Chroniques spatiales

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Chroniques spatiales

Message par Macros le Ven 26 Oct 2007 - 19:00

Sethrius



Introduction

Histoire : An 2158, premier pas de géant dans la découverte d’exo planète. Le premier « hypertélescope », venait d’être lancé. Ce dernier constitué de 10 000 miroirs de 3 m chacun qui dessine dans l’espace une sphère de 400 km de diamètre. Au centre un satellite qui synthétise les images et les renvois sur terre pour être étudiées. La résolution des clichés permet de distinguer les continents d’une exo planète situé à plus de 150 AL ! Grâce à cet exploit inégalé, les premières planètes habitables furent décelées. Restait encore le principal problème, les distances spatiales sont bien trop grandes pour qu’un voyage fut possible à cette époque. Mais le problème fut réglé quelques temps plus tard.

An 2471 : Deuxième grande découverte dans le milieu aérospatial, le réacteur à antimatière. Le principe est simple, deux particules de charges électriques opposées s’annihilent et libèrent une énergie colossale qui permet d’atteindre des vitesses supérieures à celle de la lumière ! Et d’atteindre des planètes les plus éloignées, en quelques mois ! Durant les mêmes années, ont été inventés les premiers boucliers à énergies. Ce qui permit de rendre les voyages spatiaux possible.

An 2524 : Le premier vaisseau spatial fut né. Son nom l’Argo en référence au mythique bateau à bord duquel des héros comme Jason ou Hercule voyagèrent. Et qui donna également son nom à une constellation. Ce chantier titanesque dura 53 ans. L’Argo s’étend sur plus de 600 m de long et sur 5 pont. Ce vaisseau comporte une serre remplie d’arbres et de lac qui alimentent les différentes passerelles en dioxygène. Et qui donne sur le ciel étoilé de l’espace. La plus belle salle est sans doute la passerelle de commandement. Avec sa vue imprenable donnant sur le vide spatial. Equipé des dernières technologies d’armement, de propulsion et de bouclier, rien ne pouvait rivaliser avec l’Argo. Il était enfin prêt à voyager dans la Galaxie. Une mission lui avait été assignée : repérer une planète susceptible d’abriter la vie !

An 2526 : Premier contact ! L’un des plus grand jour de l’humanité. Après un long trajet de 450 AL, qui s’étendait sur 2 ans. L’Argo se mit en position géostationnaire autour de HAT-P-1b. L’équipage de la passerelle n’en revenait pas, les capteurs du vaisseau identifièrent clairement qu’une forme de vie était présente sur la planète. A peine eurent-ils le temps de prévenir le reste de l’équipage, que des ondes radio furent émises de la planète. Les signaux furent interceptés et retraités par l’ordinateur de bord qui les diffusa sur haut parleur au vice-amiral. Ils en étaient désormais sûr, les êtres vivants de cette planète étaient intelligents. Malheureusement ils ne parlaient pas la même langue et cela rendait le contact encore bien plus difficile qu’il ne devait l’être. L’Argo envoya un message de paix comme il l’était spécifié dans le protocole. Deux vaisseaux aliens de petite taille escortèrent l’Argo jusqu'à une plate-forme située dans la haute atmosphère de la planète. La plate-forme était particulièrement impressionnante, de par sa taille et ses hauts buildings dont certains devaient atteindre les 700 m. Cela ne faisait plus de doute cette civilisation était particulièrement avancée, tout autant que la Terre voir certainement plus. Une fois que le vaisseau eut atterri, le vice-amiral et les officiers supérieurs furent téléportés à terre. L’instant fut magique, inoubliable ce fut la première fois que des terriens touchèrent le sol d’un autre monde habité. Soudain les portes du complexe extraterrestre s’ouvrirent. On pouvait apercevoir la silhouette des habitant des cette planète se dessiner, ils étaient grands et fins. Puis leur visage et leur corps se dévoilèrent à la lumière de leurs étoiles. En effet cette planète était constamment illuminée par un système d’étoiles doubles. Les « humanoïdes » nous ressemblaient trait pour trait. Paradoxalement ces derniers ne semblaient pas étonnés par cette rencontre. Contrairement aux terriens tétanisés qui bafouillaient quelques mots n’ayant aucun sens. Les représentent du peuple étranger se présentèrent à nous. Ils firent un signe de la tête en s’abaissant vers l’équipage de l’Argo. Ce qui devait être un signe de respect et de bienvenue. Aussi surprenant que cela puisse paraître ils s’adressèrent à l’équipage en français. Les extraterrestres expliquèrent qu’ils ne leur voulaient aucun mal, et se présentèrent. Cette planète s’appelle Erithanie. Ils les invitèrent ensuite à les suivre dans ce qui semble être un complexe d’habitation. Le premier pas de l’amiral fut hésitant mais il n’avait pas le choix. Le reste de l’équipage resta dans le vaisseau.
En fin de journée les officiers ressortirent. Les érithaniens leur avait en autre expliqué l’histoire des terriens. Ce peuple avait en effet créé la race terrienne il y a de cela plus de 200 000 ans. Les extraterrestres n’intervinrent jamais dans la vies des hommes, les laissant évoluer par eux même. Leur but était de créer une race puissante capable de rivaliser avec leurs ennemis héréditaires : les caldéranes. Ce peuple malveillant veut conquérir le cadran delta de la Galaxie où vivent entre autre les humains et les érithaniens. En effet la place venait à manquer et ils devaient à tout prix assurer la survie de leur peuple quitte à exterminer des populations entières.

Mais voilà quelques siècles plus tard, les érithaniens commençaient à disparaître dans des conditions plus que douteuse. Baisse de la fertilité chez les hommes, raréfaction des ressources vitales, maladies incurables, changements météorologiques majeurs, etc… Des troubles dus à une arme remontant à des millions d’années et alimentée en permanence par un trou noir lui conférant une énergie illimitée. Cette arme antique aux effets terrifiants se trouve dans le cadran oméga et fut accaparée par les caldéranes après un trajet de 4000 ans. La phase 0 du processus de conquête du cadran delta avait été menée avec succès. La phase 1 dura 1000 ans durant laquelle cette civilisation fut affaiblie au point de ne plus pouvoir se défendre contre les caldéranes. La dernière phase commença alors, l’invasion du cadran delta. Les planètes érithaniennes tombèrent au fur et à mesure sous le contrôle de leurs ennemis. Plus aucune civilisation ne pouvait alors rivaliser avec la menace grandissante qu’incarne les caldéranes.



* * * * * * *

Je vadrouillais dans la station spatiale de commandement lorsqu’un jeune officier m’interpella.
-Bonjour capitaine, je viens vous transmettre votre ordre de mission, fraîchement arrivé du QG.
-Merci à vous lieutenant, bonne journée.
J’ouvris cette dépêche en prenant soin de ne pas abîmer le contenu.
Capitaine nous vous confions une mission de la plus haute importance… Nos services de renseignement ont confirmé les soupçons que nous portions sur les tests cliniques effectués par la race 2.4 (race humaine)… Nous vous demandons de vous rendre dans ce laboratoire… Vous serez accompagné d’une de nos éminentes généticiennes, le professeur Aliandra, qui voyagera avec vous tout le long de cette mission… Elle devra récolter des informations fiables sur ces cobayes génétiquement modifiés pour le salut de notre Empire… Que Dieu vous garde capitaine…
Bon il me reste plus qu’à me diriger vers mon vaisseau et réquisitionner mon équipage. J’en profiterai au passage pour rendre visite à cette scientifique. Le départ est prévu pour demain, je profitai de ma dernière journée pour aller me reposer dans ma chambre. J’inspectai les derniers rapports de missions des officiers et envoyai les remarques à leurs supérieurs hiérarchiques. Mon rôle durant ces 3 derniers mois ce résumait à ce travail. L’annonce de ma mission provoquait en moi un bonheur intense, j’allais enfin pouvoir quitter cette base qui me rendait à force claustrophobe.
Le lendemain matin, je fis « mes valises », et me dirigeai dans mon vaisseau, l’équipage était déjà là à mon entrée. J’inspectai très rapidement les différents compartiments de mon vaisseau, Le Septime : la passerelle de commandement, la salle des machines, le poste d’astrométrie, etc… De retour sur le pont principal, j’aperçus la généticienne qui venait d’arriver à l’instant. Un officier voulut la conduire directement dans son laboratoire, mais je m’interposai et me présentai à elle. Elle avait les yeux blancs un teint extrêmement pâle et des cheveux noirs. Le type parfait pour une caldérane.
-Bienvenue sur Le Septime, professeur
-Je vous remercie, Capitaine.
-Je vous en prie. Bon venons-en au principal, vous avez dû être mise au courant des dernières découvertes des services de renseignements. Nous allons enfin pouvoir mettre un termes à ces expériences génétiques. Et de votre côté j’espère que tout est en place. Nous partons dans une heure !
-Ne vous en faites pas, capitaine, je viens en parfaite connaissance de cause. Nous avons chacun notre mission à remplir et nous nous en tiendrons là ! Sur ce je vous laisse, j’ai du travail qui m’attend.
-Je vois, une dernière chose au passage notre médecin chef de bord à eu un contre temps, et ne pourra pas participer à notre expédition. Vous avez ordre de le remplacer. Et sachez bien que je commande ce vaisseau. A partir du moment où vous mettez le pied dans mon vaisseau vous êtes sous ma juridiction.
Je partis soudainement et la laissai se débrouiller toute seule. Les dernières cargaisons de matériel s’étaient achevées. Nous étions enfin prêts à décoller. Je reçus l’autorisation de la salle de contrôle, et j’avertis l’équipage de notre départ. Une toute dernière vérification des systèmes fut effectuée par l’ordinateur de bord. Cinq minutes plus tard nous étions déjà dans l’espace. Je demandai à mon commandant de calculer les coordonnées de notre destination ainsi que le temps approximatif que nous métrions pour arriver à destination. Il s’empressa d’exécuter les ordres et me répondit que le voyage ne durerait qu’une semaine. Je donnai l’ordre au pilote de la passerelle de passer en hyperespace. La manœuvre s’effectua sans que personne ne s’en rende conte. En effet Le Septime est équipé des tous derniers stabilisateurs. Ce qui rend nos voyages interplanétaires très agréables. Cette semaine passa rapidement, j’étais occupé à élaborer, gérer la vie du vaisseau. L’équipage s’est parfaitement accommodé, chacun avait un poste à tenir et enfin de journée l’équipage se réunissait en une multitude de groupes. Quant à Aliandra elle passait ses journées seule, cloîtrées dans son laboratoire à faire des expériences sur des virus extrêmement virulents.
J’en profitai pour me reposer dans ma chambre à synthétiser toutes sortes d’objets. Lorsque soudain une violente secousse frappa Le Septime. J’eus à peine le temps de me remettre de mes émotions. Dans la seconde qui suivit je fus téléporté automatiquement à la passerelle de commandement.
-Lieutenant au rapport !
-Deux vaisseaux humains de type bombardier lourd viennent de nous attaquer. Nous avons perdu 33% de notre bouclier à énergie.
-Armez les missiles à naquadah, et ouvrez le feu sur leurs vaisseaux.
-Bouclier à 45%, il vise nos réacteurs hyperespace.
-Dérivez immédiatement l’énergie des boucliers sur l’arrière, et sortez nous de ce merdier tout de suite !
-Capitaine les vaisseaux terriens nous contactent.
-Sur écran.
Les deux vaisseaux ennemis nous avaient attaqué dès notre sortie de l’hyperespace. Cela devait sans doute être un piège. Mais comment auraient-ils su que nous nous rendions sur leur base spatiale ? Il avait sûrement dû y avoir des fuites d’informations du côté caldéranes. Encore plus étrange comment des vaisseaux terriens pouvaient-ils rivaliser avec nous !? Leurs technologies étaient bien moins avancées que la nôtre.
-Ici le capitaine Van der Kampf du vaisseau terrien Le Prométhée, vous pénétrez dans nos territoires, rebroussez chemin ou vous serez abattu !
-Je suis sincèrement désolé mais... nous ne pouvons pas.
-Si vous le prenez ainsi…
La connexion s’interrompit, et les deux vaisseaux réarmèrent leurs armes.
-Lieutenant, nos rayons et missiles sont-ils chargés ?
-Affirmatif, mon capitaine
-Parfait alors ouvrez le feu et détruisez-les-moi sur le champ !
-Leur bouclier est trop puissant, nos armes ne pénètrent pas !
-Qu’est-ce qu’il ce passe !?
La situation était critique, il ne nous restait plus de possibilités. L’officier scientifique m’interrompit.
-Je crois avoir trouvé une solution ! Dès qu’ils s’apprêtent à tirer, l’intensité de leur bouclier à énergie faiblit.
-Est-ce que cela est suffisant pour pouvoir téléporter une bombe à bord de leur vaisseau ?
-Théoriquement oui ! Il me faut encore plus de temps pour calibrer la téléportation.
-Nous n’avons plus de temps ! Vous avez une minute ! Enseigne, utilisez les propulseurs à combustion et dirigez-vous vers ce champ d’astéroïdes, ils n’oseront pas nous suivre.
-C’est bien trop risqué ! Notre bouclier est quasiment détruit.
-C’est ça ou nous faire pulvériser. Ne discutez pas mes ordres ! Et réparez-moi ces fichu réacteurs hyperespace le plus vite possible. On en est où pour la téléportation !?
-C’est bon j’ai réussi à l’ajuster. Il ne reste plus qu’à envoyer vos bombes.
-Commandant, chargez les bombes à naquadah.
-La téléportation a marché. Nous attendons vos ordres.
-Bien, Enseigne dès que leurs boucliers faiblissent envoyez leur une charge.
L’officier de passerelle s’exécuta, et la bombe explosa bien comme prévu. Les deux vaisseaux furent réduis en cendres. Néanmoins, Le Septime avait été lourdement endommagé pendant la bataille, mais heureusement tout était réparable. Trois jours plus tard, il était comme neuf.
Le Septime était en position géostationnaire autour de leur base secrète. L’assaut était imminent…
-Colonel, Vous commencerez avec vos hommes par établir un périmètre de sécurité. Ne faites aucun survivant. Contactez-moi dès que vous aurez accompli votre mission.
-Bien, monsieur, nous sommes près à être téléportés dans le labo.
-Passerelle, ici le capitaine, téléportez-les sur le champ.
Quelques minutes plus tard je fus contacté comme prévu. Et me rendis avec Aliandra dans le complexe. L’endroit avait été totalement dévasté. Dès que j’ouvris la porte qui menait à la pièce principale, un soldat humain me sauta à la gorge dans le but de m’égorger. Je le saisis à distance à l’aide de ma télékinésie. Il resta paralysé sur place. D’un autre côté, je pris une lame de verre et allai lui loger cette dernière dans le tronc cérébral. La mort fut instantanée et sans douleur.
Les laborantins qui survirent à l’assaut, se rendirent. Il n’était pas question de les sacrifier, ils disposaient d’informations capitales sur ces humains génétiquement modifiés. Je décidai de les laisser aux mains d’Aliandra…


Dernière édition par le Ven 26 Oct 2007 - 19:03, édité 1 fois

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Re: Chroniques spatiales

Message par Macros le Ven 26 Oct 2007 - 19:02

Aliandra


Le Projet Omega. Initié quelque quarante années plus tôt, il fut brusquement interrompu, pour des raisons encore obscures pour nous aujourd’hui. Nous savons juste que le but de ces recherches était de créer des êtres génétiquement supérieurs, qui seuls seraient capables de mettre un terme à la conquête du Cadran Delta. Jusqu’où sont-ils allés ? Pourquoi avoir brusquement cessé ces travaux ? Et pourquoi les avoir repris aujourd’hui, après plus de quarante ans ? Les prochains jours apporteront peut être quelques éléments de réponse…

***

« Je vais finir par perdre patience. »

Ces mots, prononcés d’une voix extrêmement douce, étaient destinés à l’un des derniers hommes encore en vie du complexe de laboratoires. Il était recroquevillé à même le sol, comme un rat au fond de sa cage, tentant d’enfouir son visage dans les lambeaux de sa blouse blanche. Quel spectacle pathétique. Et dire que l’humanité comptait sur ce genre d’individus.

La caldérane fit un pas en direction de l’homme. Il se replia davantage sur lui-même, attendant l’éclair de lumière qui marquerait l’arrivée d’une nouvelle décharge. D’une nouvelle douleur. Combien de temps encore pourrait-il supporter ce traitement, avant de craquer ? Avant de parler et d’ainsi obtenir une mort rapide ?

Une étincelle crépita entre les différents éléments composants le bracelet de la caldérane. Où allait-elle bien pouvoir envoyer le projectile cette fois-ci ? La tête ? Non…les effets n’étaient généralement pas particulièrement bénéfiques. Les cadavres ne parlent pas. Du moins…ils sont généralement incapables de fournir le moindre code d’accès. Les bras ? Les jambes ? Non plus…il en avait eu son compte, et ne devait déjà probablement plus beaucoup les sentir…
Un sourire cruel se dessina sur le visage de la caldérane. Elle tendit lentement le bras en direction de sa victime, les étincelles flamboyant dans sa main entrouverte. Puis elle frappa. La décharge atteignit cette fois le ventre de la cible, lui arrachant un gémissement presque inaudible. Décevant. Aucune réactivité. Voyons ce que ça donne si…

« Aliandra ? »

L’interpellée ne fit aucun effort pour dissimuler son agacement lorsqu’elle se tourna vers celui qui avait dirigé la prise de contrôle du complexe.

