Le Loup Gris

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Le Loup Gris

Message par Starman le Sam 6 Mar 2010 - 22:58

Oui, encore une fic , mais c'est dû à la grande inactivité qui règne en ce moment. Et c'est une idée que j'avais depuis queqlues temps. Trois fics ca fait beaucoup, mais c'est un état temporaire (je serais plus rare sur Starman une fois le prochain chapitre terminé, et jusqu'à la fin de Long Manteau).
Je ne vous dit pas ce que c'est , vous verrez ça bien assez tôt.^^




Chapitre 1 :

19 Juin 1767

L’arquebuse en joue, Jean avança prudemment dans la profonde Forêt. La nuit commençait à tomber, et cela l’inquiétait, malgré la présence de ses camarades de battue. Ils avaient lâchés les chiens, mais deux d’entre eux avaient été dévorés vifs, et Jean avait peu d’espoir pour les autres. Quand à ses alliés, ils étaient à bonne distance, pour couvrir le plus de distance. Pour l’instant, il pouvait encore les voir , mais d’ici une ou deux heures, ce ne serait plus le cas. Son seul salut sera alors sa vigilance et son arme. Un tir par minute. Il n’avait pas intérêt à la rater. Sentant l’odeur de charogne, il ne tarda pas à tomber sur le cadavre du troisième chien. Une victime de plus à son actif. C’est alors qu’il remarqua les gouttes de sang qui s’éloignaient dans la forêt. En tout cas, elle n’en était pas sortie indemne. Il fit un signe à ses camarades et s’engagea sur la piste. Au moins, un de ses doutes venait de se dissiper. Elle pouvait être tuée. Il marcha un moment, sur le qui-vive, lorsqu’il vit quelque chose bouger dans les fougères sur sa gauche. La fraction de seconde qui suivit, une gigantesque masse de chair et de muscles en mouvement bondit sur lui. Jean n’était pas n’importe quel chasseur. Avant qu’elle ne fut sur lui, il tira au niveau de la tête. Elle ne broncha pas, et l’envoya au sol , glissant le long de la pente qu’il n’avait pas remarqué derrière lui. Ils dégringolèrent un moment, trop préoccupés par leur équilibre pour tenter de se battre. Par chance, Jean réussit à atterrir sur ses jambes, plus à genou que debout. Elle se tenait droit devant lui, lui laissant tout loisir d’observer ses blessures. Plusieurs morsures de chien, dont une très profonde, d’autres plus anciennes, et surtout, sa gueule était à moitié arrachée par le coup d’arquebuse. Pourtant, elle se tenait toujours face à lui, grondant sourdement , babines retroussées. Après avoir considéré la possibilité de tenter de recharger son arme, il la jeta , et s’empara de sa lance. Il voulait appeler à l’aide, mais quelque chose l’en empêchait. La peur peut être. Plongeant ses yeux dans le regard jaunâtre de la Bête, Jean était prêt à défendre sa vie jusqu’à cette fin qu’il imaginait proche.

19 Juin 2009

Tapi dans l’ombre, il observait avec attention le petit groupe de trois qui suivait sa prochaine victime, comme une bande de charognards. C’était leur modus operandi, leur façon de marquer leur territoire. Il poussa un soupir. Ils étaient tous pareil, il pourrait écrire un livre sur leur comportement. D’abord, ils allaient l’encercler, avant de le pousser dans une ruelle isolée, et se finissant en cul de sac. Typique. A croire que tous les voyous parisiens pensaient de la même façon (même s’il n’yen avait pas tant que ça). Voyant ses prédictions se confirmer, il s’approcha discrètement, s’imprégnant de l’odeur des agresseurs. De là où il était, il pouvait entendre les menaces du gang, leur tentative d’intimidation, tout en laissant croire à une porte de sortie si ce dernier coopérait. Mais son odorat lui disait autre chose. Il sentait leur adrénaline, leur excitation. Ils avaient soif de sang. Il s’approcha encore, avec toute la discrétion dont il était capable (ce qui était beaucoup). Le gang ne le remarqua pas, trop occupé à jouer au dur avec le pauvre individu. Il envisagea un instant de signaler sa présence. Au lieu de cela, il bondit sur le criminel le plus proche, en poussant un grognement sourd. Le temps que ce dernier comprenne ce qui se passait , il fut saisi, soulevé dans les airs, et projeté contre une poubelle. Les autres se retournèrent, aussi vite qu’ils le pouvaient et pourtant si lentement. Il aurait pu neutraliser les deux restants dans la foulée. Il ne fit rien, et laisse aux bandits tout le loisir de voir qui les attaquait. Ils se figèrent à, sa vue, ce qui le fit sourire, et dévoila ses crocs. Le message commençait à passer. Ils savaient à qui appartenait le territoire.
« Après-vous, messieurs, fit-il, les incitant à attaquer d’un geste de la main. »
Le premier d’entre eux, un grand costaud avec une barre à mine, s’élança sur lui, portant un coup qui aurait décapité un homme normal, si bien sur il avait porté. La rattrapant dans son élan, le bandit reçût un violent coup de pied dans le ventre, qui le mit à genou, plié en deux. Il l’acheva un petit coup de poing dans le nez, qui assomma le gaillard. Puis, il se tourna vers le dernier, bien moins costaud, plongeant son regard d’ambre dans le sien. Ce dernier braqua son arme en hurlant, mais sa cible fût plus rapide, lançant une longue dague effilée qui se planta dans sa main. Lâchant le pistolet, le dernier voyou tomba à genou, tenant sa main en pleurnichant. Ignorant les suppliques de l’ancien agresseur, il le saisit par le pull d’une main. Il pouvait sentir sa peur, ainsi que son manque de contrôle de sa vessie. Poussant un sourire qui retroussa ses babines, il se dirigea vers la poubelle où s’était assommé son ami précédemment.
« Normalement, dit-il, le ramassage des ordures, c’est Lundi, mais dans votre cas, je suis sur qu’on fera une exception. »
Et il l’enfourna tête la première dans la poubelle, non sans avoir au préalable récupéré son porte-feuille. Puis, il fouilla ceux de ses deux compères, et en sortit trois cartes d’identité.
« tenez, dit-il en les tendant vers la victime, prostré contre le mur de l’impasse. Comme ça , quand vous irez porter plainte, cela servira peut être à quelque chose. »
Il hocha lentement la tête, avant d’ajouter d’une voix hésitante.
« Je… enfin… vous êtes vraiment….
-Ouais. »
Et, sans laisser à la victime le temps d’ajouter quoique ce soit, il s’éloigna lentement. La journée avait été longue mais fructueuse. Et c’était important aujourd’hui. Aujourd’hui, elle avait besoin de prendre l’air. Mais il était fatigué. Il était temps de rentrer , et de continuer ce qu’il appelait avec amusement la « Cérémonie ». Il était loin d’en avoir fini.

