peine son envie de rire à gorge déployée. Il ne ressentait ni la peur, ni la douleur, ses sens lui donnaient l’impression d’être plus affûtés que jamais, et le tumulte du combat semblait être devenu son élément. Ecartant d’un coup de pied le cadavre d’un guerrier mandalorien fraîchement tombé, il agita son sabre dans un geste de défi. Aujourd’hui, il se sentait assez fort pour vaincre l’armée ennemie à lui seul. Il avait d’abord tenté d’analyser ses sensations, avant de vite y renoncer.

Quelle importance ça peut avoir ? Elle est là, et c’est tout ce qui compte.

Un large sourire sur le visage, il entama sa dernière course, se ruant en direction des lignes de guerriers aux armures bleues qui s’approchaient, sans réellement se soucier de savoir si il était suivi ou pas. La seule chose qui importait, c’était le nombre d’adversaires qu’il allait emporter dans sa tombe. C’est alors qu’il s’arrêta net. Il lui fallut un instant pour se rendre compte que ce n’était pas juste lui ; le champ de bataille était soudainement devenu entièrement silencieux.

J’ai senti… Qu’est ce que j’ai senti ?

Une sensation… Une intuition envoyée par la Force… Si forte que le message initial en était devenu inaudible. Solan Torr avait oublié ou il se trouvait, ce qu’il était en train de faire, ou même qui il était. Seul comptait cet avertissement, assez fort pour être ressenti par des hommes et femmes étant sourds et aveugles à la Force. Un murmure atteint ses oreilles, le sortant de sa léthargie.

-Oh seigneur…

La voix du soldat juste derrière lui était teintée d’incrédulité mêlée à un désespoir absolu. Solan tourna la tête, et vit la Mort approcher. A l’horizon était apparu un mur d’air invisible, tandis que le ciel semblait se déformer, ses couleurs prenant des teintes de plus en plus sombre. Et la vague fondait sur eux, précédée par des tourbillons d’éclats rocheux soulevés par ce souffle inarrêtable. Le Jedi resta pétrifié, son cerveau essayant désespérément d’intégrer le spectacle qui s’offrait à ses yeux. Le mur qui se précipitait vers eux était haut de plusieurs kilomètres, et s’étendait à perte de vue… A un instant, il était en train de contempler le spectacle apocalyptique. Au suivant, il en était frappé de plein fouet. Le corps de Solan Torr fut soufflé comme un fétu de paille, pris dans un tourbillon d’une violence incroyable, tandis que des milliers de corps et de carcasses de métal suivaient le même mouvement. La douleur physique était presque insoutenable. Malgré tous ses efforts pour se protéger à l’aide de la Force, il sentait ses os se rompre, sa chair être arrachée par les rafales lacérantes…

Mais ce n’était rien. Cette douleur n’était rien à coté du Cri. Le cri collectif de millions d’âmes sur le point d’être anéanties. Toutes étaient amplifiées par cent, par mille, le pouvoir de Malachor leur donnant une résonance nouvelle. Solan avait l’impression que son crâne allait exploser, et le Cri allait en se renforçant, comme de nouvelles voix ne cessaient de s’y joindre. Une part de lui-même voulait désespérément fuir cette douleur, tandis qu’une autre lui hurlait de la combattre. Il allait disparaître…

Non… Non ! Je refuse ! Je ne peux pas mourir ! Pas comme ça ! Pas maintenant ! JE NE PEUX PAS MOURIR !

Un torrent de haine pure domina submergea entièrement Solan Torr, tout son être se révoltant contre l’inévitable. Pendant un court instant, son hurlement de rage couvrit le fracas de la tempête qui ravageait Malachor V…

***

Zian Harden était affalé dos à une cloison en acier, tentant de reprendre un peu d’air. Une poignée de soldats se mettaient en position pour un dernier carré sur le pont principal, tandis que des coups réguliers résonnaient sur la porte blindée, dernier obstacle avant que les Mandaloriens ne soient complètement maîtres de ce vaisseau. Le Jedi grimaça, essayant sans succès de bouger sa jambe gauche. Elle avait été à moitié tranchée par un revers d’épée qu’il avait été trop lent à parer, et il avait fallu qu’un soldat le traîne jusqu’ici pour qu’il ne succombe pas sur place.

Pour ce que ça aurait changé… Je n’aurais gagné que quelques minutes.

Serrant de toutes ses forces le manche de son sabre, il se prépara pour son dernier combat… Avant de laisser l’arme s’échapper sous le choc. Le vaisseau tout entier s’était mis à trembler, secoué en tout sens comme si une main invisible s’en était emparée pour s’en servir de hochet. Et très vite, la surprise laissa place à la douleur, la douleur la plus absolue que Zian ait pu imaginer. Un hurlement collectif déferla en lui comme une vague, écrasant entièrement son esprit par le biais de la Force. Rien dans son entraînement ne l’avait préparé à faire face à un choc aussi brutal, à une force presque animale balayant tout sur son passage.

Qu’est ce qui… qu’est ce qui se passe ? Ce n’est pas… Ca ne peut pas arriver… Qu’est ce qui se passe ?!

Un Jedi ne devait pas connaître la peur. Et pourtant, Zian, pour la première fois de sa vie, était réellement terrifié. Sa conscience était en train de dériver dans un gouffre sans fond l’entraînant toujours plus avant dans un enfer véritable, avec une légion de fantômes pour toute compagnie. Il n’y avait pas d’issue. La douleur n’allait pas le quitter, et le seul échappatoire, c’était la mort. Dans un dernier moment de lucidité, Zian Harden parvint à reconstituer un semblant de calme dans son esprit à l’agonie. S’il devait mourir, alors il mourrait en Jedi.

-Il n’y a pas de mort, il n’y a que la Force.

Ce furent les derniers mots de Zian Harden, chevalier Jedi de la République, avant que la vie ne soit arrachée à son corps et que sa conscience ne se brise.

***

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