« Qu’est ce que ça donne ?
- Pas grand-chose. Vos interruptions incessantes y sont sans doute pour quelque chose. »

Le capitaine balaya la remarque d’un geste de la main, avant de jeter un œil en direction de l’homme recroquevillé sur le sol, à la limite de l’inconscient. Il soupira, puis fit un signe aux caldéranes qui l’accompagnaient, leur signifiant de ramasser le blessé pour le ramener dans sa cage.

« Ça ira pour le moment. Il va falloir trouver quelque chose d’autre, à ce rythme, il n’en restera bientôt plus aucun.
- Il y a toujours…
- Nous en avons déjà parlé ! Votre sérum n’est pas au point, et je ne tiens pas à ruiner nos dernières chances d’obtenir ce code.
- C’est justement en ne faisant rien que vous les ruinez…vous voyez bien qu’ils ne parleront pas.
- Ils ne parleront pas plus une fois mort !
- Ah les effets secondaires…mais ce n’est pas systématique. Le taux de mortalité pour cette expérience n’excède pas 50%. Il nous reste encore suffisamment d’humains pour avoir une chance élevée de réussite… »

Le capitaine laissa passer quelques instants, cherchant un argument à opposer à la caldérane. Mais il n’en avait aucun. La dénommée Aliandra le savait. Il finirait par céder. Le plus tôt serait évidemment le mieux…

« Très bien. Mais je vous préviens qu’en cas d’échec, vous aurez à en répondre personnellement ! »
Une lueur d’avidité passa dans le regard de la caldérane. Les choses allaient enfin devenir intéressantes…
« Bien entendu… »

***

« Aliandra ! »

Le capitaine fit irruption dans le laboratoire, tel un diable hors de sa boîte. L’interpellée soupira, et reposa la seringue qu’elle s’apprêtait à enfoncer dans l’épaule de l’homme solidement attaché sur la table d’opération.

« Vous m’aviez promis des résultats, vous en êtes au quatrième !
- Cette fois sera la bonne. Le dernier a tenu beaucoup plus longtemps et je viens de revoir le dosage.
- C’est le dernier Aliandra ! Si vous échouez cette fois-ci, nous emploierons mes méthodes !
- Bien sûr. Elles semblent si efficaces…
- Autant que les vôtres. »

Pour toute réponse, la caldérane saisit la seringue et enfonça lentement l’aiguille dans l’épaule du cobaye, lui injectant une dose massive de sérum.
La réaction ne se fit pas attendre. L’homme fut parcouru de tremblements de plus en plus intenses, faisant presque trembler la table pourtant solidement fixée au sol. Puis il s’immobilisa, le souffle court, les yeux révulsés. Maintenant commençait la phase la plus pénible. L’attente. S’il tenait le choc…alors il parlerait.

Les secondes passèrent, se transformant rapidement en minutes. La scientifique observait le déroulement de l’expérience avec attention, surveillait le rythme cardiaque et les fonctions vitales générales de son cobaye. Tout se déroulait au mieux. La douleur quantifiée était certes élevée. Mais rien d’insurmontable. D’ici peu, l’expérience entrerait dans sa phase décisive. Elle ne devait absolument pas le perdre.

Et soudain, tout s’accéléra. Le rythme cardiaque atteignit soudainement une valeur que n’importe quel médecin aurait trouvé inquiétante. Puis plus rien. Cardiogramme plat. Le moment de vérité. La caldérane positionna lentement sa main à quelques centimètres du cœur du cobaye, et lui envoya une décharge électrique suffisamment élevée pour réamorcer le muscle cardiaque. S’il daignait redémarrer…alors…c’était gagné…
Les quelques secondes qui suivirent semblèrent s’étirer à l’infini. Puis le bruit caractéristique des pulsations cardiaques se fit entendre une nouvelle fois. Un sourire vint éclairer le visage de la caldérane. L’expérience avait réussi. Enfin. Et d’ici peu, l’homme leur révèlerait, malgré lui, le précieux code.

***

Le Projet Omega. Je n’aurai jamais imaginé que ces humains aient pu aller aussi loin. Pour tout perdre, du jour au lendemain. Des hommes. Des femmes. Des armes vivantes. Dispersés dans le Cadran Delta.
De nombreuses questions restent sans réponse. Néanmoins, je suis sûre d’une chose désormais. Les résultats de ces recherches pourront nous faire avancer de manière spectaculaire. Si nous parvenons à mettre la main sur eux…







Shadow


Système Epsilon, planète Denaria, ville de New Gettysburg.

Perché sur une poutrelle métallique à 350 mètres d’altitude, à l’ombre d’un building en construction, je me préparais à agir. Ma cible était en contrebas, à la tribune officielle, prononçant son discours de campagne électorale à la mairie de New Gettysburg. Mes senseurs me permettaient d’entendre distinctement chaque mot, même à cette distance, mais j’avais mieux à faire que d’écouter son baratin, dont tout le monde avait déjà entendu cent fois les déclinaisons. C’était toujours la même chose, quel que soit l’endroit et la personne : moins d’impôts, plus d’emplois, plus d’équité sociale, plus d’argent, moins de criminalité… Hmmmph, au moins, celui-ci n’aurait pas le temps de violer ses promesses.
Je réprimai un soupir consterné lorsque mes capteurs me signalèrent la présence de boucliers magnétiques autour de l’estrade. Qu’est-ce qu’ils croient empêcher ? Les jets de fruits pourris de la populace en colère ? D’une moue dédaigneuse, je chargeai d’un coup sec un magasin de balles perforantes dans mon arme. A cette distance, c’était plié d’avance, ce champ de force ne pouvait ni ralentir, ni dévier la balle. Et ces membres du service de sécurité… On ne pouvait pas dire qu’ils méritaient leur salaire. Si ils avaient eu un minimum de conscience professionnelle, ils seraient au moins venu vérifier les environs… Bien sûr, ça ne l’aurait pas sauvé… Mais là, ça devenait trop facile. Les vrais challenges se faisaient rares, ces derniers temps.
Inutile de faire traîner. J’épaulai mon arme d’un geste fluide, acquis par des années de pratique, ajustai mon tir quelques secondes, avant de faire feu. La balle pénétra par l’œil gauche du candidat à la mairie de New Gettysburg, lui arrachant la moitié de la boîte crânienne, sa cervelle achevant de se déverser sur le sol. Hmmm, pas mal. Malgré l’absence totale de difficulté, la sensation du travail bien fait était toujours agréable… Bon, plus qu’une formalité, à présent, m’éclipser tranquillement. Vu les amateurs qu’il y avait en face, il ne devrait y avoir aucun problème. J’activai mon générateur de furtivité, devenant indétectable à l’œil nu. Puis je saisis le filin qui m’avait permis d’atteindre ma position surélevée, me laissant glisser jusqu’au sol, où régnait la plus parfaite confusion. Ces abrutis du service de sécurité regardaient encore en l’air… Déprimant. Tournant dans la ruelle la plus proche, je désactivai mon champ de furtivité, ôtai mon casque avant de m’envelopper dans mon manteau et de rabattre son capuchon. De l’argent facile, encore…

***

Mon commanditaire attendait comme convenu dans un bar mal famé de la ville. Ici, les transactions illégales étaient légions, et notre présence passerait totalement inaperçue… D’ailleurs, il était tout à fait possible que quelques « collègues » soient en ce moment même en train de faire la même chose que moi. Quant aux forces de sécurité… Le record de celui qui avait mis le plus de temps à se faire descendre ici était de trois minutes. Et ça faisait six mois que personne n’avait plus tenté d’améliorer ce temps… C’était l’un des rares endroits où je ne craignais pas de me montrer en personne, alors que d’habitude, je ne communiquais que via l’holonet. Néanmoins, j’avais recours à une astuce simple, mais efficace, en me présentant comme un simple intermédiaire.
-C’est fait.
-Magnifique ! Ca lui apprendra, à cet arrogant petit…
-La deuxième moitié du payement.
-Euh… Oui, bien entendu… Tenez…
Mon interlocuteur me tend un petit bloc-crédit, dont je vérifie le montant d’un œil distrait. Il y a bien longtemps que personne n’a essayé de me doubler, à ce moment là. Et ce n’est pas un type comme lui qui allait s’y risquer… Trop lâche pour affronter le verdict des urnes, alors contrarier un tueur professionnel… Les habitants de New Gettysburg allaient avoir un beau maire, tiens. Enfin, ce n’était pas mon problème. Chacun est libre de choisir son destin, ces gens avaient visiblement décidé d’être des moutons. Quant à moi, je préférais être le prédateur… Même si je savais qu’une loi de la nature était que le chasseur pouvait très facilement se retrouver dans la peau du chassé. Après tout, c’est encore l’une des rares choses qui rend l’existence intéressante.
-Merci d’avoir réglé ce petit problème… C’est de l’excellent travail, et croyez bien que…
Je ne prends même pas la peine d’écouter la suite, et me dirige en direction de la sortie du bar. Le discours électoral, l’autre l’a déjà fait… Et puis, il me remercierait sans doute moins si il savait qu’il y avait de bonnes chances pour que je sois de retour sur cette planète dans quelques mois avec un contrat sur sa tête. Les maires élus se font encore plus d’ennemis que les candidats… Et si il y a bien une chose que mon expérience m’a apprise, c’est que l’argent fait rarement défaut dans ces cas-là... Et que les gens comme moi ne seront jamais au chômage. Après tout… Nous étions peut-être les seuls à accepter la nature humaine telle qu’elle est réellement. Je me dirigeai vers l’astroport, où le Wraith m’attendait à quai. Inutile de traîner sur ce monde miteux, ma liste d’attente était encore longue… Je jetai un coup d’œil rapide à mon calepin électronique. Prochaine destination…

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Re: Chroniques spatiales

Message par Macros le Ven 26 Oct 2007 - 19:04

James



La jeune femme était là, dans ses bras… Elle lui souriait faiblement… Lui ne pouvait retenir ses larmes… Il caressait doucement sa joue… Elle prit sa main dans la sienne… Puis ferma les yeux… Sa main retomba sur le sol…

-Capitaine Hell, vous êtes demandé sur le pont.
J’ouvris les yeux, mon cœur battant à tout rompre… Je me rendis compte qu’une larme coulait sur ma joue… Je l’essuyai rapidement et tentai de me calmer…
-Capitaine Hell, vous allez bien ?
Je tournai la tête vers l’endroit d’où provenait la voix… Sur mon bureau, à côté de mon lit, sortant d’un petit projecteur holographique, Zirta, l’AI du vaisseau, se tenait debout, me regardant d’un air intéressé et curieux. Nul doute qu’elle avait remarqué mon trouble… Parfois, je me disais que cette AI était beaucoup trop intelligente… Mais elle était d’une utilité incroyable… Comme toutes les AI, Zirta avait sa propre apparence… une apparence qu’elle avait elle-même choisie en fonction de son caractère… Et Zirta avait choisie d’être représentée par une Amazone…
-Oui, tout va bien. Tu as dit que j’étais demandé sur le pont, c’est ça ?
-Oui, Capitaine.
Je me levai et passai rapidement dans la salle de bain pour me réveiller complètement. Pendant que je me rasai avec le laser, je me regardai attentivement dans la glace, plongé dans mes pensées… Devant le miroir se tenait un homme d’une quarantaine d’années, cheveux châtains mi-longs, yeux verts… une balafre sur la joue gauche… Moi, James Hell, avais fêté mes quarante ans il y avait peu de temps…
Après m’être rapidement habillé, je me dirigeai vers le pont où mes hommes m’attendaient. Et sur le chemin, je repensai à mon rêve… mon cauchemar plutôt… Cela faisait si longtemps que je n’avais pas revu cette scène… J’aurais pensé qu’avec le temps, la douleur se serait atténuée… Mais je la ressentais toujours avec la même force… Etait-ce parce que nous nous rapprochions que tout cela revenait ?
J’arrivai sur le pont.
-Capitaine sur le pont ! cria l’un des hommes.
-Bonjour à tous, dis-je.
-Bonjour, Capitaine ! répondirent-ils.
Je m’avançai vers la grande vitre qui se trouvait à l’avant du vaisseau. Devant nous se dressait Erithanie, une planète magnifique, dont les continents de différentes couleurs en fonction de leur climat côtoyaient le bleu de la mer… A certains endroits, des masse blanches, des nuages, étaient visibles… C’était un spectacle superbe… C’était toujours magnifique de voir une planète de l’espace… Je sentis mon cœur se serrer davantage… Ma planète d’origine… Cela faisait plus de vingt ans que je n’y étais pas revenu…
Je me retournai et observai les hommes du pont… Enfin plutôt, les hommes, l’alien et la femme qui composaient l’équipage du pont. Il y avait tout d’abord David, un homme d’une soixantaine d’années, cheveux blancs, avec un bouc, des yeux bleus-gris. C’était notre officier navigateur, si je puis dire. C’était lui qui s’occupait de nous faire nous déplacer dans l’espace, il s’occupait des coordonnées et des calculs de voyage. Nous le surnommions le cartographe… Il était probablement celui dont j’étais le plus proche… Avec l’ancien capitaine du vaisseau, il avait été comme un père pour moi… Et lui seul maintenant connaissait mon passé, Eric étant décédé depuis près de cinq ans maintenant…
Puis, il y avait Stenor, qui s’occupait des radars, assez nombreux sur le vaisseau. C’était le seul alien du pont. Il était grand, deux mètres, et fin, ses mains comportaient six doigts chacune, son visage était fin également, ressemblant plus à celui d’un serpent que d’un humain, avec deux fines entailles pour les narines, une autre entaille pour la bouche, et des oreilles qui se voyaient très peu. Ses yeux étaient dorés, et ressemblaient également à ceux des serpents, enfin, sa peau était d’un bleu foncé, et il était totalement imberbe.
Il y avait également Karim, l’homme chargé des armes du vaisseau. Lui avait une trentaine d’années et avait probablement l’allure la plus décontractée de l’équipage, laissant sa chemise ouverte pour découvrir le tatouage en forme de dragon qui lui recouvrait le torse. Il portait un bandeau sur le front, ses yeux étaient d’un bleu rieur et ses cheveux d’un roux flambant restaient détachés et tombaient jusque dans le bas de son dos. Mais malgré son apparence, c’était quelqu’un de très sérieux.
Ethan, un homme de mon âge, aux cheveux bruns coupés courts et aux yeux bleus, était notre Ingénieur en chef. C’était lui qui se chargeait des équipes de maintenance et de son poste sur le pont il pouvait commander aux différentes équipes. Il était cependant un peu différent des autres… Lorsque combat au corps à corps il y avait, il se devait de rester à l’arrière… Pas parce qu’il avait peur, au contraire, il était l’un des hommes les plus courageux que je connaisse… Mais il était également handicapé physiquement, et depuis un grave accident, il avait perdu l’utilisation de ses jambes.
Enfin, il y avait Mayleen, la seule femme du pont. Mince, de taille moyenne, ses cheveux et ses yeux étaient d’une inhabituelle pâleur, à mi chemin entre le blanc et l’argent, qui vous donnait l’impression qu’elle pouvait lire en vous comme dans un livre ouvert. Elle devait avoir environ la quarantaine même si elle pouvait paraître plus jeune. C’était notre officier des communications… Elle était pratiquement aussi secrète que moi. Tout ce que je savais d’elle, c’était ce qu’elle m’avait avoué un jour où elle avait craqué et fondu en larmes dans un couloir du vaisseau sans raison apparente, à savoir qu’elle avait échappé à quelque chose d’horrible. Mais elle n’avait pas pu m’en dire davantage. C’était un véritable génie de l’informatique, capable d’intercepter n’importe quelle communication, qu’il s’agisse d’un appel téléphonique d’un civil, ou d’un e-mail top secret des plus hautes instances de l’Autorité.
L’Autorité, une organisation qui régissait les différents systèmes colonisés par les humains… Depuis des décennies, le Shaïtan, notre vaisseau, était recherché par l’Autorité, qui n’arrivait jamais à l’attraper. En s’engageant sur ce vaisseau, nous avions tous ajouté notre tête au mur des bêtes noires de l’Autorité… Nous étions tous recherchés pour piraterie et si nous nous faisions capturer, nous ne resterions pas longtemps en vie. Depuis que le Shaïtan était entré dans le jeu, avec le prédécesseur de Eric Satanov, le précédent capitaine du vaisseau, l’Autorité perdait de plus en plus de marchandises. La plupart étant envoyées aux officiers supérieurs de l’Autorité, des articles de luxe : cigares, alcools, vêtements, aliments… Et même de l’argent. Les sommes étaient toujours suffisamment élevées pour les distribuer entre la centaine de membres de l’équipage. Et toutes ces pertes faisaient rager l’Autorité.
Je me tournai vers David.
-Quand arriverons-nous sur Erithanie ? demandai-je.
-Nous atterrirons à Ackhrosita dans cinquante minutes, James.
-Conditions climatiques au sol ? demandai-je, mon cœur se serrant davantage à l’annonce du nom de notre lieu d’atterrissage.
-Parfaites. Il fait un grand soleil sur la région, la température est de 30°C. Avec une légère brise pour rafraîchir un peu l’atmosphère.
-Bien. Stenor, qu’indiquent les radars ?
-Aucun ennemi sur la planète d’après ce que je peux voir, dit-il de sa voix de stentor qui contrastait incroyablement avec son apparence frêle.
-Mayleen, des nouvelles au sujet des derniers rapports que tu as intercepté ?
-Oui. J’ai confirmation que l’Autorité a engagé des hommes sans les marquer. S’il y a des membres de l’Autorité sur Erithanie, ils sont sans puce.
-Combien d’hommes ont-ils comme ça pour le moment ?
-Très peu, environ deux cents pour tous les systèmes. Ce serait vraiment pas de bol si on en avait ici.
-Bien. Met-moi en communication avec l’équipage.
-Votre équipage vous écoute, Capitaine !
-Equipage du Shaïtan, c’est votre capitaine qui vous parle. Nous arriverons sur la planète Erithanie dans environ quarante-cinq minutes. Il y fait beau temps et nous y resterons une semaine, le temps de nous ravitailler et de nous reposer un peu.
J’entendis des cris de joie dans les hauts-parleurs, l’équipage du pont souriant à pleines dents.
-Cependant, des rapports interceptés nous indiquent que l’Autorité a engagé des effectifs non marqués. Il est donc possible que l’Autorité soit présente sur la planète sans que nous puissions les détecter. Je vous demande donc à tous d’être prudents lorsque vous serez au sol et de ne pas vous faire remarquer.
-Compris, Capitaine ! dirent les voix de mon équipage en cœur dans les hauts-parleur.
-Bien. Fin de communication.
-Communication coupée, Capitaine, dit Mayleen.
-Bien.
Je m’approchai de David et me tournai à nouveau vers la vitre pour regarder la planète se rapprocher doucement.
-Ca va, Jimmy ? demanda David dans un murmure.
-Oui. Ca va… dis-je en souriant au diminutif qu’il me donnait.
C’était le seul à s’autoriser cette familiarité envers moi… Mais ça ne me dérangeait pas…