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Re: Le Loup Gris

Message par Lena le Sam 6 Mar 2010 - 23:12

Encore une ? Et bien, et bien, ce n'est guère sérieux...Comment ça je t'ai encouragé à t'y mettre ? Bah, détail.
Hmm. Bon, plus sérieusement, c'est un bon début. Le sujet de la fic reste encore assez flou (enfin, je suppose, pour quelqu'un qui ne sait pas de quoi ça parle ^^) mais tout ça promet quelques moments intéressants. Curieuse de lire la suite donc...

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Re: Le Loup Gris

Message par Mélanie Mustang le Dim 7 Mar 2010 - 9:05

Ah ah!! Une fic alléchante ^^ J'ai hâte de voir ce que la suite va donner... Au début sur le premier passage, je pensais à la Bête du Gévaudan... maintenant j'hésite avec un loup-garou défenseur de la justice...

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Re: Le Loup Gris

Message par Starman le Lun 26 Avr 2010 - 20:17

Chapitre 2 :

19 Juin 1767

« Approche, sale bête ! Qu’on en finisse ! »
La regardant droit dans les yeux, Jean brandit sa lance vers la Bête, en signe de défi. Babines retroussées, elle lui tournait autour, tout en soutenant son regard. Il pouvait le faire, songea-t-il. Elle était blessée, épuisée. Il pouvait la tuer. Soudain, sans prévenir, le Loup bondit comme un ressort, c’est fut plus par chance que grâce à ses réflexes que Jean pût se baisser à temps. Hurlant de peur et de rage, il planta sa lance dans la chair de la créature, qui broncha à peine. Il tenta sa chance une deuxième fois, mais la Bête fut plus maligne et attrapa l’arme dans sa puissante mâchoire. Puis elle brisa le bois en deux, avant de se jeter sur lui. Jean tomba au sol, dans la boue que formait sa bonne terre du Gévaudan. Les griffes de la créature lui lacéraient les bras, mais il était trop occuper à maintenir sa gueule hors de portée pour s’en soucier. Il sentait son haleine rauque et pestilentielle sur son visage. Et les dents se rapprochaient, encore et encore, au fur et à mesure que Jean faiblissait. Il fallait qu’il fasse quelque chose. Mais quoi ? Il entendit un coup de tonnerre. Ou bien un coup de feu. Poussant un gémissement, le Loup tomba sur le côté, tandis que le sang jaillissait de son épaule.
« Hé, Chastel ? Ca va ? »
Acquiesçant sans y penser, le regard toujours fixé sur la Bête, Jean sortit le poignard de sa ceinture et s’approcha prudemment. Devant lui, le Loup tentait de se mettre sur ses pattes, mais en était incapable. Elle était à bout de force. Le moment était venu. Exorcisant sa terreur en un cri de guerre, Jean Chastel bondit à son tour sur la créature et planta son couteau dans une de ses blessures . Le sang se mit à couler sur l’arme, tandis que la Bête s’affaissait. Pris de rage, Jean la poignarda encore. Et encore. Et encore. Et encore. Un nombre incalculable de fois. A bout de souffle, il jeta un œil sur son adversaire. L’animal n’était plus qu’une masse sanguinolente , et respirait avec peine . Il eût de la peine à reconnaître la terrifiante créature qu’il traquait depuis si longtemps. Son regard passa dans celui du Loup, l’espace d’un instant, et quelque chose qu’il ne saurait décrire passa entre eux. Il leva la main avec douceur , pour la toucher. Poussant un dernier grondement de défi, la Bête le repoussa d’un coup de gueule et se jeta sur lui. Les autres chasseurs levèrent leurs armes pour intervenir, mais le Loup fut plus rapide. Il posa son visage sur celui de Jean, et le fixa à son tour, comme s’il était en train de jauger ce dernier. Puis, il le saisit à la gorge, mais sans planter ses crocs à l’intérieur. Jean sentit sa gorge se serrer, manquer d’air. C’est alors qu’il vit. Il vit la vie de l’animal, ce qu’il était vraiment , ce qu’il représentait. Il vit pourquoi elle existait, et à quoi elle aurait été destinée si son existence ne s’était pas achevée ici. Il sentait quelque chose changer en lui, une force inconnue ressortait de la surface, un instinct animal qui n’avait jamais été le sien apparût dans son esprit. Puis il entendit les tirs. Le Loup ouvrit lentement la gueule, et s’effondra sur Jean. Il toucha le corps de l’animal, mais il était déjà froid. La Bête…était morte. Alors seulement, après tout ce temps passé à la traquer, Jean su. Il se mit à pleurer, car il compris quelle genre d’être il venait de tuer.