Une heure plus tard, une partie de l’équipage commençait à descendre. Je confiai la responsabilité du vaisseau à Ethan et David et descendis à mon tour. Le soleil était en effet radieux, sa chaleur se posant sur ma peau… Il y avait un léger vent qui essayait d’atténuer en vain la chaleur de l’astre.
J’allai marcher en ville… Cela faisait si longtemps… Et il semblait que rien n’avait changé… Mes pas me menèrent alors vers un bâtiment délabré… Les volets pendaient, il n’y avait plus de portes… Et tout était calme ici. J’avançai d’un pas vers le bâtiment et m’arrêtai… le cœur lourd de souvenirs.
C’était là que tout avait eu lieu… Les meilleurs et les pires moments de ma vie… Je me souvenais parfaitement de tout… comme si cela s’était passé la veille… comme si je n’étais jamais parti… Mais beaucoup de choses avaient changé depuis… Je n’étais plus le jeune homme ambitieux et idéaliste que j’étais à 17 ans… Et le bâtiment était désormais vide… Il n’y avait plus rien du tout…
Je tournai les talons et mes pas me menèrent vers le cimetière de la ville… J’hésitai un moment puis passai les grilles en fer forgé et avançai lentement entre les rangées… Je ne m’arrêtai que lorsque je vis le nom que je cherchais : Srephina
Je mis un genou à terre et caressai la stèle qui n’indiquait que le nom de la jeune femme et les dates de sa naissance et de sa mort… Je me souvenais encore de ses yeux bleus rieurs, de ses cheveux de braise… de son corps si fin et si avide de mes caresses et de mes baisers… et de son visage souriant… Elle était toujours souriante… malgré sa condition… Jamais je ne l’avais vue pleurer ou être triste…
-Tu me manques tant, Srephina… Si tu savais comme je m’en veux de ne pas avoir pu de sauver de tout ça… Que dirais-tu si tu me voyais maintenant ? Je n’ai plus rien du garçon idéaliste qui te faisait rêver… J’ai perdu toutes mes illusions depuis bien longtemps…
Je restai un nouveau moment sans rien dire puis je me levai, caressant une dernière fois la stèle et repartis…
J’errai un long moment dans la ville, mes pas me menant aux divers endroits que j’avais fréquenté lorsque j’étais plus jeune…





Ronan


Je me dirige en direction du bureau du Général Isaacs, chargé de la défense de la planète Core Prime, sous l'apparence d'un messager humain. J'ai passé tous les tests d'identification possibles par les technologies humaines, et ai été accepté. Les imbéciles! C'était tellement facile de traiter avec les Hommes. Ils sont tellement persuadés de leur supériorité qu'ils ne font preuve d'aucune prudence. J'arrive devant le bureau, et je me mets devant l'identificateur de rétine.
-Sujet identifié: Courrier John Manhund, accès autorisé.
Un détecteur de rétine! Décidément , ils ne sont pas bien malins. La porte s'ouvre, laissant apparaître le Général.
-Alors c'est vous le messager? Quel message apportez-vous?
Je passe la porte, qui se referme et se verrouille derrière moi. Je crois bien que le Courrier Manhund avait de l'admiration pour Isaacs, depuis que celui-ci avait exterminé les espèces qui avaient massacré sa famille. Pitoyable!
-Mes respects, Général. J'apporte un message de mes supérieurs: votre présence ici n'est plus souhaitée.
-Quoi?
Je me jette sur lui et le projette contre le mur. Il est gros et gras, il n'a aucun moyen de lutter.
-Mais... vous êtes fous, soldat?
-Je ne suis pas un soldat.
Soudain, je prends son apparence en quelques secondes, sous ses yeux ébahis.
-Je suis toi.
-Impossible.
A présent, je suis le Général Isaacs. 55 ans, une femme, deux maîtresses, cinq enfants. Adore son petit chien Spooky. Un homme faible et petit.
-J'ai ton nom, ton visage, ta famille, tes amis. Je t'ai tout pris. Et à présent, tu n'es rien ni personne.
Ca ne me plaît pas d'être lui, mais ça me plaît de lui infliger ce qu'il endure en ce moment: ses yeux se rétrécissent, il tremble. Il ne sait plus quoi faire. Il est tellement facile de déstabiliser un humain. Ils se croient tellement uniques que le simple fait de se voir en face leur fait perdre tous leurs moyens.
-N... non. Je suis le général Isaacs. Je suis en charge de cette base, je...
Sans prêter plus attention à ses divagations, je désactive le bouclier qui protégeait la planète d'attaques et ses communications en utilisant le nom de son chien comme mot de passe. Evident quand on connaît le bonhomme. Puis, je sors l'arme que j'avais emporté, et abats le général, trop éberlué pour réagir. Les gardes mettent 20 secondes à entrer. Je m'étais déjà métamorphosé en fourmi et glissé sous la porte.

Dix heures plus tard, je contemple la destruction de Core prime par mes frères à bord d'un vaisseau amiral volé à la flotte humaine. Un monde de plus victime de leur arrogance. L'évolution consiste à exterminer les espèces pouvant constituer une menace. Et notre espèce évoluera le plus possible, doit-elle être la dernière forme intelligente de l'univers. Soudain, je perçois une communication de l'Intelligence Suprême, l'ordinateur qui nous guide, somme de l'Intelligence de nos esprits les plus intelligents à travers les millénaires. Je ressens cette vibration caractéristique de la puce dans mon cerveau (indétectable , cela va de soi.)
-Tu as fait du bon travail, Ronan.
-J'oeuvre à la gloire des Voraces, Intelligence Suprême, comme tout bon membre de notre peuple.
-Certes, mais ton travail est particulièrement soigné.
-Je ne mérite pas tant d'honneurs, Intelligence Suprême.
-Une nouvelle mission requiert toute ton attention. Mes calculs ont démontré qu'une course entre deux peuples pour la victoire va commencer sous peu. Cette victoire sera rempoté par les Voraces. Il ne faut pas laisser à nos ennemis l'occasion de riposter. Gloire à l'Empire Vorace.
-Gloire à l'Empire Vorace.

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Re: Chroniques spatiales

Message par Macros le Sam 27 Oct 2007 - 21:26

Hop, retour aux posts en "live". Avec donc...


Satanée migraine… Assis dans un fauteuil en plexi métal se trouvant dans la chambre louée pour quelques jours, j’essayais d’ignorer l’effroyable mal de tête qui refusait de me quitter depuis une bonne demi heure. J’avais beau avoir fait la même expérience des dizaines de fois, à chaque fois que j’utilisais cette polymorphine, ces effets secondaires se manifestaient toujours. Mais bon, cette capacité à modifier les traits de mon visage m’avait plus d’une fois rendu service. Et la satisfaction d’un travail propre et net permettait toujours de mieux supporter l’inconfort. L’expression de surprise choquée de ma dernière victime au moment ou je lui avais plongé une lame en travers de la gorge était plutôt… divertissante. Il suffisait de prendre le visage d’une personne en qui elles avaient confiance pour approcher la personne la mieux gardée… Le tout étant donc de mener en amont un important travail de renseignement, tâche fastidieuse, mais nécessaire.

Je grimaçais lorsque mon crâne dut supporter un nouveau pic de douleur. Néanmoins, les effets semblaient petit à petit s’estomper… Au final, la « crise » d’aujourd’hui semblait être à ranger parmi les moins violentes. Et puis, j’en étais venu à considérer cette souffrance comme un rappel utile de certaines dettes impayées… « Une bonne chasse est une longue chasse », disait le proverbe. Et j’avais bien l’intention de mener à son terme celle qui avait commencée il y a plus de 30 ans. L’absence de résultats jusqu’à présent ne m’avait pas démotivé: les proies astucieuses étaient si rares… Et il était assez stimulant de mesurer son intelligence et ses talents à une organisation clandestine vraisemblablement financée par les plus hautes sphères du pouvoir.

J’eus une pensée fugitive pour ceux qui avaient partagés mon existence, confinés dans un laboratoire… Combien étaient encore en vie? Pour être franc, la réponse m’importait guère. Ils étaient des étrangers, en dépit des expériences communes que nous avions subies. J’avais cru reconnaître l’un d’eux il y a quelques années, lorsque son visage était apparu dans mon viseur… Un air vaguement familier… Mais il était mort à présent. Apparemment, il avait contrarié quelque un au cours de sa nouvelle vie, et un contrat est un contrat. Je laisse les sentiments aux autres, je n’ai jamais ressenti le besoin d’éprouver quelque chose d’aussi inutile. J’avais décidé de vivre ainsi, avec un certain succès jusqu’à présent. Après tout, cette galaxie semble si peu faire de cas de la vie…

J’ouvrais une fenêtre de l’appartement, respirant une bonne goulée d’air frais. Erithanie avait le mérite d’être un monde au taux de pollution légèrement inférieur à la moyenne, ce qui en soi n’était pas une performance remarquable, compte tenu de la valeur élevée de cette moyenne, justement. Mais bon, mieux que rien. Je n’ai jamais été particulièrement écologiste de nature, de toute façon. Je n’étais même pas sûr que ma santé puisse être affectée de cette manière, compte tenu des immunités aux toxines dont m’avaient fait « don » ces scientifiques, il y a si longtemps. Peut être que des remerciements s’imposeront, juste avant de les exécuter… Après tout, d’un point de vue strictement pratique, leurs expériences m’ont été d’une grande utilité dans mon travail, et pour cela, des remerciements seraient peut être de rigueur. En revanche, le fait d’avoir voulu me manipuler et m’utiliser à leur gré exigeait une réponse appropriée de ma part. Une mort lente ou une exécution rapide? Hmmmph, je verrais bien le moment venu, inutile de trop se projeter dans l’avenir.

Prenant une soudaine décision, j’ouvrais la porte et quittais la chambre dans laquelle je me trouvais, décidé à rejoindre la cantina la plus proche. Un verre me ferait le plus grand bien, après cette satanée migraine. Après tout, aucun travail urgent ne réclamait mon attention, pour l’heure, autant profiter de ce bref répit… Et puis, ces moments de détentes me faisaient souvent venir des idées intéressantes quant à la manière d’accomplir mes prochains contrats. Si le meurtre est un art, alors autant essayer de faire en sorte qu’il se renouvelle constamment Non?

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[Fic collective] Chroniques spatiales : présentations

Message par Zenon le Dim 28 Oct 2007 - 1:11

Zenon
Nom : Sethrius

Race : Caldérane

Age : 32 ans (sachant que l’âge moyen de mon peuple est de 116 ans)

Arme : arme blanche ou tout ce qui lui tombe sous la main.

Capacité spécial : télékinésie

Condition : tout est relatif !

Caractère : Jovial, arriviste (il n’hésite pas à employer des moyens inhumain pour arriver à son but), cruel et enfin pessimiste.

Histoire : Depuis ma tendre enfance j’ai côtoyé les hautes sphères de la société. Mon père fait partit du conseil supérieur de l’état d’Asturie qui regroupe approximativement une petite dizaine de planète. Je suis entré dans une prestigieuse école dans laquelle je suis sortis 2ème de ma promotion. On m’a ensuite affecté dans la base de commandement spatial où j’ai fait mes preuves. Je suis rapidement monté dans la hiérarchie jusqu'à atteindre le grade de commandeur. C’est à ce moment que j’ai fait la rencontre d’Aliandra qui est devenu ma tutrice légale. Elle a le rôle de veiller à ce que j’exécute bien les ordres donnés par les autorités sans pour autant avoir un quelconque droit d’autorité sur moi.
Je passai encore quelques années dans cette base sans avoir eu aucun ordre de mission.



Melanie Mustang
Nom : Hell
Prénom : James
Age : 40 ans
Poste : Pirate de l’espace
Espèce : Humain
Grade : Capitaine du vaisseau le Shaïtan
Poste: Gentil (mais comme le dit Zenon, tout est relatif...)
Armes : Une gunblade (épée pistolet tirée de FinalFantasy pour ceux qui savent pas ce que c’est – espèces d’incultes – je vous mettrai une photo va… mdr) dans le dos, un pistolaser au côté, une dague cachée dans l’une de ses bottes.
Planète d’origine : Erithanie
Physique : 1,80m, cheveux châtains mi-longs, yeux verts, une balafre sur la joue gauche.
Vêtements : Une chemise, un pantalon tenu par une ceinture fine marron à boucle dorée, des bottes (le tout noir). Une cape noire à doublure rouge et bordures dorées. Des gants noirs.
Vaisseau : Le Shaïtan est l’un des vaisseaux les plus perfectionnés qui puissent exister. Il est sans cesse remis au goût du jour avec les meilleures technologies humaines et extra-terrestres. Ainsi, il possède un bouclier de protection très puissant, un générateur Slipspace de dernière génération permettant d’arriver au plus près de l’endroit voulu (soit à une heure de voyage) en voyageant dans l’hyperespace. Ses armes sont également un échantillon des derniers modèles : tourelles laser à anti-matière, bombes nucléaires…
On y trouve également une cinquantaine de dropships (petits vaisseaux) de petite taille appelés les Demons et possédant malgré leur taille une grande force de frappe étant armés de canons laser à anti-matière.
Le vaisseau comporte une centaine de membres d’équipage, sans compter les hommes du pont et le Capitaine (c’est-à-dire 6 personnes).
Le vaisseau possède également une AI nommée Zirta, avec une forte personnalité. Elle prend l’apparence d’une Amazone.
Histoire : James Hell vient de la planète Erithanie, dans le système Shretina II, colonisé en l’an 3058 par les hommes. On ne sait rien d’autre de son passé qu’il garde pour lui-même. Ainsi, de nombreuses rumeurs courent sur les raisons qui l’ont poussées à s’enrôler sur le Shaïtan alors qu’il avait à peine 19 ans. Il est, au cours des années, devenu les bras droit du précédent capitaine, Eric Satanov, qui le voyait comme un fils et lui a légué à sa mort le commandement du vaisseau et de son équipage. Hell devient donc capitaine du vaisseau à l’âge de 35 ans. Au fil des années il a su se faire apprécier de l’équipage qui le reconnaît donc comme capitaine et lui est fidèle. Hell est proche de ses hommes et particulièrement des hommes du pont.
Plus : Cela fait plus de vingt ans que Hell n’est pas revenu sur Erithanie, voyageant dans le reste de l’univers. C’est en revenant sur cette planète que notre histoire et sa nouvelle aventure vont commencer…



Postes dans le vaisseau
Celui qui s’occupe des coordonnées et déplacement (le cartographe : David)
Celui qui s’occupe des armes ( Karim)
Celui qui s’occupe de la puissance du vaisseau (l’ingénieur)
Celui qui s’occupe des communications (l’informaticienne)
Celui qui s’occupe des radars ( Stenor, alien)

Si jamais vous voulez faire partie de l'équipage, c'est comme vous voulez!
Le Shaïtan :


Macros

Nom (surnom) : Shadow
Prénom : Adrian
Age : 47 ans
Activité : tueur à gages- chasseur de primes
Espèce : humain
Condition : euh, ça dépend… qui paye le plus ? ^^

Armes : fusil long modifié, pouvant indifféremment tirer projectiles balistiques ou rayons énergétiques, selon la situation, ayant une portée moyenne de mille mètres. Pistolet à aiguilles (enduites de poisons divers) et lames énergétiques camouflées à chacun de ses poignets pour le combat rapproché. Possède également tout un éventail de pièges et d’armes exotiques dans sa combinaison afin de pouvoir réagir quel que soit la situation.