19 Juin 2009

La moto passa l’entrée secrète qui menait aux Catacombes. Le jour commençait à se lever, et il commençait à avoir vraiment sommeil. Elle aussi, d’ailleurs. Une fois arrivé dans ce qui servait de garage dans ces lieux anciens, il descendit de son véhicule, avant de passer dans la pièce suivante. Son esprit vagabonda un instant autour de lui. Dans ce décor plongé dans la pénombre et presque en ruines, mais dont l’essentiel était sauvé par la fortune familiale (qui n’était certes plus ce qu’elle était), il apercevait de nombreuses peintures, représentant plusieurs de ses ancêtres, sur les murs autour de lui. Dans un coin à sa droite, un uniforme datant de la 1è Guerre Mondiale mis en cloche, avec un loup gravé sur la jaquette. A gauche se trouvait une rapière, dont la forme de la garde évoquait une espèce canine, bien que l’amateurisme de l’ensemble ne permettait pas de déterminer la race avec plus de précision. De l’autre côté, une lance brisée. Tout au bout se trouvait une machine étrange, similaire à ce que l’on pouvait voir dans certaines œuvres fantastiques de l’Ere Victorienne. Il se demanda si c’était son arrière ou arrière arrière grand père qui l’avait récupérée. Trop fatigué pour y penser, il haussa les épaules et se permit un bâillement.
« Fatigué, Antoine fit une voix derrière lui.»
Se retournant, le nommé Antoine rabattit son masque en arrière, avant de sourire en direction du vieil homme, un regard malicieux dans son regard jaune qui brillait dans les ténèbres.
« Un peu, répondit-il, réprimant un autre bâillement par fierté. La journée a été un peu longue.
-Je t’ai préparé de la soupe, mais elle doit être froide.
-C’était pas la peine, Grand-Père. Et je te confirme, elle sent le froid. »
Le vieil homme poussa un grognement, ce qui n’étonna pas Antoine. Ce n’était pas quelqu’un de facile, même dans sa jeunesse. Il avait été un Loup Gris assez terrifiant dans sa jeunesse, et s’était fait un nom chez l’occupant allemand, bien que ce ne soit pas du genre qu’ils aimaient beaucoup prononcer. Sans un mot de plus, Antoine sortit le poignard de son fourreau, et le posa à son emplacement , à côté de la lance.
« Tout ce temps, et ce truc coupe encore, dit-il.
-En effet, c’est le sang qui fait ça.
-Je sais. Ca n’en reste pas moins surprenant.
-N’oublie pas de marquer ta sortie dans le Livre.
-Ouais je le ferais. Demain. »
Antoine enleva le haut de son costume , et se dirigea vers la sortie.
« Tu veux que je t’allume la lumière , demanda-t-il à son Grand Père.
-Pas la peine, je me débrouille.
-Bien. Essaie juste de pas te casser la gueule en sortant. »
Il commença à gravir les escaliers, qui menaient à la demeure familiale. Il était mort de fatigue, l’Esprit de la Bête aussi. Et puis, il fallait bien qu’il se repose : Antoine Chastel avait rendez-vous au Ministère , demain après midi.

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Re: Le Loup Gris

Message par Lena le Lun 26 Avr 2010 - 20:35

Je n'aurai qu'une chose à dire. S'acharner ainsi à coups de poignards sur une pauvre petite bête innocente c'est...c'est...c'est mal ! Je suis sûre qu'il demandait rien à personne ce loup, qu'il se contentait d'égorger un mouton ou deux de temps en temps, rien de bien méchant. Et s'il lui est arrivé de tuer des humains...c'est sûrement qu'il les prenait pour des moutons ! Doit bien exister les loups myopes.
Hmm. Bon, plus sérieusement, c'était un bon post. Maintenant faut continuer comme ça...

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Re: Le Loup Gris

Message par Scieszka le Lun 26 Avr 2010 - 21:48

Intéressant.

Je suis curieuse de voir ce qu'il en sort... Pour l'instant, pour les non-initiés comme moi, on ne sait pas vraiment si c'est du lard ou du cochon. On comprend qu'il y a du surnaturel dans l'air, mais on est curieux d'en savoir plus...

Bon début, quoi. Bravo!
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Re: Le Loup Gris

Message par Mélanie Mustang le Mar 27 Avr 2010 - 8:29

Ah superbe ce passage. Ca me donne l'eau à la bouche! J'ai vraiment hâte de savoir de quoi il retourne car ça devient de plus en plus mystérieux cette affaire^^

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Re: Le Loup Gris

Message par Macros le Jeu 29 Avr 2010 - 21:11

Eh bien, voilà une introduction prometteuse...

Donc, on aurait une sorte de justicier avec un esprit féral en lui, et dont l'origine remonterait à une battue menée de braves campagnards de nos forêts du XVIIIe... Pour l'instant, l'intrigue doit encore nous révéler ces secrets, mais le début est bien mené, je trouve. Maintenant, reste à voir la direction que tout ça va prendre, j'imagine qu'on ne va pas aller mettre en charpie des adolescents rebelles à chaque post, et on manque un peu d'occupants allemands pour faire comme pépé, j'en ai peur...