Vêtements : combinaison holographique, entièrement noire, mais incluant un générateur de furtivité pouvant absorber la lumière et le rendre Adrian invisible sur une courte période (fonction incompatible avec l’emploi d’un arme, qui brouille cette fonction) Porte également souvent des lunettes de visée lui permettant d’opérer dans l’obscurité la plus totale, tout en l’aidant à localiser les sources d’énergie (comme les boucliers individuels) Afin de ne pas dévoiler son attirail de façon ostentatoire, il a par-dessus sa tenue un grand manteau noir à capuche dans lequel il se plait à dissimuler les traits de son visage.

Physique : taille moyenne (1m77), cheveux noirs, yeux rouges. Néanmoins, il est très rare de le voir à visage découvert.

Capacité particulière : Adrian a été l’objets d’expérimentations dans sa jeunesse. La plus notable est l’injection d’une substance appelée polymorphine, lui permettant de changer les traits de son visage pour prendre l’apparence d’un autre. A noter que cela n’influe pas sur sa taille (même si il lui est aisé de paraître quelques centimètres de plus ou de moins que sa taille réelle en fonction de sa posture). Néanmoins, un usage prolongé de cette capacité entraine des effets secondaires dangereux (maux de têtes, vertiges, vomissements), même si Adrian n’a jamais consulté de médecin qui puisse le renseigner sur les effets à long terme du produit. Ces expériences l'ont également immunisé contre la plupart des agents toxiques existants (ou du moins, en réduisent les effets) Enfin, ses muscles ont été modifiés pour des performances accrues, notamment au niveau de la vitesse et de la souplesse.

Planète d’origine : Adrian ne connaît pas son lieu de naissance. Il a été élevé sur le système d’Ichar Prime.

Caractère : froid, taciturne et détaché, la facilité avec laquelle il a pris l’habitude d’exécuter ses cibles lui a fait développer un mépris total pour les vies humaines, considérant que chaque existence (y compris la sienne) ne répond à aucune logique. On vit, on meurt, et c’est la fin. La seule chose qui parvient encore à le faire se sentir vivant, c’est justement d’ôter la vie des autres… Tâche dans laquelle il a la réputation d’exceller. Enfin, il attache un point d’honneur à bien faire son travail, et à remplir chaque contrat qu’il a accepté.

Histoire : le premier souvenir d’Adrian, c’est un laboratoire dans lequel il était enfermé avec des dizaines de jeunes enfants de son âge. Tous ont été en proie à des expérimentations ayant coûté la vie à nombre d’entre eux, ayant pour but « d’améliorer » l’espèce humaine, en testant par exemple leur résistance à divers produits chimiques, en influant sur le métabolisme ou le système nerveux… Chacun des enfants subissait un traitement particulier, et seuls les plus endurants survécurent. Adrian, comme tous ses camarades d’infortune, n’éprouvait que de la haine pour ces hommes en blouse blanche et leurs gardes qui les sacrifiaient froidement sur l’autel de la science. A l’âge de 12 ans, il eut néanmoins l’occasion de s’échapper du complexe, avec l'ensemble des cobayes, bien que quelques uns payèrent de leur vie cette tentative. Au cours de sa fuite, il fut amené à éliminer deux vigiles et un des responsables du projet. Cette facilité avec laquelle un être humain pouvait en tuer un autre marqua sa psyché toute sa vie. Dans un premier temps, sa seule pensée fut de quitter cette planète le plus rapidement possible. Il s’embarqua clandestinement pour la planète Tarsus, ou il se retrouva plongé dans les Bas Fonds de sa capitale. Pris au milieu des guerres des gangs qui ravageaient le secteur, Adrian a très vite appris à louvoyer entre les diverses factions, tirant parti de sa faculté à changer de visage pour rendre de menus services à chaque camp. Très vite, il apparut que les missions dans lesquelles il excellait le plus étaient celle d’assassinat. Sa collaboration avec les gangs prit fin lorsque chacun des deux caïds lui demanda d’accomplir la même mission : l’élimination de son homologue. Il s’acquitta des deux tâches, ce qui plongea les Bas Quartiers de Tarsus dans le chaos complet. A l’âge de 16 ans, Adrian se mit à son compte, prenant le nom de "Shadow" et rendant « service » au niveau local, avant d’élargir son champ d’opération lorsqu’il eut assez économisé pour s’acheter un vaisseau individuel. Il est aujourd’hui l’un des tueurs les plus réputés sur le marché, au point que divers gouvernements ont déjà fait appel à ses services. Parallèlement, Adrian a essayé de remonter la trace du programme scientifique dont il fit partie dans sa jeunesse, mais sans succès jusqu’à présent.

Apparence sous laquelle vous le verrez le plus souvent :

Adrian sans son casque. Faites pas attention aux oreilles pointues ^^


Starman81
Nom: Ronan
Age: 24 cycles (soit 150 années terriennes)
Activité:espion
Photo: nul n'est vraiment sur de l'apparence réelle de Ronan, et cela fait des années que nul ne l'a vu ainsi, lui compris.
Condition: méchant sans nul doute

Capacitées spéciales: Ronan fait partie d'une espèce de métamorphes. Il peut donc changer d'apparence comme bon lui semble. Il n'a aucune limite de forme , de taille, et est capable d'imiter un individu à la perfection, que ce soit dans sa démarche, sa posture, ou son accent. Il est impossible de repérer la supercherie avec les moyens techniques de l'humanité, et rares sont les espèces qui en ont les moyens.

Caractère: Ronan a tendance à "laisser vivre" le personnage qu'il incarne, ce qui fait qu'il lui arrive de ressentir (à un niveau bien moindre) les sentiments que son personnage est sensé avoir. Mais il n'en reste pas moins un être froid, calculateur, fourbe, manipulateur et sans pitié. Il est dévoué à sa mission et à la cause de sa race.

Histoire: Ronan est un membre des Voraces, une espèce de la planète Kree-lar du système Cornéria. Son peuple a survécu et évolué en utilisant sa capacité de métamorphose pour éliminer ses ennemis. Grâce à leur technologie, ils ont créer un empire stellaire, et sont connus pour leurs raids contre les systèmes humains. Mais leur principale force est d'avoir des "espions dans la place". Ainsi, on a souvent vu des vaisseaux perdre leur bouclier juste avant d'être assailli par les Voraces, ou alors une planète perdre ses défenses. Ils sont dirigés par l'Intelligence Suprême, une entitée robotique qui coordine chacune de leurs actions. Ronan est considéré comme l'un des meilleurs dans sa partie, et a conduit à sa perte des dizaines de mondes habités. A noter que les humains ignorent le fait qu'ils aient des espions en leur sein, ce qui fait des Voraces des adversaires redoutés.


Yoko
Nom : Aliandra
Age : 37 ans
Activité : scientifique tarée…^^
Espèce : caldérane
Condition : j’imagine qu’on peut dire méchante là…enfin à vous de juger

Armes : bracelets supra conducteurs, capables de générer une décharge électrique d’intensité variable. Autonomie pour quatre décharges de forte intensité (six d’intensité moyenne, dix de faible intensité).

Vêtements : robe de couleur sombre, rehaussée de motifs tissés d'or.

Physique : Taille moyenne (selon les standards calderanes. Environ 1,70m). Yeux blancs. Cheveux noirs.

Capacité particulière : télékinésie

Planète d’origine : Thétys. Etat d’Asturie.

Caractère : Douce, sensible, toujours prête à aider son proch…non, en fait ce serait plutôt le contraire. Sans pitié et sans conscience, Aliandra n’hésite pas à recourir à des moyens que le commun des mortels, toutes races confondues, jugerait particulièrement abjectes, et ce simplement pour arriver à ses fins. Initiée très tôt à la recherche, elle a développé une curiosité que d’aucuns jugerait malsaine pour tout ce qui touche au domaine expérimental. Elle n’hésite d’ailleurs pas à pratiquer elle-même des expériences plus que douteuses, vivisections et autres, sur des sujets diverses et variés (les humains constituant ses sujets préférés. A la fois malléables et particulièrement réactifs...) Elle met ainsi son intelligence au service des caldéranes et de la conquête du Cadran Delta, sans oublier pour autant où se trouve son intérêt, et ce que tout ce qu’elle apprend pourrait à terme lui apporter…

Histoire : Née sur Thétys, issue d’une famille particulièrement influente dans l’état d’Asturie, Aliandra a été élevée selon les préceptes caldéranes visant à appliquer le plan de conquête du Cadran Delta. C’est donc dans cet optique qu’elle choisit de s’orienter vers des études poussées en sciences fondamentales, domaine passionnant s'il en est.
A sa sortie de l’une des écoles les plus prestigieuses d’Asturie, elle obtient, en grande partie grâce à des capacités bien au dessus de la moyenne, un poste haut placé dans le domaine de la recherche à visée militaire. Quand commence l’histoire, elle a appris l’existence d’un projet, initié quelques années plus tôt, et qui pourrait bien faire avancer ses travaux de manière spectaculaire…

Aliandra, sans son masque...


Et avec...^^

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Re: Chroniques spatiales

Message par Mélanie Mustang le Ven 2 Nov 2007 - 17:31

Un petit passage juste pour faire bouger un peu les choses... Celui qui veut poursuivre la scène est libre de le faire parce que j'ai pas d'idées pour la suite...

PS: merci Macros pour les répliques de ton perso...


Les mains dans les poches, je marchais, regardant les bâtiments tantôt nouveaux, tantôt anciens que je connaissais plus ou moins. J’avais le cœur serré. Chaque endroit où je posais les yeux faisait remonter à ma mémoire des souvenirs longtemps refoulés. J’avais tout fait pour rester loin de cet endroit douloureux et j’avais pensé que la peine se serait estompée avec le temps.
Je finis par arriver devant un bar. Le Kapitana. Un verre ne ferait pas trop de mal… J’en avais bien besoin pour me remonter… Tout ce qu’il me fallait faire, c’était de rester prudent.
J’entrai donc et allai jusqu’au comptoir pour passer ma commande. Je m’assis sur un des hauts tabourets, près d’un homme qui buvait son cocktail tranquillement.
-Qu’est-ce que j’vous serre ? demanda le barman, un homme bedonnant et dont le crâne était en partie dégarni.
-Un whisky.
-OK. Ca fera 200 garstics.
-200 ? Je pensais pas que ça coûtait si cher.
-Ouais, bah c’est comme ça et puis c’est tout. Tu trouveras pas moins cher ailleurs.
-Très bien…
Je sortis les billets de ma poche et les posai sur le bar. Le patron les prit, compta deux fois pour vérifier que je ne le volais pas, puis, après les avoir mis dans la poche de son tablier, il alla remplir un verre qu’il posa en face de moi.
Il était rempli au quart d’un liquide ambré, dont le niveau était relevé par deux glaçons.
-Z’êtes pas d’ici, dit le barman.
-Qu’est-ce qui vous fait dire ça ?
-Vous connaissez pas les prix des boissons.
Je ne pus réprimer un sourire.
-Je suis d’ici. Mais ça fait longtemps que je n’étais pas venu sur Erithanie.
-Ah, z’êtes un voyageur.
-On peut dire ça comme ça.
-Et z’êtes allé jusqu’où ?
-Plus loin que vous ne pouvez l’imaginer.
Je bus une gorgée du breuvage qui me chauffa la gorge et l’estomac. Au moins, c’était un whisky de qualité.
-Vous voyagez comme ça…
Je me tournai alors vers l’homme à côté de qui je m’étais assis. Il me regardait désormais d’un œil intéressé.
-Oui. Pourquoi ? Vous voulez un conseil pour vos prochaines vacances ?
L’homme sourit.
-Non. Je suis moi-même… un grand voyageur, dirons-nous.
-Nous voilà donc un point commun, dis-je en buvant une nouvelle gorgée de mon whisky.
-Combien de temps ? Depuis votre dernier séjour...
-Plus de vingt ans.
-C'est un long voyage. Des ennuis ?
-Je préfère garder ça pour moi…
-Ca me va.
Mon regard se tourna vers la glace qui se trouvait près de moi et qui donnait sur l’entrée. Je reposai calmement mon verre après avoir bu une nouvelle gorgée, continuant de regarder l’individu qui venait d’entrer.
Il portait l’uniforme de l’Autorité… Mauvais signe… Un sans-puce… Il ne devait pas être tout seul… Pourquoi fallait-il qu’il y en ait dans ce coin perdu…
J’entendis l’homme à côté de moi se plaindre de manière presque inaudible.
-Hmph. Toujours aussi discrets, murmura-t-il.
-Vous n’avez pas l’air d’apprécier l’Autorité.
-Quelques divergeances d'ordre pratique. Et leurs agents de terrain sont pathétiques... Il ne manque plus que la pancarte autour du cou.
Je détournai le regard du miroir, buvant la dernière gorgée de mon whisky, alors que le nouveau venu commençait à avancer jusqu’au bar.

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Re: Chroniques spatiales

Message par Lena le Jeu 8 Nov 2007 - 13:55

Et hop, nouveau perso, la fameuse informaticienne...^^

Nom : Inconnu. Se fait appeler Emrys
Prénom : Mayleen
Age : Une quarantaine d’années. Elle ne connaît pas avec exactitude son année de naissance (mais moi, je peux vous dire qu’elle a 43 ans)
Activité : informaticienne, chargée de communications du vaisseau le Shaïtan.
Espèce : humaine
Condition : plutôt…neutre je dirais
Armes : Un poignard monomoléculaire dont la lame, faite d’un alliage de carbone, est aussi solide qu’une lame de métal. Possède également un pistolaser de la même matière, qu’elle ne porte généralement que lors des escales du vaisseau.
Physique : Taille moyenne (environ 1,65m). Mince. Ses cheveux et ses yeux sont d’une inhabituelle couleur pâle, à mi chemin entre le blanc et l’argent.
Vêtements : Combinaison blanche semi solide, bottes isolantes, ceinture pouvant accueillir son poignard et, le cas échant, son pistolaser. Porte des gants en cas de contact direct prolongé avec un objet métallique. Possède aussi de larges bracelets qui agissent comme des résistances, captant l’excès d’énergie provoqué par des perturbations électromagnétiques, et ce afin de préserver les nano-puces greffées sur son système nerveux. Elle s’arrange pour ne jamais laisser à découvert son poignet droit, afin de cacher un tatouage comportant une série de numéros. Elle complète son équipement, lors des escales, par une longue cape dont la capuche, rabattue sur son visage, dissimule ses traits assez inhabituels.

Capacité particulière :
Mayleen est issue de ce qui fut appelé le projet Omega. Elle a été soumise à des expériences qui jusque là n’avaient jamais été menées sur l’Homme (du moins pas officiellement).
Elle a notamment reçu plusieurs injections de nanites (assimilables à des puces électromagnétiques ne dépassant pas le nanomètre) qui se greffées à son système nerveux, lui conférant certains dons pour le moins inhabituels. Elle peut ainsi « communiquer » avec les machines, se connecter à n’importe quel réseau informatique, désactiver les systèmes d’alarmes les plus performants, intercepter des messages plus ou moins confidentiels, etc. En contrepartie, un usage excessif de ces capacités tend à provoquer chez elle des troubles nerveux, allant de la simple arythmie cardiaque à la perte de connaissance, en passant par des tremblements plus ou moins généralisés. Si ces effets ne sont pas systématiques, ils sont néanmoins suffisamment fréquents pour convaincre Mayleen d’user de ses dons uniquement en cas de nécessité.
La présence de ces puces provoque également chez Mayleen une certaine intolérance vis-à-vis du métal, dont le contact direct peut, à la manière d’un court-circuit et lorsqu’il est prolongé, entraîner des brûlures internes plus ou moins sérieuses.

Planète d’origine : inconnue. Après l’Evasion, elle s’est réfugiée sur Sedna, système d’Ichar Prime où elle a passé une grande partie de son enfance avant de rejoindre le Shaïtan.

Caractère : Si Mayleen fait preuve de ce que l’on pourrait appeler une certaine empathie avec les machines, elle a, au contraire, souvent du mal à communiquer avec les humains dont elle ne parvient généralement pas à comprendre la logique. Cette caractéristique en fait un personnage assez distant, tendance accentuée par le fait qu’elle n’accorde que très difficilement sa confiance.
Pour l’équipe du Shaïtan, qui au fil des années a su gagner cette confiance, elle apparaît comme une femme calme, souvent plongée dans ses pensées, et dont le visage ne semble jamais trahir la moindre émotion.

Histoire :
Près de 35 ans plus tôt, Mayleen s’est réveillée, cachée avec un garçon de 4 ans son aîné et répondant au nom d’Emrys, dans la soute d’une navette de transport spatial, en partance pour la planète Sedna, système d’Ichar Prime.
Rapidement, les souvenirs lui reviennent en mémoire : elle, lui, et nombre d’enfants de leur âge ont été le fruits d’expériences visant à améliorer leurs capacités. Beaucoup sont mort suite aux traitements infligés, et seuls les plus forts en survécu. Emrys et elle, parmi une poignée d’autres, ont réussi à s’échapper. Lors de leur fuite, elle a dû faire usage plusieurs fois de ses dons, sans tenir compte des premiers effets secondaires, généralement préludes à un malaise. Et alors qu’ils venaient tout juste de quitter le Centre, elle a perdu connaissance.
Emrys lui raconte qu’il l’a alors portée en lieu sûr jusqu’à ce qu’elle reprenne suffisamment conscience pour qu’ils embarquent dans le premier vaisseau au départ de cette planète.
Arrivés sur Sedna, les deux enfants vont être plongés dans le chaos des bas quartiers de l’une de ses plus grandes villes : Caralyan. Ils y font la connaissance de jeunes voleurs, qu’ils sont rapidement obligés d’imiter pour pouvoir survivre. C’est ainsi qu’ils intègreront la Guilde des Ombres, communauté rassemblant la plupart des voleurs de Caralyan.
Au fil des années, leurs dons respectifs _Emrys possède des sens particulièrement développés, ainsi que des réflexes hors du commun_ leur permettent de se faire une place au sein de la Guilde.
Emrys parvient même à prendre la direction d’un petit groupe, spécialisé dans le vol d’objets sous haute surveillance.
Les années passent, sans qu’aucun évènement notable ne survienne. Mayleen vient d’avoir 23 ans lorsque les choses changent brusquement. Lors d’une opération particulièrement risquée, Emrys est victime d'un accident qui lui coûte la vie. Par la suite, Mayleen apprend rapidement que l’accident n’en était pas un, et que le responsable de la mort d’Emrys n’était autre que l’un des hommes du groupe. Cette découverte va beaucoup influer sur le caractère méfiant de la jeune femme, qui n’avait déjà pas tendance à accorder facilement sa confiance, et la convaincre de fuir la Guilde, avec qui elle n’a désormais plus d’attache. Elle embarque alors sur un vaisseau de passage sur Caralyan, en ayant pris soin d’en désactiver le système d’alarme.
Malgré cette précaution, sa présence est découverte, pendant le voyage. Le capitaine, un certain Eric Satanov, particulièrement intrigué par la façon dont la jeune femme s’y est prise pour désactiver son système d’alarme, lui propose d’intégrer l’équipage du vaisseau, sous la direction de Cooper, l’homme affecté aux communications. Mayleen accepte, et apprend le métier d’informaticienne avant de succéder à Cooper une quinzaine d’années plus tard.



Dernière édition par Yoko le Jeu 2 Juil 2009 - 14:13, édité 1 fois

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Re: Chroniques spatiales

Message par Starman le Sam 17 Nov 2007 - 19:35

J'arrive en direction du vaisseau le Shaïtan, "déguisé" en simple passant. Ils sont donc bien arrivé. Les ordres de l'Intelligence Suprême sont simples: s'infiltrer dans le batiment et attendre le moment propice pour frapper. Bien, il semblerait que la plupart des membres soient partis visiter la planète. C'est le moment idéal pour agir. Je m'approche du Shaïtan avec fermeté, et m'approcha du sas d'entrée. Comme je l'escomptais , un système de sécurité s'active du fait de ma présence et une mini caméra apparait, me mettant en communication visuelle avec les occupants restants.
"Qui va là, fit une voix qui, malgré la distance technologique, était assez bien retranscrite.
-Service d'immigration, répondis-je. Je viens vérifier votre permis de séjour. "
Il y'eût un long silence. sans doute que les occupants décident de la meilleure approche. le problème pour eux est qu'il n'en ont pas. Si je suis vraiment celui que je prétend, je dispose d'un dispositif qui signalerait ma disparition. Ils ne peuvent donc m'éliminer. Leur seule option est de descendre voir si il est possible de m' acheter, comme ils disent. Mais pour ça ils devront quitter le vaisseau. L'avantage, c'est que cette planète , quoiqu'en théorie surveillée, est suffisamment laxiste pour ne pas s'occuper réellement des vaisseaux clandestins.
Alors, le sas s'ouvre et un homme d'une quarantaine d'années descend à ma rencontre.
"Ecoutez, dit-il, je suis sur que nous pouvons nous arranger.
-Mmmm. Dois-je en déduire que vous ne possédez aucune accréditation et que votre séjour est purement illégal?
-C'est à dire que nous sommes de simples voyageurs et....
-Alors je vais devoir en faire part à mes supérieurs."
Et je fais mine de m'éloigner, me mettant progressivement hors de vue du vaisseau.
"Attendez!"
L'homme me poursuit. A peine m'a-t-il rejoint que je sors un couteau et lui transperce le coeur. Surpris, il n'a pu faire aucun geste pour m'arrêter.
"Qu'est-ce que?
-Vous avez raison. Il est possible de s'arranger effectivement."
Et il meurt. Sortant mon "décodeur neurale" et le posant sur ses trempes et les miennes, je déchiffre les données de son cerveau, pour pouvoir acquérir son identité. Mmmm, ll s'appelle David,, 65 ans, et il est le navigateur de ce vaisseau. Intéressant, sa position me sera utile pour mes projets. Une fois les données tranférées dans mon cerveau, je me métamorphose en Sh'iar (un prédateur de ma planète), et dévore son cadavre. Puis, prenant l'apparence de David, l'ami du capitaine Hell,je me dirige vers le Shaïtan.
"C'est moi, fis-je à Ethan, toujours dans le vaisseau. Ouvres."
Il s'execute.
"Alors, fit-il.
-Nous avons trouvé un terrain d'entente."
Bon, pas très long mais vous vous en remettrez.

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Re: Chroniques spatiales

Message par Elladan le Mar 20 Nov 2007 - 17:21

Voila j'ai changé mon personnage de la fic , car l'ancien n'était pas terrible .


Nom : Inconnu

Prénom : Inconnu

Nom militaire : Kiss

Age : 20 ans
Sexe : Masculin
Race : Sangheili
Planète d’origine : Shanghelios
Taille : 2,2 mètres
Poids : 150kg

Capacité spéciale : Peut se rendre invisible
Armes : Epée énergétique et une carabine à plasma.
Possessions : Son chasseur spatial.

Histoire : Kiss est l’un des derniers de sa race. Les Caldéranes et les Sangheilis sont des ennemis depuis des lustres mais les Sangheilis se sont vu dépasser par le nombre des Caldéranes et ont été attaqué sur leur planète d’origine. Le combat dura pendant deux mois, deux mois de lutte acharnée pour garder chaque mètre carré de terre mais les Caldéranes étaient vraiment trop nombreux , les Shangheili peuvent se battre à un contre cent mais pas pendant des lustres, la planète finit par être rasée et les Shangheilis exterminés enfin c’est ce que dise les Caldéranes car certains Sangheili ont survécu à cette attaque et maintenant ils sont devenus des menaces isolées pour l’empire Caldérane, mais ce peuple réserve encore bien des surprises…







épée énergétique:


Le vaisseau de kiss :


Kiss :




Désolé pour la taille des photos j'ai pas réussi a trouver plus petit .
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Re: Chroniques spatiales

Message par Elladan le Mar 20 Nov 2007 - 17:41

BOUM était assis dans le bar et voyait un homme, un verre de whisky à la main, et un autre à côté de lui en train de discuter. Il remarqua aussi le membre de l'Autorité. Il resta alors dans l'ombre puis il observa. TouT le monde était calme et le membre de l'Autorité était bien trop occupé à regarder les serveuses plutôt qu'autre chose. Il sortit alors son briquet de métal et l'alluma, il jouait avec dès qu'il réfléchissait ou qu'il en sentait le besoin (assez souvent en ce moment). Il n'arrêtait pas de l'allumer et de l'éteindre puis il mit sa cape sur son dos et se leva. Il but son verre de whisky et le posa sur la table. Il s'approcha tout doucement des deux inconnus et regarda dans la glace. Comme il le pensait, le membre de l'Autorité était visible dans la glace. Il mit sa main gauche prête à sortir le fusil au cas où. Puis il regarda l'homme au whisky et crut le reconnaître, un sentiment de déjà vu puis il oublia cette idée, il ne conaissait personne à part quelques personnes comme lui et de toute façon il étais presque improbable d'en retrouver maintenant. Mais quand il regarda dans le coin où il était assis plutôt il remaqua un deuxième membre de l'Autorité qui regardait la carte du bar. Il comprit alors que l'homme au whisky ou celui à côté n'étaient pas banals.
Il vérifia dans sa poche si il lui restait des grenades, toujours au cas où. Puis il sortit de l'ombre et s'approcha des deux hommes. Puis il hésita et préféra attendre que l'un des deux hommes le remarque...
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Re: Chroniques spatiales

Message par Zenon le Dim 2 Déc 2007 - 16:38

A bord du Septime

-Bien je vous laisse Aliandra, j’ai d’autres chats à fouetter que de vous regarder torturer ce misérable humain.
-Oui enfin critiquez toujours, vous serez bien content lorsque vous obtiendrez vos informations.
-Oui, oui à plus tard…

Je me demande comment je pouvais supporter ses continuelles réflexions, à propose de mes méthodes de travail. Enfin passons, il suffit que je la laisse dans son laboratoire avec des patients, pour avoir la paix. Etranges façons de se distraire…
Quant à moi, je me dirigeais en direction de la passerelle de commandement, pour calculer les prochaines coordonnées des planètes à visiter. Ce vaisseau, à la pointe de la technologie, avait coûté des milliards de siemens. Equipé des derniers propulseurs à impulsion, il pouvait rivaliser avec n’importe quelle vaisseau de la galaxie. Sur plan de l’armement, ses canons à naquadah anéantissaient les vaisseaux terriens sans aucune difficulté. Je revenais dans la réalité, les officiers de la passerelle attendaient mes instructions.

-Capitaine, nous manquons cruellement de tritium, nous devons recharger les batteries.
-Bien, dirigez vous vers la nébuleuse la plus proche.
-C’est bien ça le problème, il n’y en a pas à moins de 2 année lumière.
-Hum, en effet cela nous ferait perdre énormément de temps.
-Et au niveau des capteurs interstellaires, des stations spatiales susceptibles de nous ravitailler.
-Aucune dans le secteur, ce cadran ne grouille de flottille humaine. Et vu l’état de nos réacteurs, nous sourions dans l’incapacité de passer en hyperespace ou cas ou ça tournerait mal.

-MacCay !
-Oui c’est bon j’arrive, que voulez vous encore ? Je travail sur un projet qui pourrait révolutionner la théories des cordes ! Demandez plutôt à Poutine de vous aidez, il ne fait rien de la journée !
-C’est bon ? Vous avez terminé ? Je ne vous ai pas nommé chef de l’équipe scientifique pour bailler aux corneilles !
-Que feriez-vous sans moi…
-Oui MacCay vous êtes indisponible à notre mission, vous êtes satisfais ? Bon alors voilà la situation, nous sommes coincé en plein espace intersidérale, nous n’avons presque plus de tritium. Aucune possibilité de faire un bon subspatial pour rejoindre l’une de nos colonies.
-Bien quel est l’imbécile que nous a mis dans cette situation ?
-Vous avez 1 heure MacCay.
-Vous plaisantez ? Donnez-moi bien plus de temps ! Il me faut prendre plein de variables en considérations, c’est un travail monumental ! Vous croyez que tout ce règle en claquant des doigts ?!
-Il ne vous reste plus que 59 minutes et 34 secondes…
-Tsss

Le professeur Lucius MacCay était sans doute l’un des astrophysiciens les plus talentueux de notre race. Après avoir travaillé pendant plus de 5 ans dans la prestigieuse station spatial de recherche scientifique dans le domaine de la mécanique quantique, dans le système d’Artemis Tau. Il embarqua ensuite à bord du Prométhée et fut l’un des chefs de projet du MALP. Un programme visant, à développer la technologie de propulsion hyperespace, capable de courber l’espace temps au point d’obtenir une vitesse suffisante, pour parcourir d’immense distance. Il fut mainte fois récompensé par des prix, ce qui n’avait pas arrangé son cas. Il passait son temps à se valoriser ce qui avait dont d’exaspérer tout l’équipage. Malgré ses grandes aires, il était extrêmement peureux. Et ne ferait pas de mal à un zircon (mouche originaire du système Alpha du Centaure). Mais dès qu’il s’agissait de le mettre dans une situation de danger, il était étonnament productif.

Mais revenons en si vous les voulez bien, au sujet principal.

-Capitaine, vous tombez bien, je crois avoir trouvé une solution. Certes assez risqué mais c’est la seule que nous avons.
-Je vous écoute.
-Au passage, je n’aime pas du tout notre médecin de bord. Aliandra c’est bien ça ? Je ne sais ce qu’elle mijote dans son labo mais vous devriez envoyer une équipe de sécurité.
-Merci de votre conseil MacCay, mais je gère très bien la situation !
-Rappelez moi au passage la personne qui nous a mit de ce bourbier ?
-Ce n’était pas prévu au programme, deux vaisseaux humains légèrement modifiés sans doute grâce à la technologie hérithaniens.
-Hum, je vois. Bref après un long épluchage de toute les donnés recueillit par le labo d’astrométrie, j’ai découvert une importante émission de rayon X. Vous me diriez sans doute et alors ? Et bien vous avez énormément de chance. Cette émission provient du disque d’accrétion d’un trou noir !
-Je ne vois pas en quoi un trou noir peu réglé nos problèmes.
-Et bien si justement ! C’est maintenant qu’intervient la partie la plus risquée. Le Septime devra s’approcher le plus près possible de disque pour pouvoir prendre du tritium. Il faudra pour ça augmenter la puissance des boucliers au maximum. Et surtout, ne pas dépasser l’horizon des évènements, sinon nous sommes fichu.
-Et que faites vous des distorsions temporelles ?
-Inévitable, mais elle devrait être minime.
-Heureusement… Bon boulot MacCay amis restez avec nous nous aurions sans doute besoin de vous.
-Vous pouvez pas vous débrouillé tout seul ?
-Je ne suis pas physicien, mais vous si ! Alors restez ici !

Ce que nous nous apprêtions à faire, est très risqué. Mais je n’avais pas le choix, c’était le seul moyen d’arriver sur Erithanie. Des cobayes avaient été repérer, et j’avais ordre de les récupérer coûte que coûte. Cette mission ne m’enchantait pas, et j’aimais encore moins jouer à cache cache dans le cadran delta. Un mercenaire bien entraîné aurait suffit. Mes supérieurs en avaient décidés autrement. Sans oublier cette guerre qui durait depuis des siècles. A quoi bon pourchasser une race aussi insignifiante que ces humains. Il aurait simplement fallut les chasser, mais au lieu de ça, les membres du conseil suprême ont préférer les exterminer et avec eux les hérithaniens.

-Lieutenant, mettez le cap sur ce foutu trou noir, et grouillé vous, on a assez perdu de temps comme ça.
-Bien mon capitaine. Temps approximatif du voyage : 6h48m. Vitesse : 75 000km.s^-1.
-Envoyé moi les chefs de sections en salle de briefing et informés les de leur prochaine mission.

Quelques heures plus tard.
Une voix retentissait sur les hauts parleurs du vaisseau :

-Le capitaine Sethrius est demandé sur le pond supérieur.
-Que se passe t-il encore ?
-Nous sommes arrivé à destination. Nous avons du abaisser les volets de protection pour éviter d’être irradier par les rayons.
-Commencez la phase d’approche. Coupez les réacteurs. Et ajuster notre angle d’approche, poussé de -3%.
-Notre vitesse est toujours trop rapide !
-Augmentez la puissance des réacteurs inverse de 2%.
-Cela ne suffit pas.

-Cela ne sert à rien de lutter ! Intervint tout à coup MacCay.
-Vous avez une meilleure solution ?

Soudain d’énormes secousses se firent sentir dans l’infrastructure du vaisseau. La coque tremblait, et les radiations faisaient du vaisseau une véritable fournaise.

-Capitaine ! Brèche structurel sur le pond 3.4, et 1.7.
-Verrouiller les différentes sections du vaisseau et consigner l’équipage dans leur quartier. MacCay !
-Oui, que le vaisseau suive le sens de rotation du disque d’accrétion.
-Mais vous êtes malade, nous ne pourrons plus revenir.
-Non au contraire cela nous donnera une puissance suffisante pour repartir.
-Bien sommes nous suffisamment près pour commencer la récolte ?
-Négatif ! Il vaut continuer encore.