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Re: Le Loup Gris

Message par Starman le Jeu 27 Mai 2010 - 21:34

Chapitre 3 :

20 Juin 2009

Il venait à peine d’arriver. Le palais Bourbon se tenant juste devant lui, et il se donna cinq minutes pour l’observer. C’était un beau morceau d’architecture il fallait bien le dire. L’ensemble sentait le refait , mais pas désagréable malgré tout. Un bon endroit pour commencer. Il reprit sa marche et commença à gravir les marches. Il y’en avait beaucoup, il n’aimait pas ça. Mais, bah ! On ne pouvait pas faire pratique et esthétique à la fois.
« Hé ! Vous ! »
Le garde posté à l’entrée s’approcha de lui. Il ne ralentit pas sa marche pour autant, mais posa la main à sa ceinture, comme pour saisir quelque chose.
« Où vous croyez aller comme ça ? On n’entre pas comme ça en pleine session de l’Assem… »
Le garde n’eût pas le temps de finir sa phrase que sa gorge fut tranchée par une lame en métal composite, manufacturée en laboratoire, appartenant à une rapière tenue dans la main de l’homme. Derrière lui, Les voitures de ses associés se garèrent en catimini devant le palais. Ce n’était pas très discret. Mais dans ce cas précis , la discrétion n’était pas vraiment le but de l’opération. Au contraire, plus ils se faisaient remarquer, et mieux c’était.
Il n’eurent pas de difficulté à pénétrer dans la battisse, malgré la faible résistance de la sécurité. Et ce fut d’un coup de pied que l’homme à l’épée pénétra en fanfare dans la Chambre. Après tout, à quoi cela servait-il de faire une entrée si ce n’était pas en fanfare ?
« Messieurs, fit-il à l’assistance médusée et n’ayant pas encore compris ce qu’il se passait, moi et mes associés allons devoir, je le crains, allonger la session d’aujourd’hui . Je suis sur que la majorité d’entre vous n’avez jamais expérimenté une véritable prise d’otages. Et bien, il n’est jamais trop faire pour faire son éducation, comme disait ma première conquête. Enfin bref, ne faites rien de stupide, et vous vivrez assez longtemps pour raconter à vos petits enfants que vous avez rencontré le Bretteur en personne. »

« Entrez, Chastel. »
Antoine ouvrit la porte avec lenteur, avant de pénétrer dans la bureau de celui qu’il espérait être son futur patron, Monsieur Joseph Marty. Ce dernier était assis dans son bureau, relisant le bout de papier qu’il tenait à la main.
«Allez-y , asseyez-vous. »
Antoine s’exécuta, renouant nerveusement sa cravate. Depuis qu’il était le Loup Gris, il devait admettre qu’il se sentait moins à l’aise dans un costume trois-pièces. Cela lui donnait l’impression qu’il se déguisait, comme s’il cherchait à dissimuler sa vraie nature. Il avait même penser prendre une fausse paire de lunettes, mais l’idée même de se faire passer pour un myope l’emmerdait déjà.
« J’ai lu votre dossier, continua Marty. Intéressant. Vous vous en êtes plutôt bien sorti quand vous étiez dans l’administration centrale.
-J’ai fait ce que j’ai pu, monsieur.
-Mmmm. Et vous avez donc fait une demande de travail à l’étranger ?
-C’est exact. Comme diplomate.
-Comme je le disais, votre dossier est plutôt bon. Cependant, je ne sais pas si nous avons beaucoup de places disponibles en ce moment dans nos ambassades. Il faudra que je jette un œil à la base de données, et …. »
Soudain, Antoine perçût comme des bruits d’agitation à l’extérieur du bureau. Tournant la tête et tendant l’oreille, il cessa de prêter attention aux paroles de son interlocuteur.
« Un problème ?
-J’ai l’impression qu’il y’a beaucoup d’agitation hors du bureau , Monsieur. »
Perplexe, Joseph Marty se leva de son bureau et, accompagné par Chastel, alla jeter un œil. En effet, il y’avait beaucoup de va et vient et tout le monde semblait paniqué.
« Que se passe-t-il, demanda Marty au premier homme qui passait par là.
-Il paraît que l’Assemblée Nationale vient d’être prise en otage.
-Quoi ? Pourquoi diable ?
-Va savoir. Paraît que c’est un coup du Bretteur, et qu’il a contacté la télé pour leur dire.
-Merde. Y’a vraiment qu’à Paris où on a le droit à ce genre de trucs. Désolé, Monsieur Chastel, mais je crains fort qu’il vaille falloir écourter notre entre… »
Marty mit une seconde après avoir tourné la tête pour comprendre que Chastel n’était plus, ni dans le bureau, ni dans le couloir.
« Mais qu’est-ce que… ? »