-Nous ne pouvons pas, la chaleur devient trop intense, et affaiblit la coque, si nous continuons à cette allure nous ne survivrons pas !
-Nous n’avons pas le choix lieutenant poursuivez c’est un ordre.

La situation était critique, je ne savais pas si la coque pouvait encore tenir plus longtemps, mais c’était notre seul espoir. Les explosions se produisaient partout dans le vaisseau, il y avait déjà des morts et de nombreux blessés. Aliandra était submergé par les victimes qui arrivaient en masse.

-C’est bon vous pouvez y aller, nous sommes relativement près.
-Bien activé, le système de capture du tritium et faites vite mer**!
-Oui, cela nous risque de prendre quelques minutes, mais vu l’abondance de cet élément nous allons gagner du temps.

Quelques minutes plus tard,

-Le plein est fait !
-Bien cap sur Erithanie.
-Les dégâts sont trop importants, nous allons devoir effectuer des réparations. Heureusement aucune pièce à changer. Nous voilà à l’abri du trou noir !
-Bien joué lieutenant, quant à vous MacCay vous avez du pain sur la planche…

Nous étions enfin sortit d’affaires, j’éprouvais une grande satisfaction à avoir bravé un trou noir, astres les plus puissants de notre univers…

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Re: Chroniques spatiales

Message par Lena le Dim 9 Mar 2008 - 14:38

« Bon alors ? Décidez vous ! Vous les prenez ou vous les prenez pas…»
Je finissais de passer en revue mes autres options. Je ne connaissais pas bien cette ville. Pas suffisamment du moins pour y trouver rapidement une autre boutique du genre, susceptible de me procurer ces éléments : de simples condensateurs en apparence, capables néanmoins de capter la plupart des ondes électromagnétiques.
Je ne pouvais pas attendre la prochaine escale pour les renouveler. Et je savais pertinemment que je ne pouvais m’en passer plus de quelques heures.
Mais 200 000 garstics. C’était plus du double de leur prix habituel.
« Y a des gens qu’attendent j’vous signale !
- Je les prends. »
Le visage du vendeur se fendit d’un grand sourire.
« A la bonne heure ! Ça f’ra 2…
- Je sais. »

Deux minutes plus tard, je sortais du magasin, les condensateurs bien à l’abri au fond de mon sac.
L’après-midi était à peine entamé, aussi décidai-je de m’attarder un peu en ville avant de retourner sur le vaisseau. Nous n’avions que trop peu l’occasion de « prendre l’air ». Autant en profiter.
Je me dirigeai tranquillement vers le café le plus proche et m’installait sur la terrasse, surplombant la rue.

Tout en sirotant un café glacé, j’observais les allées et venues des passants. Ils étaient tous…si pressés. La rue était noire de monde, pourtant une impression de solitude s’en dégageait. Des dizaines d’anonymes se succédaient, sans seulement sembler prendre conscience qu’ils ne marchaient pas seuls.

Mon regard s’attarda sur deux enfants, un garçon et une fille. Ils ne devaient pas avoir beaucoup plus d’une dizaine d’année mais leurs yeux trahissaient une maturité probablement acquise par une vie difficile. Le garçon allait d’un passant à l’autre, tentait vraisemblablement d’engager la conversation. Pendant ce temps, la fillette soulageait l’interlocuteur qui d’une bourse, qui d’un bijou enfoui au fond d’une poche avec une virtuosité qui ne manqua pas de me rappeler quelques souvenirs.

J’observai leur manège depuis quelques minutes quand mon regard fut attiré par un homme revêtu de ce que je reconnu immédiatement comme étant l’uniforme de l’Autorité. Voilà qui pouvait s’avérer gênant. Car s’il y en avait un, il y en avait forcément d’autres : ces hommes n’étaient jamais envoyés seuls sur un monde. Qui pouvait savoir combien ils étaient sur celui là…
Il avait du sentir mon regard car, soudain, il leva la tête vers moi. Je tournai instantanément la tête. Malheureusement trop tard.

« Eh vous ! »

J’ignorai l’interpellation. Il lui faudrait quelques minutes pour arriver sur la terrasse, en passant par l’intérieur. A peine s’était-il engouffré dans le café que je me levai et me dirigeai aussi calmement que possible vers l’arrière de la terrasse. De là, quelques marches me permirent d’atteindre la ruelle adjacente. Après avoir rabattu ma capuche, je commençai à m’éloigner du café d’un pas de plus en plus rapide, jusqu’à rejoindre la rue principale un peu plus loin.
Là je profitai du flux incessant pour parcourir encore quelques dizaines mètres, avant d’obliquer vers une ruelle de l’autre côté de la rue.

Après une dizaine de minutes au même rythme, je m’arrêtai dans un recoin sombre d’une petite rue. Je laissai s’écouler quelques secondes, guettant les bruits de pas qui trahiraient mon poursuivant. Mais je n’entendais plus que les rumeurs s’élevant de l’avenue principale. Je devais l’avoir semé.

Quelques minutes s’écoulèrent encore avant que je ne me décide à enclencher mon communicateur basses fréquences.
« Vaisseau le Shaïtan ? Ici Mayleen. Répondez.
- Ici David. Qu’est ce qui se passe ?
- Est-ce que tout le monde est à bord ?
- Attend une seconde…non. James est descendu.
- Dis aux autres de rester sur le vaisseau. Il se pourrait qu’on ait à partir un peu plus rapidement que prévu.
- Bien reçu. Mais…»

Sans attendre la suite, je coupais la communication. Les explications pouvaient attendre. Puis j’enclenchai l’appareil une nouvelle fois.

« Capitaine ? Ici Mayleen. Où êtes-vous ?
- En ville. Qu’est ce qui se passe ?
- J’ai été suivie. Un soldat de l’Autorité.
- Merde. Tu l’as semé ? »
Je risquai un nouveau coup d’œil aux alentours.
« Je crois oui…
- Ok. Dis aux autres de se préparer à partir. Je suis au Kapitana, mais je peux pas sortir tout de suite, y en a un ici aussi.
- Bien reçu. J'arrive. »

Quelques minutes plus tard, j’entrai dans le bar. Il ne me fallut que quelques secondes pour reconnaître le capitaine, assis à l’autre bout de la pièce. Il semblait échanger quelques mots avec un homme assis à côté de lui. Cette homme...Son visage me disait vaguement quelque chose, sans que je parvienne à me souvenir en quelles circonstances j’aurais pu le rencontrer.
Me désintéressant rapidement de la question, je balayais le reste de la pièce du regard. A moins de cinq mètres de Hell, accoudé au comptoir, un homme vêtu de l’uniforme de l’Autorité sirotait une boisson quelconque.
Il ne semblait pas avoir conscience de la proximité de l’une des personnes les plus recherchées de la galaxie. Néanmoins, il suffisait que le capitaine se lève pour sortir, pour que ce sans-puce le voit et, immanquablement, le reconnaisse.

Je continuais mon examen des lieux, jusqu’à ce qu’un petit boîtier rouge, fixé au mur, attire mon attention. Une diversion. C’était exactement ce qu’il nous fallait. Je concentrai mon attention sur l’appareil. Un système d’alarme anti-incendie on ne peut plus classique. Il ne me fallut que quelques secondes pour le déclencher. La sonnerie retentit aussitôt, assourdissante.

Le barman envoya la serveuse la plus proche vérifier si un feu ne s’était pas déclaré dans l’arrière salle. Pendant ce temps, les clients se levaient, plus ou moins calmement, pour se diriger vers la sortie. Les moins lucides jetaient des coups d’oeil ahuris autour d’eux, mais finirent par être emmenés par d’autres. Avec un soupir, le sans-puce se leva à son tour. Je baissais la tête, tout en continuant d’observer la scène du coin de l’œil.
La majorité des clients étaient sortis du bar, ou sur le point d’en sortir. Seuls restaient le barman, ce sans-puce, Hell, et quelques autres personnes dont l’homme qui parlait avec le capitaine lorsque j’étais entrée. Je ne parvenais toujours pas à mettre un nom sur ce visage, mais je décidai de ne pas m’y attarder, sentant confusément une sensation de malaise m’envahir à mesure que quelques bribes de souvenirs enfouis remontaient à la surface.

Je glissais ma main dans ma poche, pour y attraper mon pistolaser. Ce n’était qu’une question de secondes avant que…

« Hell ! »
Le sans-puce sorti une arme de sa poche, et la pointa sur le capitaine.
« Quelle bonne surprise…levez les mains bien haut s’il vous plaît. Même chose pour votre ami. »
L’autre homme haussa un sourcil.
« Pardon ? »

Je choisi ce moment pour m’approcher de la scène.

« Vous m’avez bien compris. »
De sa main libre, le sans puce attrapa une radio accrochée à sa ceinture. Puis il la relâcha. Il devait avoir senti la pression de mon pistolaser sur le bas de son dos. Je soufflai
« Lâchez votre arme. »

Au même moment, une voix retenti derrière moi.
« La voilà ! »
Je reconnu la voix pour l’avoir entendue un peu plus tôt dans l'après midi. Ainsi donc, je n’avais finalement pas réussi à le semer. Dommage. Les choses risquaient de devenir un peu plus compliquées que prévu...


Je sais…je n’ai pas fait énormément avancer la situation…mais j’espère que ça suffira pour vous motiver à sortir enfin de ce bar...^^

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Re: Chroniques spatiales

Message par Macros le Sam 15 Mar 2008 - 19:21

Bon, petit post, si il y a des trucs qui ne sont pas à votre goût, je peux toujours éditer.... (pas extrêmement inspiré, là, mais bon, on a fait ce qu'on a pu.)


Je n’aurais su dire combien de temps dura ma discussion avec l’étranger. A vrai dire, j’avais cessé d’y prêter attention depuis un bon moment, me contentant de hocher la tête et de lâcher une platitude de temps en temps. C’est comme ça que les gens « normaux » agissent, d’habitude, je crois. La présence de l’agent de l’Autorité, si elle m’avait surprise, ne m’inquiétait que modérément. Après tout, il n’y avait aucune chance qu’on me reconnaisse… C’est alors que les choses prirent un tour innatendu.

L’alarme d’incendie se mit à résonner soudainement, entraînant une certaine confusion dans la salle, comme la majeure partie des clients commença à évacuer les lieux, se fondant en une masse grouillante. De vrais cafards. Quant à moi, je pris le parti d’achever mon verre encore à moitié plein. Après tout, avec ces systèmes ultrasensibles qui se déclenchaient pour un rien… Et quand bien même il y aurait réellement un incendie, j’avais survécu à des situations bien plus dangereuses qu’un petit feu dans un établissement sordide. Remarque, ce serait amusant qu’un banal incendie réussisse là ou des dizaines de rivaux jaloux, d’agents de la moitié des régimes politiques existants ou de membres des gangs des syndicats locaux avaient échoués – jusqu’à présent. Ce sont ces petites incertitudes qui font que la vie vaut encore la peine…

-Hell !

Une deuxième surprise. L’agent de l’Autorité avait sorti son arme de service – un pistolet à rayons, qui était devenu le modèle standart pour les agents spéciaux de l’Autorité - pour la pointer sur moi… Non, pas sur moi. Sur l’homme qui était assis juste à côté de moi. Voilà qui était inattendu.

-Quelle bonne surprise…levez les mains bien haut s’il vous plaît. Même chose pour votre ami.
-Pardon ?

La Galaxie prouvait une nouvelle fois qu’elle avait un merveilleux sens de l’ironie. Malgré ma renommée au sein de mon milieu, j’avais toujours pris un soin particulier à ne jamais être vu à visage découvert, ce qui, dans mon esprit, aurait dû me garantir un calme bienvenu pour des occasions comme celles-ci. Mais jamais je n’avais envisagé pouvoir me retrouver dans une telle situation à cause d’un homme que j’avais rencontré il y a dix minutes. Amusant. Du moins, si je n’étais pas sous la menace d’une arme. Ces gens sont peut être nuls pour l’infiltration et ont autant de subtilité qu’un korglax lâché dans un magasin de porcelaine, mais ils savent viser. Ma meilleure chance était qu’il portait néanmoins davantage d’attention à mon voisin qu’à moi. Peut être allais-je avoir une occasion…

Finalement, un nouveau développement inattendu régla le problème de lui-même. Occupé à nous tenir en respect, l’agent ne vit pas la femme approcher dans son dos. Je le vis se raidir, probablement le résultat de la pression d’une arme, bien que là où nous étions, il était impossible ce que tenait la nouvelle arrivante. Etrange apparence, d’ailleurs, les cheveux de cette couleur légèrement argentée étaient peu communs. J’aurais juré en avoir déjà vu de semblables, mais j’étais bien incapable de dire où. Peu importe, dans le fond. L’étrangère murmura quelque chose au servant de l’Autorité, probablement une demande quelconque de reddition… Du coin de l’œil, je vis que mon voisin s’était nettement détendu. Une de ses complices ? Hmmm, curieux. Maintenant que j’y repensais, l’autre avait crié un nom…

-La voilà !

Décidément, c’était le jour des rebondissements. Voilà que quatre hommes en uniforme déboulaient en trombe dans la salle commune, armes dégainées, fendant la foule des retardataires et se dirigeant droit vers la femme qui venait d’intervenir si opportunément. La situation ne tarda pas à dégénérer. Notre « bienfaitrice » fit volte-face pour accueillir les nouveaux venus, me permettant d’entrapercevoir le petit pistolaser dans sa main. Léger, précis à courte distance, avec assez de puissance pour percer une armure légère… Une bonne arme. Presque immédiatement, celui qu’elle tenait jusqu’à présent en respect releva son arme, tandis que mon voisin de comptoir tirait un pistolet allongé au dessous effilé, que je reconnus comme une de ces gunblades. Une arme très en vogue au sein de la République Flaminite, disparue il y avait bientôt deux siècles. La plupart de ceux qui en portaient aujourd’hui étaient plus des artistes que des soldats –cette arme favorisant davantage le spectacle et les acrobaties-, mais quelques personnes utilisaient encore leur fonction première, à savoir tuer. Comme mon « camarade », qui logea une balle en pleine poitrine de l’agent, donnant ainsi le signal de la fusillade.

La femme plongea à couvert, tandis que son complice sautait par-dessus le comptoir pour trouver un abri. Quant à moi, je pressais le bouton à ma ceinture commandant l‘activation de mon générateur de furtivité, au moment ou les quatre agents restant ouvrirent le feu de concert, arrosant la salle commune de rayons couleur rubis. L’un d’eux faillit bien m’atteindre, et je m’écartais précipitamment du siège ou j’étais assis, m’efforçant de ne heurter aucun objet dans la manœuvre afin d’échapper à toute détection, restant en théorie invisible à l’œil nu. Sauf que je savais par expérience que dans un tel environnement, à savoir un espace clos avec plusieurs sources de lumière aux murs et plafond, un œil attentif pouvait repérer de brefs scintillements de lumière… Fort heureusement, le seul homme qui avait réellement eu le temps de remarquer ma présence, à savoir l’agent étant déjà sur place, avait été aussi le premier tué. Les quatre nouveaux semblaient ne même pas m’avoir remarquer en entrant, alors maintenant…

Pour l’heure, ils étaient occupés à se déployer en arc de cercle, afin de prendre en tenaille leurs deux cibles, que je ne pouvais pas voir de ma position. Une main surgit par dessus le comptoir, gunblade à la main, tirant trois ou quatre balles à l’aveugle avant de disparaître, échappant de peu à une volée de rayons vengeurs. Un homme jura, ayant visiblement jugé que ces balles étaient passées un peu trop près de lui à son goût. Je continuais d’observer la scène tout en manoeuvrant lentement pour contourner les larbins de l’Autorité. La patience était, comme toujours, la clé du succès. Et apparemment, la chance avait choisi son camp : l’un des agent, alors qu’il longeait le mur afin de trouver un angle de tir dégagé, fut surpris par l’explosion soudaine du boîtier commandant l’alarme anti-incendie. L’engin avait dû faire un court circuit… Curieux, ils ont beau se déclencher pour un rien, il est extrêmement rare qu’ils sautent de cette manière. La fille profita instantanément de la diversion pour surgir de sa cachette et décharger une série de rayons énergétiques sur l’homme surpris par l’appareil. Ce dernier s’effondra, deux trous fumant dans la poitrine… Néanmoins, les autres répliquèrent, la contraignant à un plongeon désespéré pour échapper à leurs tirs. Néanmoins, si son saut la mit à l’abris de deux des agents, celui qui était devant moi avait à présent une parfaite ligne de mire. L’occasion était trop belle pour lui… Et pour moi. Mon champ de camouflage se dissipa comme je saisissais de ma main gauche sa chevelure, empêchant sa tête de bouger, tout en faisant sortir de mon bracelet au poignet droit la lame qui y était camouflée, la plongeant profondément dans sa nuque. Quelle sensation agréable… Tout était parfait, la prise, le geste, l’exécution… Le meurtre était un art dont la portée échappait à tant de gens, mais que j’avais appris à considérer à sa juste valeur. L’homme s’effondra sans un son, mon attaque ayant atteint ses cordes vocales, ce qui me permit de reporter mon attention sur mon environnement immédiat.