Tapis dans l’ombre , c’est sous son costume de Loup Gris qu’Antoine avait atteint le palais Bourbon. C’était une chance que le Ministère des Affaires Etrangères soient juste à côté. Il avait vite renoncé à passer par la façade nord, dont la porte était de toute évidence barricadée de l’intérieur. Et il avait senti l’odeur d’au moins dix individus cachés derrière par les fenêtres ouvertes, ainsi que celle de la poudre de leurs armes. Et en plus, il y’avait la télé, ce qui n’était pas le summum du discret. Après une brève réflexion, il pénétra par une fenêtre située au premier étage. Un peu haute, mais rien d’insurmontable non plus. Un bond et un peu d’escalade suffirent pour y accéder. Il dégaina sa dague et fit un trou dans la fenêtre, suffisant pour passer sa main et l’ouvrir de l’intérieur. Il se laissa tomber en souplesse sur le plancher du couloir, avant de progresser avec prudence, recourbé sur lui-même comme un animal aux aguets. Soudain, il sentit l’odeur d’un garde qui venait dans sa direction. Il se colla contre le mur qui formait l’angle du couloir, prêt à bondir, attendant que ce dernier soit en vue. Ce dernier eût à peine le temps de comprendre ce qu’il se passait que le Loup Gris bondit sur lui, le faisant tomber au sol, et l’assomma d’un puissant coup de poing. Puis, il mis le corps inerte dans un recoin hors de vue, avant de poursuivre son chemin. Après avoir exploré le bâtiment et neutralisé quelques gardes, il perçût un grand nombre d’odeurs de l’autre côté d’une grande porte gardée par un homme de main. La plupart sentaient la peur, certaines un stresse vraisemblablement dû à l’attente. La dernière, enfin ne trahissait aucune forme d’appréhension. L’homme était d’un calme olympien. Antoine chercha un moyen de prendre le garde par surprise, mais il n’en vit aucun.
« Tant pis, pensa-t-il, on va employer la manière forte. »
Surgissant sans prévenir du couloir, il chargea le garde, esquiva la balle tirée par ce dernier d’une roulade, avant de bondir le pied tendu. Sous l’ampleur du choc, l’homme de main fut projeté à travers la porte, l’ouvrant avec fracas et atterrissant en plein milieu des marches du milieu de la salle, inconscient entre les otages. Surpris, les autres gardes ne réagirent qu’au bout d’une bonne seconde, ce qui suffit au Loup Gris pour en assommer un deuxième d’un coup de pied au visage.
« Sale enfoiré ! »
Un troisième sortit et ouvrit le feu sur le justicier, mais ce dernier plongea derrière un gradin, évitant la balle de justesse, avant d’être imité par ses deux confrères. Le Loup Gris s’immobilisa, attendant que le feu nourrit cesse. Puis, il saisit une mallette à sa portée, visiblement laissée là par un des otages, et la lança sur l’homme de main le plus proche. Ce dernier l’esquiva, mais cette seconde de distraction avait suffit au Loup Gris pour rejoindre sa victime. Il le saisit et, d’une prise de lutte, le projeta sur son acolyte, les assommant tous deux.
« Jolie démonstration. Vous êtes le Loup Gris je présume ? »
Antoine se retourna. Devant lui se tenait le Bretteur, rapière dégainée, prêt à en découdre.
« Et j’imagine que c’est vous, le Bretteur.
-Je vois que ma réputation m’a précédée. C’est toujours agréable. Mais j’imagine que quelqu’un d’aussi connu que vous connaît bien cela. Je savais bien que vous viendriez.
-Moi, par contre, je suis surpris. Les prises d’otages, ce n’est pas trop votre rayon, d’habitude. Vous êtes plutôt du genre mercenaire.
- Ho, mais peut être que je souhaitais juste attirer votre attention. A moins que je ne sois en service commandé bien sur. »
Il s’approcha avec lenteur du justicier, tout en mettant de la distance entre eux avec sa rapière pour l’empêcher d’approcher.
« Quoi qu’il en soit, je serais honoré de croiser le fer avec une légende telle que vous. »

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Re: Le Loup Gris

Message par Lena le Jeu 27 Mai 2010 - 21:59

"Il avait même penser prendre une fausse paire de lunettes, mais l’idée même de se faire passer pour un myope l’emmerdait déjà."
Et oui, n'est pas Clark Kent qui veut...
A part ça, bon post, et bonne introduction de ce nouveau personnage apparemment fort sympathique. Curieuse d'en apprendre plus...ne serait-ce que sur ses motivations.

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Re: Le Loup Gris

Message par Mélanie Mustang le Ven 28 Mai 2010 - 7:37

Oui, on a déjà Clark Kent, pas la peine d'en rajouter hein^^ Très bon post sinon et on n'en sait toujours pas plus sur ce fameux Loup Gris... Vivement la suite! Le combat avec le Bretteur semble promettre!

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Re: Le Loup Gris

Message par Elladan le Ven 28 Mai 2010 - 15:20

Sympa je viens de mire et je trouve l'idée pas mal du tout. Surtout ce petit truc ce fameux loups gris. ^^ la suite la suite! ^^
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Re: Le Loup Gris

Message par Starman le Mar 10 Aoû 2010 - 20:32

Chapitre 4:

Ce fut le Bretteur qui porta le premier coup, une attaque horizontale que le Loup Gris esquiva de justesse. Puis, l'épéiste enchaîna d'une série de coups d'estoc, qu'il commença à une vitesse raisonnable, avant d'augmenter petit à petit la vitesse afin de tromper la vigilance de son adversaire. Mais le Loup Gris continuait d'esquiver, malgré les efforts du mercenaire. Ce dernier tenta un assaut vertical, mais le dernier des Chastel se mit prestement hors de portée d'un salto. Dégainant sa dague, il riposta en visant l'estomac, mais le coup fut paré par la lame composite du Bretteur.
« Que, fit ce dernier. Étrange. Mon épée est censée pouvoir découper toute matière comme du beurre.
-Ha, rétorqua Antoine. Marrant, ma dague aussi fait ça. »
Sans laisser à son adversaire le temps de répondre, il s'avança vers son adversaire, déviant la rapière pour diminuer la distance de combat que ce dernier avait instaurée. Forcé de reculer pour éviter d'entrer dans un corps à corps qu'il savait dangereux, le criminel descendit les escaliers menant à la Tribune tout en parant tant bien que mal le couteau de son jeune assaillant. Soudain, il s'arrêta brusquement et, tout en se baissant pour éviter l'attaque hardie du Loup, il lança son arme dans sa main gauche, bien décidé à la planter dans l'ouverture qui lui était offerte. Réalisant son imprudence, le justicier féral recula au dernier moment, tandis que l'épée du maître d'armes l'entailla au ventre. Poussant un gémissement de douleur, il répliqua d'un coup de pied en pleine figure qui renversa le Bretteur et le fit dévaler les escaliers. Cherchant à profiter de son avantage, Antoine se jeta d'un bond sur sa cible, qui n'eût que le temps d'utiliser son épée pour parer le coup de dague. Plutôt que de retenter de porter un coup dans l'espoir de passer outre sa défense, le Loup Gris se mit à appuyer de toutes ses forces, afin de la briser. Son adversaire luttait de toutes ses forces mais, lentement, Antoine le sentait faiblir. Et son épée reculait, petit à petit. Sentant la situation lui échapper, le mercenaire, dans un dernier sursaut d'orgueil, repoussa le jeune justicier d'un coup de pied, avant de profiter du bref répit pour se relever. Il sentait la fatigue peser sur lui. De plus, la police n'allait plus tarder tarder à présent que les otages s'étaient enfuis. Bref, bien qu'il n'aimait guère agir de la sorte, il se décida à prendre la fuite. Mais à peine avait-il fait quelques pas qu'il entendit un sifflement derrière lui. Réagissant au quart de tour, il dévia la dague lancée par son adversaire. Mais ce ne fut que là qu'il vit ce dernier foncer sur lui. Sans avoir le temps de se défendre, il fut plaqué au sol, et désarmé d'une prise de lutte. C'était fini. Il était vaincu.
« Mes....mes félicitations mon jeune ami, fit le Bretteur, essoufflé. Je n'ai pas été souvent mis en difficulté ainsi.
-Bon. Pour qui tu travailles, répondit le Loup Gris, tout en commençant à fouiller le mercenaire.
- je vous demande pardon?
-Ne me prend pas pour un imbécile. Tu fait une prise d'otages,ce qui n'est pas ton modus operandi habituel,le tout sans faire aucune revendication. Sans compter le fait qu'il est évident que tu m'attendait. Alors, tu répond, ou je dois te frapper d'abord? »
En guise de réponse, le Bretteur mis sa main dans la poche de sa veste et en sortit ce qui pouvait passer pour un genre de pin's.
« Bien. D'habitude, je ne donne pas mes clients, mais dans ce cas précis j'avais de toute manière ordre de vous le laisser d'une façon ou d'une autre. »
Intrigué, Antoine prit le petit objet. A sa vue , son sang se figea. Ce n'était pas un pin's. C'était un blason. Le blason du Comte du Gévaudan.

20 Juin 1767

« Jean? Ça va? »
Pour toute réponse, Chastel poussa un léger grognement. Non, ça n'allait pas. Il se sentait, comment dire? Agressé. Agressé par ces bruits qu'il entendait, par ces odeurs qu'il percevait, par son envie de sortir par la fenêtre en poussant un hurlement. Comme si existait à présent quelque chose à l'intérieur de lui, qui ne demandait qu'à sortir. Et cela durait, depuis hier soir. Depuis la mort de la Bête. Que pouvait-il bien s'être passé? Il n'en savait trop rien, et cela ne le rassurait guère. Et évidemment, il y' avait la dépouille de l'animal. Il aurait dû être fier, il le savait bien. Cela faisait des années que tous traquait le Loup qui s'en prenait à homme et bêtes du Gévaudan. Mais il ne ressentait rien de tel. Au contraire, une honte viscérale l'avait envahie. Il avait du mal à se regarder en face, à plus forte raison à soutenir le regard de ses camarades qui le célébraient en héros depuis son retour. Ce qu'il avait fait était mal. Il ne savait pas pourquoi, mais il le sentait. Il se rappelait de son dernier regard. Pas un regard de rage, pas un regard où l'on pouvait lire la peur, ou la volonté de vivre. Non. Dans le regard de la Bête se lisait..... de la sagesse. Et de la pitié. Et quelque chose s'était produit. Elle lui avait fait quelque chose. Mais quoi?
« Ha, Monsieur le Comte. »
Jean se retourna. En effet, il était là. Le Comte du Gévaudan. Celui qui l'avait engagé, lui et ses compagnons, pour traquer la Bête. Et, comme à son habitude, il avait veillé à ce que son allure reflète bien sa classe sociale.
« C'est bien elle, demanda-t-il.
-En effet monseigneur, répondit un de ses hommes. »
Sans ajouter un mot, le Comte s'approcha de la dépouille, et posa la main dessus. Puis, il resta immobile un petit moment, comme s'il attendait quelque chose. Mais rien ne se produisit.
« Bien, bon travail, dit-il, d'un ton qui était tout sauf enthousiaste. Il ne s'est rien produit de particulier quand vous l'avez mise à mort?
-Que voulez-vous dire, monseigneur, fit un chasseur.
-Répondez à ma question.
-Mmmm...Non, je ne pense pas.
-Chastel? »
Jean sursauta, comme s'il sortait d'un rêve. Il se tourna vers le Comte. Il envisagea un instant de tout lui raconter, mais il se ravisa vite. Non seulement ce genre de discours lui vaudrait dans le meilleur des cas la réputation de fou, voire d'hérétique, mais il sentait que quelque chose n'allait pas. Il y' avait derrière tout ça un mystère dont il ne percevait pas tous les aspects.
-Non, monseigneur, finit-il par répondre. Il ne s'est rien passé. »
Le Comte le fixa un moment, comme pour déterminer si Chastel lui disait la vérité. Puis, il se retourna.
« Très bien. Voyez avec mon intendant pour le paiement.
-Monseigneur?
-Qu'y a-t-il?
-Que voulez-vous que nous fassions de la dépouille?
-Jetez là aux chiens. Elle n'a aucune valeur. »


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Re: Le Loup Gris

Message par Mélanie Mustang le Mer 11 Aoû 2010 - 7:50

Ah ah... Voilà donc pourquoi quelqu'un a ordonné de traquer la Bête... Le Comte voulait ses pouvoirs^^ Manqué! Fallait la tuer toi-même mon gars^^

Encore un chapitre bien écrit et agréable à lire! Vivement la suite!

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Re: Le Loup Gris

Message par Lena le Dim 15 Aoû 2010 - 13:56

Aha ! Je l'savais ! C'était évident que cette brave bête était innocente. Et que quelqu'un avait ordonné son exécution pour récupérer ses pouvoirs. Si, si, j'avais deviné. Comment ça tu me l'avais dit. Boah...
Enfin, en tout cas, bon post encore. Il m'a tout l'air d'être un brave type, ce comte du Jaivosdents (désolé, m'a échappé). L'ancien comme l'actuel d'ailleurs...

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Re: Le Loup Gris

Message par Starman le Mer 17 Nov 2010 - 21:38

Chapitre 5:



25 Octobre 1831:

Le Loup Gris avançait avec assurance, malgré le noir absolu dans lequel il se trouvait. Les égouts parisiens n'étaient pas réputés pour leur organisation, ou pour la partie touristique. Ni pour leur propreté. Il avait entendu dire que c'était l'endroit parfait pour y attraper le choléra. Ou la peste. Chassant au plus vite cette pensée peut rassurante de son esprit, et tentant d'ignorer l'odeur insupportable pour son odorat, celui qui se nommait dans le civil Pierre Chastel continuait sa progression, comptant sur sa vue incomparable avec celle de n'importe quel autre humain pour ne pas se perdre complètement. C'était ici que menait la piste du Comte du Gévaudan. Aux dernières nouvelles, ce dernier avait crée en quelques années un empire criminel qui n'avait d'égal que celui du célèbre Moriarty, avec qui il se disputait l'Europe. Les petits malfrats que le Loup Gris avait interrogé prétendaient qu'il avait réussit cet exploit remarquable à l'aide d'artefacts mystiques ou, comme ces derniers l'avaient si bien appelés « des bon dieu d'diableries ». L'expérience ainsi que l'historique familial avait appris à Pierre que ces rumeurs étaient très probablement vrais. La lignée du Comte a toujours fait usage de magie afin de parvenir à ses fins, et leur recherche était un des deux objectifs que ces derniers s'étaient fixés. Mais qu'en était-il cette fois-ci? Que pouvait-il bien avoir découvert? Mystère. En tout cas, la cachette était astucieuse, bien que ne correspondant pas à priori aux goûts de luxe du personnage. Les égouts n'étaient pas très vastes, mais qui irait se risquer à vagabonder dans un cloaque immonde, véritable nid à merde et à maladie?
« Personne à part moi, songea-t-il. »
Soudainement, un bruit incongru, même dans ce contexte particulier, interpela le Loup Gris. Se plaquant contre le mur, il aperçût une lueur à l'horizon qui manqua un instant de l'éblouir. Il lui fallu un instant de plus pour discerner les deux individus qui, à la lueur de la lanterne, se dirigeaient vers la sortie des égouts. C'est à dire vers lui. Se dissimulant du mieux qu'il pouvait dans un recoin sombre, Pierre Chastel retint sa respiration, de peur de se trahir.
« Je commence a en avoir plein le dos de cet endroit, marmonna l'un d'entre eux en un souffle, malgré tout perceptible par le Loup Gris. Ça pue, c'est dégoutant, et j'ai encore trouvé un rat devant l'entrée.
-Hé, si t'es pas content, tu sais auprès de qui aller te plaindre.
-Heu.....ouais, t'as raison, je crois que je vais juste me taire.
-Sage décision. »
Pierre songea un instant à s'attaquer aux deux sbires, tandis que ces derniers passaient juste à côté de lui, mais il renonça à l'idée. Non pas qu'ils lui poseraient le moindre problème, mais il ne voyait pas l'intérêt de perdre son temps avec de simples sous-fifres. Et puis, leur corps inertes devant l'entrée, voire le bruit du combat pourrait le faire repérer. Il attendit qu'il soit hors de vue, puis sortit de sa cachette , avant de reprendre sa précaution, cherchant avec encore plus d'attention, se doutant que les deux lascars avaient dû surgir d'un passage secret quelconque. Et en effet, il ne lui fallu que quelques minutes pour distinguer cette pierre beaucoup plus récente que les matériaux de ce trou puant. Une simple pression activa l'ouverture de la trappe invisible située à quelques mètres de lui. Après avoir vérifié rapidement qu'aucune odeur humaine ne se faisait sentir, il entra avec prudence dans la trappe. Mais à peine avait-il mis un pied à l'intérieur que....
« Et bien, cher ami, qu'est-ce qui vous a retenu ainsi? Moi et mes amis vous attendions plus tôt que cela. »
Pierre entendit rapidement le bruit d'une dizaine d'armes à feu que l'on armait, probablement des Winchester, cette arme tellement appréciée de ces fous furieux d'Américains. Devant lui, le Comte de Gévaudan le regardait d'un air moqueur. Il se disait bien que les hommes de main avaient parlé un peu vite. Quand aux amateurs d'armes à feu, il se rendit vite compte qu'il ne s'agissait pas là d'hommes , mais de créatures humanoïdes faites en argile. Des Golems. Voilà donc ce qu'étaient les diableries. Le Comte allait à présent s'adonner à sa deuxième passion: la Chasse au Loup Gris.