Les deux survivants, décontenancés par l’apparition d’un nouveau joueur, furent pris au dépourvu par le dernier larron. Surgissant de derrière le comptoir, l’amateur de whisky ouvrit à nouveau le feu, faisant voler en éclat une bonne partie du mobilier encore intact… Ainsi que le crâne de l’un des deux agents en civil. Le dernier avait néanmoins de meilleurs réflexes, et plus de bon sens que ses collègues : il tira une décharge dans sa direction, fit voler d’un coup de pied une chaise vers moi avant de piquer un sprint vers la sortie, échappant de peu à plusieurs balles, nous laissant maître du champ de bataille. Temporairement, tout au moins. Je respirais l’odeur de sang qui imprégnait la pièce. Quoi de tel pour se sentir vivant…

-Capitaine ! Vous allez bien ?
-Ca ira… Il faut qu’on parte d’ici avant qu’il ne revienne avec des renforts.

Ah, oui, les renforts… Il était effectivement temps de changer d’air. De toute manière, je n’avais plus rien à faire sur cette planète. Plus qu’à trouver un cargo en partance… Ou alors… Je remarquais soudain que la femme était en train de me dévisager, une expression rêveuse sur le visage. Je lui renvoyais un regard froid.

-Un problème ?
-Ah…. Euh… Non, je me demandais juste… On ne se serait pas déjà croisé quelque part ?
-Peut être, peut être pas… C’est important ?

Apparemment, ce n’était pas vraiment la réponse qu’elle attendait. Il était vrai que quelque chose en elle me paraissait familier, mais je n’avais ni le temps, ni l’envie d’approfondir le sujet pour l’instant. Ce fut l’autre homme qui prit le relais.

-Au fait, merci pour votre aide, l’ami.

Je dévisageais l’homme d’un regard terne.

-Je me suis surtout aidé moi-même. Toutefois, si vous estimez me devoir une faveur, j’aurais peut être une suggestion…

L’autre fronça les sourcils, visiblement incertain de la réponse à donner. Etrange. Sa phrase précédente ne dénotait-elle pas l’existence d’une dette ? Dans ce cas, il aurait dû être heureux de l’occasion de s’en acquitter immédiatement… Rien de pire que de laisser de telles affaires en suspend.

-Dites toujours…

Le manque d’enthousiasme était flagrant, mais ça n’avait guère d’importance.

-Il semblerait que cette planète risque de devenir peu hospitalière en ce qui me concerne, après cette… rixe. Je possède bien un vaisseau individuel à autonomie limitée, mais je crains de ne pas avoir le carburant nécessaire pour gagner un autre système. Et en ce qui vous concerne… Votre… amie… vous a appelé « capitaine », me semble t’il ? Il y aurait donc des chances que vous soyez en possession d’un bâtiment assez grand pour accueillir une autre personne à bord, peut être même un vaisseau personnel ?

Je me trouvais d’humeur particulièrement verbeuse, aujourd’hui… Ce devait être d’avoir tué cet agent qui m’avait mis de bonne humeur. Son exécution avait été particulièrement réussie, je devais dire…

-Je n’ai pas l’habitude de prendre des passagers…
-Vous verrez que je sais me faire…. invisible, si vous en éprouvez le besoin. Et l’argent n’est pas un problème.

L’autre semblait hésiter entre son envie de refuser et la sensation de devoir m’aider après m’avoir attiré dans ses ennuis. Intéressant tiraillement… Apparemment, encore un cas ou la prudence entre en conflit avec la conscience. A sa place, j’aurais certainement refusé net, mais je n’étais guère représentatif de la norme majoritaire, à ce qu’il parait. Et puis, j’avais une étrange impression… Quelque chose me disait que voyager avec ces deux là, ne serais-ce que brièvement, pourrait s’avérer plus enrichissant que prévu.

Et puis, qui sait ? Peut être que j’aurais un jour un contrat sur eux ?

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Re: Chroniques spatiales

Message par Mélanie Mustang le Sam 15 Mar 2008 - 20:37

Un contrat sur nos têtes? A nous? Mais nous sommes si gentils... De vrais anges... Pourquoi voudrait-on nous tuer? Bon, en attendant de savoir le fin-mot de cette histoire, voici un nouveau post de ma part... Ca faisait longtemps...


-Je n’ai pas l’habitude de prendre des passagers, répondis-je à la requête de l’étranger.
-Vous verrez que je sais me faire… invisible, si vous en éprouvez le besoin. Et l’argent n’est pas un problème.
Je réfléchis un instant… Certes, si cet homme avait été mêlé à mes affaires, c’était en partie de ma faute… Si je n’étais pas venu dans ce bar, rien ne lui serait arrivé… Cependant, le fait que Mayleen soit troublé par sa présence me rendait curieux… Et inquiet en même temps. Mayleen n’était pas le genre de personne à se laisser troubler pour peu de chose.
-Quel est votre nom ?
-Je me fais appeler Shadow.
-Capitaine… Ce n’est…
-Mayleen. Contactez le vaisseau et dites-leur que nous aurons un membre de plus dans l’équipage.
-Bien, capitaine, répondit-elle avec une mauvaise grâce à peine dissimulée en s’écartant.
-Où est votre vaisseau ?
-Il est caché. Dites-moi où vous rejoindre et je viens avec mon vaisseau… Histoire de récupérer quelques affaires.
-Ca me va. Rejoignez-nous au vaisseau d’ici une demie-heure. Si vous n’êtes pas là dans les temps, nous partirons sans vous. Nous sommes amarrés à l’astroport.
-Bien. A dans une demie-heure.
Je quittai le bar avec Mayleen, laissant Shadow aller de son côté. Rengainant ma Gunblade et la cachant sous ma cape, je repris la direction du vaisseau, Mayleen sur mes talons.
Son silence était plus éloquent que n’importe quelles paroles.
-Tu as l’autorisation de parler, Mayleen.
-Je ne crois pas que vous fassiez bien d’accepter cet étranger à bord. Vous le connaissez à peine. Et s’il faisait partie de l’Autorité ?
-Dans ce cas, je compte sur toi pour trouver des renseignements à son sujet sur leur base de données. Et puis, si, comme tu le crains, il fait partie de l’Autorité, je préfère l’avoir sur le vaisseau que derrière nous. Au moins, à bord, nous pourrons le surveiller de prêt.
-Si vous le dites…
-Et puis, je dois avouer que tu as attisé ma curiosité.
-Comment ça ?
-Comment cela se fait-il que tu aies l’impression de l’avoir déjà vu ?
-Aucune idée. Mais il se peut que je me trompe.
-Je vois. Bon, tu as prévenu les autres ?
-Oui. Ils sont au courant et comme moi, ils ne sont pas très favorables à sa venue sur le vaisseau.
-Je m’en doute. Mais Mayleen. Est-ce que tu te souviens de la première fois que tu m’as vu à bord du Shaïtan ?
-Vaguement.
-Eric venait de me recruter… Dans ce même bar d’où nous venons de sortir. Et il ne me connaissait guère plus que moi je ne connais Shadow. Et même si tu as pensé à ce moment que je pouvais ne pas être digne de confiance et que Satanov faisait une erreur, je te rappelle que je n’ai jamais trahi sa confiance et celle de l’équipage.
-Oui, c’est vrai… Mais c’est différent… Vous êtes devenu capitaine. C’est pour ça que Satanov vous a amené avec lui…
-J’abandonne, dis-je sans pouvoir m’empêcher de sourire.
Une minute plus tard, nous arrivions au vaisseau. Les hommes étaient déjà tous revenus à bord et nous saluèrent à notre entrée. Je me dirigeai vers le pont de commandement.
-David, des choses à signaler pendant mon absence ?
-Juste un fonctionnaire qui est passé pour vérifier que tout était en règles… Nous nous sommes arrangés.
-Bien. Rien d’autre ?
-Non. Quand doit arriver notre nouveau camarade ?
-D’ici une vingtaine de minutes maintenant. Pas question de lui laisser entendre que nous pouvons avoir des soupçons sur lui. Si il a l’intention de nous nuire, je veux l’avoir à l’œil mais sans qu’il ne s’en doute trop.
Une quinzaine de minutes plus tard, alors que j’ordonnais à mon équipage de se tenir prêt à décoller, David m’annonça que quelqu’un s’approchait rapidement à bord d’un petit vaisseau.
-Ouvrez lui le hangar à vaisseaux. Mayleen, accompagne-moi, nous allons l’accueillir.
Nous nous dirigeâmes vers le hangar et arrivâmes au moment où Shadow descendait de son vaisseau.
-Pas mal… concéda-t-il en s’approchant de nous.

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Re: Chroniques spatiales

Message par Macros le Mer 25 Juin 2008 - 17:56

On dirait que j’avais pioché le bon numéro.

Le navire sur lequel je venais de poser le Wraith était d’une taille analogue à celle d’un croiseur lourd des flottes de l’Autorité, mais plus perfectionné. J’avais craint de me retrouver sur une poubelle rouillée que contrebandiers et pirates avaient souvent le culot d’appeler « vaisseaux », mais en l’occurrence, le bâtiment me paraissait tout à fait équipé pour le voyage en hyper-espace… et pour traiter les complications pouvant en résulter.

Le comité d’accueil venant à ma rencontre était plutôt réduit, ce qui me convenait parfaitement. Nul besoin de se donner en spectacle devant des hommes dont je ne sais à peu près rien, si ce n’est que l’Autorité doit sans doute les considérer d’un assez mauvais œil. Seul le capitaine du vaisseau et un homme assez âgé se présentèrent pour les salutations d’usage, auxquelles je répondis avec le minimum de politesse exigé par l’étiquette. Mon regard accrocha celui du vieil homme, mais je ne pus y lire que de la placidité. Hmmmph. Soit il avait un certain don pour dissimuler ses émotions, soit il est plus simplet que je l’imaginais.

-Je vais vous guider à vos quartiers. Je compte sur vous pour garder un profil bas durant le temps de votre voyage… Et gardez à l’esprit que nous vous tenons à l’œil.

Je me contentais de lui lancer un regard glacial, avant de me diriger vers le sas intérieur, emboîtant le pas au capitaine du navire. Je pouvais presque sentir son incertitude à mon égard… Une sensation agréable. Ce voyage risquait d’être distrayant…

Les alarmes qui se mirent soudain à résonner indiquèrent qu’il le devenait encore plus vite que prévu. Le capitaine et son adjoint échangèrent un simple regard avant de partir à grandes enjambées dans les couloirs du vaisseau, vraisemblablement vers la passerelle de navigation. Faute d’autre options, je me contentais de les suivre, tout en m’interrogeant sur les causes du branle bas de combat actuel. Il ne fallut qu’une minute pour gagner le poste de commandement, dans lequel une demi-douzaine d’officiers attendaient fidèles au poste, une certaine anxiété se lisant dans leurs regards. Je reconnus parmi eux la fille du bar, pour l’heure les yeux fixés sur son écran de contrôle.

-Capitaine ! Un vaisseau inconnu vient de quitter l’hyper-espace et fonce droit sur le Shaitan à pleine vitesse. Il est jusqu’à présent resté sourd à nos tentatives de contact radio.

L’interessé prit place dans le siège de commandement au milieu de la salle avant de se tourner vers l’unique Xenos de la salle, un être aux membres extrêmement fins et à la peau quasi-translucide, dont l’espèce ne m’était pas familière.

-L’Autorité ?
-Je ne crois pas, capitaine. Le design ressemblerait plutôt à un vaisseau de guerre Caldoran.
-Hein ? Qu’est ce que des Caldorans viennent faire au beau milieu de l’espace de l’Autorité ? Et qu’est ce qu’ils peuvent bien vouloir ?

Je devais admettre que la question était pertinente. J’avais déjà eu affaire à un ou deux Caldorans, même si rares étaient les membres de leur espèce à « s’abaisser » à traiter avec un humain. Mais la présence d’un de leurs vaisseaux si loin de leur empire avait de quoi laisser perplexe. A travers la baie vitrée, on pouvait voir un point lumineux grossissant à chaque seconde, la silhouette du bâtiment se dévoilant progressivement.

-Boucliers levés, capitaine. Quels sont vos…
-Attendez !

L’extraterrestre avait repris la parole, son regard figé sur l’écran, avant de se tourner vers son supérieur.

-Torpilles en approche ! Ils nous tirent dessus !
-David, mouvement immédiat ! Karim, retour de feu dès que possible. Je veux que le Shaitan s’éloigne le plus possible d’Erithanie pour avoir le champ libre pour effectuer un Saut.

Un fourmillement d’activités s’empara des membres d’équipage, tandis que trois traits argentés filaient à toute allure vers notre position, explosant à quelques mètres du vaisseau en heurtant son champ de force bleuté.

-Puissance des boucliers réduite de 20%, capitaine.
-Ripostez pour les maintenir à distance, le temps de se dégager d’ici. Ce n’est pas le moment de commencer une bataille spatiale si proche de…
-Capitaine, nous avons de la compagnie.

L’écran géant afficha une représentation de la carte radar, montrant quatre points lumineux se détachant de la planète pour venir à la rencontre du Shaitan et de son assaillant. Apparemment, le début de combat avait attiré l’attention de l’Autorité…

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Re: Chroniques spatiales

Message par Mélanie Mustang le Jeu 26 Juin 2008 - 20:16

Il ne nous manquait plus que cela… Des vaisseaux de l’Autorité… Comme si les Caldorans ne nous suffisaient pas… Il était hors de question de se battre sur deux fronts à la fois… Il nous fallait nous éloigner d’Erithanie au plus vite pour tenter de nous échapper dans l’hyperespace. Ce serait notre seule chance de nous en tirer sans trop de dégâts. J’avais déjà eu l’occasion de combattre des vaisseaux Caldorans et je savais qu’ils n’étaient pas les moins sophistiqués…
Même si le Shaïtan possédait certaines des technologies les plus récentes, aussi bien humaines que aliennes, il n’en restait pas moins que les Caldorans étaient des adversaires redoutables…
Je n’étais pas particulièrement effrayé, je ne me serais pas enfui s’il n’y avait eu que les Caldorans. Mais la présence de l’Autorité ici changeait la donne. Si nous ne partions pas rapidement, nous serions encerclés et nous n’aurions plus aucune chance de nous enfuir.
-Un message provenant des vaisseaux de l’Autorité, informa Mayleen. Ils nous demande de nous rendre.
-Répond-leur que ce n’est pas le moment, nous avons d’autres chats à fouetter… S’ils ne s’en rendent pas compte, qu’ils nettoient leurs radars.
-Message transmis.
-David, augmente la puissance des moteurs pour nous éloigner de la planète. Pas question de s’engager dans une bataille ici. C’est trop risqué.
-Puissance des moteurs à 60%, James.
-Dès que nous serons hors de l’orbite externe, calcule le trajet pour la Galaxie de Somira. Stenor et Mayleen, je compte sur vous deux pour brouiller les pistes pendant notre échappée. Il ne faut pas qu’ils nous suivent… Et il ne faut pas qu’ils empruntent le même couloir que nous.
-Bien, capitaine, répondirent-ils tous les deux.
-Un vaisseau de l’Autorité s’approche à toutes vitesses, capitaine, prévint Stenor.
-D’accord. Nous n’avons pas le choix. Karim, charge les canons à plasma C et D.
-Ils sont à 50%… 60… 80… Parés à tirer, capitaine !
-Canon C. Feu !
Le rayon plasma fusa et toucha de plein fouet le nez de l’appareil qui nous attaquait.
-Ses boucliers ont presque tout pris.
-Canon D. Feu !
Cette fois, le tir de plasma toucha le fuselage du vaisseau dont le nez explosa à l’impact.
-Où en est-on de la puissance moteur ? demandai-je.
-Encore un peu… Ca y est ! Puissance maximale atteinte ! Nous quittons l’orbite externe…
-Ils sont encore trop près de nous, capitaine…
-Je le sais.
-Nouvelles torpilles, capitaines… Impact dans trente secondes !
-Vire à bâbord immédiatement, puissance maximale !
-DES TORPILLES ARRIVENT A BABORD !! NOUS ALLONS LES PRENDRE TOUTES LES QUATRE DANS LE BOUCLIER !
Trente secondes plus tard, les quatre torpilles s’abattaient sur le bouclier.
-Bouclier à 40% de puissance capitaine !
-David, calcule notre trajectoire ! Pas de temps à perdre.
-Calcul en cours…
-Mayleen, Stenor, préparez les leurres.
-Leurres parés, capitaines !
-Destination calculée, James !
-Bien. Préparez-vous pour le saut en hyperespace. Maintenant !
Le vaisseau accéléra d’un coup, nous faisant légèrement basculer. Puis, il nous sembla que notre vitesse se stabilisait. Après quelques secondes, je me tournai vers Stenor et Mayleen.
-Des poursuivants ?
-Non. Personne d’autre que nous dans le couloir hyperespace. Les leurres ont été envoyés. Nous les avons semé.
-Bravo à tous, dis-je en m’enfonçant légèrement dans mon siège en soupirant.
Nous n’étions pas passé loin…
-David, recharge les boucliers, dis-je en me levant. Karim, tiens les armes prêtes au cas où. Dans combien de temps arriverons-nous à destination ?
-D’ici cinq heures, Jimmy, répondit David.
-Bien. Envoie les hommes se reposer. La moitié pendant deux heures à partir de maintenant. L’autre moitié dans deux heures. Je veux que tout le monde soit prêt une heure avant notre arrivée dans la galaxie Somira.
-Bien, capitaine.
Je me tournai vers la plate-forme et remarquai que Shadow avait assisté à la bataille. Je me dirigeai vers lui.
-Suivez-moi, je vous conduis à vos appartements, maintenant.