20 Juin 2009:

« Bon, ben, on remballe tout les gars! »
Le Capitaine de Police Durand s'adossa contre le pilier à l'entrée du Palais Bourbon, tout en s'allumant tranquillement une cigarette (malgré ce que ce débile de médecin pouvait dire). Dans l'ensemble, l'affaire s'était bien terminée, bien que ce n'était pas de cette façon qu'il allait monter en grade. Alors qu'il était encore en train de débattre avec sa hiérarchie de la possibilité de donner l'assaut, le mercenaire connu sous le nom de Bretteur avait été jeté hors du palais , saucissonné avec une épaisse corde probablement piquée à l'intérieur, rapidement suivis par ses complices. Les otages, quand à eux, avaient été retrouvés sains et saufs. Bref, tout semblait aller pour le mieux. Du moins, c'était ce qu'il pensait tout en expirant la fumée . Il fut interrompu dans ses réflexions par un léger toussotement provenant de derrière le Capitaine.
« La fumée vous gêne, demanda ce dernier, tout en ayant aucune intention de cesser de fumer en cas de réponse positive.
-Je supporte mal la cigarette, répondit le pilier, ou du moins le Loup Gris installé derrière.
-Joli boulot à l'intérieur. Bien sur, vous avez pris le risque qu'ils aient le temps d'exécuter les otages avant que vous ne les ayez neutralisés, mais bon.....
-C'était un risque calculé.
-Ben tiens. »
Durand était agacé par cette volonté du Loup Gris de rester caché. Ceci étant, il préférait également ne pas être vu avec quelqu'un dont l'existence légale était plus que douteuse (bien qu'il s'agissait plus d'un secret de polichinelle que d'autre chose). C'était d'ailleurs cette volonté partager de ne pas trop attirer l'attention du public qui faisait que sa présence sur les lieux surprenait le Capitaine.
« Un problème, demanda-t-il?
-Le Comte est de retour. »
La surprise fut telle que Durand manqua de se brûler avec sa propre cigarette. Le Comte du Gévaudan. Ce Seigneur du Crime dont la haine du monde moderne n'avait d'égaler que celle qu'il portait au Loup Gris.
« Je croyais qu'il était mort il y' a quinze ans lors de cette histoire avec l'éclair en boule, en même temps que...
-Ho, ce n'est pas la première que « le Comte meurt ». Il y' a eu la Septième Croisade en 1859, où encore la fois où il a été enseveli sous les égouts de Paris. Sans parler de la fois où il a été proprement abattu en 1944.
-Oui, chaque période a eu son Comte du Gévaudan. C'est une histoire connue. Mais je pensais que c'était fini pour de bon la dernière fois.
-Rien n'est jamais fini avec le Comte. »
Le Capitaine Durand soupira. C'était on ne peut plus vrai, il le savait très bien. Ce genre de types revenait toujours, comme la peste.
« Comment savez-vous qu'il est revenu? »
En guise de réponse, Le Loup Gris lança le petit blason dans la main du Capitaine. Il ne fallu à ce dernier que quelques secondes pour reconnaître la rapière ensanglantée du Comte.
« J'ai trouvé ça sur notre ami l'épéiste, continua le Loup Gris. Visiblement, il n'était qu'un test, une façon de juger ce que je vaux.
-Il est revenu pour vous, vous croyez?
-Il revient toujours pour nous. Notre histoire remonte....disons, à loin.
-Je vois le genre. Des idées de génie sur comment on s'en occupe? »
Durand dût attendre quelques minutes avant d'obtenir une réponse. Réponse qui ne semblait pas être véritablement destinée au policier, mais qui ressemblait plus à une réflexion à haute voix.
« Pas pour le moment. Il est trop malin pour avoir laissé une piste identifiable, et les bas fonds ne parlent de lui que s'il le veut bien. Nous devons nous tenir au courant , et attendre qu'il s'en prenne à moi. Et une fois ce moment arrivée, frapper fort pour que cette fois la enfin la dernière. »
Le Capitaine de police eût soudain comme un mauvais pressentiment. Il avait la désagréable impression que, cachée derrière le pilier, le Loup Gris était en train de sourire. Il ne savait pas comment il le savait, et il ne savait pas pourquoi cela le mettait mal à l'aise, mais il sentait que cette confrontation était quelque chose que son interlocuteur attendait depuis bien longtemps. Il voulu vérifier de ses propres yeux, mais le Loup Gris avait disparu.

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Re: Le Loup Gris

Message par Mélanie Mustang le Jeu 18 Nov 2010 - 10:53

Très bon nouveau chapitre. J'ai hâte de voir la suite et surtout la confrontation avec le Comte^^

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Re: Le Loup Gris

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