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Re: Chroniques spatiales

Message par Zenon le Lun 1 Sep 2008 - 22:13

Bon, il n'est pas très long mais c'est tout ce que j'ai réussie à faire la veille d'une rentrée des classes. ^^ Sinon Mélanie je me demandais si ce n'était pas un peu éloigner de choisir une autre galaxie comme destination. On pourrait plutôt se concentrer sur une seule. ^^ Enfin j'ai adoré vos deux deux derniers postes. Beaucoup d'agitation et de suspens. Surprised

-Capitaine, la planète Erithani est en vu.
-Parfait, scannez les habitants de la planètes, l’un deux devrait avoir une signature énergétique particulière.
-Capitaine, nous venons d’intercepter des communications de l’Autorité, ils auraient repérés un vaisseau « pirate», celui-ci détient une spécificité énergétique. Nous sommes en cours d’identification.
-Aucune importance, ça ne peut d’être qu’un mutant. Commandant Hartung prenez vos hommes et débarquez sur les lieux. Ne faite aucun survivant mais garder cette être hybride en vie coûte que coûte.

Je frémissais d’impatience, nous allions enfin pouvoir capturer ces êtres, seul obstacle à la domination caldérane. Je dois avouer que si par malheur ces hybrides tombaient en de mauvaise main, les humains se doteraient d’un avantage certain pouvant renverser l’issus de la guerre. Je ne peux me le permettre. Vivement de quitter ce cadran de galaxie, envahi par ces hordes d’humain.

-Capitaine, le mutant vient de pénétrer dans un vaisseau, ils sont entrain de quitter l’orbite de la planète.
-MacCay, qu’attendez-vous encore ? Utilisez les rayons tracteurs pour immobiliser le vaisseau.
-Que croyez vous que je suis entrain de faire ? Aucun effet, ce vaisseau semble insensible à nos rayons !
-Hmm, les humains ont fait d’énormes progrès technologique. Etonnant de la part d’une race primitive.

Au fond je me fichais bien du sort de ce peuple. Mais que voulez-vous mes ancêtres ont entrepris cette guerre des siècles de cela. Et nous voilà empêtrer dans un bourbier sans issus ! Un officier du pond me fit revenir à la réalité.

-Le vaisseau ennemi essaye de rentrer en contact avec nous. Dois-je ouvrir un canal de communication ?
-Non, je doute qu’ils capitulent. Tire de sommation !
-Bien torpilles à ion chargées.
-Feu !
-Bouclier avant touché, il ne leur reste plus que 60% d’énergie.
-Visez les propulseurs latéraux !
-Tire esquivé !
-MacCay ! Piratez leur système de navigation et trouver moi leurs coordonnées de destination. Ils vont sans doute prendre la fuite. Nous ne devons absolument pas les perdes.
-Capitaine, le navigateur de bord nous signal que trois croiseurs de l’Autorité viennent de surgir de l’hyperespace.
-Aucune importance ! Poursuivez le vaisseau pirate.
-Et merde ! Ils viennent de nous faussez compagnie.
-McCay, de grâce, dites-moi que vous avez récupérés leurs coordonnées.
-Il en a fallu de peu, mais oui je les ai ! J’enclenche l’hyperespace de suite.
-Non, laissez les fuir. Notre vaisseau est bien plus rapide nous en profiterons pour rattraper notre retard plus tard. Je compte sur l’effet de surprise pour les avoir une bonne fois pour toute. En attendant, faite une démonstration de force aux vaisseaux de l’Autorité, détruisez les tous, avant qu’ils n’aient le temps de transmettre des informations nous concernant à leur petits camarades… MacCay, je vous confie la barre.

Je me dirigeais vers la salle de liaison subspatial pour transmettre mon rapport au commandement central du SSC (Service Secret Caldérane), leur informant de la tournure inquiétante que prenait cette affaire.

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Re: Chroniques spatiales

Message par Mélanie Mustang le Dim 16 Nov 2008 - 19:01

Je me dirigeais avec Shadow et Mayleen vers les appartements que nous allions assigner à notre nouveau camarade lorsque mon communicateur commença une émission.
-Capitaine, nous avons du mouvement dans la cale.
Je m’arrêtai.
-Comment ça du mouvement ?
-Les radars indiquent une présence non recensée à bord… Deux organismes vivants
-Une identité ?
-Humaine et animale.
-Bien. Je vais y faire un tour avec Shadow et Mayleen. Je reste en communication. Suivez sur les radars. Je veux quatre hommes à l’entrée de la soute. N’intervenez que sur mon ordre.
-Bien reçu, Capitaine.
Suivi de mes deux camarades, je me dirigeai vers les cales. Lorsque nous arrivâmes, les quatre hommes étaient déjà en position, arme au poing.
-Bien, dis-je. N’intervenez que sur mon ordre. Si quelqu’un de non identifié tente de sortir, arrêtez-le. S’il essaye de vous échapper, immobilisez-le avec les rayons paralysants.
-Bien, Capitaine, répondirent les quatre hommes.
Mayleen et Shadow avaient également dégainé. Nous entrâmes dans les cales, laissant la lumière éteinte. Je glissai sur mon visage une lunette infrarouge et commençai mon avancée. Tout semblait calme. Le radar du poste avancé m’était retransmis sur mon communicateur. L’un des intrus n’était pas loin. D’après le signal, ce devait être un humain.
Je m’arrêtai, imité par mes camarades, en entendant un froissement à quelques mètres. Au détour d’une caisse, une silhouette apparut. Je m’approchai silencieusement. Dégainant lentement ma gunblade, je la pointai en direction de la silhouette. Elle était près de la carlingue de l’appareil. Bloquée par les caisses du chargement, elle n’avait plus aucune issue.
-Halte là ! dis-je d’une voix forte.
La silhouette se tourna vers moi et d’un coup, les lumières s’allumèrent. M’étant préparé, je ne fus pas surpris par la luminosité soudaine de la pièce, ce qui ne fut pas le cas de l’intrus. Rapidement, je me postai en travers de son chemin et pointai mon arme vers lui.
-Ne me faites pas de mal ! Je vous en prie !
Je fus un instant surpris en entendant la voix fluette. Mayleen et Shadow s’étaient avancés.
-Qui es-tu ? demandai-je sans baisser mon arme. Que fais-tu ic… AH !!
Je failli lâcher mon arme sous la surprise. Une boule de poils d’une trentaine de centimètres de diamètres s’était jetée sur moi et m’avait mordu le bras. Dès que je m’en fus débarrassé, je m’apprêtai à tirer sur la bestiole quand la jeune intruse se jeta en avant, protégeant l’animal de son corps.
-Ne le tuez pas ! Il n’est pas méchant ! Je vous en prie !
-Pas méchant ? s’étonna Mayleen en regardant ma blessure et le sang qui s’en échappait. Question de point de vue…
-Il voulait seulement me protéger… Je…
La jeune femme – car il s’agissait bien d’une jeune femme – cessa de parler lorsqu’elle se rendit compte que je la dévisageais. Je ne m’en rendis compte moi-même qu’après me l’être totalement détaillée. Fine, environ un mètre soixante, des cheveux courts et roux, deux grands yeux verts… La peau légèrement halée par le soleil de Erithanie… Elle lui ressemblait incroyablement…
Je sortis de ma contemplation et regardai rapidement mon bras. Rien de grave. Je n’en mourrais pas…
-Qui es-tu ? demandai-je à nouveau.
-Je m’appelle Kiala.
-Que fais-tu ici ?
-Je me suis cachée dans une des caisses… En voyant tout ce qui était embarqué, je me suis dit que c’était un vaisseau commercial… Je pensais rester cacher et ne ressortir qu’en arrivant à la prochaine planète, sans me faire remarquer… Mais j’ai entendu les attaques au dehors…
-Pourquoi voulais-tu partir d’Erithanie ?
-Je veux voir l’Univers. J’en ai assez de rester là-bas… Et puis je déteste cette planète, murmura-t-elle en détournant le regard.
Je rengainai ma gunblade.
-Tu n’es pas sur un vaisseau commercial. Je suis James Hell. Ce vaisseau est le Shaïtan.
-Le vaisseau pirate ?! Le vrai ? Vous êtes vraiment les pirates que recherche l’Autorité ?
-Elle semble plutôt bien renseignée sur vous, fit remarquer Shadow amusé.
-Nous ne cachons pas nos actions, au contraire, dis-je. C’est plutôt l’Autorité qui cherche à cacher ce que nous faisons. Sinon, trop de gens se rallieraient à nous. Et cette chose, qu’est-ce que c’est ?
-C’est Qui-Gon… Un bantu. Il n’est pas méchant, je vous jure…
La petite bestiole se tourna vers nous, du moins ce fut ce qu’il me sembla, car à part sa longue queue, qui devait bien mesurer près d’un mètre, ses poils cachaient tout ce qui aurait pu ressembler à un visage.
Je contactai mes hommes pour les prévenir que tout danger était écarté. Mayleen avait fouillé la jeune femme pour s’assurer qu’elle ne portait aucune arme. Elle tremblait comme une feuille… semblant à moitié apeurée et à moitié excitée.
-Bien. Puisque nous allions montrer ses quartiers à Shadow, je suggère que tu nous suives Kiala. Nous t’assignerons des quartiers.
-C’est vrai ?
-Mais tu auras interdiction d’en sortir jusqu’à nouvel ordre.
Elle se rembrunit tout de suite mais nous suivit sans faire de difficultés. Je laissai Shadow à ses quartiers, qu’il apprécia d’une moue que je jugeai plutôt approbatrice. Puis nous nous dirigeâmes vers d’autres chambres. Sur le chemin, Mayleen interrogea la jeune femme. Nous apprîmes donc qu’elle avait 21 ans et aucune famille, si ce n’était ce petit bantu qui l’accompagnait et qu’elle avait découvert lorsqu’elle avait à peine dix ans. Elle ne portait aucun émetteur sur elle… Elle n’était donc ni esclave, ni prostituée… ni quelque chose d’autre… et je ne pensais pas qu’elle put appartenir à l’Autorité.
Une fois arrivés à ses quartiers, nous l’y laissâmes, en prenant garde de bien verrouiller la porte.
-Qu’allons-nous faire d’elle ? demanda Mayleen alors que nous nous dirigions à l’infirmerie pour faire soigner mon bras.
-Je n’en ai aucune idée, avouai-je.
Mayleen n’insista pas. Une fois ressortis de l’infirmerie, nous retournâmes sur le pont. Je m’assis dans mon siège et croisai les doigts devant mon visage, fixant mon regard sur les étoiles que nous dépassions à une vitesse hallucinante…
Elle lui ressemblait tellement… L’âge correspondait… Mais était-ce possible ?

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Re: Chroniques spatiales

Message par Elladan le Mer 17 Déc 2008 - 17:38

Cela faisait maintenant plusieurs jours que je flottais dans l’espace en attendant de trouver un vaisseau ou une planète où je pourrais me ravitailler. J’espérais surtout retomber sur quelqu’un de mon espèce car si je croisais la route d’espèces peut compréhensives ce serait sûrement la fin pour moi . Je vis un vaisseau , par son apparence ce n’était pas un vaisseau de ma race j’en étais sûr mais je pouvais toujours tenter . Je m’approchai du vaisseau , il était immense mais je vis un espèce de hangar à vaisseaux il était fermé mais il fallait que je rentre dedans . Je décidai de me faire repérer par ces gens , J’accélérai et mon chasseur passa juste devant le pont du vaisseau et j’entendis directement un tir frôler mon chasseur , apparemment ce sont des humains, ils ne connaissent que très peu ma race ce qui me donne un avantage car nos technologie son plus pointues . Un contact radio fut établi :
« Appareil non identifié veuillez vous identifier et vous poser au poste du hangar 1
- Vaisseau triomphe , planète d’origine Shanghelios, mon matricule est Kiss . Merci de m’accueillir »
Je fis alors le tour du vaisseau et je vis un hangar ouvert, sûrement celui où je devais me poser j’y entrai avec un pincement au cœur, lorsque je revenais dans un vaisseau amiral c’était victorieux et maintenant je revenais par crainte de ne plus jamais retrouver un représentant de mon espèce . Je posai mon vaisseau dans le hangar , puis je sortis .
Deux hommes me mirent en joue , j’hésitai à sortir mon épée à énergie mais il valait mieux rester calme pour le moment . Je fus emmener sur le pont et pendant toute la traversée du vaisseau les gens me dévisageaient ce qui n’était pas agréable mais c’était compréhensible , très peu de créatures avaient déjà vu un Sangheilis de près . Et il est vrai que du haut de mes deux mètres vingt je pouvais être impressionnant , ceci me fit rire d’autant que pour nous cette taille était normale. En arrivant sur le pont , on me demanda d’attendre toujours mis en joue par deux gardes . Les gens me fixaient mais dàs que je tournais la tête dans leur direction ils détournaient le regard , il avaient peur .J’attendis pendant plusieurs minutes avant d’entendre un voix , et d’après ce que j’entendais tous n’allait pas pour le mieux dans le vaisseau
« Quoi encore un nouveau venu , déjà qu’on a eu le droit à des passagers clandestins ! »
Puis la personne qui parlait arriva face à moi avec un air plutôt surpris par son invité surprise lui était humain sans aucun doute et avait déjà utilisé une partie de sa vie , il faisait un mètre quatre vingt mais le signe qui devait lui être personnel était bien sa balafre sur le visage , ainsi qu’une cape plutôt de bon goût . L’homme hésita un bref instant ce qui parut déstabiliser les membres de l’équipage puis il commença à parler en glissant sa main dans son dos , puis il sortit son épée , un arme primitive pour mon peuple , par sécurité je sortis la mienne qui sortit du bracelet énergétique à mon poignet , la grande double lame bleu surprit les deux gardes qui me gardaient en joue et l’un des deux tira, la balle ricocha sur mon armure et alla se loger dans sa cuisse , il hurla de douleur et de surprise . Je regardai l’homme à la balafre et je compris ce qu’il pensait il me prenait pour un allié des Caldéranes , aussitôt je me mis à rire et commençai à me présenter
« - Je suis le chef de la flotte d’attaque de l’armée des Sangheilis, enfin du moins je l’étais jusqu'à ce que mon peuple soit anéanti , je me prénomme Kiss , je cherchais à rejoindre un groupe de personnes pour éviter de partager le sort de mes camarades .
- Mon nom est James Hell , capitaine de ce vaisseau le Shaïtan ,je pense que je vais réunir mon équipage pour savoir si nous acceptons de vous garder parmi nous . »
J’acquiesçai et de toute façon je n’avais pas le choix , puis une sirène rouge illumina le pont, comme dans tous les vaisseaux cela n’était pas bon signe, j’entendis la radio du vaisseau annoncer que des vaisseaux d’espionnage Caldérane se dirigeaient sur le Shaïtan . Je regardai autour de moi , je me souvenais du chemin jusqu’au hangar , je me mis à courir comme jamais pour atteindre mon vaisseau . j’y arrivai, montai dedans et sortis du hangar . J’entendis un message radio venant du commandant , Hell
« Que faites vous , les vaisseaux d’espionnage sont rapides et camouflés vous n’avez aucune chance »
Je ne répondis pas à la liaison radio et je regardai face à moi trois formes thermiques captées par mes détecteurs , je mis celui du milieu en joue et tirai un missile suivi d’une salve de plasma sur celui de gauche, deux explosions se firent dans le silence de l’espace , c’était une des raisons qui m’avaient poussé à devenir pilote, le silence jamais perturbé .Je cherchais le troisième je ne le voyais plus , puis je sentis quelque chose derrière moi , il était là il me tirait dessus . Je stoppai mon vaisseau et appuyai sur un bouton sous mon siège , deux grands traits de plasma sortirent de l’arrière du petit chasseur et percutèrent le dernier vaisseaux d’espionnage.
J’accélérai et je retournai dans le hangar, Hell m’y attendait, lorsque je sortis de mon vaisseau il s’approcha de moi et me dit que je pouvais rester mais qu’il faudrait que l’on ait une discussion . J’étais d’accord mais je savais que les gens allais se méfier de moi , un alien comme il nous appelait en plus de ça mesurant deux mètres vingt et possédant des armes cela ne devait pas être rassurant . Je décidai donc d’aller m’allonger dans mon vaisseau en attendant d’en savoir plus sur ma situation .
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